poire de anus ARDOIre in
Û ñ = érieure plus avancée que la su-
L HOPGEENTES NOBYE périeure; un très- grand nombre
de petites dents à chaque mä-
choire; des piquauts au-dessus et
au-dessous des yeux ; la nageoire
du dos trés-lougue; la couleur rouge.
L'HOLOCENTUE OCEAN- TIQUE.
L'HOLOGCENTRE SAL MOÏDE,
L'HOLOCENTRE SOGO #,
Holocentrum longipinne, Cuv.; Sciæna rubra, et Bodiaous pentacantbus, Bl.; Amphiprion Matejuelo, BI. , Schn. ; Holocentrus Sogho, Bl., Lac, ?.
L'Holocentre Chani*, Serranus Cabrilla, Cuv.; Bodianus Hiatula, Lutjanus Serran, Holocentrus Chanus, et Holocentrus virescens, Lac. 4, — Holocentre Schraitser 5, Acerina Schraitzer, Cuv.; Perca Schraitzer, Linn., Gmel. ; Holocentrus Schraitzer, Lac. 5, — Holocentre crénelé 7, Perca Radula, Linn., Gmel.; Holocentrus Radula, Lac. %,-— Holocentre Ghanam®. Scolopsides Ghanam , Guv.; Sciæna Ghanam, Forsk.; Holocentras Ghanam, Lac. 10, — /Jolocentre Gaterin 1, Diagramma Gaterina, Cuv.; SCiæna Gaterina, Forsk.; Holocentrus Gaterinus, Lac. {?.— //olocentre Jarbua #,Therapon Servus, Cuv.; Sciæna Jerbua, Forsk.; Holocentrus Jarbua, Lac. 11,
Quelle variété admirable dans la parure des
4 Sehouverdick , par les Hollandais des grandes Indes. — ican badoeri jang ongoe, par les naturels des Indes orien-
poissons ! toujours magnifique ou élégante , composée ou simple, brillante ou gracieuse, elle est si diversifiée, cette parure remarquable, ou par les nuances qui la composent, ou par la distribution de ses teintes, que nous parcourons en vain un nombre immense d’espèces différentes ; nous avons toujours sous les yeux un assortiment nouveau de couleurs et de tons. Aueune espèce ne ressemble à une autre par la disposition , par les reflets, par l'éclat de ses nuances. Et que l’on ne soit pas étonné que les sept couleurs du prisme suffisent pour produire, entre les mains de la nature, cette merveilleuse diversité. Lorsqu'on rappelle la quantité prodigieuse de dégradations que chaque couleur peut présenter, toutes les combinaisons qui proviennent des mélanges de ces dégradations, employées deux à deux, trois à trois, quatre à quatre, et fondues successivement les unes
tales. — The welshman , par les Anglais de la Jamaïque. — The squirrel, par les Anglais de la Caroline. — Marignan , dans quelques Antilles. — Bloch, pl. 252. —- « Erythrious polygramimos, vulgù marignan apud Caraïbas. » Plumier, peintures sur véliu déjà citées.
2 Du genre HOLOGENTRE de M. Cuvier, dans la famille des Acanthoptérygiens percoïdes. D.
5 Labre chani. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth.—Forskael, Faun. Arab., p.56, n. 52.
4 Du genre MÉROU, Serranus, dans la famille des Acanthoptérygiens percoïdes de M. Cuvier. M. de Lacépède a décrit ce poisson quatre fois dans son ouvrage, sous les noms de 4ZLuljan serran, 2 Bodian hiatule, 5 Holocentre verdâtre, et4 Holocentre Chani.
5 Schralzel, Scrafen, Schrazen, Schkranz, dans plus. contrées de l'Allemagne, — Perséque schræiser. Daubenton et Haüy, Enc. méth.— /d. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth.— « Perca dorso monopterygio, lineis utrinque longitudinali- « bus, nigris. » Artedi, gen. 40, syn. 68. — Schraitser Ratisbonensibus. Willughby, p. 555.— Raï, p.144.— Meiding. Ic. Pisc. Aust., L. 2. — « Perca dorso monopterygio, capite ca- « vernoso alepidoto aculeato, caudà sublunatä, corpore « lineari. » Gronov. Zooph. 289.— Kram. Elench., p.587, n. 5. — Schrailser. Schœæff. Pisc. Ratisb. 48, tab. 2, fig. 2. — Bloch, pl. 552, fig. 1.
5 Du genre GREMILLE, Acerina , Cuy., dans la famille des Acanthoptérygiens percoïdes. D.
T Perséque crénelée. Daubenton et Haüy, Enc. méth. — Id. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth. — « Labrus immaculatus, « pinnæ dorsalis radiis decem spinosis. » Amœænit. acad. 4, p.155.
# Non mentionné par M. Cuvier. D.
° Forskael , Faun. Arab., p. 50, n. 56. — Sciène ghanam. Bonuaterre, pl. de l'Enc. méth.
10 Du genre SCOLOPSIDE, dans la famille des Acanthoptérygiens sciénoïdes, Cuv. D,
11 Forskael, Faun. Arab., p. 50, n. 59.— Sciène gaterine. Bounaterre, pl. de l'Enc. méth.
12 Du genre DIAGRAMME , Cuv., dans la famille des Acanthoptérygiens sciénoïdes. D.
45 JHolocentre esclave. Bloch, pl. 258, fig. 1.— Sciène gabub. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth. — Forskacl, Faun. Arab., p. 50, D. à7.
4 Du geure THErAPON, Cuv., dans la famille dés Acanthoptérygiens percoïles. D.
DES POISSONS
dans les autres, jusqu'à ce qu'on ait épuisé toutes les différences que ces rapprochements peuvent faire naître; lorsque enfin on multiplie tous ces produits par des quantités bien plus grandes encore, par toutes les sortes de distributions de nuances qui peuvent être réalisées , on parvient à des nombres que l'esprit ne peut saisie dans leur ensemble, dont l’imagination la plus vive ne découvre qu'une portion de fa série presque infinie, et dont on ne détermine toute l'étendue qu'en usant de toutes les ressources que l’on peut devoir à la science du caleul.
