LE LUTJAN ARGENTÉ-VIOLET
Gymnocephalus arzenteus, Bl.; Lutjanus argenteoviolaceus, Lacep. ?.
Les Grandes-Indes. sont la: patrie de. ce poisson...
Les. dents: de l'argenté. sont. à peine visibles: La dernière pièce de chaque opercule ne:présente pas. ordinairement de dentelures. L'anus est plus éloigné de la. gorge que de la caudale *.
LE LUTJAN DÉCACANTHE #,
Labrusstriatus, Linm, Gmel.; Lutjanus decacanthus; Lac.
Le Eutjan Scine®, Babrus Scina’, Hinn.,. Gmel.; Dutjanvs Seina, Lac. — LutjanLapine #, CrenilabrusLapina, Cav.; Labrus Lapina, Linn., Gmel.; Lutjanus Lapina, Lacep. — Lutjanrameux T, Labrus ramentosus, Linn., Gmel.; Lutjanus ramentosus, Lac. — Lutjan œillés, Crenilabrus..……, Cuv.; Labrus ocellatus, Linn., Gmel.: Lutjanus ocellatus, Lacep. — Lutjan bossu Ÿ, Labrus Gibbus, Linn., Gmel.; Lutjanus gibbus, Hacep. — ZLutjan olivätre1%, Crenilabrus...., Cuv.; Labrus olivaceus, Linn., Gmel.; Lutjanus olivaceus, Lac. 41,
On a observé en Amérique le lutjan décacanthe, dont la couleur générale est d’un brun jaunâtre.
Le lutjan scina et le lutjan. lapine habitent dans la Propontide, et particulièrement auprès de Constantinople. Le scina a le dessous du corps etde la queue blanc, avec des raies jaupes.et un peu tortueuses; les: pectorales jaunes et sans taches; les autres nageoiresijaunâtres et tachées de bleu. La tête du lutjan lapine pré-
# Gymnocéphate argenté. Bloch, pl. 552, fig: 2:
*M. Cuvier ne fait pas mention de ce poisson: D:
F5 rayons à la membraue branchiale du lutjan-argenté, 12 rayons à chaque pectorale, 1 rayon aignillonné- el 5 rayons articulés à chaque thoracine, 14 rayons à la nageoire-de la
4 Mus. Ad. Frid. 2, p, 77". — ZLabre strié. Daubenton et Iaüy, Enc. méth. — 4: Bonnaterre, pl. de l'Enc: méth:
5 Forskael, Faun. Arab., p. 56, n. 50: — Zabre kichla. Bonvaterre, pl. de l'Enc. méth.
“Forskael, Faun. Arab., p. 56, n. 51. — Zabre lapine: Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth.
T Forskael, Faun. Arab., p.54, n. 28. — Zabre rameux. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth.
* Forskae!, Faun. Arab., p. 57, 0. 55. — Labre œil diécarlate. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth.
* Gibbous wrasse. Pennant , Brit: Zool. 5, p. 208; m: 5. — zabre bossu.Bonnaterre, pl. de l'Enc. méthi.
40 Brunn. Pisc. Massil., p.56, n. 71.—ZLuabre olivälre. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth.
41 M. Cuvier ne mentionne que trois de ces sept'espèces de poissons. Il les considère comme se rapportant asousousgenre Crénilabre , dans le grand genre des Labres, et'selon lui, le Lutjan œillé de cet article ne diffère pas spécifique went du Lutjan olivâtre. D.
sente des: taches rouges:sur le côté, et une raie petite, ondée, et bleue au-dessous de l'œil; ses pectorales: sont jaunes:; les thoracines bleues; et ses autres nageoires violettes avec des taches bleues. Forskael a le premier publié la description de ces deux lutjans, ainsi que du rameux et de l’œillé, dont l'un vit dans la mer d’Arabie, et l'autre dans: celle de Syrie. Le rameux est d’un vert mêlé de brun ; il a des taches violettes sur le sommet de la tête, au-dessous des: yeux, et surles:nageoires.. L’œillé, qui préfère les eaux de la Syrie, montre auprès. de chaque’œil une: tache ronde et couleur d’écarlate, qui se marie très-bien avec la tache bleue: et bordée de rouge qu’indique pource: poisson: le: tableau générique des lutjans.
On a pêché le bossu auprès des côtes d’Angleterre. Les pectorales: de ce thoracin sont jaunes ; la base de ces pectorales offre des bandes: étroites, transversales et rouges; les thoracines et la nageoïire de la queue sont verdâtres ‘.
A l’égard de lolivâtre, que l’on rencontre dans la Méditerranée, comptons parmi ses:principaux attributs les teintes argentées: de sa tête, celles de sa caudale, qui est roussâtre, et la couleur de ses autres nageoires, qui est semblable à celle du’ corps.
LE LUJAN. BRUNNICH. ?,
Crenilabrus fuscus, Cuy.; Labrus fuscus, Linn., Gmel.; Lutjanus Brunnichii, Lacep. :.
