C. Corps filiforme , pattes et antennes longues
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Le ç. Phyllomorpha à de grands rapports avec les nets: mais le corps est bien plus épineux ; ee sont des insectes extrêmement curieux par les expansions foliacées profondément découpées eté pineuses du corselet et de l'abdomen ; elles sont hérissées d'épines; les antennes sont filiformes, le 1° article un peu épaissi, les derniers courts, les pattes sont aussi grêles et hérissées d’épines, la corie des élvtres est petite et la membrane hyaline est très développée. P. laciniata, T à S mill., fauve, tachetée de brun sur le corselet, avec des bandes brunâtres sur les côtés de l'abdomen; bord postérieur du corselet profondément échancré, les lobes latéraux se prolongeant sur la base du corselet; extrêmement rare aux environs de Paris, assez commune aux bords de la Loire et dans le midi de la France; quelquefois sur les arbres, souvent sous des pierres.
Les Syromastes sont les géants de cette famille ; leur corps est robuste, assez déprimé sur les élytres, très convexe en dessous; leur tête est carrée, épineuse, en avant; les veux et les ocelles sont gros, les antennes assez robustes, sont au moins aussi longues que la moitié du corps; le 1% article un peu prismatique, assez gros, le dernier ovalaire-allongé, plus court que le 3°, le corselet convexe à la base, et très déclive en avant, les angles postérieurs sont dilatés, saillants, plus ou moins obtus ; l'écusson est assez grand, triangulaire, l’abdo-
men a les bords comprimés, tranchants, et relevés de chaque côté des élytres ; les pattes sont assez fortes. S. marginatus, 12 à 15 mill., d’un brun cannelle, parfois avec une teinte grisätre, 2° et 3° articles des antennes d'un fauve pâle, côtés de l'abdomen marqués de taches rousses presque carrées, tête non prolongée entre les antennes, ayant au côté interne de chaque tubercule antennifère, une épine aiguë oblique en dedans; cuisses à peine renflées, un peu épineuses en dessous ; jambes sinuées ; très commun partout, sur les ronces notamment. — S. scapha, 13 à 15 mill., même forme, plus noirâtre en dessus, grisätre en dessous; 4° article des antennes noir; côtés de l'abdomen tachetés de jaune, tête formant une pointe entre les antennes, ayant en dehors de leur base une épine aiguë et deux épines en dedans, angles antérieurs brièvement épineux; Jambes droites ; commun dans la France méridionale; rare dans le centre. — Une autre espèce tout à fait spéciale au Midi est Le S. spiniger, 9 à 41 mill., brun varié de roux et de grisätre, antennes rousses avec le dernier article d’un brun noir, tête ayant une pointe entre les antennes, les saillies antennairés ayant une épine externe et une très petite interne ; deux épines droites de chaque côté de la tête, devant les veux; corselet très inégal, denticulé sur les côtés en avant, les bords latéraux relevés et arrondis aux angles qui sont fortement échancrés; lobes postérieurs saillants de chaque côté de l’écusson et bordés de couleur päle, côtés de l’abdomen bruns et fauves, pattes grèles."
Les Verlusia se distinguent des autres Corérdes par ‘un corps aplati, atténué en avant, et surtout par l'abdomen plus ou moins rhomboïdal ; la tête forme une saillie
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entre les antennes; les yeux sont petits, les antennes plus longues que la moitié du corps, à 1% article gros, à peu près de même longueur que les deux suivants, le dernier épaissi, fusiforme ; le corselet a la forme d’un trapèze dont les angles postérieurs seraient tronqués. et la partie antérieure prolongée ; les élytres sont bien plus étroites, au milieu, que l'abdomen qui les déborde de chaque côté en angle plus ou moins saillant; l'extrémité de l'abdomen est entière chez les G‘, multilobée chez les ©. V. rhombea, 10 mill., d’un brun jaunâtre en dessus, pâle en dessous, tacheté de noir, dernier article des antennes brun, les autres roux; angles postérieurs du corselet obtusément droits, ceux de l’abdomen droits ; commune partout. — V. sulcicornis, 41 à 12 mill., plus rousse, angles latéraux de l’abdomen anguleusement arrondis, rougeâtres, ainsi que les antennes ;. antennes prismatiques, 2° et 3° articles finement rugueux, 4 article brunâtre; corselet à angles plus relevés, une faible saillie transversale avant le bord postérieur ; France méridionale.