Le genre des Holocentres va nous fournir de nouveaux exemples de l’emploi qu'a fait la nature, de ces combinaisons de distrisutions uniformes ou différentes avec des nuances diverses ou semblables, Le sogo est un de ces exemples les plus frappants. Nous avons déjà vu un bien grand nombre de poissons briller de l'éclat de l'or, des diamants et des rubis; nous allons encore voir sur le sogo les feux des rubis ,des diamants ou de l’or. Mais quelle nouvelle disposition de nuances animées ou radoucies ! le rouge le plus vif se fond dans le blanc pur du diamant, en descendant de chaque côté de l’animal, depuis le haut du dos jusqu’au-dessous du corps et de la queue, et en se dégradant par une succession insensible de teintes amies et de reflets assortis. Au milieu de ce fond nuancé s’étendent , sur chaque face latérale du poisson, six ou sept raies longitudinales et dorées ; la couleur de l’or se mêle encore au rouge de la tête et des nageoires, particulièrement à celui qui colore la dorsale, l’anale et la caudale ; et son œil très-saillant montre un iris argentin entouré d’un cerele d'or.
Ce beau sogo doit charmer d'autant plus les regards lorsqu'il nage dans une eau limpide, pendant que le soleil brille dans tonte sa splendeur au milieu d’un ciel azuré, que ses nageoires sont longues, que les mouvements en sont plus rapides, et que, réfléchissant plus fréquemment, et par des surfaces plus étendues, les rayons de l’astre de la lumière, elles scintillent plus vivement, et effacent avec plus d'avantage l'éclat des métaux polis et des pierres orientales les plus précieuses.
On devrait le multiplier dans ces lacs charmants qu’un art enchanteur contourne maintenant avec tant de goût au milieu d’une prairie émaillée, et à côté d'arbres et touffus et fleuris, dans ces jardins avoucs par la nature et parés
de toutes ses grâces, d'où le sentiment n’est jamais exilé par une froide monotonie, et qui cultivés , il y a trois mile ans, dans la Grèce héroïque , conservés jusqu'à nos jours dans l’industrieuse Chine, et adoptés par l’Europe civilisée, ont mérité d’être chantés par Homère et Delille. Se livrant à ses mouvements agréables au milieu des eaux de ces lacs paisibles, il y ondulerait, pour ainsi dire, comme l'image d’une belle fleur agitée par un doux zéphyr; il compléterait le tableau riant d’un Eden où les caux, la verdure et le ciel marieraient et leurs brillants ornements et leurs nuances touchantes. Il s’accoutumerait d'autant plus facilement à sa nouvelle demeure, que la nature l’a placé non-seulement aux Indes orientales , en Afrique, aux Antilles , à la Jamaïque, mais encore dans les eaux de l’Europe.
Et d’ailleurs il réunit à la magnificence de ses vêtements une chair très-blanche et d’un gout eXxŒuIS4
Au reste, sa langue est lisse ; le sommet de la tête sillonné et dénué de petites écailles. On ne compte qu’un orifice à chaque narine ; les écailles du corps et de la queue sont dentelées; et les deux mächoires garnies, ainsi que le palais, de dents petites , pointues et semblables à celles d’une lime.
Bloch a vu une variété du sogo, qui diffère des autres individus de cette espèce par les traits suivants. Le museau estobtus au lieu d’étre pointu ; la tête n’est armée que d'un aiguillon de chaque côté; les proportions des rayons de la dorsale et de la nageoire de l’aaus ne sont pas tout à fait semblables à celles que montre le sogo proprement dit; on compte à l’anale deux rayons articulés de plus qu’à celle de ce dernier poisson: les raies longitudinales et jaunes sont si faibles, qu'on a de la peine à les apercevoir; quelquefois même elles disparaissent en entier.
Il ne faut pas confondre l’holocentre Chani, que Forskael a découvert, qui habite dans la Propontide , et qui vit particulièrement auprès de Constantinople, avec le lutjan serran , que les Grecs on nommé et nomment encore Channo!,et sur lequel on trouve des observations précieuses dans un nouvel ouvrage très-important du savant naturaliste et célèbre voyageur M. de Sonnini ?.
4 V.l'Hist. des poissons du professeur Schneider, p. 80, 2 Voyage en Grèce et en Turquie, t. f, p. 181.
L'holocentre chani a trois petites raies bleuâtres et ondulées de chaque côté de la tête; une tache bleue et carrée au-dessous de l'œil ; les pectorales , les thoracines et l’anale jaunes ; la dorsale et la caudale tachetées de rouge.
C’est dans le Danube et dans les rivières qui mêlent leurs eaux à celles de ce grand fleuve, qu’on pêche l’holocentre schrailser. Ce poisson parvient à la longueur de trois ou quatre décimètres. Sa chair est blanche, ferme, saine, et d’un goût agréable. Il se nourrit de vers, d’insectes, et de très-petits poissons ; il fraie dans le printemps, cherche les eaux limpides, et perd difficilement la vie. Les inondations du fleuve ou desrivières qu'il nabite, le transportent quelquefois au-dessus des bords de ces rivieres, jusque dans des lacs assez éloignés, dont le séjour ne parait pas lui nuire.
Sa tête ni ses opercules ne présentent pas de petites écailles; la langue est lisse; le palais rude ; chaque mâchoire garnie de petites dents semblables à celles d’une lime; l'estomac allongé et membraneux ; le pylore entouré de trois appendices ; le canal intestinal recourbé deux fois; le foie grand et divisé en trois lobes ; la vésicule du fiel pleine d’un fluide jaune et très-amer; l'ovaire simple; la vessie natatoire longue et attachée aux côtes, qui, de chaque côté, sont au nombre de neuf, et l’épine dorsale composée de trente-neuf vertèbres.