Le Lutjan marseillais 4, Crenilabrus unimaculatus, Cuv. ; Labrus unimaculatus, Linn., Gmel.; Lutjanus massiliensis,
4 Srayons à la membraue branchial® du lütjan détacanthe, 17 à chaque pectorale, 1 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 12 rayons à là caudale.—14 rayons à. chaque pectorale du lutjan scina, { rayon aiguillonné'et 3 rayons-articulés à chaque thoracine, 15 rayons à là nageoire de la queue.— 15 rayons à chaque pectorale du lutjan lapine, { rayon aiguillonné et à rayons articulés à chaque thoracine, 15 rayons à la caudale. — 5 rayons à la membrane branchiale du lutjanrameux, 45 à.chaque pectorale, { rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 12 rayons à la nageoire de la queue. — 41 rayons à chaque pectorale du lutjan æillé, 4 rayomaiguillonné et3 rayons articulés à chaque thoracine , 15 rayons à la caudale. —15 rayons à cliaqne pectorale du Jutjan bossu,.{ rayon aiguillonné et 5 rayons articulés àchaque thoracine.— 5 rayons à la membrane branchiale du lutjan olivâtre , 15 à. chaque pectorale, { rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine,, 12 rayons à là na-
2 Brunn. Pise. Massil., p. 36, n. 72: — Labre serpentin: Bonvaterre, pl. de l'Enc. méth.
5 Du sous-genre Créuilabre, dans le grand genre Labre dé lafamille des Acanthoptérygiens labroïdes, Cuv. D.
4 Brunn. Pise. Massil., p.37, n.75; et p.97, n. 10.— Zabrs rayé de bleu. Bonnaterre, pl.de l'Enc. métli.
Lac, 1. — Lutjan adriatique ?, Serranus Hepatus, Cuv.; Labrus adriaticus, Liun., Gmel.; Lutjanus adriaticus, Lac.; Holocentrus striatus, Bl.; Hol. siagonotus, Laroche 5. — Lüuljan magnifique, Perca nobilis, Linn.. Gmel.; Lutjanus magnificus, Lac. 4, — Lutjan Polymne 5, Amphiprion Polyronus, BL., Schn., Cuv.; Anthias Polymnus, Bl.; Lutjanus Polymaus, Lac. f.
Le brunnich ne parvient ordinairement qu’à la longueur d’un décimètre; il est allongé et un peu comprimé : sa dorsale, son analeet sa caudale sont brunes ou rousses à leur base, et tachées de bleu; les pectorales rousses à leur base et bleues à leur sommet; les thoracines rouges et sans taches. Il a été observé par Brunnich dans la Méditerranée, ainsi que le marseillais. Ce dernier lutjan est aussi petit et aussi comprimé que le premier, mais sa forme générale est moins allongée. On voit souvent une tache noire vers l'extrémité postérieure de sa nageoire du dos.
C'est encore le savant Brunnich qui a décrit ie premier le lutjan adriatique. II l’a vu dans la mer de ce nom auprès de Spalatro. La longueur ordinaire de ce poisson est à peu près égale à celle du marseillais et du brunnich. Sa rageoire de l’anus est noire à la base et jaune à son bord extérieur 7.
L’éclat de l’argent dont brille le magnifique
4 Du sous-genre Crénilabre, de M. Cuvicr, commie ie précédent. D.
2 Labre rayé de brun. Bonnaterre, pl. de À Enc. méth. — Brunn. Pise. Massil., p.98, n. 11.
5 Du genre MEROU, Serranus, dans la famille des Acanthoptérygiens percoïdes de M. Cuvier.—M. de Lacépède a décrit ce poisson trois fois, sous les noms, 1° de Luljan adriatique , 2° de Labre hépale, et 5° de Holocentre triacanthe. D.
4 Non mentionné par M. Cuvier. D.
5 Tontelton, dans les grandes Indes. — Zd.en Angieterre. — Den weisband , en Allemagne. -- Genaarde baarr, en Hollande. — Perca polymra, Linnée, éd. de Gmelin. — « Perca dorso monopterygio, caudä subrotundä, corpore fasciis transversis albis. » Gronov. Mus. 190. — Séba, Mus. 3, tab. 26, fig. 20. — Perséque polymne. Daubenton et Haüy, Enc. méth — /d. Bonneterre, pl. de l'Enc. méth.— Anthias polymme. Bloch, pl. 516, fig. 1.
6 Du genre Ampbhiprion, dans la famille des Acanthoptérygiens sciénoïdes, Cuv. D.
7 8 rayons à la membrane branchiale du lutjan brunnich, 12 à chaque pectorale, { rayon aiguillenué et à rayons articulés à chaque thoracine, 15 rayons à la caudale. — 5 rayons à la membrane branchiale du lutjan marseillais, 44 à chaque pectorale, { rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 15 rayons à la nageoire de la queue. — 6 rayons à la membrane branchiale du lutjan adriatique , 14 à chaque pectorale, { rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 17 rayons à la caudale. — 15 rayons à chaque pectorale du lutjan magnifique, { rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine , 47 rayons à la nageoire de la queue, — 6 rayons à la membrane branchiale du lutjan polymne, 16 à chaque pectorale, { rayon aiguillonné et5rayons articulés à chaque thoracine, 14 rayons à la caudale,
m'a indiqué le nom spécifique que j'ai cru de voir Jui donner. Ce lutjan habite dans les eaux de l’Amérique ; et les orifices de ses narines sont placés comme au bout d’un très-petit tube ‘.
Les Grandes-Indes sont la patrie du polymne, La tête de ce poisson est petite; la nuque élevée ; la langue lisse, ainsi que le palais ; le dos caréné, le ventre arrondi.
Bloch a décrit une variété de ce beau lutjan ?. Elle diffère du polymne que nous tâchons de faire connaître par les quatre caractères suivants : premièrement, le corps et la queue sont plus allongés que ceux de ce même polymne ; secondement, toutes les nageoires sont bordées de noir ; troisièmement, la partie postérieure de la dorsale, les pectorales, les thoracines, l’anale et la caudale sont cendrées ; et quatrièmement la ligne latérale n’est pas interrompue.
LE LUTJAN PAUPIÈRE :,
Perca paipebrosa, Lion., Gmel.; Lutjanus palpebratus, Lacep. :.
