‹ Histoire naturelle de LacépèdeChapitre 322 sur 535 · caudale arrondie; deux aiguil · texte numérisé non relu

caudale arrondie; deux aiguil

LE BODIAN SIX-RAIES. lons à la pièce postéricure de

chagre opercule ; trois raies lon-

gitudinales et blanches de chaque côté du corps.

LE BODIAN ŒILLÈRE !,

Bodianus palpebratus, Lac.; Sparus palpebratus, Pallas, Lino., Gmel. ; Kurtus palpebratus, Schn. 2.

Le Bodian Louti®, Serranus Luti, Cuv.; Perca Luti, Forsk.; Bodianus Luti, Lac. 4, — Bodian Jaguar“, Holocentrum Longipinue, Cuv.; Holocentrus Sogho, Bodianus pentacanthus . et Sciæna rubra, Bl.; Amphiprion Matejuelo BI., Schn.; Bodianus Jaguar. Lac. €. — Bodian macrolepidote 7, Glyphisodon macrolepidotus, Cuv.; Bodianns macrolepidotus , BL, Lac. ‘.— Bodian argenté, Cæsia argenteus, Cuv.; Bodianus argenteus, Bl., Lacep. 1°. — Bo dian Bloch 4, Bodianus Bodianus, Bl.; Bodianus Blochii Lac. ‘?, — Bodian Aya ‘*, Mesoprion Aya, Cuv.; Bodia nus, Bl., Lac. 1.

La conformation des yeux du bodian œil lère mérite l’attention des physiciens. D'après

4 Pallas, n. Nord, Beytr. 2, p. 55, n. 1, tab. 4, fig. 1 et 2, — Spare œillére. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth.

2 Selon M. Cuvier, on ne peut encore, faute d'observation placer le bodian œillère de cet article, poisson très-singulier, qui doit sûrement former un genre à part. D,

5 Forskael, Faun. Arab., p. 40, n. 40. — Perségue douti. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth.

4 Du genre MÉROU , Serranus, dans la famille des Acan thoptérygiens percoïdes, selon M. Cuvier. D.

5 Jaguar uaca, au Brésil. — Bodianus pentacanthus

Bloch, pl. 225, L ‘ Du genre HOLOGENTRE, dans la famille des Acanthoptés.

DES POISSONS

la description que l’illustre Pallas à donnée de ce poisson, et d’après un dessin colorié que le célèbre naturaliste Boddaert a fait lui-même, et qu’il a bien voulu m'envoyer dans le temps, ce thoracin présente au-dessus dechaque œil une pièce membraneuse un peu ovale, qui n’est attachée que par son extrémité antérieure, sur laquelle elle jouecomme sur une charnière, et qui en s'écartant ou se rapprochant de la tête par son extrémité postérieure , et en s’abaissant ou en s’élevant, découvre l'organe de la vue, ou le cache en entier , et fait l'office des œillères dont on couvre les yeux des chevaux ombrageux.

Cette sorte de paupière mobile à la volonté de l'animal garantit l'œil des effets funestes de la lumière éblouissante que répand sur la surface de la mer le soleil de la zône torride, et qui est souvent d'autant plus vive autour du bodian dont nous nous eccupons, que ce poisson se plait au milieu des rochers, sur des bas-fonds pierreux, et dans les endroits où les rayons s0laires n'ayant à traverser, pour arriver à ses organes, que des couches d'eau assez minces, sont réfléchis, rapprochés et réunis en différents foyers, par les surfaces blanches, unies, polies, et diversement concaves, des roches du rivage et du fond de l'Océan.

L’ergane de la vue du bodian œillère, préserré de l’action de la lumière pendant tout le temps où ce thoracin n’a besoin ni de diriger sa route, ni de poursuivre une petile proie, ni d'éviter un ennemi, doit donc être, tout égal d’ailleurs , très-délicat ; et il est d'autant plus propre à lui faire distinguer les objets qu’il recherche ou qu'il fuit, que cet organe est grand et saillant.

Cette paupière membraneuse présente une couleur d’un beau jaune; la tête est arrondie

giens percoïdes, selon M. Cuvier, quia reconnu que l'espèce du Bodian jaguar de Lacépède, est fondée sur une figure de Marcgrave, altérée par Bloch. D.