Le péritoine est argenté; les œufs sont jaunes et de la grosseur d'un grain de millet; les nageoires bleuätres ; la partie antérieure de la dorsale est tachetée de noir ; et de très-petits points noirs sont répandus sur la tête.
Nous devons faire remarquer comme une preuve de ce que nous avons dit dans le Discours sur la nature des poissons, au sujet des couleurs de ces animaux, que, lorsqu'on à enlevé les écailles du schraitser, sa peau offre encore les trois ou quatre raies longitudinales et noires qui règnent sur chacun de ses côtés, et que nous avons indiquées dans le tableau géuérique des holocentres.
Le crénelé vit dans l'Inde; et le ghanam, dansla mer d'Arabie. Comme nous n’avons pas vu d’individu de cette dernière espèce , nous ne pouvons pas assurer que la nageoire de la queue de ce thoracin soit fourchue ou en croissant ; mais plusieurs raisons nous le font présumer.
L’holocentre gaterin a la mer d’Arabie pour patrie, comme le ghanam; ses nageoires sont
ordinairement jaunes ; il est souvent tacheté de noir ; et sa longueur est alors de quatre ou cinq décimètres : mais on compte dans cette espèce trois variétés assez remarquables pour qu’elles aient reeu chacune un nom particulier. La premiere, que l’on nomme Abu-mgaterin, n'a qu'un décimetre de longueur; et chacun de ses côtés présente quatre raies longitudinales brunes et mouchetées de noir: les pêcheurs de Ja mer d'Arabie disent, et leur opinion me parait très-vraisemblable, que l'abu-mgaterin n’est qu'un gaterin très-jeune, qui perd en grandissant ses raies mouchetées et brunes. La seconde variété est appelée Sofal; sa longueur est de douze décimètres ; ses nageoires sont noires au lieu d’être rouges; et son goût est très-agréable. La troisième variété, à laquelle on a donné le nom de F'œtela, est aussi d’une saveur trèsrecherchée : mais elle parvient à des dimensions bien plus grandes que la seconde; elle est quelquefois longue de trois ou quatre mètres. Sa grandeur, son poids, et la bonté de sa chair, doivent la rendre l'objet d'une pêche assidue; et comme elle a de plus que les autres variétés, etmémequele gaterin proprement dit, des ramifications très-sensibles aux rayons aiguillonnés de la dorsale, et qu'elle offre ainsi un trait d’un développement plus étendu et d’une conformation plus complète, ne pourrait-on pas croire que la Fætela n’est que la sofat parvenue à un âge plus avancé et à un plus grand accroissement ; que la sofat n’est qu’un gaterin plus âgé; et que par conséquent, à mesure que l'holocentre dont nous parlons grandit en acquérant des années, il s'appelle d’abord Abu-mgaterin, ensuite Galerin, ensuite Sofat, et enfin Z'œlela ? Au reste, le gaterin se plait au milieu des coraux et près des rivages.
Ces mêmes rivages arabiques servent d’asile au jarbua, que l'on trouve aussi dans le grand Océan, aux environs des tropiques, où Commerson en a fait faire un dessin que nous avons fait graver. On pèche également cet holocentre dans les eaux du Japon: mais comme il y est très-abondant et qu'il a la chair maigre, il y est dédaigné par les gens riches, qui l’abandonnent pour la nourriture de leurs esclaves ; et c’est ce qui a fait donner à ce poisson , par les Hollandais des grandes Indes, le nom d’Æsclave, que Bloch lui a conservé !.
! Srayons à la membrane branchiale de l'holocentre s060, 47 à chaque pecturale, 29 à la caudale. — 15 rayons à chaque
DES POISSONS
Ce jarbua a la tête courte et comprimée ; des dents petites et séparées l'une de l’autre, à chaque mâchoire ; la langue lisse; le palais rude ; chaque opercule garni de très-petites écailles ; la couleur générale argentée ; les pectorales et les thoracines jaunâtres ; une raie longitudinale et deux raies noires et obliques sur la eaudale, dont les deux pointes sont de la même nuance que ces raies ; et plusieurs taches noires et irrégulières sur la nageoire du dos.
L'HOLOCENTRE VERDATRE !,
Serrauus Cabrilla; var., Cuv. ; Bodianus Hiatula, Lutjaaus Serran, Holocentrus Chanus, et Holocentrus virescens, Lacep. ?.
L'Holocentre tigré 5, Serranus tigrinus, Cuv.; Holocentrus tigrinus , Bl., Lac. 4. — Holocentre cing-raies *, Diacope octolineata, Cuv ; Grammistes 5-lineatus, Bl., Schn.; Holocentrus 5-linealus, BL, Lac.; Labrus octolineaturs, et Labrus Kamira, Lac.; Holocentrus bengalensis, BL, Lac. 6.— JJolocentre Bengali 7, Diacope octolineata, Cuv. (voy. la synonymie du précédent, dout il ne différe pas spécifiquemeut)#. Hülocentre Epinephéle®, Serranus gymnopareius, Cuv. ; Epinephelus striatus, BL.; Holocenteus Epinepheius, Lac.10. — Holocentre Post 4, Acerina vulgaris, Cuv.; Perca Ceraua, Linn., Gmel., Bl.; Gymnoc-phalus Cernua, Bl,, Schn.; Kolocentrus Post, Lac. 1?.—/olocentre noir , Coryphæna Pompilus, Linn.; Centrolophus niger, et Holocentrus niger, Lac. 414. — Holocentre Acérine 4, Acerina rossica, Cuv.; Perca Acerina, Guldenst., Liun., Gmel.; Holocentrus Acerina, Lac. 46,
H paraît que le verdâtre se trouve dans les Indes cccidentales. Ses deux mâchoires sont
pectorale de l'holocentre chani, { rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, {7 rayons à la nageoire de la queue. — 6 rayons à la membrane branchiale de 1 holocentre schraitser, 14 à chaque pectorale, 4 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoricine, 45 rayons à la caudäale. —7 rayons à la membrane branchiale de l'holocentre crénelé, 42 à chaque pectorale, 1 rayon aiguillouné et 5 rayons articulés à chaque thoracive, 47 rayons à la nageoire de la queue. —7 rayons à la membrane branchiale de l'holocentre gaterin,47 à chagne péctoralé, 1 rayonaiguitlonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 17 rayons à la caudale. — 6 rayons à la membrane branchiale de l'holocentre jarbua , 45 a chaque pectorale, 4 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 17 rayons à la nageoire de la queue.
