‹ Histoire naturelle ... comprenant les cétacés, etcChapitre 414 sur 470 · LE BALISTE AMÉRICAIN · texte numérisé non relu

LE BALISTE AMÉRICAIN

Balistes americanus, Gmel., Lacep. ( Espèce incertaine ).

Il faut prendre garde de confondre le premier de ces poissons avec le baliste vieille, qui, selon Plumier et d’autres voyageurs, a reçu, dans quelques colonies occidentales, et particulièrement à la Martinique, le nom de Bourse. Celui dont il est question dans cet article, nonseulement n’est pas de la même espèce que la vieille, mais encore appartient à un sous-genre différent. Ce cartilagineux présente une couleur d’un gris plus ou moins foncé sur toutes ses parties, excepté sur la portion antérieure et inférieure du corps, qui est blanche ; et ce blanc du dessous du corps est séparé du gris d’une manière si tranchée, que la limite qui divise les deux nuances forme une ligne très-droite, placée obliquement depuis l’ouverturé de la bouche jusqu’à la nageoire de l’anus. On voit d’ailleurs de chaque côté de l’animal une bandelette noire en forme de croissant, située entre l’œil et la nageoïire pectorale, et qui renferme dans sa concavité une tache également noire et faite en forme d’une sorte d’y grec *. Ce poisson habite auprès de l’Ile de France; et c’est M. Sonnerat , l’un des plus anciens correspondants du Muséum d’histoire naturelle, qui l’a fait connaitre.

Malgré les rapports qui lientle baliste bourse

4 Baliste bourse, Sonnerat, Journal de Physique, 1774. — Id. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth.

2 Du sous-genre des Balistes proprement dits, Cuv. D.

5 Gronov., Zooph., n. 192. — « Balistes nigricans ; rostro, « maculis, pinnis pectoris, dorsi, ani, dimidiâque caudä, « éxalbidis ; triplici aculeorum serie ad caudam. » Commer. son, manuscrits déjà cités. — Baliste tacheté, Sonnerat, Journal de physique, t. II, p. 415, — Balisle noir, Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth. à

4 A la première nageoire dorsale 5 rayons, à la seconde 29, à chaque nageoire pectorale 14, à celle de l'anus 26, à celle de

la queue 12.

avec le baliste américain, il est aisé de les distinguer l’un de l’autre, même au premier coup d'œil, en regardant la nageoire de la queue : elle est terminée par une ligne droite sur la bourse, et on-la voit arrondie sur le baliste américain. Ce dernier a de plus sur chaque côté de la queue trois rangées de petits aiguillons recourbés, que l'on ne trouve pas sur le baliste bourse, et les nuances ainsi que la distribution des couleurs sont très-différentes sur l’un et l’autre de ces poissons. L’américain ne présente que du blanc et du noir, mais disposés d’une manière qui lui est particulière. Tout son corps est noir ; et sur ce fond, un blane très-éclatant environne l'ouverture de.la bouche comme un double cercle, s'étend en petite bandelette au devant des yeux, occupe la gorge, paraît en grandes taches irrégulières de chaque côté du baliste, et se montre sur les nageoires pectorales, sur la seconde du dos, sur celle de anus, et sur la base de celle de la queue. Telle est la parure de goût que montre l’américain non-seulement dans les mers voisines de l'Amérique équatoriale, dans lesquelles il a été observé par plusieurs voyageurs, mais encore dans celle qui sépare l’Afrique de l’Asie, et dans laquelle il a été examiné par Commerson, qui l’a décrit avec beaucoup de soin !.

LE BALISTE VERDATRE ?,

Balistes viridescens, Lacep., Schn.

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