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les hanches antérieures ; le corselet est rétréci en avant, ,… avec un sillon transversal; l'écusson est triangulaire, les élytres sont finement réticulées, avec la membrane transparente; les ocelles sont au nombre de trois réunis sur un tubercule entre les yeux; les pattes sont fines, assez longues ; les cuisses antérieures sont renflées et munies de longues et fines épines, ainsi que les jambes et les deux premiers articles du rostre.
Chez les uns, le 3° article des antennes est de deux à dix fois plus long que le 2°, le lobe antérieur du corselet est sillonné au milieu avec une forte callosité latérale : L. boops, 1/2 mill., allongé, d'un fauve mélangé de brun, hérissé de longues épines, yeux non épineux; bord externe des élytres avec une rangée régulière d’épines, corselet noirâtre, mat, avec les côtés et le bord postérieur jaunâtres ; élytres d'un jaune très pâle avec quelques points noirätres, 3° article des antennes trois fois aussi long que le 2°; presque toute la France, sauf l’ouest, peu commun. — L. hispanus, 4 mill., dessus sans épines, sauf les cories; corselet noir, brillant, fortement ponctué; bord externe des élytres transparent et sans épines, sans taches; base des cories jaunâtre, extrémité d'un noir velouté avec une grande tache apicale blanchätre; 3° article des antennes deux fois aussi long que le 3e. France méridionale, très rare. — ZL. echinops, 3 1/2 mill., hérissé de longues épines, même sur les yeux; tête rousse en avant, corselet noir avec un tubercule roussâtre de chaque côté, bord externe des élytres jaune, transparent, sans taches ; corie jaune, une large bande brune, mal limitée vers le milieu de la corie, dessous noir; Landes, très rare.
Chez une 4° espèce, L. lanosus, 3 1/2 à 4 1/2 mill., le 3° article des antennes est un peu plus court que le 2, le sillon transversal est traversé de chaque côté par trois fossettes allongées; corps d'un noir cendré bleuâtre, corie noire avec cinq ou six taches blanchâtres; le bord externe est transparent, abdomen noir, segments bordés de blanchâtre, corselet liseré de jaune à la base, couvert d'une villosité laineuse assez longue et blanchâtre; pas d’épines, pattes pâles; Landes, très rare.
FAMILLE DES HYDROMÉTRIDES
Cette famille se compose d'un seul genre et d’une seule espèce qui se distingue facilement et nettement par la forme de la tête, deux fois aussi longue que le corselet, par son corps filiforme ainsi que ses pattes, avec les hanches peu saillantes.
Les Hydrometra sont bien faciles à reconnaitre à leur corps grêle et filiformé et à leurs pattes longues et
plus grêles encore ; leur tête est longue, cylindrique, for-
mant presque le tiers du corps, et grossissant légèrement vers l’extrémité, avec une petite pointe conique en avant; les veux sont petits, assez saillants, placés à peu près au milieu de la tête ; les antennes sont assez longues et sétiformes, à 1° article court, le 3° très long ; le rostre est court et très fin, le corselet est très allongé, les élytres sont membraneuses dans toute leur longueur, avec deux
DES HÉMIPTÈRES DE FRANCE 127 nervures longitudinales ; l'abdomen est terminé par une pointe courte et aiguë. Le seul insecte qui compose ce senre, 1. stagnorum, 12 mill., est noir, avec le dessous plus ou moins roussâtre, ainsi que les hanches et la base des cuisses; élvtres d’un brun sombre. Il est commun partout, au bord des eaux stagnantes ; il se tient dans les petites cavités où 1l peut être tranquille, et ne‘s’aventure sur l'eau que quand il y est forcé ; sa démarche est extrêmement lente; il ne paraît pas avoir les mœurs carnassières des autres ripicoles.
FAMILLE DES GERRIDES
Cette famille est très caractérisée par les hanches très écartées, situées sur les côtés du corps ; l’écusson recouvert par un prolongement du corsélet, les crochets antéapicaux, la tête courte, inclinée; le 1% article des antennes le plus long, les ailes à trois lobes. Ce sont des insectes aquatiques, mais vivant à la surface sur laquelle ils courent rapidement.
