‹ Histoire naturelle ... comprenant les cétacés, etcChapitre 241 sur 470 · LE BALI · texte numérisé non relu

LE BALI

Coluber (Natrix) plicatilis, Merr. ; Col. plicatilis, Linn., Latr., Daud.; Cerastes plicatilis, Laur. ; Elaps plicatilis, Schn.

Tout ce que l’on connaît des mœurs de ce beau serpent , auquel nous conservons, avec M. Daubenton, la première partie du nom, trop dur et composé {Bali-Salan-Boekit), qu’il porte dans son pays natal, c’est qu'il vit dans les contrées les plus chaudes de l’Asie, et particulièrement dans l’ile de Ternate. Les écailles qui revêtent le dessus de son corps sont en losange, unies, d’un jaune très-pâle, et blanches à leur extrémité. Des deux côtés du corps règue une bande longitudinale dont on a comparé la couleur au rouge du corail *. L’extrémité des écailles qui forment cette bande est également bordée de blanc. Les grandes plaques qui garnissent le dessous du corps sont blanchâtres ; les deux bouts de chacune présentent un point jaune plus ou moins foncé. Et comme les écailles qui les touchent sont blanches et marquées chacune d’un point jaunâtre, tout le dessous du corps du serpent présente quatre cordons longitudinaux de points plus ou moins jaunes, qui se marient d’une manière très-agréable avec la blancheur du ventre, et servent à distinguer le bali d’avec les autres serpents. Les petites nlaques, qui revêtent le dessous de la queue, sont

* Le Lutrix. M. Daubenton, Encycl. méth.

® Le Bali. M. Daubenton, Encycl. méth. — Mus. Ad, fr. 4,

f. 25. — Séba, Mus. 1, tab. 57, fig, 5, Séba, à l'endroit déjà cité.

blanches et ont chacune une tache jaune, ce qui forme deux files de points jaunâtres semblables à ceux que l’on voit sur le ventre.

Cette espèce devient assez grande, et l’individu conservé au Cabinet du Roi, et sur lequel nous avons fait notre description, avait six pieds six pouces de longueur.

Le bali a ordinairement cent trente-une grandes plaques sous le corps, et quarante-six paires de petites plaques sous la queue ‘.

Page 1