‹ Histoire naturelle ... comprenant les cétacés, etcChapitre 169 sur 470 · LA COULEUR DE LAIT · texte numérisé non relu

LA COULEUR DE LAIT

Calamita palmatus , Merr. ; Rana boans , Linn. ; Ca-

lamita maximus, Schneïd; Hyla palmata, Latr., Daud. ?.

Elle habite en Amérique : sa couleur est d’un blanc de neige, avec des taches d’un blanc moins. éclatant ; le bas-ventre présente des bandes d’une couleur cendrée pâle; l'ouverture de la gueule est: très-grande. Une variété de cette espèce , au lieu d’avoir Le dessus du corps d’un blanc de neige , l’a d’une couleur bleuâtre un peu plombée.

LA FLUTEUSE *

Calamita libicen, Merr.; Hyla tibiatrix, Laur., Daud.; Hyla aurantiaca, Laur.; Rana arborea, var. 1 etRana boans , var. y, Linn., Gmel. *.

Cette espèce a le corps d’un blanc de neige , suivant M. Laurenti, de couleur jaune, suivant Séba, et tacheté de rouge. Les pieds de derrière sont palmés, et le mâle, en coassant, fait enfler deux vessies qu'il a des deux côtés du cou, et que l’on a comparées à des flûtes. Suivant Séba, elle coasse mélodieusement ; mais je crois qu’il ne faut pas avoir l’oreille très-délicate pour se plaire à la mélodie de la flûteuse; cette raine.se tait pendant les jours froids et pluvieux, et son cri annonce le beau temps ; elle est opposée en cela à la grenouille commune, dont le coassement est au contraire un indice de pluie. Mais la sécheresse ne doit pas agir également sur les animaux dans deux climats aussi différents que ceux de l’Europe et de l'Amérique méridionale. Le mâle de la raine couleur de lait ne pourrait-il pas avoir aussi deux vessies, qu'il n’enflerait et ne rendrait apparentes que dans le temps de ses amours, et dès lors la flûteuse ne devrait-elle pas être regardée comme une variété de la couleur de lait?

La Couleur de lait. M. Daubenton, Encycl. méth.— Æylà lactea , 28. Laurenti spec. med.

2 La rainette qui a servi pour cette description était une rainette beuglante ou la PATTE D'OIE, Lacép. (calamita patmatus ) décolorée. Il ne faut pas la confondre avec la rainette lactée de Daudin. Hist. nat. des Rainettes , in-40, p. 50, 11.10, fig. 2: D.

# La Flûteuse. M. Daubenton, Encycl. méth.— Séba, t.1, tab. 71, fig. 4 et 2.

4 Selon M. Merrem, cette rainette ne diffère pas spécifiquement de laprécédente. D,

L'ORANGÉE t

Calamita tibiceu, Merr.; Hyla tibiatrix, Laur., Daud, ; Hyla aurantiaca, Laur.

Caiamita ruber, Merr.; Hyla rubra, Laur., Daud.; Hyla Sceleton , Laur.

Le corps de cette raine est jaune, avec une teinte légère de roux, et son dos est comme circonscrit par une file de points roux plus ou moins foncés. Séba dit qu’elle ne diffère de la flûteuse que par le défaut des vessies de la gorge : elle vit à Surinam ?.

On rencontre au Brésil une raine dont le

corps est d’un jaune tirant sur la couleur. de l'or ; son dos est à la vérité panaché de rouge, et on l’a vue d’une maigreur si grande, qu’on en a tiré le nom de raine-squelette qu’on lui a donné ?. Mais les raînes , ainsi queles grenouilles, sont sujettes à varier beaucoup par l’abondance ou lé défaut de graisse, même dans un très-court espace de temps. Nous pensons done que la raine-squelette, vue dans d’autres moments que ceux où elle a été observée, n'aurait peut-être pas paru assez maigre pour former une espèce différente de l’orangée, mais simplement une variété dépendante du climat où d’autres circonstances.

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