4 Bloch, pl. 255.
2 Ce poisson est une variété sans bandes du SERRAN proprement dit, ou MEROU SEnnan de M. Cuvier. À cette même espèce se rapportent encore trois autres poissons décrits par M. de Lacépède, sous les noms de Lutjan Serran, Holocentre Chani, et Bodian Hiatule. D.
5 Ikan makekae, aux ludes orientales. — Marquille, par les Hollandais des Indes orientales. — Bloch, pl. 257.
4 Du genre MEROU, Sersanus, dans la famille des Acanthoptérygiens percoïdes. D,
5 Bioch, pl. 259.
9 Ge poisson est regardé par M. Cuyier comme une variété de son DIACOPE À BUIT KAIES, Diacope octolincata, dans la
amiile des Acanthoplérygiens percoïdes, Il est d'ailleurs décris trois autres fois par M, de Lacépède, sous les noms de
garnies de dents pointues, dont les deux anté-« rieures sont les plus grandes ; la ligne latérale est hérissée d’écailles petites et aiguës; des raies jaunâtres règnent sur les opereules ; le dos présente des taches ou bandes transversales et irgulières d’un vert foncé ; on voit des teintes jaunes à la base des nageoires, particulierement à celles des pectorales et des thoracines.
Valentyn, Renard, Klein, Séba et Bloch, ont
Labre à huit raies, Lubre Kasmira, et Holocentre bengali. D.
T Bloch, pl. 246, fig. 2.
# Ce poisson n'est qu'une simple variété de l'espèce précédente. Voyez la note6. D.
9 T'aye striée. Bloch, pl. 550.
40 M. Cuvier regarde ce poisson comme si voisin de son SERRAN Où MEROU A JOUES NUES, qu'il est probable qu'il est de la même espèce (famille des Acanthopmtérygiens percoiïdes). D.
41 Perche goujonniére, Gremillet, par les pêcheurs de la Seine inférieure. — Gremille, sur les bords de la Moselle et des rivières qui se jettent dans cette dernière, (Lettre écrite à M. de Lacépède, en 1788, par dom Fleurand, bénéüictin de Lay, dans la ci-devaut Lorraine. Cet estimable savant croyait que ce nom Gremille à une origine celtique). — Pelite perche, dans plus. contrées de France — Cerna , à Malte. — Kaul baarsch, en Allemague.— Pfaffentaus, Rolzwolf, en Autriche.-- Schroll, en Bavière. — Stuer, Stuer bass, à Hambourg. — Æaulbarsch, en Livonie. — Hissis, Ullis, chez les Lettes., — Kiis, ca Estonie. — Jerscha, en Russie.— Giers, Schnorgers, eu Suède.— Horcke, Tarrike, Stibling, en Dauermarck, — Auleburs, Aburuden-flos, en Norvège. — Post, Posch où poschje, en Hollande. — Pope, Kuffe ou Rauffe, en Angleterre.—Bloch, pl. 55, fig. 2.—Perséque post. Daubenton et Haüy, Enc. méth. — /d. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth, — Faun. Suecic. 585. — Mull. Prodrom. Zoolog. Danic., p. 46,n. 592. — Meiding. Icou. Pise. Austr., t.5, — « Perca dorso monopterysio, capite cavernoso, » Artedi, gen. 40, syn. 68, spec.77.—Cernua fluviatilis, Bélon, Aquat., p. 291. — 7d. et percæ fluviatilis genus minus. Gesner, p. 491, 701; et{ geriu. ) fol, 160 @. — Zd. Willughby, p.554, tab. X, 14, fig. 2.— /d. Raï, p. 144, n.10,—« Ceruua fluviatilis « aliis perca minor. » Charlet., p. 158 el 161. — « Pérca mi- « nor, porcus, porculus, porcellus , cernua nonnullorum, » Schonev., p. 56. — « Perca fluviatilis mino:.» Aldrov., I. 5, c. 54, p. 626 et 627, — Id. Jonston, L. 5, it. 5. c. 2, tab. 28. — « Perca dorso monopteryglo, Capite subcavernoso, alepidoto, « aculealo, etc. » Gronov. Mus. 1, p. 41, u. 94; Zuoph.. p. 85. n. 288. — Kram. Elench. 586. — Cernua. Schæffer. Pisc. Ra» tisb, 59, tab, 2, fig. 4. — « Percis, pinnis sex, etc. » Klein, Miss, pise. 4, p. 40, n.1, tab. 8, fig. 1 et 2. — Perca minor. Ruysch, Theatr. anim., p. 108. — Walff, Ichthyolog., p. 28 n.53.— Auffe. Brit. Zool. 5, p. 215, n,5. — Pfaffentaus Marsigli, Danub. 4, p. 67, tab. 25, fig. 2.
42 C'est la grémille commune ou perche goujonnière.de nos pays, type du genre GREMILLE, Acerina, Cuv., dans la famille des Acanthoptérygiens percoïdes. D.
45 Blaufish. Brit. Zool. 5, p. 216, n. 4. — Jd. Borlase !
| Cornwall., p.271, tab, 25, fig. 8.