1 Bodian à grandes écailles. Bloch, pl. 250.

# Du genre GLYP#ISODON dans la famille des Acanthoptérygiens sciénoïdes, selon M. Cuvier. D.

* Bloch. pl. 251, fig. 2.

19 Du genre CÆS10, dans la famille des Acanthoptérygiens méuides de M.Cuvier. D.

HW gipimicira, Tetimiæira, au Brésil. — Pudiano vermelho, Bodiano vermelhe, par les Portugais. — Bloch, pl. 225.

45 Non mentionné par M. Cuvier. D.

28 Acara aya, Garanha, au Brésil. — Bloch. pl. 227.

‘4 Du genre MÉsOPRION, dans la famille des Acanthoptérygiens percoldes. D.

par devant, et presque noire ; le corps et I, queue sont d’un brun jaunâtre; deux aiguillons arment la dernière pièce de chaque opereule ; un ou plusieurs petits sillons règnent sur le dessus de la tête ; la ligne latérale, blanche ou argentée, commence par quatre ou cinq papilles ou tubereules ; les nageoires sont noirâtres. La longueur ordinaire de l’animal est d’un décimètre; et c’est particulièrement à Amboine que le bodian œillère a été pêché.

Le louti vit dans la mer d'Arabie, où il se plait parmi les madrépores et les coraux. Chacune de ses nageoires est bordée de jaune. Il parvient quelquefois jusqu’à la longueur remarquable de douze ou treize décimètres. Ses écailles sont petites, arrondies et striées. La lèvre supérieure est moins avancée que celle d’en bas ; mais elle peut être étendue par le bodian.

Le jaguar habite dans la mer du Brésil ; il aime à demeurer au milieu des écueils, et par conséquent, auprès des côtes. Il paraît préférer surtout le voisinage de l'embouchure des rivières; ete’est dans ce voisinage qu'il s’engraisse, et que sa chair acquiert un goût encore plus agréable qu’à l'ordinaire, lorsque, dans la saison des pluies, les fleuves débordés entraînent jusqu'à la mer une grande quantité de substances organiques et nutritives, dont le jaguar retire un aliment salutaire et abondant.

Ce hodian a la mâchoire d’en haut plus avancée que celle d’en bas ; plusieurs rangs de dents presque égales , pointues , et séparées l’une de l’autre ; deux orifices à chaque narine; les écailles dentelées ; et le lobe supérieur de sa caudale plus long que l’inférieur. Le prince Maurice de Nassau a laissé de ce poisson un dessin qui a été copié par Bloch, et qui l’avait été auparavant par Marcgrave , d’après lequel Pison, Willughby, Jonston et Ruyseh paraissent avoir représenté ce bodian.

On peut croire que le macrolépidote a été pêché dans les grandes Indes. Les deux mâchoires sont aussi avancées l’une que l’autre, et garnies de dents très-serrées ; on ne voit qu’un orifice à chaque narine; la ligne latérale est droite, et aboutit à la fin de la dorsale , où elis se perd. On aperçoit du rougeâtre sur la tète et sur le dos de l'animal; les pectorales et les thoracines sont jaunes ; la dorsale et l’anale sont brunes: et la caudale est brune comme la dorsale, mais jaune dans son milieu.

L’argenté a la langue et le palais très-lisses ;

un seul orifice à chaque narine; les nageoires jaunâtres ; et la caudale bordée de bleu ou de cramoisi. Il paraît qu'on l'a observé dans la Méditerranée.

Le prince Maurice de Nassau, Marcgrave, Pison, Willughby, Jonston, Ruysch et Bloch, ont fait dessiner le poisson auquel j'ai donné un nom spécifique qui rappelle celui du savant ichthyologiste de Berlin, J’ai voulu, par cette nouvelle marque d’estime pour ce naturaliste, indiquer l'espèce dont lenom vulgaire a été employé par lui pour désigner le genre entier des bodians, qu’il a proposé le premier , et que j’ai adopté après avoir fait subir quelques modifications à cette partie de sa classification.

Le bodian bloch a été vu dans la mer du Brésil ; il y parvient à la grandeur du eyprin carpe, et y a été très-recherché à cause de la bonté de sa chair. Chaque narine de ce poisson ne présente qu’un orifice ; du pourpre, da rouge et du jaune doré, resplendissent sur ses nageoires.

