‹ Histoire naturelle de LacépèdeChapitre 277 sur 535 · ET LE SCARE POURPRÉ · texte numérisé non relu

ET LE SCARE POURPRÉ

Scarus purpureus, Forsk., Linn., Gmel., Lacep. *.

La conformation du museau des scares est

4 Forskael, Faun. Arab., p. 25, n.9.— Scare Sidjan. Bounaterre, pl. de l'Enc. méth-

très-remarquable. Elle suffirait seule pour les distinguer des autres poissons osseux; et elle leur donne de si grands rapports avec les diodons , les ovoides et les tétrodons, que l’on peut les considérer comme étant, dans leur sous-

| classe, les représentants de ces cartilagineux.

Leurs mächoires sont en effet osseuses , trèsdures, très-saillantes au delà des lèvres, au moins à leur volonté, convexes à l'extérieur, concaves à l’intérieur, quelquefois lisses sur leurs bords, quelquefois crénelées ou dentelées comme une lame de scie, composées chacune, suivant quelques observateurs, d’une seule pièce dans certaines espèces, formée de deux portions très-distinetes dans les autres, et presque toujours dénuées de dents proprement dites, c’est-à-dire de corps particuliers, solides ou flexibles, pointus ou arrondis, recourbés et en châssés en partie dans des cavités osseuses où membraneuses. Ce museau, dont l’ensemble offre souvent l’extérieur d’une portion de sphère creuse, a été comparé non-seulement à celui des tortues, qui sont, comme les scares, dépourvues de véritables dents, mais même au bec de quelques oiseaux et particulièrement à celui des perroquets. On a saisi d'autant plus cette analogie, que les mâchoires du scare sont fortes, et propres à couper, trancher et écraser, comme celles des perroquets; et que si ces oiseaux se servent de leur bec pour briser des os ou concasser des graines très-dures, les scares emploient avee succès leur museau pour réduire en pièces les petits têts et les coquilles des crustacées et des mollusques dont ils aiment à se nourrir, Un long exercice de leurs mâchoires et une pression fréquemment renouvelée de ces instruments de nutrition contre des substances très-compactes et tres-difficiles à entamer où à casser, alterent les bords de ces os convexes et avancés, et en les usant inéga-

? Ce poisson est du genre Sidjan, que M. Cuvier place dans sa famille des Acanthoptérygiens Theutyes, avec Les Acauthures, les Nasons, etc. D.

= Forskael, Faun. Arab., p. 26, n. 10. — Scare étoilé, Bonuaterre, pl. de l'Enc. méth.

4 Du même genre que le précédent, suivant Forskael et M. Cuvier. D.

* Le Scare ennéacanthe est décrit deux autres fois ci-après par M. de Lacépède, sous les noms de Scare denticulé et de Scare Chadri. M. Cuvier le place dans le genre des Scares proprement dits, et dans la famille des Acanthoptérygiens labroïdes. D.

* Scarus purpureus. Forskael , Faun. Arab.. p. 27, n, 42. — Scare pourpré. Bonnaterre, pl. de l'Enc.méth.

TM. Cuvier ne mentionne pas cette espèce.

DES POISSONS

lement, y produisent souvent des saillies et de | petits enfoneements irréguliers. Mais il est toujours aisé de distinguer ces effets aceidentels que le temps amène, d'avec les formes constantes que présentent ces mêmes mâchoires dans certaines espèces, même au moment où l’individu vient de sortir de l'œuf, et qui, consistant dans des denticules plus où moins sensibles, ont toujours une disposition symétrique, signe non équivoque de leur origine naturelle.

