I. Tête un peu rétrécie en avant ; 2 article
des antennes un peu plus long que le 3e.. ZicRoNA. II. Tête carrée, 2e article des antennes beau-
coup plus long que le 3e.
A. Bords latéraux du corselet unis, angles à
peine saillants, obtus. . . . HAMANTAENA B. Bords du corselet finement crénelés.
a. Angles latéraux saillants, mais obtus, dé-
primés, HMRAILESANETITESL : < ASoPus.
** Jambes antérieures armées d’une petite Si DIE NET AE ARMA.
b. Angles latéraux saillants, en épine aiguë. Pattes antérieures munies d’une épine. . PICROMERUS.
L’unique espèce du g. Zierona est bien reconnaissable à sa coloration uniforme d'un bleu métallique brillant, parfois un peu verdätre; le corps est finement ponctué, la tête est plus atténuée en avant que dans les genres suivants, les pattes sont assez courtes, inermes, les angles latéraux du corselet sont obtus et l'impression transversale est fortement ponctuée. Z. cœrulea, 6 à 7 mil. commune partout. On dit que cet insecte détruit les altises des vignes.
Le g. Salla présente un corps robuste, convexe, le corselet a les angles latéraux obtus, peu marqués, les côés lisses, légèrement arqués, le 2° article des antennes
DES HÉMIPTÈRES DE FRANCE 35 presque trois fois et demi aussi long que le 1°, le 3e plus long que le 2°, Le 4° plus long que le 3°, les cuisses et les jambes antérieures sont armées en dessous d'une épine, J. dumosa, 10 à 12 mill., ovalaire, convexe, épais, d’un roux brunâtre, un peu noirâtre sur la tête, le devant du corselet, la base de l’écusson criblés de points gros, noirs, beaucoupplus fins sur les élytres,une ligne rouge ou jaune au milieu de la tête se prolongeant sur Le corselet et l’écusson, une bordure semblable sur les côtés du corselet et deux points à la base de l’écusson, base des jambes rouge ou jaune; rare dans les grandes forêts, Montmorency, Fontainebleau.
Les Asopus sont moins robustes, bien moins épais et moins convexes ; leur tête est échancrée au bord antérieur et les lobes latéraux sont un peu concaves, les angles latéraux du corseletsont obtus, larges et presque arrondis, les côtés sont plus visiblement denticulés, les pattes sont inermes, et le rostre atteint les pattes postérieures. À. luridus, 10 à 11 mill., assez déprimé, roussâtre, mais couvert de points serrés, enfoncés, noirs; tête un peu obseure, corselet ayant au milieu une ligne longitudinale un peu saillante, angles latéraux noiràtres, abdomen ayant une rangée de points noirs le long du bord externe et une autre de chaque côté ; peu commun, France septentrionale et médiane.
Le g. Arma ne diffère du suivant que par les angles latéraux du corselet, pointus, mais non saillants en épine aiguë, le rostre atteignant à peine les hanches postérieures, élargi au milieu, et parles pattes plus grèêles inermes. A. custos, 15 mill., d'un brun jaunâtre en dessus, roussätre en dessous, avec les côtés tachetés de noir, pattes
ponctuées de noir, dessus du corps, ayant des points relevés, lisses; extrémité de l’'écusson très étroite, obtuse ; angles latéraux du corselet aplatis, bruns ; membrane brunâtre, ayant à la base un point brun ; presque toute la France, assez commun.
Dans le g. Pieromerus le corps est peu convexe, la tête est tronquée en avant avec les yeux saillants, les antennes sont longues avec le 9° article très court, le rostre atteint les pattes postérieures, les angles latéraux du corselet sont aplatis, très aigus ; l’'écusson dépasse un peu le milieu de l'abdomen, les cuisses et les jambes antérieures ont une épine en dessous. P. bidens, 10 à 11 mill., grisâtre, parfois un peu plombé; ponctué de noir; extrémité de l’écusson pâle, membrane des élytres d’un brun bronzé, angles du corselet noirâtres, dessous fauve ponctué de noir; presque toute la France, fait la chasse aux chenilles et aux larves de Tenthrèdes. — P. nigridens, même taille et même coloration, diffère par les angles du corselet moins aigus, les bords marginés de jaune, mais non l'extrémité de l’écusson, et par le lobe
frontal plus court; France méridionale.
FAMILLE DES CORÉIDES
Ces insectes sont caractérisés par l'insertion des antennes à découvert et sur la ligne ou au-dessus de la ligne
DES HÉMIPTÈRES DE FRANCE 37 tirée de l'œil au labre. Ils ont tous des ocelles et paraissent carnassiers. Leur corselet et leur tête sont souvent épineux ou denticulés, les antennes n'ont que quatre articles, et le dernier est souvent épaissi, le 1 toujours robuste. Les bords latéraux de l'abdomen sont minces, tranchants, presque toujours relevés de chaque côté des élytres ; les cuisses postérieures sont très souvent plus épaisses et épineuses en dessous. Quelques-uns vivent à terre, sous les mousses, les pierres, d’autres sur les buissons, un petit nombre affectionne les plantes aquatiques.