Les Coreus sont oblongs, velus; leur tête, en triangle allongé, forme une saillie obtuse entre les antennes ; les yeux sont assez petits, globuleux, saillants ; les antennes ont à peu près la moitié du COTps et présentent en dehors, à leur base, une dent robuste ; le 1° article est très gros, les suivants sont épais, le 4° plus court, pointu, tous sont velus et finement épineux ; le corselet est trapézoïdal, denté et épineux sur les côtés en avant, les angles postérieurs sont saillants ; l’écusson est très petit, les bords de l'abdomen sont comprimés et un peu relevés, les pattes sont assez fortes et velues, les pattes postérieures sont notablement plus grandes que les autres, et leurs
DES HÉMIPTÈRES DE FRANCE 11 cuisses sont fortement épineuses. C'. hérticornis, S à 10 mill., d’un roux cannelle ou un peu cendré, très velu, assez rugueux; antennes plus foncées vers l'extrémité, corselet fortement épineux sur les côtés, bordé d'un étroit liseré pâle ; segments et abdomen se terminant en dehors par une petite dent, la dernière épineuse ; commun partout. — C'. dentator, 8 à 10 mill., d'un brun noirâtre, plus parallèle et plus trapu que le précédent ; base des antennes hérissée de fines épines courtes ainsi que les bords latéraux du corselet en avant, côtés de l’abdomen à taches fauves, jambes d’un fauve pale; France méridionale. — C. gracilicornis, 9 à 12 mill., d’un fauve grisàtre pâle; antennes plus rousses, à dernier article brun; corps finement ponctué de brun foncé, avec des raies brunes sur la tête; les bords du corselet étroitement enfumés et à peine denticulés en avant, un étroit liseré pâle à la base des élytres, abdomen brun à taches latérales fauves, extrémité des cuisses postérieures brune ; France méridionale.
Les’ Pseudophlœus ressemblent aux C'oreus; leur corps est rugueux, granuleux, finement velu; les antennes, qui n'atteignent pas le milieu du corps, ont le 1°° article épais, parfois épineux; le 2° trois ou quatre fois plus court que le 3e, le dernier court, ovalaire ; les yeux sont très petits, le corselet, à peu près trapézoïdal, est un peu relevé en arrière ; l’écusson est grand, triangulaire ; les nervures de la corie sont assez fortes et la membrane présente des cellules assez irrégulières, réticulées ; les pattes sont assez courtes, grêles ; cuisses médiocrement renflées, parfois épineuses en dessous. Ces insectes, d’une démarche assez lente, se trouvent à terre,
dans les endroits secs. — P. Falleni, 6 mill., d'un gris terreux, maculé de taches brunes assez vagues; 1° article des antennes couvert de très courtes épines, tête couverte d’aspérités, ayant une forte pointe de chaque côté des antennes ; corselet très rugueux, transversal, très court, finement denticulé sur les bords; nervures des élvtres ponctuées de noir, dessous du corps tacheté de roux, de blanchâtre et de brun; cuisses couvertes d’aspérités, les postérieurs ayant en dessous une épine peu marquée ; partout, mais peu commun.
Les Gonocerus tiennent le milieu entre les Syromastes et les Stenocephalus; la tête n’est pas carrée et se: prolonge entre les antennes qui sont écartées à la base, assez longues, avec le 1° article comprimé comme chez les Verlusia, et le dernier plus court que le précédent; les angles latéraux du corselet sont très saillants, parfois épineux ; le corps est oblong, les élytres sont un peu débordées par les bords de l’abdomien, qui sont largement arrondis et tranchants ; ils sont assez agiles et paraissent très carnassiers. G. venator, 10 à 12 mill., d'un brun roussâtre, angles latéraux du corselet assez saillants, mais obtus ; corps un peu élargi en arrière ; toute la France, peu rare. — G. juniperi, 10 muill., roussätre, teinté de fauve et de vert, cette couleur disparaissant quand l'insecte est desséché ; antennes brunes à l’extrémuté, pattes d'un verdâtre clair, angles latéraux du corselet assez pointus ; sur les genévriers, toute la France. — G. insidiator, plus grand que les précédents, allongé, rougeâtre, avec les pattes plus claires; angles du corselet en épine aiguë ; France méridionale, rare.