Les Velia ressemblent un peu aux Gerris, mais leur corps est plus court, plus épais ; leur tête est assez petite, triangulaire et enfoncée jusqu'aux yeux dans le corselet ; les yeux sont gros et saillants, les antennes ont quatre articles, le 1% le plus long de tous ; le rostre est assez gros et court, de trois articles ; le corselet est gros, convexe ; les élytres, quand elles existent, sont membra-
neuses dans toute leur longueur ; l'abdomen, très convexe en dessous, concave en dessus, avec les bords tranchants et relevés ; les pattes sont médiocrement grandes et à égale distance les unes des autres ; les cuisses postérieures sont un peu épaissies, avec deux fortes épines et quelques petites dents chez les G', inermes chez les © ; les tarses ont trois articles, le 1° très petit. Ces insectes glissent rapidement sur les eaux, mais n’ont pas les mouvements saccadés des Gerris; ils sont assez carnassiers. V. rivulorum, 8 mill., noire, avec deux taches veloutées, argentées, disparaissant souvent, au bord antérieur du corselet ; élyt®es ayant chacune deux taches allongées à la base, l’une derrière l’autre, un point au milieu et un autre avant l'extrémité, blancs ; abdomen d'un rouge jaunâtre, avec deux taches de chaque côté et les stigmates noirs ; écusson entièrement caché par le corselet; France centrale et méridionale. — V. currens, 6 mill., brune, deux taches blanches soyeuses au bord antérieur du corselet ; bords de l'abdomen d'un roux orange, avec des taches brunes ; dessous d’un roux orange, avec une bande brune ou des taches de même couleur; l’'écusson non caché par le corselet; presque toujours aptère ; les individus ailés sont excessivement rares, et leurs élytres sont d'un brun roussâtre ; commune dans toute la France. Les Gerris sont ces insectes, connus vulgairement sous le nom d'araignées d’eau, qui se promènent à la surface des eaux tranquilles en glissant par saccades, à peu près comme des patineurs ; on les rencontre souvent réunis tranquillement en familles nombreuses dans de petites anses abritées ; leur corps est assez allongé, assez épais ; la tête est saillante, avec de gros yeux globuleux ;
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les antennes sont plus courtes que le corps, grêles, avec le 1° article presque aussi long que les deux suivants réunis ; le rostre est court, assez gros, de quatre articles, le dernier aigu ; le corselet est grand, légèrement rétréci en avant, recouvrant en arrière l’écusson ; les élytres, qui manquent parfois, sont longues, sans membrane ; l'abdomen est allongé, étroit, à bords tranchants, avec le dernier segment échancré, à angles pointus; les pattes sont inégales, les antérieures courtes, les autres très minces et grandes, surtout les intermédiaires, et insérées très loin des antérieures à cause de la grandeur du mésosternum ; les tarses, presque aussi longs que les jambes, sont de deux articles très inégaux. Ces insectes sont couverts d'une pubescence soyeuse,.fine et serrée, qui les » protège contre l'eau dans laquelle ils ne plongent que D sont poursuivis trop vivement. Ils sont très voraces, et quand ils manquent de proie ils se dévorent entre eux. Chez les uns, le corselet est d’un jaune rougeätre : (Gr. rufoscutellatus, 12 à 17 mill., noir, corselet rougeâtre ainsi que le 3° article du rostre ; bords et extrémité de l'abdomen d'un brun rougeâtre, ainsi que les élytres dont le bord et les nervures sont noirs ; prosternum d'un blanc jaunâtre, avec le milieu noir; angles terminaux de l'abdomen aigus; plus commun dans la France méridionale. — Le corselet est brun ou noir dans les autres espèces : G. paludum, 12 à 15 mill., brun, à pubescence soyeuse, grisätre sur le dessous du corps; i°" article des antennes plus long que les deux suivants
réunis ; corselet grossement ponctué, granuleux, ridé sur *
les côtés ; 2° article du rostre et dessous des hanches d’un
blanc jaunâtre ; abdomen noir, avec une ligne d’un blane Le Ju
