LA RHOMBOÏDALES
Coluber (Natrix) rbombeatus, Merr.; Col. Rhombeatus, Linn., Lacep., Latr., Daud.
C’est dans les Indes que se trouve cette couleuvre; et qu’on ne soit pas étonné du grand nombre de serpents que l'on a observés dansles pays voisins des tropiques. Non-seulement ils y éprouvent le degré de chaleur qui paraît convenir le mieux à leur nature, mais les petites espèces y trouvent en abondance les insectes dont elles se nourrissent. L’on dirait que c’est précisément dans ces contrées brülantes, où pullulent des légions innombrables d’insectes et de vers, que la nature a placé le plus grand
{ Cette espèce a, suivant M. Linnée, deux cent dix-sept grandes plaques, et cent huit paires de petites; mais ce nombre est assez souvent moins considérable.
2 Le Miliaire. M. Daubenton, Encycl. méth. — Mus. Ad, fr. D. 27.
5 Le Rhomboïdal, M. Daubeuton, Encycl., méth. — Mus. Ad. fr. p. 27, tab. 24, fig. 2. — Cerasles rhombeatus, 170, Laur. Spec. med.
nombre de serpents , comme si elle avait voulu y réunir tout ce qui détruit ces vers et ces insectes nuisibles ou incommodes , qui, par leur excessive multiplication , couvriraient bientôt ces terres équatoriales , en interdiraient l’entrée à l’homme et aux animaux , en dépouilleraient les arbres, en feraient périr les végétaux jusque dans leurs racines, et rendraient ces terres fertiles des déserts stériles , où, réduits à se dévorer mutuellement, ils ne laisseraient bientôt que leurs propres débris. Un grand motif se réunit donc à tous ceux dont nous avons déjà parlé, pour que les habitants de ces contrées voisines des tropiques soient bien aises de voir leurs demeures entourées de serpents qui ne sont pas venimeux. Parmi ces innocentes couleuvres, la rhomboïdale est une de celles que l’on doit rencontrer avec le plus de plaisir; l’assortiment de ses couleurs la rend , en effet, très-agréable à la vue ; le dessus de son corps est d’un bleu plus ou moins clair, et présente des taches noires percées dans leur milieu , où l’on voit la couleur bieue du fond, et qui a un peu la forme d’une losange. Ces taches noires se marient très-bien avec le bleu qui les fait ressortir.
La rhomboïdale a communément cent cinquante-sept grandes plaques et soixante-dix paires de petites.