Le Luljan noir 5, Perca atraria, Linn., Gmel.; Lutjanus atrarius, Lac. ©. — Lutjar chrysoptére *, Hæmulon chrysopteron, Cuv.; Perca chrysoptera, Linn., Gmel.; Lutjanus chrysopterus, Lac. #. — Lutljan méditerranéen *, Crenilabrus....., Cuv.; Perca mediterranea, Linn., Gmel.; Lutjanus mediterraneus, Lac. {°.— Luljan rayé !!, Perça vit- Lata, Linn., Ginel.; Lutjanus vittatus, Lac. 42,
Le lutjan paupière, qui habite en Amérique, ne présente jamais que de petites dimensions.
4 je n'ai pas vu d'individu de l'espèce du magnifique : si ce tutjan, contre mon opinion, n'avait pas de dentelure aux opercules, il faudrait le placer parmi les labres où parmi les spares, suivant les caractères que l'observation ferait reconuaitre dans ce thoracin.
2 Bioch, pl. 516, fig. 5.
3 Perséque paupiére. Daubenton et Haüy, Enc. méth. — id, Bonpatcrre, pl. de l'Enc. méth.
4 Nor mentionné prar M. Cuvier. D.
5 Black fish, dans la Caroline, suivant Garden.—Perséque noire. Daubentor et Haüy, Enc. méth.— /d. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth.
6 Non mentionné par M. Cuvier. D.
1 « Perca marina gibbosa. » Catesby, Carol. 2. p.2, tab. 2, fig. 1. — Perséque dorée, Daubenton et Haüy, Enc. méth. — Jd. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth.
# Du genre GORETTE, Hæmulon, Cuv., dans la famille des Acanthoptérygiens sciénoïdes. D.
° Mus. Ad. Frid. 2, p. 85°. — Brunn. Pisc. Massil., p. 66, n. 82. — Persèque tachée. Daubenton et Haüy, Enc. méth.— Id. Bonuaterre, pl. de l'Enc. méth.
10 fndiqué comme se rapportant au sous-5enre Crénilabre, dans le grand genre des Labres, par M. Cuvier. D.
4 Mus. Ad. Frid. 2, p. 88*.—Persègue rayée. Daubenton et Haüy, Enc. méth. — /d. Bonnaterre, pl, de l'Enc. méth.
12 Non cilé par M. Cuvier. D.
DES POISSONS
Le noir et le chrysoptère ont été vus particulièrement dans les eaux de la Caroline, l’un par Garden, et l’autre par ce même observateur et par Casteby. Le second de ces lutjans a la tête allongée, et couverte en entier de petites écailles, et l'anale ainsi que la caudale tachetées de brun ‘.
Nous n’avons pas besoin de dire que le méditerranéen vit dans la Méditerranée. Il n’a point de petites écailles sur la partie supérieure de la tête; et ses pectorales, ses thoracines, son anale et sa caudale sont rousses ou jaunes.
Le lutjan rayé a été pêché en Amérique. On a remarqué la force du second rayon aiguillonné de sa nageoire de l’anus. Il nous semble que c’est avec raison que les professeurs Gmelin et Bonnaterre ont rapporté à cette espèce le poisson du Japon, décrit par le savant Houttuyn, dans les Mémoires de Harlem , tome XX, ». 326, et qui avait un peu plus de deux décimètres de longueur.
LE LUTJAN ÉCRITURE ?,
Serranus Scriba, Cuv.; Perca Scriba, Linn., Gmel.; Lutjanus Scriptura, Holocentrus marinus, et Holocentrus fasciatus, Lac. 5.
Le Lutjan chinois 4, Perca sinensis, Linn., Gmel.; Lutjanus chinensis, Lac.5.—ZLutjan Pique f, Pristipoma Hasta, Cuv.; Lutjanus Hasta. B]., Lac. 7. — Lutjan Selle $, Amphiprion Ephippium, Schn., Cuv.; Lutjanus ephippinus, BL, Lac. ?, —Luljan deux-dents 19, Crenilabrus....., Cuv.; Lutjanus bidens, BI., Lac. 1,
On ne connaît pas la patrie du lutjanécriture;
1 48rayons à chaque pectorale du lutjan paupière, { rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 17 rayons à la nageoire de la queue. — 7 rayons à la membrane branchiale du lutjan noir, 20 à chaque pectorale, 7 à chaque thoracine, 20 à la caudale. — 5 rayons à la membrane branchiale du lutjan méditerranéen , 14 à chaque pectorale, 4 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine , 43 rayons à la nageoire de la queue. — 6 ou 7 rayons à la membrane branchiale du lutjan rayé, 18 à chaque pectorale, 4 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 47 rayons à la caudule.
3 Mus. Ad. Frid. 2, p. 86". — Persègue écriture. Dauhenton et Haüy, Enc. méth. — Zd. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth.
5 Du geure MÉROU, Serranus, Cuv., dans la famille des Acanthoptérygiens percoïdes. Ce même poisson a été décrit deux autres fois par M. de Lacépède sous les noms d'Æolocentre fascé et d'Holocentre marin. D.
4 Osbeck. It. tho. Chin. vol. 2, p. 25. — Persègue chinoise. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth.
5 Non mentionné par M. Cuvier. D.
8 Lutjan broche. Bloch, pl. 246, fig. 1.
* Dugeure PRISTIPOME, Cuv., dans la famille des Acanthoptérygiens sciénoïdes. D.
il serait superflu de dire quelle est celle du chinois. Ce dernier poisson a de petites dents aux deux mâchoires , et la nageoire du dos échan- Crée
On trouve au Japon le lutjan pique, dont le nom a été imaginé pour désigner la longueur et la forme du second aiguillon de son anale, lequel a paru présenter une petite image du fer d’une pique. Le palais de ce thoracin est revêtu de dents très-petites ; ses yeux sont un peu saillants; la nageoire du dos est tachetée de brun; les pectorales, les thoracines et la caudale sont rouges ; l’anale est bleuâtre.