jaunâtre sur les bords; assez commun partout. — G. majus, 12 à 15 mill., brun, couvert en dessous d’une pubescence soyeuse argentée ; 1% article des antennes plus court que les deux suivants réunis ; prosternum et métasternum, une tache sur le mésosternum, une ligne médiane sur l'abdomen et de chaque côté, jaunâtres, ainsi qu'une tache sur le bout du lobe frontal et sur le cou ; corselet à rides transversales presque parallèles, serrées ; toujours aptère; répandu partout. — G. Costæ, 12 à 1% mill., brun, corselet d'un jaune roussätre, avec les
côtés bruns ; élytres ayant souvent quelques taches blan-
châtres à la base, pattes et antennes jaunâtres, cuisses antérieures ayant une raie noire en dehors, dessous noir, connectivum et extrémité de l'abdomen jaunâtres, ainsi que les côtés du prosternum ; commun dans toutes les Alpes. — G. gibbiera, 10 à 13 mill., allongé, noir, lobe antérieur du corselet ayant une courte ligne jaune, dessous des trois premiers articles des antennes, côtés du prosternum, base du rostre, pattes, des taches sur les hanches, moitié externe du connectivum et extrémité de l'abdomen, jaunâtres ; cuisses antérieures linéolées de noir ; un tubercule jaunâtre au métasternum; presque toute la France. — G. lacustris, 8 à 10 mill., noirûtre, une petite ligne longitudinale jaunâtre sur le devant du corselet, qui a de chaque côté une ligne marginale jaune ; dessous des premiers articles des antennes, côtés du prosternum, base du rostre, taches des hanches, jaunâtres, ainsi que les pattes, le connectivum et l'extrémité de l'abdomen ; cuisses antérieures à deux lignes noires ; métasternum sans tubercule, jaunâtre ; toute la France.
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Hydrocorises.
Cette seconde grande division renferme 1es Hémiptères dont les antennes, extrêmement courtes, sont cachées dans une fossette en dessous de la tête, ce qui leur a fait donner aussi le nom de Cryptocères. Tous sont aquatiques, un seul ne vit pas dans l’eau, mais ne se trouve qu'au bord des eaux. Ils sont peu nombreux et forment les familles suivantes :
I. Des ocelles. Insectes ripicoles.. . . . . . . PÉLOGONIDES. . IL Pas d’ocelles. Insectes aquatiques.
A. Hanches antérieures insérées en avant ou au milieu du prosternum.
a. Pas d'appendice tubuleux anal. Deux articles aux quatre tarses postérieurs. Antennes Simples, de quatre-articles, +. !: . 0. NAUCORIDES. b. Un long appendice tubuleux anal. Un seul article à tous les tarses. Antennes de trois articles, le 2e prolongé latéralement. . . . NÉPIDES. B. Hanches antérieures insérées au bord postérieur du prosternum.
a. Rostre libre, de trois ou quatre articles.
iSectésnmaiseant sun ledost 2: : 2. NOTONECTIDES. b. Rostre caché, paraissant inarticulé . . . . CORISIDES.
FAMILLE DES PÉLOGONIDES
Cette famille n’est représentée en France et en Europe que par un seul genre et une seule espèce. Le type du
G. Pelogonus est un insecte, au corps en ovale presque carré, déprimé, velouté; la tête, assez large, est coupée droit en avant avec les yeux gros, ovalaires; les antennes sont filiformes, de quatre articles, les deux premiers courts, et ne dépassant pas la longueur de la tête; le rostre atteint les hanches postérieures; le corselet est transversal, légèrement sinué en devant; l'écusson est assez grand, triangulaire, large à la base; les élytres couvrent tout l'abdomen en le dépassant un peu, la membrane est à peine distincte de la corie à sa base, les pattes sont grêles, assez courtes, les postérieures plus grandes que les autres, les tarses sont de deux articles, mais les antérieurs paraissent uni-articulés à cause de la brièveté du 1° article. P. marginatus, 4 à 6 mill., d'un noirâtre velouté, un peu cendré en dessous, côtés du corselet avec quelques taches en arrière et quelques autres sur les bords des élytres et de l'abdomen, roussâtres ; ‘ quelques points cendrés sur les élytres; pattes pales; France méridionale, au bord des rivières; très vif, comme les Salda, sautant et s’envolant très facilement; il exhale l'odeur particulière aux punaises.