La figure de l’aya a été donnée par Marcgrave, Pison, Willughby Jonston, Ruysch, le prince de Nassau et Bloch , qui a fait copier le dessin du prince Maurice !. On le trouve dans les lacs du Brésil. Il y parvient fréquemment à la longueur d’un mètre; et il y multipliesi fort, qu'on envoie au loin un grand nombre d'individus de cette espèce , salés ou séchés au soleil. I1 serait très-utile et peut-être assez facile d’acclimater ce grand et beau bodian, dont la chair est très-agréable au goût, dans les eaux douces de l’Europe, et particulièrement dans les lacs et les étangs de cette partie du globe. Au reste, nous n'avons pas besoin de répéter ici ce que nous avons déjà écrit sur l’acclimatation des poissons, dans plus d'un endroit de l’histoire de ces animaux.

4 46 rayons à chaque pectorale du bodian œillère, 6 à chaque thoracine, 20 à la caudale. — 7 rayons à la membrane branchiale du bodian louti, 47 à chaque pectorale, 4 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 45 rayons à la nageoïire de la queue. — 13 rayons à chaque pectorale du bodian jaguar, 4 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 18 rayons à la caudale, — 4 rayons à la membrane branchiale du bodian macrolépidote, 13 à chaque pectorale, 4 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 22 rayons à la nageoire de la queue. — 7 rayons à la membrane branchiale du bodian argenté, 16 à chaque pectorale, { rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 22 rayons à la caudale. — 15 rayons à chaque pectorale du bodian bloch , 6 à chaque thoracine, 45 à la nageoire de la queue. — 5 rayons à la membrane branchiale du bodian aya, 46 à chaque pectorale 6 à chaque thoracine, 15 à la caudale.

L’aya a l'ouverture dela bouche assezgrande:

la mâchoire supérieure un peu plus avancée que l'inférieure; les deux mâchoires garnies d’un rang de dents cunéiformes, dont les deux antérieures sont les plus grosses ; et deux orifices à chaque narine.

LE BODIAN TACHETÉ !,

Plectropoma maculatum, Cuv.; Bodianus maculatus, BI., Lac. ?.

Le Bodian Vivanel5, Mesoprion griseus, Cuv.; Sparus tetracanthus, Bl.; Cichla tetracantha, Schn.; Bodianus Vivanet, Lacep. {, — Bodian de Fischer, Pentapus unicolor, Cuv.? Bodianus Fischerii, Lac. 5, — Bodian décacanthe, Pentapus viltatus, Cuv.? Sparus vittatus, Bl:; Bodianur decacanthus, Lac. 6, — Bodian Lentjan, Lethrinus Leutjanus, Cuv.; Bodianus Leutjan, Lac. 7. — Bodian grossetête, Serranus flavo-cæruleus, Cuv.; Hoiocentrus flavocæruleus, Holocentrus gyrmnosus, et Bodianus macrocephalus, Lac.f. — Bodian cyclostome, Plectropoma melanoleucüum, Cuv.; Labrus lævis, Bodianus melanoleucus et Bodianus cyclostomus, Lac. ?.

Le tacheté a été vu dans le Japon. Ses deux mächoires sont également avancées. Les dents antérieures surpassent les autres en longueur. Il n’y a qu'un orifice à chaque narine. Les écailles sont petites , dures et dentelées; les pectorales, les thoracines et la caudale , d’un rouge brun; la dorsale et l'anale bleues, et bordées d’un brun rougeâtre ‘0,

* Bloch, pl. 228.

? Du genre PLECTROPOME, dans la famille des Acanthopté rygiens percoïdes. D.

5 « Pagrus leucophæus, vulgà vivanet gris, apud Martini « cam, » Plumier, peintures sur vélin déjà citées.

* Du genre MESOPRION , dans la famille des Acanthoptéry: giens percoïdes. D.

5 M. Cuvier rapporte, mais avec un peu de doute, ce poisson a l'espèce qu'il nomme Pentapode unicolor (famille des Acanthoptérygiens sparoïdes). D.

5 Ce poisson, comme le précédent, est un PENTAPODE, Pentapus, pour M. Cuvier, dans la famille des Acanthoptérygiens sparoïdes. C'est avec quelque doute qu'il le rapporte à l'espèce qu'il nomme Pentapode rayé. D.