Les scares se nourrissant de crustacées, d’animaux à coquille, ou de plantes marines qu'ils peuvent couper et brouter, pour ainsi dire, avec autant de facilité qu’ils ont de force pour écraser des enveloppes épaisses, tous ceux de nos lecteurs qui se rappelleront ce que nous avons dit de l'influence des aliments des poissons sur la richesse de leur parure, s’attendront à voir les osseux de la famille que nous examinons , parés de couleurs variées, ou resplendissants de nuances tres-vives. Leur attente ne sera pas trompée : les scares sont de très-beaux poissons. Le sidjan, par exemple, est d’un bleuätre trèsagréable à la vue, et relevé par des taches noires, ainsi que par le jaune clair ou doré de ses raies longitudinales. L’étoilé se montre couvert presque en entier de taches bexagones ou de petites étoiles blanches où jaunes, ou d’un beau noir, disséminées sur un fond noirâtre qui les fait ressortir, et accompagnent d’une manière très-gracieuse le jaunâtre des pectorales, le jaune de la dorsale ainsi que de l’anale, et les raies dorées que l'on voit sur la caudale de quelques individus. Les raies pourpres et longitudinales du pourpré se marient , par une sorte de chatoiement très-varié, avec le verdätre de la partie supérieure de ce poisson, le bleu de sa partie inférieure, la tache noire et carrée et la bordure pourprée de chaque opercule, le croissant noir que l'on voit sur chaque pectorale et sur la dorsale, le vert de ces mêmes uaseoires , celui de la caudale qui d’ailleurs est tachée de pourpre, et le bleu de l’anale ainsi que des deux thoracines. Ces tons si diversifiés | sont, au reste, l’attribut, bien naturel d’animaux qui, en s'approchant de la surface des mers, peuvent facilement, dans le climat qu’ils habitent, être fréquemmentimprégnés de rayons solaires nombreux et éclatants. Le sidjan ; l’é-

toilé et le pourpré vivent près des côtes de |

V'Arabie , où ils ont été observés par Forskael,

L’ennéacanthe se trouve dans une mer voisine de celle de l'Arabie, Un individu de cette espèce a été apporté au Muséum d'histoire naturelle, du grand Océan équinoxial, où il avait été péché sous les yeux de Commerson. Nous ignorons de quelle couleur ce thoraein a été peint par la nature; mais ses nuances doivent être vives, puisque ses écailles sont très grandes. Comme le sidjan, l’étoilé et le pourpré, il a des rayons aiguillonnés à la nageoire dorsale. Mais au milieu de la petite famille que composent ces quatre scares, le sidjan, qui parvient jusqu’à une longueur de onze ou douze décimetres, et l’étoilé, qui ordinairement n’a que deux décimètres de longueur , forment un groupe particulier. Ils ont l’un et l’autre, au-devant de la nageoire du dos , un aiguillon communément tourné vers la tête, et caché sous la peau, au moins en très-grande partie. Les écailles qui revétent ces poissons sont petites; et ils paraissent préférer pour leur nourriture les plantes marines qui croissent au milieu des coraux où des rochers, auprès des rivages arabiques. Leur chair, au moins celle du sidjan, est agréable au goût; cependant, comme des blessures faites par les aiguillons de leurs nageoires ont souyent été douloureuses et ont causé des inflammations assez vives, on les a regardés comme venimeux ’.

Le pourpré est bon à manger, de même que le sidjan : mais ses écailles , au lieu d’être petites comme celles de ce dernier scare , sont très-larges ; elles ont de plus une forme rhomboïdale, montrent une ciselure.en rayons, et ne sont attachées que faiblement à la peau. On voit au-devant de ses narines un petit trou et

une sorte de barbillon ; ses opercules sont dé-

nués d’écailles semblables à celles du dos.

4 43 rayons à chaque pectorale dwsidjan , 2 rayons aiguillonnés (le premier ét le dernier) et 2 ou 5 rayons articulés à chaque thoracine, 47 rayons à la caudale. — 16 rayons à chaque pectorale de l'étoilé, 2 rayons aiguillonnés (le premier et le dernier) et 2 ou 5 rayons articulés à chaque thoracine, 47 rayons à la caudale. — 15 rayons à chaque peëlorale de l'ennéacauihe , 4 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 22 rayons à la caudale. — 5 rayons à 14 membranebranchiale du pourpré, 15 à chaque pectorale, 6 à chaque thoracine, 12 à la caudale.

LE SCARE HARID t.

Scarus Harid, Forsk., Linn., Gmel., Lacep. ?.

