LE COTTE SCORPION
Cottus Scorpius, Linn., Gmel., Lacep., Cux.s.
C’est dans l’Océan Atlantique, et à des distances plus ou moins grandes du cercle polaire,
4 A la première nageoire du dos 3 rayons, à la seconde 20, à chacune des nageoires pectorales 22, à chacune des thoracines 4, à celle de l'anus 16.
2 Caramassou, à l'embouchure de la Seine. — Scorpion de mer, dans pius. départ.—Rotsimpa, Skrabba, Skjalryta, Skialryta, Skiolrista, Pinulka , en Suède. — Fisksymp, Vid-kivft, Soë scorpion, en Norvege. — Kaniok kanininak, dans le Groenland.— Kurhahn, daus la Poméranie.— Donner krote, dans la Livonie. — Kamtscha, dans la Sibérie. — Ulk, Ulka, en Danemarck, — #ulk, dans qurlques contrées
| du nord de l'Europe. — Donderpad, en Hollande, — Pos-
thoest, Posthoofdt , dans la Belgique. — Father-lasher, sur plus. côtes d'Angleterre.— Scolping, à Terre-Neuve. — Cotte scorpion de mer. Daubenton, Enc. méth.— 1d., Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth. — Autre espèce de scor/ion marin. Valmont de Bomare. Dict. d'hist. nat. — Faun. Suecic., 525. — Ulka, It. Scau., 323. —4« Cottus alepidotus, capite polya- « cautho, etc. » Mus. Adoiph. Frid. 1, p 70. — « Cuttus ale- « pidotus, capite polyacantho, etc. » Artedi, gen. 49 spec. 86, syn. 77. — « Scorpio marinus, vel scorpius nosiras. » Scho-
5“ Ce poisson est un vrai Chabot ou chaboisseau de mer, Cottus, pour M. Cuvier, qui fait remarquer qe, sous son nom, On ‘a confoudu deux espèces. La moins counue, celie dont il expose pour la première fois les caractères avec SON» est le Cottus Bubalis d'Euphrasen, D.
DES POISSONS
que lon trouve ce cotte remarquable par ses armes, par sa force, par son agi lité. Il poursuit avecunegrande rapidité, et par conséquent avec un grand avantage, la proie qui fuit devant lui à la surface de la mer. Doué d’une vigueur très-digne d'attention dansses muselescaudaux,
‘ pourvu par cetattributd’unexcellentinstrument de natation, s’élancant comme un trait, trèsvorace, hardi, audacieux même, il attaque avec promptitude des blennies , des gades, des ciupées, des saumons ; il les combat avec acharnement, les frappe vivement avec les piquants de sa tête, les aiguillons de ses nageoires, les tuübercules aigus répandus sur son corps , et en triomphe le plus souvent avec d’autant plus de facilité, qu’il joint une assez grande taille à l’impétuosité de ses mouvements, au nombre de ses dards et à la supériorité de sa hardiesse, En effet, nous devons croire, en comparant tous lestémoignages, et malgré l'opinion de plusieurs habiles naturalistes , que dans les mers où il est le plusà l’abri de ses ennemis, le cotte scorpion peut parvenir à une longueu de pius de deux mètres : ce n’est qu'auprès des côtes fréquentées par des animaux marins dangereux pour ce poisson, qu'il ne montre presque jamais des dimensions très-considérables. L'homme ne nuit guère à son entier développement, en le faisant périr avant le terme naturel de sa vie. La chair de ce cotte, peu agréable au goût et à l’odorat, p'est pas recherchée par les pêcheurs ; ce ne sont que les habitants peu délicats du Groenland , ainsi que de quelques autres froides et sauvages contrées du Nord, qui en font quelquefois leur nourriture ; et tout au plus tire-t-on parti de son foie pour en faire de l’huile , dans les endroits où, comme en Norvège , par exemple, il est très-répandu.
Si d’ailleurs ce poisson est jeté par quelque accident sur la grève, et que le retour des vagues , le reflux de la marée ou ses propres efforts, ne le ramènent pas promptement au milieu du fluide nécessaire à son existence, il peut nev., p.67. — Scorpius marinus. Jonsion, tab. 47, fig. 4et 5. — « Cottus scorpænæ Beloni similis. » Willu hby, p. 15%; et Append., p. 25, tab. X, 15. — /d., el Scorpius rirginius. Rai, p.145, n. 12; et 142, n.5.— Aldrovand., | b. 2, cap. 27 (pro 25), p. 202.— Gronov. Mus. 4, p. 46, n. 404; Act. H°1vetic. 4, p.262, n. 159; et Zooph., p.78, n.268. — Bloch,