La langue du lutjan selle est courte, épaisse et lisse, de même que son palais; la nuque est relevée ; la grande tache noire placée sur le dos, et descendant des deux côtés de l’animal, comme une selle, s'étend d’autant plus, àproportion des dimensions du poisson, que l’individu est moins jeune et plus grand. Toutes les nageoires de ce thoracin sont d’un gris bleuâtre. On a pêché cet osseux dans les Indes orientales.
Le lutjan deux-dents habite dans l’Océan Atlantique boréal, et par conséquent dans une mer bien éloignée de celle dans laquelle on a observé le iutjan selle. 11 n’y a qu’un seul orifice à chaque narine du premier de ces deux poissons ; cette cuverture est très-proche de l’œil. Une tache noire marque la base de chaque pectorale ; chaque écaille montre une petite raie longitudinale, et d’un jaune pâle.
* Luljan selle. Bloch, pl. 250, fig. 2.
* Du genre AMPBHIPRION, Cuv., dans la famille des Acanthoptérygieus sciénoïdes. D,
49 Lutjan dent-double. Bloch, pl. 251, fig. 1.
#4 Du sous-genre Crénilabre de M, Cuvier, D,
4 7 rayons à la membrane branchiale du Intjan écriture, 13 à chaque pectorale, { rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 15 rayons à la caudale. — 18 rayons à chaque pectorale du lu!jan chinois, 4 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine , 147 rayons à la nageoire de la queue, — 16 rayons à chaque pectorale du Iutjan pique, 1 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 18 rayons à la caudale. — 6 rayons à la membrane branchiale du lutjau selle, 19 a chaque pectorale, 1 rayon aiguillonné et 5rayous articulés à chaque thoracine, 16 rayons à la nageoire de la queue. — 5 rayons à la membrane branchiale du lutjan deux-dents, 45 à chaque pectorale , { rayon aiguilionné et 5 rayons articulés à chaque thoracine , 15 rayons à la caudale,
LE LUTJAN MARQUÉ },
Crenilabrus notatus, Cuv.; Lutjanus notatus, BI., Lac. ?!
se Lutjan LinkeS, Crenilabrus Linkii, Cuv.; Lutjanus Linkii, BL, Lac. À, — Lutjan Surinam 5, Pristipoma surinamense, Cuv.; Lutjanussurinamensis, Bl,, Lac.; Holocentrus gibbosus, Lac.f, — Luljan verdätre ‘, Crenilabruswirescens, Cuy.s;, Lutjanns virescens , BL. , Lac, #. — Zutjan Groin*, Crenilabrus Verres, Cuv.; Lutjanus Verres, et Bodianus Bodianus, Bli: Lutjanus rostratus, Lac: 10: —Jutjan norvégien 11, Crenilabrus norvegicus, Cuv.; Lutjanus norvegicus, Bl., Lac, 12,
Le marqué n’a qu’une rangée de dents serrées et pointues à chacune desesmächoires ; sa langue et son palais sont lisses ; chaque narine n'& qu'un orifice ; les Indes: orientales sont sa patrie.
Bloch, qui a décrit le premier le lutjan linke, à donné à ce poisson le nom de M. Linke son ami, de quiil'avaitreçuiun individu de cette espèce, mais il ignorait dans quelles eaux cet individu avait été péché.
Le lutjan surinam,, dont la patrie: est indiquée par le nom que porte ce thoracin, a la langue lisse, mais le palais rude-au toucher; chaque opereule composé de trois pieces; les nageoires bleues ; et la caudale rouge dans sa partie supérieure !$,
4 Luljanmarqué. Bloch, pl, 261, fig: 2:
3 Dusous-genre CRÉNILABRE, dans le grand genre Labre, selon:M. Cuvier. D,
5 Luljan de Linke. Bloch, p. 252.
4 Autre espèce du sous-genre CRÉNILABRE de M. Cuvier, qui le réunit au Zabrus violaceus de Bloch. D.
5 Stein kahlkopf, par les Allemands. — Sfeen kaal kop, par les Hollandais. — Zutljan de Surinam. Bloch, pl: 235.
# Du genre PRISTIPOME, dans la famille dés Acanthoptérygiens sciénoïdes, Cuv. M. de Lacépède a décrit ce poisson deux fois, 4° sous le nom de Lutjan Surinam, et 2 d'Holocentre hossu,, D.
7 Lutjanverdätre. Bloch, pl 254, fig: 1;
# Du sous-genre CRENILABRE, dans le grand genre des Labres, selon M. Cuvier, D.
* Lutjan groin. Bloch, pl. 254, fig, 2,
49 Du sous-genre CRÉNILABRE, Cuv, D,
#\ Luljan de Norvege. Bloch, pl. 256.
41 Dusous-genre CRENILABRE, dans le:grand genre: Labre de Mi Cuvier, D,
43 5 rayons àla membrane branchiale du lutjan marqué, 14 à chaque pectorale , 1 rayon aiguillonné et 3 rayonsarticulés à chaque thoracine, 46 rayons à la nageoire de la queue, — {4 rayons à: chaque pectorale du lutjan linke; { rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 13 rayons À la caudale. — 6 rayons à la membrane branchiale du lutjan surinam , 46 à chagne pectorale, 4 rayon aigvillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 46 rayons à la nageoire de la queue. — 5 rayons à la membrane branchiale du lutjan verdâtre, 12 à chaque pectorale, { rayon aïiguillonné et 8 rayons articulés à chaque thoracine, 16 rayons à lacaudale. — E rayons à la membrane branchiale du lutjan groin, 12 à chaue pectorale, { rayon aiguillonné et 3 rayons articulés à cha-
On ne doit pas oublier de remarquer, sur le lutjan verdâtre , la, forme de la dernière pièce de chaque opereule,, qui se termine en pointe ; les raies. violettes qui règnent sur la tête, les côtés, la dorsale et l’anale ; ni les deux. bandes transversales , étroites, courbes, et d’un violet plus ou moins foncé, que l’on peut voir sur la caudale.