Le Scare Chadri 5, Scarus niger, Forsk.; Labrus niger, Linn., Gmel.; S. Chadri, Bouuat., Lacep.; S. enneacanthus et S. denticulatus, Lac.; S. capitaneus, Cuv. 4. — S. Perroquet 5, S. Psittacus, Forsk., Lac., Cuv. €. — S, Kakatoe7, S. Kakatoe, Lac.; Labrus cretensis, Linn., Gmel. — S. Denliculé, S. denticulatus, S. enneacanthuset S. Chadri, Lac.; S. Capitaneus, Cuv. #. — $. Bridé, S. frenatus, Lac., Cuv. ?.

C’est dans les eaux de la mer Arabique que Forskael a vu le harid, le chadri, le perroquet. Le kakatoe, auquel nous avons dû d’autant plus conserver le nom qu’il porte dans les Indes, où il est très-commun, que cette dénomination indique les rapports que lui donne la forme de son museau avec les Æakatoes, ou perroquets huppés, vit non-seulement dans plusieurs mers asiatiques, mais encore dans celle qui baigne et les rivages de Crète, et les côtes de Syrie, et les bords septentrionaux de l'Égypte.

Le denticulé et le bride ont été observés dans le grand Océan équinoxial par Commerson, qui en a laissé des dessins parmi ses manuscrits, et qui a trouvé le chadri dans cette même grande bande marine située entre les deux tropiques.

4 Forskael, Faun. Arab., p. 50, n. 47. — Scare Harid.

2 Non cité par M. Cuvier. D.

5 Scarus niger. Forskael, Fann. Arab., p. 28, n. 14. — Scare Chadri. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth. — « Odax « odon, odax, toto corpore cæruleus, circulo oculos ambiente, « purpureo. » Commerson, manuscrits déja cités.

4 La description du scare chadri se rapporte aux deux autres espèces du scare eunéacanthe et du scare denticulé, qui ontélé à Lort distinguées par M. de Lacépède. M. Cuvier admet ce poisson dans son genre Scare. D.

5Scarus psiltacus. Forskael, Faun. Arab., p. 29, n.16. —.

Scare bec de perroquet. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth.

# Ce poissou est admis par M. Cuvier dans le vrai genre Scare de la famille des Acanthoptérygiens labroïdes. D.

* Kakatoeha, capitano , dans les Indes. — Labre aiolé. Daubenton et Haüy, Euc. méth. — /d. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth. — Bloch, pl. 220. — « Labrus tetraodon vires- «cens, Caudà bifurci. » Arledi, gen. 54, syn. 57. — Scarus crelensis. Aldrov”. — Rai, p. 129, — Turdus viridis indicus. Lister. App. Willugnby, p.25, tab. X.

* Le Scare denticulé et le scare ennéacanthe ne sont, selon M. Cuvier, qu'une même espèce, à laquelle il faut encore rapporter la description du Scare Chadri de cet article. C'est à celle espèce qu'il donne le nom de Scare Capitaine, Scarus Capilaneus. D.

* Du genre des vrais Scares de M. Cuvier, famille des Acanthoptérygiens labroïdes. D.

“M. Cuvier regarde le Scanus GRETENS13 d'Aldrovande comme le vrai scare si célèbre chez les anciens et dont la couleur était rouge ou bleue selon la saison, Ce n'est pas, suivant le mème naturaliste, le SC&RUS CRETENS1s de Bloch, pl. 228. D.