44 M. Cuvier, qui remarque que le perca nigra de Gmelin ou Æolocentre noir, Lac., n'est autre que le Coryplæna pompilus, Lian., ou ce qui est la même chose, que le Cen: trolope nègre, propose la suppression de cette espèce. D.
15 Persique acerine. Bounaterre , pl. de l'Enc. méth. — Guldenstaedt, Nov. Comm. Petropolit. 49, p. 457.
48 Du genre GRÉMILLE, Acerina, Cuv., dans la famille des Acanthoptérygiens percoïdes, D,
donné chacun une figure de l’holocentre tigré. Ce poisson des Indes orientales a Ja chair délicate. Sa tête est longue et comprimée ; les dents sont pointues et inégales ; la langue est lisse, et le palais rude ; la couleur générale est bleuâtre ; on voit uneraie brune passer au-dessus de chaque œil, et s'avancer vers le museau. Indépendamment des bandes transversales qu'indique le tableau générique, la tête, le corps, la queue et les nageoires sont parsemés de taches brunes, presque toutes arrondies.
Le Japon est la patrie de l’holocentre cinqraies. Il a la tête courte et comprimée ; un rang de dents séparées l’une de l’autre, à chaque mâchoire ; un grand nombre d’autres dents serrées et placées sans ordre, à la mâchoire supérieure, ainsi qu’au palais ; la première pièce de chaque opercule, échancrée de manière à recevoir une sorte d’aiguillon tourné vers le museau , et attaché à la seconde pièce, laquelle d’ailleurs se termine en pointe membraneuse. La nuance générale du poisson est jaunâtre ; et un rouge foncé colore les nageoires.
Le nom du bengali annonce le pays dans lequel on l’a pêché. Sa langue estlisse; mais son palais est hérissé de dents courtes et menues. On trouve des dents semblables à la mâchoire supérieure, à la suite d’une rangée d'autres dents plus longues et recourbées que l’on voit également à la mâchoire d’en bas. La première pièce de chaque opercule recoit dans une échancrure, et comme celle de l’holocentre cinq-raies, une sorte de crochet où d’aiguillon qui tient à la seconde piece. Par le moyen de ce mécanisme, l’animal, en ouvrant la bouche, presse cette seconde pièce contre son corps, de manière à clore très-exactement l’ouverture branchiale. Une plaque dentelée est d’ailleurs placée au-dessus de l’échancrure de cette pièce postérieure. Les écailles sont petites et dentelées. Le jaune et le bleu règnent sur les nageoixes-
L’épinéphèle habite dans les eaux de la Jamaique. Ses yeux et ceux de quelques autres holocentres sont voilés par une membrane transparente comme ceux des murènes et de plusieurs autres poissons. Cette conformation dans l'organe de la vue de ces holocentres, avait engagé Bloch à les comprendre dans un genre particulier, Nos principes de distribution ne nous ont pas permis d'admettre ce genre; mais nous avons été bien aises de le rappeler, en
donnant le nom générique de cette petite famille à la premiere espèce de ce groupe qui se présente à nous dans l’examen que nous faisons des divers holocentres. L’épinéphèle a le palais hérissé de petites dents ; la langue lisse; les deux mâchoires oarnies de dents assez courtes S le ventre arrondi; l'anus plus voisin de la tête que de la caudale. Deux raies longitudinales et brunes s'étendent sur chaque côté de l’animal, dont la couleur générale est blanchâtre, On voit des teintes jaunes sur la tête et sur les nageoires.
Le post se trouve dans la plupart des contrées septentrionales de l’Europe. II y vit dans les rivières et dans les lacs dont le fond est de sable ou de glaise, et dont les eaux sont claires et pures. Il est surtout très-multiplié dans la Prusse, 1] ne parvient ordinairement qu'à la longueur de deux ou trois décimètres ; mais cependant il y a, auprès de Prenzlow, des lacs où on a pris des individus de cette espèce, d'une crandeur bien supérieure.
Les ennemis dont il est le plus souvent oblisé d'éviter la poursuite, surtout lorsqu'il ne présente que de petites dimensions, sont le brochet, la perche, la lote, l’anguille, et les grands oiseaux d’eau. Il se nourrit de vers, d'insectes aquatiques , et de poissons très-jeunes, et par conséquent tres-petits. C’est au printemps qu’il quitte les laes pour remonter dans les rivières, au séjour desquelles il préfere de nouveau celui des lacs, lorsque l'hiver approche. C’est aussi dans le printemps qu'il fraie. 11 dépose ses œufs sur des bancs de sable, ou sur les corps durs qu’il trouve dans les eaux qu'il habite, et il les place à une profondeur telle, qu'ils ne soient communémentniau-dessus d'un ou deux mètres de profondeur, ni au-dessous de trois ou quatre. Ces œufs sont petits et d'un blanc mêlé de jaune. Bloch en à compté soixante-quinzemille six cents dans un ovaire qui ne pesait pas tout à fait quatre grammes. On a écrit que le post ne croissaitque lentement: et comme d’ailleurs les individus de cette espèce sont très-recherchés , on pourrait croire que c’est à cause de la lenteur de leur développement, qu’on n’en trouve que très-rarement de parvenus à des dimensions et à un poids considérables.
On prend le post à l’hamegçon et au filet, par ticuliérement au trémail !. Mais c'est prinei<
1 Voyez une courte description du trémail à l'arüicie du Gade colin,
DES POISSONS
palement pendant l’hiver, et par conséquent lorsqu'il est descendu dans les lacs, qu'on lerecherche avec le plus d'avantage. On le pêche avec beaucoup de succès sous la croûte glacée de ces lacs d’eau douce. On le poursuit avec d'autant plus de constance et de soin, que sa chair est tendre, de bon goût , et facile à digérer : elle devient même exquise dans certaines eaux ; et l’on cite en Ailemagne , comme excellents à manger, les posts des lacs Golis et Wandelitz.