T Du genre LETARINUS, dans la famille des Acanthoptérygien sparoïdes. D.

“ Du genre MEROU, Serranus, dans la famille des Acanthoptérygiens percoïdes, selon M. Cuvier. M. de Lacépède a décrit trois fois ce poisson, sous les noms, 4° de Bodian grosse-téte, 2 d'Holocentre jaune et blew, et 5° d'Holocentre gymmnose. D.

* Du genre PLECTROPOME, dans la familie des Acanthoptérygiens percoïdes , selou M. Cuvier. Ce poisson a élé décrit trois fois par M. de Lacépède, sous les noms, 4° de Zaire lisse, 2 de Bodian cyclostome , et 5° de Bodian mélanoleuque. D.

107 rayons à la membrane branchiale du bodian tacheté, 15 à chaque pectorale, 4 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 21 rayons à la nageoire de la queue. — 12 rayons à chaque pectorale du bodign vivanet 6 à chaque thoracine 14 ou 45 à la caudale. — 46 rayons à cha-

DES POISSONS

Le vivenet vit dans les eaux de la Martini- : que. Ses pectorales et sa caudaie sont très- |

grandes , et doivent lui donner une natation rapide; les premières sont, de plus, triangulaires; deux raies longitudinales, assez larges, dorées , et dont la supérieure cffre souvent des nuances très-faibles, accompagnent la ligne latérale ; les nageoires sont variées de jaune ei de violet.

Aueun naturaliste n’a encore publié Ja des- <ription du Fischer, ni des autres quatre bodians dont la notice suit celle de ce thoracin. Nous avons désiré que le nom spécifique de ce poisson fût an témoignage de notre estime et de notre attachement pour le naturaliste Fischer, bibliothécaire de Mayence, qui chaque jour acquiert, par son zèle et par ses ouvrages, de nouveaux droits à la reconnaissance des amis des sciences, et s'efforce de donner une nouelle activité au noble et si utile commerce des lumières entre la France et l'Allemagne.

Le bodian fischer a le corps et la queue allongés, etles rayonsaiguillonnés desa dorsale trèséloignés l’un de l’autre. Nous faisons connaître ce poisson d’après un individu de cette espèce compris dans la belle collection zoologique cédée par ia Hollande à la France.

Cette même collection renfermait des individus de l'espèce que nous avons nommée Deécacanthe , et de celle que nous appelons Lentjan, parce qu'une note manuscrite nous a appris qu'elle avait reçu ce nom de £entjan dans le pays qu’elle habite.

A l'égard du Bodian grosse-têle et du Cyclostome , nous en avons trouvé des dessins parmi les manuscrits de Commerson.

que pectorale du bodian fischer, 4 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine , 17 rayons à la nageoire de la queue. — 16 rayons à chaque pectorale du bodian décacanthe, { rayon aïguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 18 rayons à la nageoire de la queue. — 45 rayons à chaque pectorale du bodian lentjan , 4 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine,{7 rayons à la caudale. — 9 ou 40 rayons à chaque pectorale du bodian grosse-tête, 14 ou 15 à la nageoire de la queue. — #4 ou 12 rayons à chaque pectorale du bodian cyclostome, 12 ou 15 à la caudale.

LE BODIAN ROGAA !,

Serranus Rogia, Cuv.; Perca Rogaa, Forsk., Linn, Gmel. ; Bodianus Rogaa, Cu. ?.

Le Bodian lunaire‘, Perca lunaria, Linn., Gmel.; Bodiaaus lunarius, Lac. {.— Bodian mélanoleuque 5, Plectropoma melanoleucum , Cuv.; Labrus lævis, Bodianus melanoleucus, et Bodianus cyclostomus, Lacep. ®., — Bodian Jacob-Evertsen ?, Serranus guttatus, Cuv.; Bodianus guttatus, Bloch; Bodianus Jacob-Evertsen, Lac. 8. — Bodian Bœnak *, Serranus Bænak, Cuv.; Holocentrus Bænak, BI.; Bodianus Bænak , Lac. 40. — Bodian Hiatule 1 Serranus Cabrilla, Cuv.; Perca Cabrilla, Linn.; Holocentrus Chani, Holocentrus virescens, Lutjanus Serran, et Bodiaaus Hiatula, Lacep. 2. — Bodian Apue ‘*, Serranus Apua, Cuv.; Bodianus Apua, Bl., Lacep. ‘‘. — Bodian étoilé 15, Corvina trispinosa, Cuv.; Bodianus stellifer, B1.? Cheilodipterus Acoupa, et Bodianus stellatus, Lac. #6.