Le palais et la langue du lutjan groin sont doux au toucher, et ses nageoires courtes.
Le lutjan norvégien a aussi sa langue et son palais très-lisses ; une petite membranes’avance un, peu au-dessus de chaque œil. de ce poisson ; une humeur gluante sort des pores que l’on peut compter auprès de cet organe; les:rayons aiguillonnés. de la, dorsale sont garnis chacun d'un filament; une nuance bleue distingue les pectorales:et les thoracines; l'anale et la.caudale sont violettes à leur extrémité.
LE LUTJAN JOURDIN #,
!Ampbhiprion.bifasciatus, BI., Schn., Cuv.; Anthias bifas ciatus, BI.; Holocentrus bifasciatus, Schneïd.; Lutjapus Jourdin,, Lac. ?.
Le Luljan Argus 5, Anthias Argus, Bl,; Lutjanus Argus, Lac. 4. — Lutjan John 5, Mesoprion Johnii, Cuv.; Anthias Johnii, BI. ; Lutjanus Johnii, Lac. #. — Zutjan Tortue 7, Anabas testudineus, Cuy.; Anthias testudineus, Bl.; Lutjanus testudineus, Lac. #. — Luljan Plumier *, Sèrranus striatus, Cuv.; Anthlas striatus, Bl,; Anthias Cherna, Bl,, Schn. ; Lutjanus Plumieri, et Sparus chrysomelanus , Lac. 10, — Zutjan oriental #, Serranus orientalis, Cuy. ; Anthias orientalis, Bl.; Lutjanus orientalis, et Lutjanus aurantius, Lac. 42,
Le lutjan jourdin a beaucoup de rapports avec lelutjan polymne. Son palais et sa langue
que thoracine , 45 rayons à: la nageoire de la queue. —.5 rayons: à la: membrane: branchiale: du lutjan norvégien, 14 à chaquepectorale,, 4;rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, {6rayons à la caudale.
4 Doppel band , par les Allemands. —-« Anthias jourdin, anthias hifasciatus, » Bloch, pl. 516, fig. 2.
2 Du genre AmPHIPRION, dans la famille des Acantlioptérygiens sparoïdes, selon M. Cuvier. D.
5 « Anthias argus. » Bloch, p. 517.
4 Non mentionné par M. Cuvier. D:
8 « Anthias Johnii. » Bloch, pl. 518.
# Du genre MEÉSOPRION, dans la famille dès Acanthoptérygieus percoïdes de M. Cuvier. D.
7 « Anthias testudineus. » Bloch, pl: 522.
# Ce poisson est placé par M. Cuvier “ans lé genre ANABAS, de la famille des Acanthoptérygiens pharynziens-labyrinth: formes. C'est le même que le lutjan grimpeur, Dacép. D:
% « Anthias striatus. » Bloch, pl. 524.
49 Du genre MÉROU, Serranus, dans la famille dés Acanthoptérysiens percoïdes, Cuv. M. de Lacépède a décrit deus
< DES POISSONS
sont dénués de petites dents; mais son:gosier en est entouré. Les.deux pièces deichaque opercule sont dentelées, et la postérieure l’est profondément. Les deux côtés de la-caudale sont blancs, de manière à faire présenter par la couleur brune du milieu de cette nageoire, la figure d’un fer de lance. On voit aussi sur le haut de la partie postérieure de la dorsale une teinte blanche qui se réunit et se confond avec la seconde bande transversale. Valentyn, qui a donné le premier un dessin(de ce beau poisson, ique l’on trouve dans les eaux de l’ile d’'Amboine, dit que ce thoracin parvient à la longueur de deux.ou trois décimètres, et que les reflets dorés dont il brille jettent un tel éclat, que, lorsqu'on voit plusieurs individus de cette espèce nager ensemble, ils offrent un petit spectacle des plus agréables.
L'argus est remarquable par ses taches brunes.en forme de cercle ou d’anneau,.et par conséquent un peu semblables à une prunelle entourée de son iris ; il a d’ailleurs sur la tête et sur les nageoires d’autres taches de la même couleur, rondes, mais plus petites, et non percées dans leur centre. Les deux mâchoires de ce poisson sont garnies de dents aiguës et égales.
Le lutjan John a recu de Bloch le nom qu'il porte; et ce savant naturaliste le lui a donné pour exprimer sa reconnaissance envers son ami, le missionnaire John, qui lui avait envoyé un individu de cette espèce. Ce thoracm vit à Tranquebar. Il a la chair blanche et de bon goût. La mâchoire supérieure est garnie de dents aiguës et séparées les unes des autres, parmi lesquelles deux attirent l’œil par leur longueur. L'orifice de chaque narine est double. Chaque opercule.est terminé par une prolongation pointue. Une partie de la caudale est couverte de petites écailles. Cette même caudale, les pectorales et les thoracines sont rouges, pendant que le bleu et l’orangé distinguent la dorsale et la mageoire de l’anus.
On trouve dans le Japon, aussi bien que sur la eôte de Coromandel, le lutjan tortue. Ses écailles sont grandes ; et son crâne a paru assez dur au naturaliste Bloch pour qu'il ait cru de-
lois ce poisson, sous les noms, 1° de Zuljan Plumier, et æ de Spare chrysomélane. D.
4 « Anthias liuéaire, anthias lineatus. » Bloch, pl. 326, Gg. 4.