M. Noël de Rouen nous écrit que, dans la Seine, dont les pêcheurs nomment le post Perche goujonnière, parce que sa longueur excède rarement celle du plus grand goujon , on ne prend guère cet holocentre qu'auprès de l'embouchure de l'Eure, où on le trouve au milieu de petits barbeaux et de jeunes cyprins brèmes,.
La bonté de l’aliment que donne le post , la salubrité de sa chair, et sa petitesse , ainsi que sa faiblesse ordinaire, le font préférer à beaucoup d’autres poissons par ceux qui cherchent à peupler un étang de la manière la plus convenable. En l’y renfermant , on n’y introduit pas un ennemi dévastateur. C’est pendant le printemps ou l’automne qu’on le transporte communément des lacs ou des rivières dans les étangs où l’on veut le voir multiplier. On le prend pour cet objet dans les lacs peu profonds, plutôt que dans ceux dont le fond est trés-éloigné de la surface de l’eau, parce que les filets dont on est le plus souvent obligé de se servir pour le pécher dans ces derniers, le fatiguent au point de Jui ôter la faculté de vivre, même pendant quelques heures, hors de son fluide natal. Le post cependant , lorsqu'il n’a pas été tourmenté par la manière dont on l’a pêché, perd diflicilement la vie. On peut, pendant l’hiver, le faire parveir vivant à d'assez grandes distances : un froid irès-rigoureux ne suffit pas pour le faire périr; et on l’a vu souvent privé de tout mouvement et entierement gelé en apparence, retrouver promptement la vie et son agilité, après avoir été plongé pendant quelques moments dans de l'eau froide, mais liquide ".
4 Grayons à la membrane branchiale de l'holocentre verdûâtre, 44 à chaque pectorale, 4 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 18 rayons à la nageoire de la queue. — 6 rayons à la membrane branchiale de l'holocentre tigré, 15 à chaque pectorale, { rayon aiguillonne et 5 rayons srticulés à chaque thoracine , 45 rayons à la caudale, — 6
aÿeus à la membrane brauchiale de l'holocentre sinq-raics, À
ta
Le corps et la queue du post sont allongés et visqueux. J’ai voulu, pendant quelque temps, placer re thoracin parmi les lutjans, parce qu’on pourrait à la rigueur ne vouloirreconnaitre dans ses opercules qu'une simple dentelure ; je l'ai inscrit cependant parmi les véritables holocentres; non-seulement parce qu’un grand nombre de traits de sa conformation le rapprochent, aussi bien que plusieurs de ses habitudes, de ces holocentres, ainsi que des vraies persèques. mais encore parce que, dans la plupart des in dividus de cette espèce, plusieurs des pointes de la dentelure sont assez grandes pour étre regardées comme de véritables aiguillons. Au reste, la tête de ce poisson est un peu déprimée Le palais et le gosier sont garnis, comme les mâchoires, de dents petites et tres-pointues. Le dos est noirâtre. Le pylore n’est entouré que de trois cœcums. On compte quinze côtes de chaque côté de l’épine dorsale, qui comprend trente vertèbres.
Le noir est ordinairement long de quatre ou cinq décimètres, et par conséquent plus grand que les individus de i'espèce du post, que l’on rencontre le plus souvent.
On trouve l’acerine dans la mer Noire, et pendant l'été, dans les grands fleuves qui y ont leur embouchure. Sa tête est plus allongée que celle du post; mais elle a de grands rapports
| avec cette espèce, qu’elle devrait suivre , ainsi que le noir, dans le genre des lutjans , si on ai-
mait mieux comprendre le post dans cette famille que dans celle des holocentres.
L'HOLOCENTRE BOUTTON. *,
Diacope bottoniensis, Cuv.; Holocentrus Boutton, Lac. ?.
L’Holocentre jaune et bleu 5, Serranus flavo-cæruleus, Cuv.4 Bodiauus macrocephalus, Holocentrus gymnosus, et Holo-
16 à chaque pectorale, { rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 20 rayoos à la nageoire de la queue, — 6 rayons à la membrane branchiale de l'holocentre bengali, 14 à chaque pectorale , { rayou aiguillonué et 5 rayons articulés à chaque thoraciue, 18 rayÿous à la Caudalie. — 5 rayons à la membrane branchiale de l'holocentre épinéphèle, 44 à chaque pectorale , 4 rayon aiguillonné et 5 rayons arliculés à chaque thoracine, 15 rayons à la nageoire de la queue. — 7 rayons à la membrane branchiale de l'holoceutre post, 14 à chaque pectorale, 4 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 47 rayons à la caudale. — 7 ragon: à la membrane branchiale de l'hulocentre aceriue, 33 à chaque pectorale, { rayon aiguillouné et 5 rayons ariiculés à C3 que thoracine, 17 rayons à la nageoire de la queue,
4 « Asper autrorsum subteridsque rubens, PRE ei late- #1
centrus favo-cæruleus, Lac.4.—Æolocentre queue-rayée”, Dules cauda-vittatus, Cuv.; Holocentrus caudä-vittatus, Lacep: ‘.— Holocentre Négrillon T, Pomacentrus nigricans, Cuv.; Holocentrus nigricans , Lac. 8. — Holocentre Lcopard, Plectropoma Leopardinus, Cuv. ; Holocentrus Leopardus, Lac. *.— Holocentre cilié, Scolopsides lycogenis, Cuv.; Lycogenis argyrosoma, Kubl.; Holocentrus ciliatus, Lac. 40, — Holocentre Thunberg 1, Myripristis ....... : Cuv. ; Sciæna loricala, Thunb.; Holocentrus Thunberg Lac. 42.