La mer d'Arabie nourrit le rogaa et le lunaire.

Le rogaa a les lèvres très-grosses, et la supérieure extensible; le devant de ses mâchoires présente souvent deux dents fortes et un peu coniques; sa longueur est ordinairement de six

4 Forskaeï, Faun. Arab., p. 58. n. 56. — Persègue rogaa Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth

2 Du genre MEROU, Serranus, dans la famille des Acanthoptérygiens percoïdes. D.

5 Forskael, Faun. Arab., p. 59, n. 57.— Persèque lunaire. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth.

4 Non mentionné par M. Cuvier. D.

Sa Aspro pinnis dorsalibus unitis, radiis octo spinosis, « duodecim muticis, corpore argenteo, maculissex septemve « irregularibus nigris latè variegalo. » Commerson, manuscrits déja cités.

6 M. Cuvier regarde ce poisson comme étant de la même espèce que le Bonian cyclostome , décrit dans l'article précédent. Cette espèce appartient au genre PLECTROPOME , dans la famille des Acanthoptérygiens percoïdes. M. de Lacépède fait un triple emploi de ce poisson, sous les noms de Zabre lisse, de Bodian cyclostome, et de Bodian mélanoleuque. D.

1 The jew-fish, par les Anglais. — Zcan ocara, au Japon. — Ganimin, par les Malais. — Bodianus gultatus. Bloch, pl. 224.

: Du genre MÉROU, Serranus, dans la famille des Acanthoptérygiens percoïdes. D.

* Ycan bænak, au Japon. — Bloch, pl. 226.

10 Du même genre que l'espèce précédente (Méroa), selon M.Cuvier. D.

14 Labre hiatule Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth. — Salv. Hist. aquat. anim., p. 229. — Willughby, p. 527.

42 Du genre MEROU, Serranus, Cuv., dans la famille des Acanthoptérygiens percoïdes. M. de Lacépède le décrit qua: tre fois, et dans trois genres différents, sous les noms suivants, 1° Lutjan Serran, ® Bodian Hiatule, 5° Holocentre Chani, et 4 Holocentre verdätre. D.

45 Pirali apia, Parati apua, par les Brasiliens. — Bloch, pl. 229.

44 Autre espèce du genre MÉROU, Serranus, Cuv. D.

45 Bloch, pl. 254, fig. 1.

16 Du genre Cons. Corvina, Cuv., dans la famiile des Acanthoptérygiens sciénoïdes. M. Cuvier lui rapporte, mais en conservant quelques doutes, le Cheïlodactyle acoupa de

{ Lacépède. D.

ou sept décimètres ; il se plaît au milieu des coraux et des madrépores.

Le mélanoleuque a été vu par Commerson près des rivages de l'Ile-de-France. Ses couleurs blanche et noire m'ont indiqué le nom spécifique que j’ai cru devoir lui donner !. Ses nageoires sont jaunâtres ; ses pectorales et ses thoracines offrent à leur base une tache noire; le bout de son museau brille d’un beau jaune. Le corps et la queue sont allongés ; la lèvre supérieure est extensible; les mâchoires sont garnies de plusieurs rangs de dents inégales; on voit de petites dents sur une partie du palais; et la longueur ordinaire de l’animal est de quatre ou cinq décimètres.

Le Jacob-Evertsen a deux orifices à chaque narine; la ligne latérale estlarge. La dorsale, la caudale, et la nageoire de l’anus, sontcouvertes en partie de petites écailles; elles sont d’ailleurs jaunes et bordées de violet : une nuance Jaune distingue les pectorales et les thoracines,

Le nom que porte ce bodian est celui d’un matelot de Hollande, dont le visage gâté par la petite vérole présentait des taches semblables à celles de ce poisson, et que d’autres marins hollandais avaient sous les yeux , lorsqu'ils découvrirent l'espèce dont nous nous occupons ; ce nom de Jacob-Everlsen a même été donné depuis par plusieurs navigateurs bataves à des espèces différentes du bodian dontnous parlons, mais qui montraient sur leur surface un grand nombre de petites taches.