4 Du genre MÉROU, Serranus, Cuv. M. de Lacépède l'a décrit une seconde fois sous le nom de Zutjan orangé.
voir désigner lamanière d'être de cette boîte osseuse, par le nom de Tortue qu’il a:donnéà l'animal.
Les nageoires du lutjan Plumier sont rouge4tres; et, suivant le célebre voyageur dont nous avons cru devoir lui faire:porterile nom, sa chair est de bon goût ét facile à digérer. On le pêche dans la partie de l'Océan Atlantiqueiqui entoure les Antilles !.
L’oriental, dont la dénomination ‘annonce qu il habite les Indes orientales, a chaque.opercule terminépar une prolongation anguleuse ; les pectorales, les thoracines.etla caudale, rouges ou rougeâtres; la dorsaleet l'anale rouges du côté de la tète et jaunes vers la nageoire de la queue, sur laquelle on voit des taches noires etpetites, ainsi que sur la nageoire du dos.
Bloch a publié le premier la description des six lutjans dont nous venons de parler.
LE LUTJAN TACHETÉ ?,
Pristipoma Caripa, Cuv.?; Anthias maculatus BI. ,; Lutjanus maculatus, Lac. *.
Le Zutjan Orange 4, Serranus orientalis, Cuv.; Anthias orieutalis, BL; Lutjanus aurantius, et L, orientalis, Lac, 5, — Luljan Blanc-or $, Mesoprion albo-aureus, Cuv.; Lutjanus albo-aureus, Lac. 7. — Lutjan Perchots, Amphiprion Percula, Cuv.; Lutjanus Percula, et L. Polymna, var., Lac.; Anthias Percula, Bl. °.—ZLuljan Jaunellipse ®, Luljanus elliptico-flavus, Lac. 1, — Lutjan Grimpeur 41, Anabas testudineus, Cuv.; Amphiprion Scanso:, BI, Schn.; Perca scandens, Daldorff.; Lutjanus scandens, Lacep. ‘. — Luljan Chétodonoïde, Diagramma Plectorhynchus, Cuv.; Plectorynchus chætodonoides, et Lutjanus chætodonoides , Lac. 14, — Lutjan Diacanthe , Corvina Catalea, Cuv.; Lutjanus Diacanthus, Lacep. 45. — Lutjan Cayenne, Otolithus Toe-toe, Cuv.; Lutjanus cayenensis, Lac. #6.
Le tacheté se trouve dans les Indes orientales, et a les écailles dures et argentées.
4 6 rayons à la membrane branchiale dulutjan jourdin, 14 à chaque pectorale, { rayon aiguillonné et & rayons articulés à chaque thoracine, 14rayons à la çaudale. — 16 rayons à chaque pectorale ‘du lutjan argus, 4 rayon aiguillonné et& rayons articulés à Chaque thoracine , 16 rayons à la nageoiré de la queue. — 6 rayons à la membrane branchiale du lutjan John, {6 à chaque pectorale, 4 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine , 18 rayons a 1a caudale. — 5 rayons à la membrane branchiale du lutjan tortue, 16 à ch:que pectoralé, x rayon aiguilionné et 5 rayons articulés à chaque thoracine , 45 rayons à la nageoire de la queue. — 14 rayons à chaquetpectorale du lutjau plumier, 1 rayon aiguillonné et 8 rayons articulés à chaque thoracine, 48 rayons à la caudale. — 5 rayons à la membrane branchiale du lutjan oriental, 46 à chaque pectorale, { rayon aiguillouné et 5 rayonsarticulés à chaque thoracine, 21 rayons à la nageoira de la queue.
34 Barbier tacheté, Anthias maculatus, » Bloch, pl. 726
L'orange habite dans les eaux du Japon.
Le blanc-or a été vu par Commerson auprès des rivages de la Nouvelle-France, pendant l’été de cette contrée. Il parvient à deux ou trois décimètres de longueur. Le dessus de la tête et du dos de ce poisson est brunâtre; ses nageoires sont jaunes, excepté la caudale, qui est noire et terminée par une raie blanche, le haut de la partie antérieure de la dorsale , qui est rouge, 2t le haut de la partie postérieure de cette même pageoire, qui est noir. Ce lutjan a des écailles allongées auprès de ses thoracines. Commerson
écrit que la chair de ce poisson n’était ni malaine ni désagréable au goût.
Le perchot habite auprès des rivages de la Nouvelle-Bretagne, et particulièrement dans le port Praslin, où Commerson jeta l’ancre avec notre célèbre Bougainville , en juillet 1768. Ce poisson, qui parvient à peine à la longueur d'un décimetre, et qui ne peut pas être recherché pour la table à cause de sa petitesse, vit au milieu des rochers, où il se cache parmi les coraux.
5 M. Cuvier rapporte, presque sans doute, le lutjan tacheté, Lac., à son Pristipome Caripe, de la famille des Acanthoptérygieus sciénoïdes. D.
+ Mongrel, par les Anglais. — « Mulot, Anthias orienta- « lis. » Bloch, pl. 526, fig. 5.
5 Du genre MEROU, dans la famille des Acanthoptérygiens percoïdes, Cuv. 11 ne diffère pas spécifiquement du lutjan oriental de Lacépède, décrit dans l'article précédent. D.
5 « Aspro lineis aureis (circiter decem utrinque) longitudi- « naliter virgatus, pinnæ dorsalis posterioris fastigio et caudà « nigris. » Commerson, manuscrits déjà cités.
* Du genre MESOPRION , dans la famille des Acanthoptérygiens percoïdes, Cuv. D.
8 Perchot de la Nouvelle-Bretagne. — « Aspro ex auran- « tio rubens, zonis tribus è cæruleo albicantibus, nigro mar- « ginatis, capiti nostremo, medio corpori, caudæque basi « circumfusis. » Commerson, manuscrits déjà cités.
