CL L
page 545,
au Cabinet du Roi, a un pied six pouces de Jongueur totale , et sa queue est longue de quatre pouces six lignes.
LA VERDATRE #.
Coluber (Natrix) æstivus, Merr.; Col. æstivus, Linn., Latr., Daud. ; Col. subviridis, Lacep.
Les couleurs de cette couleuvre sont trèsagréables, mais sa douceur est encore plus grande. Le dessous de son corps est d'un vert plus ou moins clair, ou plus ou moins mêlé de jaune; le dessus est bleu, suivant M. Linnée ?, et vert, suivant Catesby, qui l’a observée dans le pays qu’elle habite. C’est dans la Caroline qu’on la rencontre. Aussi déliée, aussi agile que le boiga, elle peut , comme lui, parcourir les plus légers rameaux des arbres les plus élevés ; et c’est sur les branches qu’elle passe sa vie, occupée à poursuivre les mouches et les petits insectes dont elle se nourrit. Elle est si familière , et l’on sait si bien , dans la Caroline, combien peu elle est dangereuse, que, suivant Catesby , on se plait à la manier, et que plusieurs personnes la portent sans crainte dans leur sein. N’étant vue qu'avec plaisir, on ne cherche pas à la détruire; aussi est-elle trèscommune dans la plupart des endroits garnis d’arbres ou de buissons; et ce doit être un spectacle agréable, que de voir les innocents animaux qui composent cette espèce, entortillés autour des branches, suspendus aux rameaux, et formant, pour ainsi dire, des guirlandes animées au milieu de la verdure et des fleurs, dont l’éclat n’efface point celui de leurs belles écailles.
La verdâtre a cent cinquante-cinq grandes plaques, et cent quarante-quatre paires de petites. La longueur de la queue est ordinairement un tiers de la longueur du corps; et les écailles du dos ne sont point relevées par une arête,