LA GALONNÉE
Elaps lemniscatus, Schn., Merr.; Col. lemniscatus, Lion., Lac., Latr.; Natrix lemniscata, Laur.; Vipera lemniscata, Daud.
Parmi les serpents aussi agréables à voir qu’innocents et même familiers, la Galonnée doit occuper une place distinguée. Son museau est noirâtre, et au-dessus de sa tête, qui est blanche, on voit une bande noire transversale. Le dessus du corps est noir, mais il présente un très-grand nombre de bandes transversales blanches, dont les largeurs sont inégales et combinées avec symétrie: de trois en trois bandes, il y en a une quatre fois aussi large que les deux qui la précèdent, à compter du museau ; et de toute cette disposition, il résulte un mélange de blanc et de noir d'autant plus agréable, que les écailles du dos étant trèsunies, rendent plus vives les couleurs de la galonnée. Ces mêmes écailles du dos sont rhomboïdales; la. tête n’est pas plus grosse que le corps; son sommet est garni de neuf grandes lames placées sur quatre rangs. La galonnée a deux cent cinquante grandes plaques, et trentecinq paires de petites.
Il parait que cette couleuvre ne parvient qu’à une longueur très-peu considérable , et tout au plus d’un ou deux pieds. Elle habite en Asie, et comme elle est très-douce on la voit sans peine dans les maisons où elle peut plaire par l’agilité de ses mouvements, ainsi que par l’assortiment de ses couleurs , et où elle doit détruire
4 Le triscale a ordinairement cent quatre vingt-quinze grandes plaques, et quatre-vingt-six paires de petites.
2 Le Lemnisque. M. Daubénton. Encyel. méth. — Ameænit.
Surinam. grill. 4. — Mus, Ad. fr, 5. p, 54, tab. 44, fig. 1, Béba, mus, !, tab. 40, fig. ultionà, et 9, tab. 76, fig. 5.
| vons aucun moyen d'établir la vérité à cet égard.
‘ beaucoup d’insectes toujours très-incommodes
dans les pays chauds.
L’ALIDRE *.
Coluber (Natrix) Alidras, Merr.; Col. Alidras, Linn:, Lacep., Latr., Daud.
Voici encore une preuve bien sensible de ce que nous avons dit relativement à l'insuffisance d’un seul caractère, pour distinguer les diverses espèces de serpents. L’Alidre ressemble, par sa couleur, à la couleuvre blanche ; elle est, comme cette dernière, d’un blanc trèséclatant, presque toujours sans tache; mais elle en diffère par le nombre de ses grandes plaques beaucoup moins considérable que le nombre des grandes plaques de la couleuvre blanche, et par celui des petites plaques qui est au contraire plus grand dans la blanche que dans l'alidre ? ?.
Ce tlnit serpent se trouve dans les vien ainsi que la couleuvre blanche.