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LA SCORPÈNE MARSEILLAISE

Cottus massiliensis, Forsk., Linn., Gmel.; Scorpæna massiliensis , Lacep. 5.

Ce poisson a beaucoup de rapports avec les cottes, parmi lesquels il a même été inscrit, quoiqu'il n'offre pas tous les caractères essentiels de ces derniers, et qu’il présente tous ceux qui servent à distinguer les scorpènes. Il res-

4 Ind, Mus. Linck. 4. p. 41.

? M. Cuvier regarde ce poisson comme appartenant à son genre Apiste. Hist nat. des poissons, t. IV,p.408. D.

5 M. Cuvier retire ce poisson du genre Scorpène, pour le reporter dans celui qu'il a nommé Premnade, qui appartient à la famille des Acanthoptérygiens sciénoïdes. D.

4 10 rayons non articulés et 48 rayons articulés à la nageoire dorsale, 17 rayons à chacune des pe:torales, 1 rayon nou articulé et 5 rayons articulés à chacune des thoracines, 2 rayous non articulés et 14 rayons articulés à celle de l'anus, 16 rayons à celle de la queue.

5 M. Cuvier retranche cette espèce du système ichthyologique. I] la reconnait bien pour une scorpène, mais il ne saurait décider, d'après ses caractères , s'il faut la rapporter au S. Scrofa, ou au S. Porcus, bien qu'il y ait cependant quelque probabilité en faveur de cette dernière supposition, ce poisson se trouvant à Marseille, et y portant le nom de Rascasse. D.

semble particulièrement au cotte scorpion, dont il diffère néanmoins par plusieurs traits, et notamment par l’unité de la nageoire dorsale, qui est double au contraire sur le scorpion !.

La tête du marseillais est armée de plusieurs piquants ; un sillon est creusé entre ses deux yeux, et son nom indique la contrée arrosée par la mer dans laquelle on le trouve.

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