‹ Histoire nationale des Gaulois sus VercingétorixChapitre 61 sur 190 · Bello GalL, il, n · texte numérisé non relu

Bello GalL, il, n

portait ombrage à César était conquise et ses malheureux enfants réduits en esclavage, quand bien même elle ne Veut jamais attaqué, ni même songé à le faire. Plutarque nous dit que «: les Romains passaient les rivières et les étangs sur les corps morts dont ils* étaient remplis ^ » Les chefs dont le crédit sur le peuple pouvait être la cause d'un danger pour les Romains étaient poursuivis et condamnés à mort par César. Pour citer des noms, nous rappellerons ici Dubnorix, Induciomar et Accon. Quel était le crime de ce dernier, pour ne nous occuper que de celui-là? Accon était Sénonais, il s'était mis à la tête d'une révolte contre César *. Il fut livré au proconsul et supplicié selon les anciens usages^. A l'époque qui nous occupe les mœurs étaient plus douces; le sang ne coulait plus aussi souvent sur la pierre des autels. César, qui se croit un homme civilisé et qui traite si volontiers de barbares les guerriers contre la liberté desquels il tourne son néfaste .génie, fit supplicier Accon avec une rigueur qui n'était plus usitée. Ne voyons-nous pas éclater ici dans toute sa hideur la basse férocité du proconsul ? Les Gaulois qui s'étaient le plus compromis dans la révolte des Sénonais prirent la fuite. César leur interdit l'eau et le feu*. Toutes ses cruautés, toutes ses exactions indignèrent les populations gauloises. Plusieurs fois on songea à organiser un soulèvement général. Ce plan fut presque toujours aussi vite abandonné que formée Le génie militaire de César retenait les tribus dans le devoir. On sentait qu'il fallait, avant toute chose, trouver quelqu'un qui assumât sur lui la lourde responsabilité du commandement suprême.

Un événement dut contribuer puissamment à relever le courage des Gaulois et hâter le moment de la grande prise d'armes. Dans le cours de la sixième compagne entreprise par lui, César avait été battu! 11 n'était donc point invincible!

1, Plutarque, Vie de César, 22.

î2. BelL GalL, XI, iv.

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