D’après ce célèbre voyageur, le chadri, qui présente de chaque côté deux lignes latérales composées de traits petits et rameux, est couvert d’écailles très-grandes et entièrement lisses: les opercules présentent des écailles semblables à celles du dos; et l’on voit dans l’intérieur de la bouche deux plaques osseuses, que plusieurs rangs d'élévations ou de très-petites dents hérissent ou font paraître comme chagrinées , et qui sont très-propres à écraser les tiges des coraux et les fragments des madrépores. C’est, en effet, suivant ce même naturaliste, des animaux marins qui construisent ces tiges et ces fragments calcaires, que le harid aime à se nourrir. Il parvient à les saisir en corrodant avec ses mâchoires osseuses la substance crétacée dans laquelle ils se renferment; et d’après la nature de ses aliments ordinaires, il n’est pas surprenant qu’il ne soit pas recherché à l'Ile de France, où Commerson l’a décrit, qu’il y soit regardé comme malfaisant, et que ce savant auteur adopte l’opinion de ceux qui l'y croient venimeux. Commerson a remarqué que ce scare avait autour des yeux ün anneau ou cercle coloré en pourpre. Quant aux couleurs des autres cinq scares nommés dans cet article, le tableau générique indique les principales de celles qui sont répandues sur quelques-uns de ces animaux. Disons de plus, que le harid a les pectorales jaunâtres , et le dessous du corps violet, ainsi que la dorsale, la caudale , et la nageoire de l'anus ; que le perroquet a la base de ses nageoires pourprée; que le kakatoe a les côtés d’un vert clair, et les nageoires jaunes a leur base ét vertes à leur extrémité; que la plus srande partie de la queue du bridé est d’une teinte plus claire que le reste de la surface de l'animal ‘ ; que la ligne qui sépare les deux nuances générales de ce thoracin est courbe ; et que la dorsale ainsi que l’anale de ce poisson présentent, à leur base et à leur bord extérieur , une raie longitudinale très-étroite , et d’une couleur foncée ou tres-vive.

4 43 rayons à chaque pectorale du harid, 6 à chaque thoracine, 41 à la caudale. — 5 rayons à la membrane brauchiale du chadri, 15 à chaque pectorale, 7 à chaque thoracine, 45 à la nageoire de la queue. — 15 rayons à chaque pectorale du perroquet, 6 à chaque thoracine, 12 à la nageoire de la queue. — 4 rayons à la membrane branchiale du kakatoe, 16 à chaque pectorale, 6 à chaque thoracine, 18 à celle de la queue. — 14 à chaque pectorale du dentieulé, 11 à la caudale. —16 rayons à chaque pectorale du bridé, 40 à la caudale,

DES POISSONS

LE SCARE CATESBY *.

Scarus Catesby, Lacep., Cuv.?.

Catesby a observé ce scare, qui vit dans les eaux de la mer voisine de la Caroline; et voilà pourquoi nous avons donné à ce poisson un nom spécifique qui rappelât les grands services rendus aux sciences physiques par ce voyageur.

La dorsale de ce thoracin est très-longue, et sa caudale tres-haute ; les denticules de ses deux mäâchoires sont très-crandes, tres-fortes et égales. L'ensemble formé par son corps et sa queue est très-élevé; il pourrait done fournir une nourriture assez abondante:: il n’est cependant pas recherché pour la délicatesse de sa Chair, mais il plait par sa beauté. Le vert dont brillent ses écailles est relevé par le brun du dessus de la tête, de la dorsale , des pectorales et des thoracines ; ces thoracines et ces pectorales sont d’ailleurs bordées de bleu. L’operculeest bleu, bordé de rouge du côté de la queue et marqué, sur sa pièce postérieure, d’une tache jaune et éclatante ; et enfin une raie rouge règne sur toute Ja longueur de la nageoire de l’anus.

LE SCARE VERT *.

Scarus viridis , Bloch, Lacep., Cur. 1.

Le Scare Ghobban ‘, Scarus Ghobban, Forsk., Linn.. Gmel., Lac. 6, —S, Ferrugineux ?,S. ferrugineus, Forsk., Linn., Gmel., Lac. #,— S, Forskael *,S. sordidus, Forsk., Linn., Gmel.; S. Forskael. Lac. ‘.—S. Schlosser ‘‘ S. Schlosseri, Liun., Gmel., Lac.; Toxotes jaculato:, Cuv.; Labrus sagittarius, Lac, ‘2,— S. Rouge 5,8. ruber, Lacep. 14,

Dans plusieurs individus de l’espèce du scare vert, on voit, de chaque côté, la derniere den-

? Catesb. Carolin. 2, n. 29, tab. 29. — Seare, poisson vert. Bonuaterre, pl. de l'Enc. méth.

3 Du vrai genre des Scares, dans la famille des Acanthoptérygieus labroïdes, Cuv. D,

“ Cacatoea y0e, au Japon. — Bloch, pl. 222,

{Du vrai genre Scare de M. Cuvier, dans la famille des Acanthoptérygiens labroïdes. D.

