LE BALISTE CAPRISQUE
Balistes Capriscus, Gmel., Lacep., Cuv. ?.
On ne trouve pas seulement ce poisson dans les mers chaudes de l’Inde et de l'Amérique, on le rencontre aussi dans la Méditerranée ; et c’est à ce cartilagineux que Pline a, d’après Aristote, appliqué le nom de Caper, et qu’il a attribué la faculté de faire entendre une sorte de bruit ou de petit sifflement, lequel appartient en effet à tous les balistes, ainsi que nous l’avons vu. Les couleurs du caprisque sont belles et chatoyantes : il présente en Amérique, et d’après les dessins enluminés de Plumier, une teinte générale d’un violet clair et chatoyant, qui donne à tout son corps les nuances variées que l’ôn adinire sur la gorge des pigeons; et l'iris de ses ÿeux, assez grand, d’un bleu très-vif, et bordé d’un jaune éclatant, paraît, aù milieu du fond violet dont nous venons de parler, comme un beau saphir entouré d’un cercle d’or. À des latitudes plus élevées, et particulièrement dans la Méditerranée, le caprisque est quelquefois semé de taches bleues sur le corps, et bleues ainsi que rouges sur les nageoires ; et des nuances vertes se font remarquer sur plusieurs parties de l’animal. Il ne diffère d’ailleurs des poissons de sa famille que par les caractères
-distinctifs que l’on a déjà pu voir sur le tableau de son genre, et par le nombre des rayons qui composent ses nageoires.