LE VISQUEUX
Cœcilia glutinosa, Linn., Gmel., Laur., Lacep., Daud, ; Cœc. visco:a, Latr.
Cette espèce de cœæcile habite les Indes ; elle a les yeux encore plus petits que l'ibiare, et ses côtés présentent un plus grand nombre de plis. On en compte trois cent quarante le long du
4 L'ibiare. M. Daubenton, Encycl. méth. — Id. Amoœænit. 4, p. 489, tab. 17, fig. 2. —Mus. Ad. fr. 4, p. 49, tab. 5, fig. 2 — Gronov. mus, 2, p.52, n°4.
? Le Visqueux. M. Daubeoton, Encycl. méth, — Mus, Ad. fr. 1, p.19, tab, 4, fig. 1.
corps, et dix le long de la queue. Sa couleur est brune, avec une petite raie blanchâtre sur les côtés.
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SEPTIÈME GENRE
SERPENTS
DONT LE DESSOUS DU CORPS PRÉCENTE DE GRANDES PLAQUES, SUR LESQUELS ON VOIT ENSUITE DES ANNEAUX ÉCAILLEUX, ET DONT L'EXTRÉMITÉ DE LA QUEUE EST GARNIE PAR-DESSOUS DE TRÈS-PETITES ÉCAILLES.
LANGAHA.
LANGAHA DE MADAGASCAR *.
Langaha madagascariensis, Bruguière, Lacep., Schn., Latr., Daud.; Langaha nasuta, Shaw.
M. Bruguière, de la Société royale de Montpellier, a publié le premier la description de ce serpent, qu’il a observé dans l’ile de Madagascar. Cette espèce réunit trois caractères remarquables, l’un , des couleuvres, le second , des amphisbènes , et le troisième , des anguis ; elle a, comme les anguis, une partie du dessous de la queue recouverte de petites écailles , des anneaux écailleux comme les amphisbènes , et de grandes plaques sous le corps comme les couleuvres ; elle appartient dès lors à un genre trèsdistinct et très-facile à reconnaitre , auquel nous avons conservé le nom de Langaha qu’on lui donne à Madagascar.
L’individu de l’espèce du langaha de Madagascar, décrit par M. Bruguière, avait deux:
pieds huit pouces de longueur totale, et sept lignes de diamètre dans la partie la plus grosse: de son corps. Le dessus de:sa tête était couvert de sept grandes écailles, placées sur deux rangs; la rangée la plus voisine du museau pré: sentait trois pièces , et l’autre rangée en présentait quatre. Sa mâchoire supérieure était terminée par un appendice longue de neuf lignes , tendineuse, flexible , très-pointue et revêtue de très-petites écailles ; ce qui lui donnait un nouveau rapport avec la couleuvre nasique. Elle avait, suivant M. Bruguière, des dents de même forme et en même nombre que celles de
4 Extrait d'une lettre de M. Bruguièreà M. Broussonnet de l'Académie des Sciences, et publiée dans le Journal de Phÿsique, février 1784,
DES SERPENTS
la vipère. Les écailles qui revêtaient le dos étaient rhomboïdales, rougeâtres , et l’on voyait à leur base un petit cercle gris avec un point jaune. On comptait sur la partie inférieure du corps cent quatre-vingt-quatre grandes plaques blanchâtres , luisantes, d’autant plus longues qu’elles étaient plus éloignées de la tête, et qui formaient enfin autour du corps des anneaux entiers au nombre de quarante-deux. Après ces anneaux, ou plutôt vers le milieu de l’endroit garni par ces anneaux écailleux , commençait la queue apparente que recouvraient de très-petites écailles ; mais la véritable queue était beaucoup plus longue, puisque l’anus était placé
entre la quatre-vingt-dixième et la quatre-vingt- .
onzième grande plaque, au milieu de quatre pièces écailleuses.
M. Bruguière ayant vu trois langaha de Madagascar, s’est assuré que le nombre des grandes plaques et des anneaux était variable dans cette espèce : un de ces trois individus , au lieu de présenter les couleurs que nous venons d'indiquer, était violet, avec des points plus foncés sur le dos.
Les habitants de Madagascar craignent beaucoup le langaha ; et en effet, la forme de ses dents, semblables à celles de la vipère, doit faire présumer qu'il est venimeux. |
HUITIÈME GENRE
SERPENTS