FAMILLE DES NAUCORIDES
Famille peu nombreuse, ayant pour type le genre suivant :
Les Naucoris ont le corps ovalaire, tranchant sur
les bords, déprimé, lisse et luisant; la tête est grande, en demi-cercle, inclinée en dessous; les yeux sont grands, presque en croissant, peu saillants; le rostre est très court, couvert à la base par le labre, le dernier article pointu; le corselet est légèrement arqué sur les côtés, l’écusson est triangulaire, assez grand; les élvtres recouvrent l’abdomen et leur partie membraneuse est à peine distincte, les pattes antérieures sont à peine ravisseuses, avec les hanches robustes et grandes, les fémurs très gros, presque tranchants, et les tibias arqués; les pattes intermédiaires et postérieures sont plus grandes, avec les jambes épineuses et ciliées ainsi que les tarses. Ces insectes nagent rapidement et sont très voraces; ils volent facilement pendant la nuit. N. cimicoides, 16 mill., ailée, d’un fauve verdâtre assez brillant, avec des points noirs sur la tête et, le corselet; partie membraneuse des élvtres presque aussi grande que l'autre. — N. maculata, 10 mill., sans ailes; d'un fauve verdâtre avec deux ou trois taches longitudinales sur la tête et quatre ou cinq irrégulières sur le corselet, brunes, ainsi que les élytres ; partie membraneuse beaucoup plus courte que l’autre; les deux espèces communes dans tous les marécages.
FAMILLE DES NEPIDES
Deux insectes de formes très différentes composent cette
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famille, caractérisée par le tube allongé situé à l’extrémité de l'abdomen et formé par la réunion de deux lonœues soles creusées qui se dédoublent souvent; c'est un tube respiratoire, aboutissant à une trachée. Ils sont peu agiles et se tiennent dans les herbes aquatiques, au fond des eaux stagnantes ou dans la vase, dont ils sont souvent enduits.
Les Nepa ont le corps très plat, en ovale allongé, presque tronqué en avant, ogival en arrière; la tête est petite, rhomboïdale, enfoncée jusqu'aux yeux, et un peu pointue au milieu du bord antérieur; le rostre est court, épais ; les antennes sont cachées sous les yeux, le corselet est presque carré, un peu rétréci en avant, profondément échancré au bord antérieur, à surface inégale, marquée d'un sillon transversal profond, plus rapproché du bord postérieur ; l’écusson est très grand, triangulaire, les côtés arqués; les élytrés recouvrent tout l'abdomen, la corie est très dure, la membrane a des cellules nombreuses et irrégulières, l’abdomen est terminé par deux longs filets qui composent, en se réunissant, un tube respiratoire; les pattes sont grandes, assez fortes; les hanches antérieures sont grandes, très saillantes, insérées tout près des yeux et loin des hanches intermédiaires ; les fémurs antérieurs sont épais, fortement échancrés et sillonnés pour recevoir le tibia qui est arqué; les pattes postérieures sont plus courtes, égales ; tous les tarses sont composés d’un seul article. AN. cénerea, 17 à 22 mill., d’un brun cendré, terne, dessus de l’abdomen d’un rouge orangé; une tache brune au milieu de la poitrine, des bandes obliques brunes de chaque côté de l'abdomen; très commune dans toutes les eaux stagnantes ou peu
courantes, dans les plantes aquatiques; se traîne lentement sur la vase et est très vorace.