Les Stenocephailus sont, au contraire, assez larges ;
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leur tête, beaucoup plus étroite que le corselet, allongée, terminée en avant par deux pointes aiguës; les yeux sont globuleux, saillants ; les ocelles très en arrière des yeux; les antennes sont un peu velues, à 1° article épais, le 2° notablement plus long que le 1% et que le 3°, le 4° pas plus épais que les précédents ; le corselet est trapézoïdal, incliné en avant avec les angles postérieurs un peu marqués ; l’écusson assez grand, les élytres à corie grande, l'abdomen à côtés comprimés, un peu relevés ; les pattes sont moyennes, assez grêles ; les cuisses un peu épaisses. $. nugax, 20 à 22 mill., d'un brun plus ou moins foncé, dessous couvert d'une pubescence cendrée ; 1°" article des antennes, milieu et extrémité du 2°, extrémité du 3° et presque tout Le 4° brun foncé ; le reste d'un fauve pâle ainsi que les pattes ; extrémité des cuisses et les jambes et tarses noirâtres; commun dans toute la France, notamment sur les euphorbes. — S. neglectus est un peu plus petit, plus étroit; le 2° article des antennes n'a que l'extrémité noirâtre, le dernier article brunâtre et presque deux fois aussi plus long que le 3°; chez le précédent, le même article n’est que de moitié plus long que chez le 3°; France méridionale.
Les Corizus ont le corps un peu allongé, déprimé en dessus, très convexe en dessous, la tête triangulaire, un peu saillante en avant, les yeux globuleux, saillants, les ocelles très gros, les antennes à 1°" article ovaluire très court, les deux suivants cylindriques, le dernier fusiforme, assez épais; le corselet est trapézoïdal, l'écusson assez grand, atteignant le quart ou le fiers de l'abdomen ; la corie des élytres est assez claire et les côtés de l'abdomen sont tranchants, un peu relevés; les pattes sont
assez grèles, avec les cuisses, surtout les postérieures, un peu renflées au milieu. Chez les uns, la membrane est sombre et présente quinze ou vingt nervures serrées. C. hyosciami, 9 à 10 mill., d’un rouge pourpre sombre, tête noire avec une tache rouge, bord antérieur du corselet et deux taches vers la base, bords internes de la corie avec une tache discoïdale et écusson, sauf l'extrémité, noirs; abdomen rouge avec trois taches noires sur chaque segment,antennes et pattes noires, parfois teintées de rouge; commun dans toute la France, sur la jusquiame, exhale une odeur analogue à celle du thym. Chez les autres, la membrane est transparente, claire, avec huit ou dix nervures au plus. (. crassicornis, 7 mill., ovalaire, oblong, d’un fauve clair un peu grisâätre; dernier article des antennes brun, pattes ponctuées de brun, extrémité des articles des tarses noirâtre; corps fortement ponctué, une épine en dehors de ia base des antennes, corselet avant au milieu une ligne fine élevée, écusson lisse à l’extrémité et sur les côtés à la base, élytres un peu ponctuées en dehors, à nervures saillantes;
dessus de l'abdomen tacheté de noir; commun partout. .
— C’. abutilon, ne diffère du précédent que par la coloration plus roussâtre avec des lignes brunâtres ; l’écusson un peu strié sur les côtés et creusé à l'extrémité, dessus de l'abdomen noir tacheté de jaune ; commun partout. — C’. errans, 11 mill., plus grand et plus allongé, tête moins courte, d’un brunâtre clair ou un peu roussâtre dessous ; pattes verdâtres, antennes brunes, rougeätres au milieu, un liseré sur les côtés du corselet et extrémité de l’écusson roussâtres ou verdâtres; corps ponctué, extrémité de l’écusson lisse, dessus de l’abdo-
pu.
DES HÉMIPTÈRES DE FRANCE 15 men noir avec les côtés verdätres ou roux ; France méridionale.
Les Alydus ont le corps très allongé, la tête triangulaire, aussi large que le corselet, prolongée en pointe entre les antennes ; les yeux globuleux et très saillants, les ocelles gros, rapprochés ; les antennes plus longues que la moitié du corps, assez grèles, de quatre articles, le dernier plus long que les deux précédents réunis ; Le corselet, trapézoïdal, est un peu élargi en arrière ; la membrane des élytres a de nombreuses nervures serrées ; l’abdomen est rétréci à la base, les pattes sont longues, orèles, les postérieures plus grandes avec les cuisses épineuses en dessous. Les uns ont les cuisses postérieures à peine plus grosses que les autres et les jambes postérieures droites : A. calcaratus, 10 à 11 mill., noirâtre, pubescent, les trois premiers articles des antennes d’un fauve pâle, leur extrémité noire, tête et corselet rugueusement ponctués, ce dernier à angles postérieurs obtusément arrondis ; jambes roussâtres, cuisses postérieures armées en dessous de trois épines ; commun partout, sur les genêts, les euphorbes, ete. — Les autres ont les cuisses postérieures très épaisses avec les jambes arquées: À. lateralis, 12 mill., allongé, d'un brun roussâtre avec une bordure des hémélytres et du corselet pàlès, une ligne médiane élevée, fauve sur le milieu de la tête, du devant du corselet et sur l’extrémité de l’écusson ; abdomen en dessus et jambes postérieures rougeûtres, cuisses postérieures grosses, épaisses, très épineuses en dessous; plus commun dans la France méridionale.
