‹ Histoire naturelle ... comprenant les cétacés, etcChapitre 317 sur 470 · LE ROULEAU · texte numérisé non relu

LE ROULEAU

Tortrix Scytale, Merr.; Anguis Scytale, Linn., Laur., Latr., Daud. ; Anguis corallina et cærulea, Laur. {.

Cet anguis se trouve dans les deux continents. Ilest très-commun en Amérique, ainsi que dans les grandes Indes; mais c'est toujours dans les pays chauds qu’on le rencontre. Sa tête un peu convexe par-dessus et concave en dessous , est à peine distinguée du reste du corps par trois écailles plus grandes que les autres qui la couvrent. Ses dents sont assez nombreuses, et comme elles sont toutes égales, et qu’il n’a pas de crochets mobiles , l'on doit présumer qu’il n’est point venimeux. Le corps et la queue sont garnis par-dessus et par - dessous d’écailles blanches bordées de roux *, et tout le corps est

{ La Peintade. M. Daubenton , Encycl. méth. — Anguis Meleagris, 124, Laur. Spec. med. — Séba, mus. 2, tab. 21, fig. 4.

2 Anguis miliaris. Voyage de M. Pallas dans différentes provinces de l'empire de Russie, suppl., t. II.

8 Le Rouleau. M. Daubenton, Encycl. méth. — Mus. Ad. fr. tab. 6, fig. 2. — Gronovius, mus. 2, n° 4. Anguis. — Séba, mus. 2, tab. 2, fig. 4, 2, 5, 4; lab. 7, fig. 4, et tab, 20, fig. 5.

4 Selon M. Merrem, cette espèce est la même que le Rouge, décrit ci après. D.

5 Le Rouleau a deux cent quarante rangs d'écailles sous Ie corps, et treize rangs sous la queue.

varié par des bandes transversales qui, en for. mant des anneaux de couleur, gardent leur parallélisme ou se réunissent avec plus ou moins de régularité. L’on ne sait pas précisément à quelle grandeur peut parvenir le serpent rouleau; mais d’après les divers individus qui ont été décrits par les naturalistes, et ceux qui sont conservés au Cabinet du Roi, nous présumons qu’elle n’est jamais très-considérable, que le diamètre de cet anguis n’est ordinairement que d’un demi-pouce, et que sa longueur n’excède guère deux ou trois pieds !.

Il se nourrit de vers, d'insectes, et surtout de fourmis, et voilà tout ce que l'on connaît des habitudes de ce serpent,

LE COLUBRIN *.

Tortrix colubrina, Merr.; Anguis colubrina, Hasselq., Linn., Schn. ; Eryx colubrinus, Daud.

M. Hasselquist à fait connaître cet anguis que l'on trouve en Égypte : ce serpent a le corps varié d’une manière très-agréable, de brun et d’une couleur pâle; on a compté cent quatre-vingts rangs d’écailles sous sen corps, et dix-huit sous sa queue.

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