On trouve les Jacob - Evertsens auprès de l'île de Sainte-Hélène, où l’on en pèche beaucoup; dans les grandes Indes , et dans la mer du Japon. Ils vivent de proie, sont très-goulus, se Jettent imprudemment sur les lignes, et sont pris facilement dans toutes les saisons. Ils remontentles fleuves dansle temps dela ponte des œufs, qu'ils déposent par préférencesur les fonds pierreux. Ils parviennent souvent dans l’Asie à lalongueur de treize ou quatorze décimètres :

ils y sont très-gras, très-agréables au goût, et |

très-recherchés surtout par les Européens. Bloch pense que l’on doit les regarder comme de la même espèce que le Jewfish, dont Browne a parlé, qui, suivant ce dernier auteur, vit dans

fois cent cinquante kilogrammes. Le prince Maurice de Nassau , Bontius, Renard et Nieu-

Mekae, en grec, siguifie noir; et heuxos, blanc.

hof, ont laissé des dessins de ces poissons, dont Willughby et Séba ont fait copier la figure {.

Le bænak a la tête étroite et allongée; l’ouverture de la bouche petite; les yeux rapprochés du sommet ; les nageoires d’un jaune plus ou moins mêlé de brun, la dorsale et les pectoralesrelevées par des prolongations de quelquesunes des bandes transversales que le tableau générique indique ; et une bande transversale et courbe placée sur la caudale. Ù

Il a été envoyé du Japon à Bloch, qui a reev aussi du même pays une variété de ce bodian, distinguée des autres individus de cette espèce par des raies d’une nuance claire, que l’on aperçoit tres-difficilement.

L’hiatule se trouve dans la Méditerranée.

Nousn’avons pas besoin de faire observer quece bodian est d’une espèce bien différente de celle que nous avons décrite sous le nom de Æiatule gardénienne.

On voit l’apue dans le Brésil : ce thoracin y recherche pendant l'été l’eau salée qui baïgne les rivages et les écueils de la mer, et pendant l'hiver l'eau douce des rivières. Sa chair est grasse, et d’un goût exquis. Sa pêche est trèsabondante, et d'autant plus utile que son poids ordinaire est de deux ou trois kilogrammes ?.

Le prince Maurice, Maregrave, Pison, Willughby, Jonston , Ruysch et Bloch, ont fait faire des dessins de ce poisson, dont Klein s’est aussi occupé.

C’est du cap de Bonne-Espérance qu’on a apporté en Europe l’étoilé. Ses dents sont très-petites ; sa langue et son palais très-lisses ; ses narines percées chacune d’une seule ouverture.

1 Les dessins de Bontius, de Renard et de Nieuhof, sont très-imparfails.

27 rayons à la membrane branchiale du bodian rogaa, 18 à chaque pectorale, { rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 44 rayons à la caudale. —7 rayons à la membrane brarchiale du bodian lunaire, 48 à chaque pectorale, { rayon aiguillonné el 4 ou 5 rayons articulés à chaque thoracine,44 rayons à la nageoire de la queue. — 7 rayons à la membrane branchiale du bodian mélanoleuque, 18 à chaque pectorale, { rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à

| chaque (horacine, 13 rayons à la caudale, — 5 rayons à la

membrane brauchiale du bodian jacob-évertsen, 14 à chaque pectorale, 4 rayon aiguilionné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 17 rayons à la nageoire de la queue. — 7 rayons à la membrane branchiale du bodian bænak, 15 à chaque

ER | | pectorale, { rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque les eaux de la Jamaïque, et qui y pèse quelque-

thoracine, 17 rayons à la caudale. — 45 rayons à chaque pectorale du bodian apua, { rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 47 rayons à la nageoire de la queue. — 4 rayons à la membrane branchiale du bodian étoilé, 44 à chaque pectorale, 1 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 18 rayors à la caudale.

DES POISSONS

LE BODIAN TÉTRACANTHE,

Percis cancellata, Cuv.; Labrus tetracan!hus, et Bodianus tetracanthus, Lacep. !.

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