C’est dans les manuscrits de Commerson que nous avons trouvé la description des quatre premiers de ces holocentres : aucun auteur n’en a encore parlé. Le Boulton, dont le nom spécifique indique le pays natal, a deux ou trois décimètres de longueur. Sa caudale est jaunâtre. Ses thoracines et son anale présentent la même couleur que la nageoire de la queue ; mais leurs premiers rayons sont rougeâtres. Cette nuance rouge paraît sur la base des pectorales, que distingue de plus une petite tache d’un pourpre foncé; le reste de la surface de ces organes est jaune, de même que le bord supérieur de la dorsale, qui d’ailleurs est transparente. Les dents antérieures sont un peu longues; les autres très-petites, et serrées les unes contre les autres , comme celles d’une lime. On voit aussi de très-petites dents au fond du palais et du gosier : mais la langue est lisse ; elle est en outre courte, un peu large et très-blanche. La
« raliter flavescens, operculis branchiarum in angulo arte- « riore spin ad caput reflexà notatis.— Perche du détroit de « Boutton. » Commerson, manuscrits déjà cités.
? Du genre DiACOPE, dans la famille des Acanthoptérygiens percoïdes, D.
5 « Asper cærulesceus, pinuis omnibus et caudâ, etiam- < num basi, luteis. » Commerson, manuscrits déjà cités.
4 Du genre MEROU, Serranus , Cuv., dans la famille des Acanthoptérygiens percoïdes. Ce poisson a été décrit trois fois par M. de Lacépède, sous les noms 1° de Bodian grossetête, > d'Holocentre gymmose, et5° d'Holocentre jaune etbleu. D.
5 « Aspro dorso cærulescente, lateribus argenteis, caudâ « lituris albis et nigris alternis. » Commerson, manuscrits déjà cités.
5 Du genre DouLEs, Dules, dans la famille des Acanthoptérygiens percoïdes, D,
1 « Aspro totus atratus, oculorum iridibus cæruleis. » Commerson, manuscrits déjà cités.
# Du genre POMACENTRE, dans la famille des Acanthopté-
giens sciénoïdes, Cuv. D.
* Du geure PLECTROPOME, Plectropoma, Cuv., dans la famille des Acanthoptérygiens percoïdes. D,
4° Du genre SCOLOPSIDE, dans la famille des Acanthoptérygiens sciénoïdes, Cuv. D,
#4 Sciæna loricata, argentea, immaculata etc. » Thunberg, Voyage au Japon, etc.
43 Ge poisson est bien certainement du genre MYRIPRISTIS de M.Cuvier, dans la famille dés Acanthoptérygieus percoïdes; 1Bais Ce naturaliste ne le rapporte précisément à aucune espèce , tout en remarquant qu'il se rapproche surtout du My. riÿrislis hexagonus. D.
première pièce de chaque opercule montre uns échancrure propre à recevoir l'aiguillon de fa seconde pièce, laquelle se termine en pointe. Les Indiens des Moluques apportèrent nan individus de cette espèce au vaisseau sur lequel Commerson parcourait le grand Océan, avec notre Bougainville, en 1768; et ce voyageur dit dans ses manuscrits, que ces individus étaient mèêlés avec plusieurs autres poissons séchés, très-bien préparés, et étendus entre deux bâtons qui les fixaient.
Le jaune et bieu habite dans les eaux qui baignent l’Isle de France. Il est ordinairement plus grand que le boutton. Quelquefois l’extrémité de ses pectorales est noire; le bord de la mâchoire supérieure jaunâtre ; l’entre-deux des yeux peint de la même couleur, et une tache ovale de la même teinte placée sur le derrière de l’occiput : mais il n'offre d’ailleurs que les deux nuances indiquées par le nom spécifique que je lui ai donné.
Les deux mâchoires sont hérissées de dents très-menues , très-courtes, très-serrées , au-devant desquelles la mâchoire d’en haut en présente quatre plus épaisses et un peu plus longues. Des éminences osseuses situées sur le palais , et la circonférence du gosier , sont également garnies de dents très-petites ettrès-fines;, mais on n’en voit pas sur la langue, qui est courte, large à son extrémité , un peu cartilagineuse , assez libre dans ses mouvements , et blanchâtre. Les premiers rayons de Ja dorsale sont garnis chacun d’un filament. Le péritoine estblance; le canal intestinal trois fois recourbé; la vessie natatoire adhérente au dos. L'animal vit de petits crabes et de jeunes poissons qu'il avale toutentiers. Sa chair est agréable et saine.
L'holocentre queue-rayée est communémen$ moins grand que le boutton. Les raies longitu dinales blanches et noires qu’il a sur la queue, varient pour lenombre depuis trois jusqu'à dix. La mâchoire supérieure est extensible et un peu plus courte que celle d’en bas : l’une et l’autre présentent, ainsi que le devant du palais , un orand nombre de petites dents semblables & celles d’une scie. La langue est lisse. L'Islesde France est sa patrie.
Le négrillon a la tête petite; le dos très-élevé, les dents menues, blanchâtres , rapprochées et arrangées comme celles d’un peigne ; la langue et le palais sans aspérités ; et la ligne latérale s
DES POISSONS
courte , qu’elle se termine à l'extrémité de la nageoire du dos ‘.
Aucun naturaliste n'a encore rien publié au gniet du léopard et du cilié. Le premier de ces ieux holocentres a la lèvre supérieure double; la mâchoire d’en haut, qui est un peu moins avancée que celle d'en bas, montre, ainsi que cette dernière, six dents fortes, grandes et croehues, et plusieurs rangs de dents plus petites.
Le corps et la queue du cilié sont allongés.
Le thunberg, auquel nous avons donné le nom du savant voyageur qui l'a fait connaître, n’a qu'une nageoire dorsale, quoiqu'il paraisse en avoir deux. Sa lèvre supérieure est double ; on voit au moins trois dents mousses de chaque côté de la mâchoire d’en bas; le dos est élevé.
Cet holocentre vit dans la mer du Japon.