Les Nierelytra se reconnaissent facilement à leur corps encore plus allongé, filforme, parallèle, à leur
abdomen relevé sur les côtés et à leurs élvtres atteignant à peine le milieu de l'abdomen, tronquées et presque toujours dépourvues de membrane; leur tête est bien plus étroite, obtusément triangulaire ; les antennes sont orèles et les cuisses postérieures ne sont nullement épineuses. M. fossularum, 10 à 12 mill., d'un brun noirâtre, un peu bronzé avec une étroite bordure d’un jaunâtre pâle; milieu des 2° et 3e articles des antennes et jambes d'un fauve pâle; corps très ponctué en dessus, abdomen presque lisse; France méridionale, assez commune au bord des eaux.
Le G. Chorosoma ne renferme qu'une espèce allonoée, parallèle; la tête est allongée, mais peu pointue, les antennes sont assez longues et assez fortes, le 1° article épais, sinué en dedans à la base, souvent diminuant de orosseur depuis la base ; les veux sont gros, assez saillants ; le corselet est presque carré, mais un peu atténué en avant; l’abdomen est parallèle relevé sur les bords, la corie est courte, la membrane longue, mais n'atteignant pas l'extrémité de l’abdomen ; les pattes sont assez grandes et inermes. G@. Schilling, 11 à 13 mill., d’un fauve pâle, avec deux bandes longitudinales brunes sur l'abdomen, tarses bruns; plus commun dans le midi, au bord des eaux. -
Les Neides ont le corps très grêle, à pattes longues et sétacées, le dernier article des antennes et l'extrémité des cuisses un peu épaissis; les yeux petits, saillants, les ocelles placés en arrière des yeux; le corselet allongé, tricaréné, l'écusson à peine distinct. L'aspect de ces insectes est celui d’une araignée à cause des pattes et des antennes filiformes, parfois très longues, mais surtout très grêles;
DES HÉMIPTÈRES DE FRANCE A7 leur démarche est lente, hésitante ; ils sont peu communs. Chez les uns l’écusson est surmonté d'une fine épine et la tête est obtuse, N. e/egans, 4 à 5 mill., oblong, d’un fauve pâle avec la tête; le dernier article des antennes et trois tubercules sur le corselet, noirs; pattes finement ponctuées de noir, dessous d’un noir brillant; toute la France, peu commun. — Chez d’autres, la tête est très pointue et l'écusson mutiques : NW. fépularius, 10 mill., d'un fauve grisätre, avec le dernier article des antennes et les tarses bruns, bien plus allongé que le précédent ; la tète prolongée en pointe aiguë, le corselet allongé, ayant une fine carène au milieu; les élytres à côtes fines et les cuisses nullement arquées à la base; toute la France, peu commun. — {V. clavipes, 6 mill., allongé, atténué en avant et en arrière, roux avec le dernier article des antennes et l'extrémité du 2° noirâtres, une carène pâle au milieu du corselet et de fines lignes élevées, pâles sur l'écusson et les élvtres; extrémité des cuisses brunâtre, tête très pointue; toute la France.
FAMILLE DES LYGÉIDES
Cette famille offre une certaine analogie avec quelques genres de la famille précédente dont elle diffère par l’insertion des antennes au-dessous de la ligne allant des yeux à la base du rostre et par les nervures de la mem-
brane. La tête est triangulaire, le’rostre est allongé et dépasse les pattes postérieures, le corps est déprimé endessus, mais souvent très convexe en-dessous ; le 1° article des antennes est plus long que la tête, le dernier est parfois filiforme, mais jamais renflé. Les ocelles manquent quelquefois, et alors la membrane offre huit nervures: cette membrane manque quelquefois :