* Du genre AMPHIPRION, famille des Acanthoptérygiens percoïdes. M. Cuvier lui rapporte la variété du Lutjan polymne, décrite par M. de Lacépède. D,
404 Aspro subrubens, tænià ellipticà oculis ponè contiguä. » Commerson, manuscrits déjà cités.
#4 Non mentionné par M. Cuvier. D.
42 Perca scandens, par le lieutenant Daldorff de Tranquebar (Mémoire communiqué par le chevalier Banks, Actes de l1 société Linnéenne de Londres, t.5, p. 62).
45 Du genre AnaBas de M. Cuvier, dans Ja famille des Acanthoptérygiens pharyngiens-labyriuthiformes. Il ne diffère pas spécifiquement du Lul/jan tortue, décrit dans l'article précédent. D.
44 M. Cuvier regarde ce poisson comme ne différant pas du plectorhynque chétodonoiïde de M. de Lacépède , qui, ainsi, l'a décrit deux fois, J1 lui donne le nom de Diagramme plectorbynque, et le place dans sa famille des Acanthoptérygieus sciénoïdes. D,
+5 Placé dans le genre Jonius, Corvina , sous le nom de Johnius ponctué, par M. Cuvier (famille des Acanthoptérygens sciénoïdes). D.
‘° Du genre OTOLITHE, Ololithus de M. Cuvier, dans la famille des Acanthoptérygiens sciénoïdes. D.
Ses belles couleurs orange et bleue non-seulement se font ressortir mutuellement d’une manière très-gracieuse par leurs nuances et par leur distribution, mais encore sont relevées par le liséré noir des trois bandes transversales, et par une bordure noire que l'on voit à l’extrémité de chaque nageoire. L'iris brille de l’éclat d’un petit rubis.
La tète est un peu epaisse; le museau arrondi ; la mâchoire supérieure extensible, et moins avancée que l’inférieure; la langue courte, dure, et à demi-cartilagineuse; le dos élevé et caréné.
On peut croire, d’après les man:scrits de Commerson, que le lutjan auquel nous avons donné le nom de Jaunellipse , et que ce voyageur a vu près des côtes de l’Ile-de-France, en décembre 1769 , est très-rare auprès de ces rivages , puisque notre naturaliste ne l’y a ob- | servé qu’une fois. Ce poisson est moins petit que le perchot; mais sa longueur ordinaire ne parait pas aller jusqu’à deux décimètres. Il a la | nageoire du dos et celle de la queue d’un rouge | brillant ; les pectorales et les thoracines sont | d’un rouge pâle; des nuances brunes sont répandues sur l’anale; des taches noires paraissent sur la membrane de la partie de la nageoire du dos , qui n’est soutenue que par des rayons articulés , une ligne noire règne au-déssous de la gorge; et cinq ou six taches rouges sont placées sur chaque opercule.
Les petites dents qui hérissent chaque mächoire, sont situées derrière d’autres dents un peu plus grandes, et séparées les unes des autres. Chaque opereule se termine par une prolongation anguleuse.
Le grimpeur a été vu à Tranquebar, en novembre 1791. Le lieutenant anglais Daldorff a observé la faculté remarquable qui a fait donner à celutjan lenom scientifique que nouslui avons conservé. Un individu de cette espèce, surpris dans une fente de l’écorce d’un palmier éventail, à deux mètres, ou environ, au-dessus de la surface d’un étang, s'efforçait de monter. Suspendu à droite et à gauche par la dentelure de ses opercules, il agitait sa queue, s'accrochait avec les rayons aiguillonnés de la nageoire du dos et celle de l’anus, détachait alors ses opereules, se soulevait sur ses deux nageoires anale et dorsale, s’attachait de nouveau, et plus haut que la premiere fois, avec les dentelures des opercules de ses branchies, et, par la répétition
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de ces mouvements alternatifs, grimpait avec assez de facilité. Il employa les mêmes manœuvres pour ramper sur le sable où on le plaça, et où il vécut hors de l’eau pendant plus de quatre heures.
Cette manière de se mouvoir est curieuse :
elle est une nouvelle preuve du grand usage que les poissons peuvent faire de leur queue. Cet instrument de natation, qui, devenant quelquefois une arme funeste à leurs ennemis, leur sert souvent pour s’élancer ‘ , et dans certaines circonstances pour ramper?, peut donc aussi être employé par ces animaux pour grimper à ane hauteur assez grande.
Les habitants de Träuquebar croient que les petits piquants dont la réunion forme la dentelure des opercules , sont venimeux. On ne pourrait le supposer qu’en regardant ces pointes comme propres à faire entrer dans les petites plaies que l’on doit leur rapporter, quelques gouttes de l'humeur visqueuse et noirâtre dont le grimpeur est enduit, qui est plus abondante auprès des opercules que sur plusieurs autres portions de la surface de l’animal, parce que les pores d’où elle coule sont plus gros et plus nombreux sur la tête que sur le corps et sur la queue , et qui pourrait contracter de temps en temps une qualité vénéneuse ÿ.
La longueur ordinaire du lutjan grimpeur est d’un palme. Il peut coucher sa dorsale et son anale dans un sillon longitudinal #.