® Forskael, Faun. Arab., p. 28, n,15. — Scare ghobban. Bonnaterre, pl. de l'Enc, méth.

5 Non cité par M. Cuvier. D.

7 Forskael, Faun. Arab., p. 29, n.15. — Scare ferrugineux. Bonnaterre, pl. del Euc. métb.

# Nou cité par M. Cuvier. D.

? Forskael, Faun, Arab., p. 50, n.18. — Scare sale. Bonaaterre, pl. de l'Enc. méth.

40 Non cité par M. Cuvier. D.

#4 Pallas, Spice. z001. 8,p. A.

+3 M. Cuvier éloigne beaucoup ce poisson des Scares, et le place dans son genre Archer, Toxotes, de la famille des

nthoptérygiens squamipennes, 11 le regarde comme na

telure de l’une et l’autre des deux mächoires recourbée en arrière comme une sorte de crochet, et beaucoup plus longue que les autres. Ilne parait pas qu’un trait semblable ait été remarqué par aucun naturaliste sur le ghobban. Ce dernier scare a d’ailleurs deux lignes latérales rameuses, dont l’inférieure commence avant la fin de la supérieure. Ces différences , réunies à quelques autres, que l’on saisira sans peine, et particulièrement à celle des couleurs du scare vert, et des nuances qui distinguent le ghobban , nous ont déterminés, au moins jus:

qu’au moment où nous aurons recueilli un plus grand nombre d'observations, à considérer ces deux poissons comme appartenant à deux espèces distinctes, malgré les très-grands rapports qui les rapprochent.

Le rouge a, sur la partie supérieure de son museau, un grand nombre de pores très-sensibles; on voit deux petits barbillons auprès de chacune de ses narines, et cinq ou six denticules plus grosses et plus longues que les autres à la mâchoire supérieure !.

On doit le compter parmi les poissons dont la parure est la plus riche et la plus élégante. L'éclat de l’argent et la vivacité du rouge le plus agréable sont réunis pour former ce qu’on est tenté de nommer un assortiment de couleurs du meilleur goût. La partie inférieure de l'animal est argentée ; deux larges bandes argentées aussi s'étendent de chaque côté de plusieurs individus, depuis les yeux jusqu’à l’extrémité ou auprèesde l'extrémité de la queue; et la base des pectorales, des thoracines et de la eaudale , est dorée.

Les couleurs qui distinguent le forskael, sont bien moins brillantes. A la vérité, ses pectorales et sa caudale sont jaunâtres : mais ses thoracines sont violettes, sa dorsale est brune, et sa partie supérieure d’un brun foncé, ou gris-defer.

Le même cris-de-fer, ou un brun presque semblable, mêlé de teintes couleur de rouille, compose la couleur générale du ferrugineux, dont la dorsale et la caudale sont jaunâtres, et

différant pas spécifiquement du Labre sagittaire de Lacépède, (décrit ci-avant) du Sciæna jaculatrix de Bonna terre, et du Coius Chatareus de Buchanan. D.

45 Bloch, pl, 221.

14 Non cité par M, Cuvier. D.

{ Une sorte d'aiguillon tourné vers la queue est placé au côté extérieur de chaque thoracine,

les: thoracines , ainsi que l’anale, d'un rouge violet.

Le rouge violet caractérise aussi les nageoires du ghobban, dont la, dorsale et l’anale sont bordées, à l’intérieur qu à l'extérieur, et quelquefois en haut et en bas, d'un vert tirant sur le bleu ; dont la caudale ; et souvent les pectorales et les thoracines , sont lisérées de verdàtre ; et dont la tête montre des raies du même ton, ou à peu près.

Ce.ghobban vit dans la mer d'Arabie, ainsi que le ferrugineux et le forskael, auquel j'ai donné un, nom spécifique qui rappelle le yoyageur eélèbre dont les recherches nous ont procuré la description de ces trois scares !,

Le vert habite dans les eaux du Japon ;le schlosser, à Java; et le rouge, dans la mer des Antilles , aussi bien que dans celle des Indes orientales.

LE SCARE TRILOBÉ ?,

Scarus trilobatus, Lacep. ‘.

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