Le G. Ranatra présente au contraire un corps subcylindrique, étroit, allongé; la tête est assez saillante, petite, triangulaire, les veux sont gros, très saillants; le 2€ article des antennes est dilaté en dehors, et le 3° article, inséré à l'angle opposé, forme avec cette dilatation une sorte de pince; le rostre court, épais à la base, se dirige un peu en avant; le corselet est très long, plus étroit que les veux; l'écusson est petit, pointu; les élytres sont un peu moins longues que l'abdomen, la membrane est courte, l'abdomen se termine en pointe et porte deux longs appendices filiformes, les pattes sont longues et grèles, les hanches, insérées sous les yeux, sont longues. LR. linearis, 32 à 36 mill., d'un fauve brunâtre un peu cendré ; filets abdominaux aussi longs ou plus longs que le corps; commune dans les mêmes eaux; vole bien le soir, mais nage lentement; marche plutôt dans l’eau.
FAMILLE DES NOTONECTIDES
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Cette famille renferme un petit nombre d'insectes à corps oblong, fortement convexe, en forme de toit ou de carapace. Leur tête est courte, contiguë au corselet, et le front est incliné en dessous ; la membrane, quand elle existe, n'a pas de nervures; les pattes postérieures sont
grandes et propres à la natation ; aussi ces insectes sont très agiles et en même temps très carnassiers. Il faut se défier de leur rostre dont la piqüre est douloureuse.
Le G. Plea ne renferme qu'une seule espèce, P. minutissima, 3 mill., qui diffère des notonectes par ses élytres sans membranes, coriacées avec de gros points; fortement convexe, obtuse en avant, d'un jaune blanchâtre, une bande roussâtre sur la tête; écusson moins ponctué que le corselet et les élvtres, celles-ci avant souvent une bande oblique vaguement brunâtre, ainsi que l'extrémité, dessous brun ; commune dans les mares.
Les Notoneeta, ainsi que leur nom l'indique, nagent sur le dos et, quand on regarde une mare d’eau, on les voit en effet monter à la surface, l’abdomen en l'air et y rester quelques instants avec leurs grandes pattes postérieures écartées à angles droits; leur corps est très épais, en forme de toit, velouté et frangé tout autour; la tête est grande, transversale, fortement inclinée sur la poitrine ; le rostre est très fort, très large à la base ; le corselet est transversal, un peu rétréci en avant; l’écusson, triangulaire, est presque aussi large à la base que le corselet ; les élytres recouvrent complètement {l’abdomen, leur extrémité en membrane, l'abdomen est relevé au milieu en une crête frangée qui est fortement sillonnée : les pattes sont grandes, surtout les postérieures, et
cilées, les tarses postérieurs sont longs et aplatis en
forme de rames et longuement ciliés. Ces insectes sont très vifs et nagent rapidement ; quand on les tire à terre, ils se démènent avec une grande énergie ; ils sont très carnassiers et se dévorent entre eux. {V. glauca, 15 mill., d'un fauve assez pâle, yeux et base du corselet d'un brun
orisâtre, écusson noir, élytres d'un roux teinté de brunâtre avec quatre ou cinq taches noires sur les côtés; dessous noir, pattes fauves ; varie extrêmement; quelquefois les élytres sont presque sans taches, quelquefois elles sont presque entièrement noires avec deux taches basilaires d’un jaune pâle ou bien elles sont piquetées de brun sur un fond fauve ; commun partout.
FAMILLE DES CORISIDES
Cette famille comprend deux genres très inégalement composés. Ces insectes sont allongés, plus ou moins parallèles, remarquables par leurs élytres homogènes, striolées de brun en travers et à membrane sans nervures, et par leur abdomen dont les segments sont échanerés non symétriquement de chaque côté. Leurs espèces sont difficiles à reconnaître à raison de l’uniformité des formes et de la coloration qui est toujours d’un fauve clair avec des raies brunes transversales ou des taches.
Le G. Sigara est composé d'un petit nombre d’espèces reproduisant en petit la forme des C'orisa, mais avec un écusson, des antennes de quatre articles et un corps plus elliptique. $S. Scholtzu, 2 1/% mill., d’un fauve grisätre, vaguement tacheté de brun, à élytres brillantes et à corselet plus court que la tête; presque toute {la France. — S. minulissima 1 1/2 mill., de même couleur,
dé
élyvtres mates, à ponctuation indistincte ; corselet presque aussi long que la tête; toute la France, peu commune à cause de sa petitesse, ce qui la rend difficile à trouver.
