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ET LE MULLE CORDON-JAUNE

Mullus flavo-lineatus, Lacep. ; Mulius aureo-vittatus , Shaw.; Upeneus flavo-lineatus, Cuv. “.

Voici quatre autres espèces de mulles, en-

47 rayons aiguillonnés à la première dorsale du mulle deux-bandes, 4 rayon aiguillonné et 9 rayons arliculés à la seconde, 6 ou 7 rayons à celle de l'anus.

2 La dénomination de cyclostome désigne la forme de la bouche: x0xX0s signifie cercle; et otoz , bouche.

58 rayons aiguillonnés à la première dorsale du cyclostome, 1 rayon aiguillonné et 8 rayons articulés à la seconde, 7 ou8 rayons à celle de l'anus.

47 rayons aiguillonnés à la première dorsale du troisbandes, 9 rayons à la seconde, 6 ou 7 rayons à celle de l'anus.

Mods veut dire long; et vie. fil filament, barbillon,

#7 rayons aiguillounés à la première dorsale du macronème, 8 ou 9 rayons à la seconde, 7 ou 8 rayons à celle de l'anus.

Te Mullus binis in mento cirris, tænià longitudinali nigrâ, « ocelloque caudæ utrinque nigricante , etc. » Commerson, manuscrits Géja cités.

8 Surmulet. Commerson, id. — « Mull1s rubescens , mas «eulä supra caudæ basin nigrà, pinnä dorsi secundä, anal, «et caudà fuscà, lenticulatis. » Id. ibid.

* « Mullus rubens, dorso inter pinnam cognominem et « caudæ basin flavescente, lineis aureis circa oculos radia e tis. » Id. ibid.

40 « Mullus lineà laterali flavo deauratä, caudà apicibusque « pinnaruz superiorum sublutescentibus. » Id. ibid.

4 Le premier, le troisième et le quatrième de ces poissons

core inconnues des naturalistes, et dont nous devons la description à Commerson.

Le barberin parvient jusqu’à la longueur de quatre ou cinq décimètres. Sa partie supérieure est d’un vert foncé, mêlé de quelques teintes jaunes; du rougeâtre et du brun règnent sur la portion la plus élevée de la tête et du dos; une raie longitudinale et noire s'étend de chaque côté de l'animal, dont la partie inférieure est blanchâtre; une tache noire, presque ronde, et assez grande, paraît vers l'extrémité de chaque ligne latérale; et une couleur incarnate distingue les nageoires #.

La mâchoire supérieure extensible, et un peu plus avancée que l’inférieure, est garnie, comme celle-ci, de dents aiguës, très-courtes et clairsemées; la langue est cartilagineuse et dure; quelques écailles semblables à celles du dos sont répandues sur les opercules , au-dessous de chacun desquels Commerson a vu le rudiment d’une cinquième branchie; Ja ligne latérale , qui suit la courbure du dos, dont elle est voisine, est composée, comme celle de plusieurs mulles , d’une série de petits traits ramifiés du côté du dos, et semblables aux raies d’une demi-étoile; et enfin, les écailles qui revêtent le corps et la queue, sont striées en rayons vers leur base, et finement dentelées à leur extrémité, de manière à donner la même sensation qu’une substance assez rude, à ceux qui frottent le poisson avec la main, en la conduisant de la queue vers la tête.

Le barberin habite la mer voisine des Moluques, dont les habitants apportaient dans leurs barques un grand nombre d'individus de cette espèce au vaisseau sur lequel Commerson naviguait en septembre 1768.

Le rougeâtre , dont les principaux caractères sont exposés dans le tableau générique des mulles, parvient communément, selon Commerson , à la longueur de trois décimètres ou mviron.

Il parait que le rougeor ne présente pas ordinairement des dimensions aussi étendues que

sont décrits, par M. Cuvier, comme appartenant au sousgenre Upéneus dans le genre Mulle: quant au second, il n'en fait aucune mention. Le même naturaliste remarque que le mulle rougeor est encore décrit par M. de Lacépède, parmi les sciènes, sous le nom de Sciène ciliée. D.

1 5 rayons à la membrane des branchies, 7 à la première uagcoire du dos, 9 à la seconde (le dernier est beaucoup plus long que les autres), 17 à chacune des pectorales, 6 à #hacune des thoracines, 7 à celle de l'anus, 45 à celle de la queue, qui est très-fourchue.

celles du rougeäâtre, et que sa longueur ne dé:. passe guère deux décimètres.On le trouve pendant presque toutes les saisons, mais cependant assez rarement, auprès des rivages de l'Ile-de-France, où Commerson l’a observé en février 1770. Ses couleurs brillantes sont in diquées par son nom. Il resplendit de l’éclar de l’or , et de celui du rubis et de l’améthyste. Un rouge foncé et assez semblable à celui dela lie du vin paraît sur presque toute sa surface. Une tache très-grande, très-remarquable, trèsdorée, s'étend entre les nageoires dorsales et celle de la queue, descend des deux côtés du mulle , et représente une sorte de selle magnifique placée sur la queue de l'animal. Les yeux sont d’ailleurs entourés de rayons dorés et assez longs; et des raies jaunes ou dorées sont situées obliquement sur la seconde dorsale et sur la nageoire de l’anus ‘.

La mâchoire supérieure est extensible, et un peu plus longue que l'inférieure; les deux mâchoires sont garnies de dents courtes, mousses, disposées sur un seul rang, et séparées l’une de l’autre; la langue est attachée à la bouche dans tout son contour ; des dents semblables à celles d’un peigne garnissent le côté concave de l’are osseux de la première branchie ; à la place de ces dents, on voit des stries dans la concavité des arcs osseux des autres trois organes respiratoires.

Sa chair est d’un goût agréable; mais celle du cordon-jaune est surtout très-recherchée.

Ce dernier mulle paraît dans différentes saisons de l’année. Sa grandeur est à peu près égale à celle du rougeor. Sa partie supérieure est d’un bleu mêlé de brun, sa partie inférieure d’un blanc argentin; et ces nuances sont animées par un cordon ou raie longitudinale d’un jaune doré, qui règne de chaque côté de l’animal.

Ajoutons que le sommet des deux nageoires dorsales présente des teintes jaunâtres; qu’on voit quelquefois au-devant des yeux une ou deux raies obliques jaunes ou dorées ; et que lorsque les écailles ont été détachées du poisson par quelque accident, les museles montrent un rouge plus où moins vif.

Les formes du cordon-jaune ont beaucoup

44 rayons à la membrane des branchies du rongeor (le quatrième est très-éloigné des autres), 7 à la première nageoire dorsale, 10 à La seconde, 16 à chacune des pectorales, 6 à chacune des thoracines, 8 à celle de l'anus, 18 à celle de la queue, qui est très-fourchue.

DES POISSONS

de rapports avec celles du rougeor; mais ses dents sont beaucoup plus petites, et même à peine visibles !.

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