Le chétodonoïde a les lèvres charnues et extensibles. Il présente sur presque toute sa surface des taches blanches très-grandes, et char-
4 Voyez l'art. du Saumon. ? Voyez l'art. de l'Anguille.
5 Voyez le Discours sur la nature des poissons.
45 rayons à la membrane branchiale du lutjan tacheté, 15 à chaque pectorale, { rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 16 rayons à la caudale. — 5 rayons à la membrane branchiale du lutjan orange, 12 à chaque pectorale, { rayon aiguillonué et 5 rayous articulés à chaque thoracine, 48 rayons à la nageoïire de la queue. — 7 rayons à la membrane brauchiale du lutjan blanc-or, 15 à chaque pectorale, 45 à la caudale. — 4 rayons à la membrane branchiale du lutjan perchot, 14 à chaque pectorale, 13 à la nageoire de la queue, — 5 rayons à la membrane branchiale du lutjan jauuellipse, 44 à chaque pectorale , 4 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine , 15 rayons à la caudale. — 12 rayons à chaque pectorale du lutjan grimpeur, 1 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 17 rayons à la nageoire de la queue. — 5 rayons à la membrane branchiale du lutjan chétodonoïde, 16 à chaque pectorale, 19 à la caudaie. — 19 rayons à chaque pectorale du lutjan diacanthe, 1 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 48 rayons à la nageoire de la queue. — 1 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine du lutjan cayenne,
gées d’une ou de plusieurs petites taches foncées. La collection du Muséum histoire naturelie renferme un individu de cette espèce , dont en n’a pas encore publié de description.
La première pièce de l'opercule du diacanthe est la seule dentelée. Nous avons décrit ce thoracin d’après un individu desséché, mais trèsbien conservé de la collection hollandaise cédée à la France.
Le nom du Lutjan Cayenne indique la patrie de cette espèce, dont un individu a été envoyé au Muséum par le naturaliste Leblond.
LE LUTJAN PEINT.
Diagramma pictum, Cuv.; Perca picta, Thunberg; Lutjaous pictus, Lac. 4.
La couleur générale de ce lutjan est blanche; la partie supérieure de la dorsale, pointillée de blanc et de brun ; l’anale blanche ; l’extrémité de cette nageoire noirâtre; la caudale blanche et rayée de chaque côté.
Thunberg a vu ce lutjan dans la mer qui baigne les îles du Japon ?.
LE LUTJAN ARAUNA *.
Dascyllus Aruanus, Cuv.; Chætodon Aruanus, Linn., Gmel.; Lutjanus Aruanus, Lac. {.
L’arauna a été placé parmi les chétodons ; mais il n’en a pas les caractères, ce que Bloch avait très-bien remarqué ; et il offre ceux des lutjans. De petites dents coniques et aiguës garnissent ses deux mâchoires, qui sont aussi avancées l’une que l'autre. Le dos est jaunâtre ; les côtés sont argentins ; l’anale est jaune; les pectorales sont transparentes; la caudaleest grise les thoracines sont longues et noires.
4 Du genre DIAGRAMME, dans la famille des Acanthoptérygiens sciénoïdes, selon M. Cuvier. D.
2 44 rayous à chaque pectorale du lutjan peint, { rayou aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 16 rayons à la nageoire de la queue.
5 Abu-dasur, en Arabie. — Buyt-Klippare, par les Suédois. — Bourgonjese Klipuanna, par les Hollandais. — Bont duifje. — Schwarzkonf, par les Allemands. — Chætodon Arauna. Daubenton et Haüy, Enc. méth. — Id Bonpaterre, pl. de l'Enc. méth. — Bandouillère à trois bandes, Bloch, pl. 198, fig. 2. — Séba, Mus., p. 70, n° 25, tab. 26, fig. 25. — Rhombotides parvus. Klein, Miss. pise. #, p. 57, tab. 30, n° 15, tab. 41, fig. 5. — Valent. Ind. 3, p. 304, n° 489 fig. 491. — Renard, Poiss. 4, tab. 50, Gg. 165.
4 Du genre DAsCyLLE, Dascyllus, dans la famille des Ac
| thoptérygiens sciénoïdes de M. Cuvier. D.
L’arauna se plait au milieu des coraux. Il se nourrit de vers et d’autres petits animaux marins, On le preud au filet et à l’hamecon; mais la chair est peu agréable au goût !.
LE LUTJAN TRIDENT ?,
Centropristes trifurcatus, Cuv.; Perca trifurca, Linn., Gmel.; Lutjanus Tridens, Lac. *.
ET LE LUTJAN TRILOBÉ.
Centropristes nigricans, Cuv.; Coryphæna nigrescens, Bl.; Perca varia, Mitchill; Lutjanus Trilobus, Lac.
Le trident et le trilobé appartiennent au troisième sous-genre des lutjans, dont le caractère distinctif consiste dans les trois lobes ou dans la double échancrure dela nageoire de la queue, ui, par cette conformation, ressemble un peu à un trident, ou à une fourche à trois pointes. Le premier de ces deux thoracins a la tête peinte de couleurs variées et agréables ; il vit dans la mer qui baigne la Caroline, et a été observé par le docteur Garden. Nous ne connaissons pas la patrie du second , que nous avons décrit d’après un bel individu de la collection du Muséum d'histoire naturelle. Les dents qui garnissent ses mâchoires sont très-petites et égales. On n’aperçoit pas de ligne latérale. La nageoire dorsale présente un grand nombre de taches ou plutôt de raies inégales, irrégulières , et placées entre les rayons À,
{7 rayons à chaque pectorale du lutjan arauna, 1 rayon aiguillonné et 4 rayons articulés à chaque thoracine, 16 rayons à la caudale.
3 Perségue trident, Daubenton et Haüy, Enc. méth.— /d. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth.
5 Les deux poissons décrits dans cet article sont placés, par M. Cuvier, dans le genre CENTROPRISTE, de la famille des Acanthoptérygiens percoïdes. D.
416 rayons à chaque pectoraie du lutjan trident , { reyon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 20 rayons.à la nageoire de la queue. — 16 rayons à chaque pectorale du lutjan trilobé, 6 à chaque thoracine, 24 ou 22 à la raudaie,