Les Cerisa ont le corps assez allongé, peu épais et peu convexe ; la tête est grosse, large, courte, sa partie antérieure fortement inclinée en dessous ; elle est assez concave chez les © et impressionnée chez les GS les yeux sont grands, mais peu saillants; le dernier article des antennes est grêle, l'avant-dernier claviforme ; le rostre est caché et presque membraneux, le corselet est large, mais très court, triangulaire en arrière de manière à recouvrir complètement le mésothorax et l’écusson ; les élytres sont légèrement et uniformément convexes, sans partie membraneuse, bien qu’une ligne un peu élevée et oblique en indique la position ; une ligne un peu saillante longe le bord externe des élytres et un sillon oblique les parcourt dans une grande partie de leur longueur; les pattes antérieures sont très courtes et insérées près de la tête, le tibia est presque rudimentaire, les tarses sont composés d'un seul article, arqué, large à la base, pointu à l'extrémité, concave intérieurement et bordé de longues soies; les pattes intermédiaires sont plus longues et plus grêles, les postérieures plus grandes, natatoires, avec les tarses en forme de rame, aplatis, frangés. Ces insectes, d’un fauve grisâtre clair et luisant, marbré de brunâtre, sont d'une grande agilité dans l’eau; au contraire des notonectes, ils ne nagent pas sur le dos, et quand ils sont tranquilles, ils projettent en avant leurs pattes postérieures de manière à ce qu’elles paraissent être des pattes de devant. On les voit souvent à la surface de l’eau, la tête en bas, et rester dans cette position
jusqu’à ce qu'un mouvement se produisant à l'entour les fasse se précipiter au fond. €. Geoffroyi, 13 mill., d'un jaune grisâtre luisant, tête jaune avec le milieu brunûtre, veux gris ; corselet brunâtre avec quinze ou seize lignes jaunètres, fines, transversales ; élytres brunâtres, piquetées de jaune grisâtre ; dessous jaune, milieu du sternum noir, segments abdominaux bruns à la base, pattes fauves ; toute la France.—C". hieroglyphica, 5 1/2 à 6 mill., d'un blanc grisâtre, corselet ayant de sept à neuf lignes noires, fines, entières, parfois raccourcies ; élytres à bandes et à lignes noirâtres ; séparation de la membrane large, blanchâtre ; membrane à stries presque effacées, parallèles au bord; milieu de la poitrine noir ou brun ; France méridionale.—C". striata, 7 mill.,brunâtre; corselet ayant de six à neuf lignes jaunes transversales, aussi larges que les bandes brunes; élytres à lignes presque parallèles, mais angulées, inégales, étroites, base jaunâtre; ligne de la membrane jaune et noire, étroite; membrane à dessins fins, enchevètrés, le bord étroitement noir; milieu de la poitrine noir; répandue partout. — C. coleoptrata, 3 1/2 mill., d’un jaune luisant, yeux, corselet et élytres brunâtres, ces dernières bordées de jaunâtre avec trois lignes longitudinales de même couleur; corselet sans bandes transversales, ayant en avant une courte carène; dessus du corps ponctué, front plat dans les deux sexes, milieu de la poitrine et base de l'abdomen, noirs ; toute la France.
2° DIVISION. — HOMOPTÉÈRES.
Cette division, moins nombreuse que la première, renferme les hémiptères dont les élytres présentent une consistance homogène, sans distinction entre la corie et la membrane, et dont le rostre naît à la partie inférieure . de la tête, au-dessous des yeux. Quelquefois les élytres sont coriacées, mais le plus souvent elles sont presque transparentes. Tous ces insectes vivent sur les végétaux, et quelques-uns, de petite taille, sont souvent très abondants sur les buissons et dans les prairies. Les cigales seules atteignent une grande taille et sont bien connues par leur cri, fort injustément qualifié de chant.
Tous les homoptères sautent avec facilité et souvent avec force.