‹ Histoire naturelle ... comprenant les cétacés, etcChapitre 352 sur 470 · LA RAIE RONCE · texte numérisé non relu

LA RAIE RONCE

Raïa Rubus, Linn., Lacep , Cuv.1.

Ce poisson est bien nommé; de toutes les raies comprises dans le sous-genre qui nous oc-

! Raïe Chardon, Daubenton, Enc. méth.—Raîie Chardon, Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth.— « Raja dorso toto aculeato, « aculeorum ordine simplici ad oculos, duplieiin cauda. » Artedi, gen. 72, syn. 101. — Raja fullonica, Gesner, Aquat., 797. — Raîe à foulon, Raja fullonica, Rondelet, part. 1, 1. 42, c. 16. — Raja aspera nostras, the white horse dicta, Willughby, p. 72. — Rai, p. 27. — Raie à foulon, Raja fultonica, Valmont de Bomare, Dict. d'hist. nat.

? Dans l'ichthyologie de Bloch et dans la première édition de l'ouvrage de M. de Lacépède, cette raie est représentée sous le nom de Raie oxyrhynque. M. de Blainville juge à propos de lui réunir la Raietrès-rude, Raia asperrima de Rondelet; Ja Raïe âpre, Raia aspera du même; la Raïe Eglantier, Raia Eglanteria de M. Bosc, et les À. cinerea, aspera, et maculata de Duhamel ; mais M. Risso repousse tous ces rapprochements. D.

5 «a Raja ordine aculeorum in dorso unico, tribusque in

4 L'opinion de M, Cuvier est que le Raia Batis de Pen. nant, Zool. 50, n'est autre chose que cette raie ronce de M. de Lacépède; et, selon lui, le Raia Rubus de Bloch, 84, qui est le Raia clavala de Willugbby, en est une variété remarquable par quelques boucles éparses en dessus et en dessous. Une autre variété est le Raia oculata aspera de Ron: delet, D,

cupe , la ronce est en effet celle qui est armée | proportion de sa longueur, que celui de la plu-

des piquants les plus forts, et qui en présente le plus grand nombre. Indépendamment d’une rangée de gros aiguillons, que l’on a comparés à des clous de fer, et qui s’étendent sur le dos, indépendamment encore de trois rangées semblables qui règnent le long de la queue, et qui, réunies avec la rangée dorsale , forment le caractère distinctif de cette espèce, on voit ordinairement deux piquants auprès des narines :

on en compte six autour des yeux, quatre sur la partie supérieure du corps, plusieurs rangs de moins forts sur les nageoires pectorales, dix très-longs sur le côté inférieur de l’animal: tout le reste de la surface de cette raie est hérissé d’une quantité innombrable de petites pointes; et, comme la plante dont elle porte le nom, elle n’offre aucune partie que l’on puisse toucher sans les plus grandes précautions.

Mieux armée que presque toutes les autres raies, elle attaque avec plus de succès , et se défend avec plus d’avantage : d’ailleurs ses habitudes sont semblables à celles que nous avons exposées en traitant de la batis; et on la trouve de même dans ue aet toutes les mers de l’Europe.

Le dessus de son corps est frobéteste tacheté de brun; le dessous blanc; l'iris de ses yeux noir ; la prunelle bleuâtre. On compte de chaque côté trois rayons dans la nageoire appelée ventrale , six dans celle à laquelle le nom d’anale a été donné ; et c’est dans cette espèce particulièrement que l’on voit avec de trèsgrandes dimensions ces appendices ou crochets que nous avons décrits en traitant de la batis, et que présentent les mâles de toutes les espèces de raies.

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