L'HOLOCENTRE BLANC-ROUGE,
Holocentrum orientale, Cuv. ; Holacentrus albo-ruber, Dae::2°
L'Holocentre bande-blanche, Sebastes albofasciatus, Cuv., Holocentrus albofasciitus, Lac. °.— Holocentre diacanthe, Pomacentrus Pavo, Lac., Cuv.; Chœætodon Payo, BL; Holocentrus diacauthus, Lac. 4. — Holocentre tripetale, Holocentrus tripetalns, Lac. 5.—/Holocentre tétracanthe, Holocentrum......, Cuv.; Holocentrus tetracanthus, Lac. 6. — Holocentre Acanthops, Holocentrus Acanthops, Lac. 7. — Holocentre Radjaban, Diagramma punctatum, Ehrenb. , Cuv.; Holocentrus Radjaban, Lac.#.—#folocentre Diadème, Holocentre Diadema, Cuv.; Sciæna vittata, Parkins.; Perca pulchella, Bennet ; Holocentrus Diadema, Lac. *. — Æclocentre Gymnose, Serranus flavo-cæruleus. Cuv.; Holocentrus flavo-cæruleus, Holocentrus gymnosus, et Bodianus macrocephalus, Lac. 4°.
Ces neuf espèces sont encore incennues des naturalistes. Nous avons:trouvé une figure de
4 7 rayons à la membrane branchiale de l'holocentre boutton, 46 à chaque pectorale , 4 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine , 47 rayons à la nageoïire de la queue. —7 rayons à la membrane branchiale de l'holocentre jaune et bleu, 48 à chaque pectorale, 4 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 45 rayons à la caudale.— 6 rayons à la membrane branchiale de l'holocentre queuerayée, 16 à chaque pectorale, 15 à la nageoire de la queue. — 5 ou 6 rayons à la membrane branchiale de l'holocentre négrillon, 20 à chaque pectorale, { rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine , 43 rayons à la caudale. — 14 rayons à chaque pectorale de l'holocentre léoparä, 48 à la nageoire de la queue, — 17 rayons à chaque pectorale de l'holocentre cilié, 4 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine , 19 rayous à la caudale. — 7 rayons à la membraue branchiale de l'holoceatre thunberg,, 45 à chaque pectorale, 18 à la nageoire de là queue.
2 M. Cuvier rapporte cette espèce à son HOLOCENTRE: DES INDES ORIENTALES (famille des Acanthoptérygiens percoïdes),
la première à la page 25 d’un cahier de mauuscrits chinois , déposé dans la bibliothèque du Muséum d'histoire naturelle, et que nous avons déjà cité à l'article du Spare chinoïs et à celui . du Spare cardinal. La page 112 de ce même manuscrit présente l’image de la seconde de ces neuf espèces. Nous avons vu des individus des cinq espèces suivantes dans la collection d’objets d'histoire naturelle donnée à la France par la Hollande; et les manuscrits de Commerson renfermaient deux dessins qui représentaient les deux dernières.
Le blane-rouge et l’holocentre bande-blanche vivent done dans les eaux de la Chine.
L’holocentre diacanthe, que nous avons ainsi nommé à cause des deux rayons aiguillonnés de sa nageoire de l’anus, a deux pièces à chacun de ses opercules.
Le tripétale, dont le nom spécifique désigne les trois pièces de son opercule, montre plusieurs rangs de petites dents, et de plus une dent assez grosse auprès de chacune des deux extrémités de la mâchoire inférieure , opposées au museau.
Le tétracanthe, dont le nom indique les quatre rayons aiguillonnés de sa nageoire de l'anus, à la mâchoire d’en bas plus avancée que celle d’en haut ; ses dents sont petites ; des lames écailleuses et dont la surface offre desstries disposées en rayons, couvrent le dessus des yeux ; une grande partie de la portion de la dorsale, que soutiennent des rayons aïguillonnés, est très-distincte du reste de cette nageoire.
auquel il rattache encore la Persèque Praslin de M. de Lacépède. D,
# Du genre SEBASTE, Sebastes, Cuv:, dans la famille des Acanthoptérygiens joues-cuirassées. D,
4 Du genre POMACENTRE de M. de Lacépède, adopté par M. Cuvier, et placé par lui dans la famille des Acanihoptérygiens sciénoïdes. M. de Lacépède le décrit deux fois, 1° sous lenom de Pomacentre paon, et2° d'Holocentre diacanthe. D.
5 Non mentionné par M. Cuvier. D.
5 M: Cuvier reconnaît dans ce poisson les caractères de son genre HOLOCENTRE, Aolocentrum (famille des Acanthoptérygiens percoïdes ); mais il ne le rapporte à aucune des espèce qu'iladmet. D.
7 Non mentionné par M. Cuvier. D.
# Le Radjaban, qui porte ce nom aux Indes orientales, est placé par M. Cuvier, dans son genre DiaGhamme, de la famiile des Acanthoptérygiens sciénoïdes. D.
* Du genre HOLOCENTRE, Holocentrum, Cuy. (famille dei Acauthoptérygiens percoïdes). D.
10 Ce poisson, du geureMEROU, Serranus, Cuv. (famille des Acanthoptérygieus percoïdes), a été décrit trois fois par M. de: Lacépède, sous les noms 1° de Zodian grosse-téte, 2° d'Aolocentre gymnose, et 5° d'AHolosentre jaune et biss. D-
L’œil de l’acantnops est gros ; sa ligne latéraie et très-marquée !.
Les deux mâchoires du radjaban sont garnies de plusieurs rangs de dents serrées et presque égales les unes aux autres ; la grosseur des yeux est remarquable ; on voit une lame écailleuse et dentelée au-dessus de la dernière pièce de chaque opercule ; et la ligne latérale est presque droite.
Six ou sept raies étroites et longitudmales parent chaque côté de l’holocentre diadème. Les bandes noires et blanches qui décorent la partie antérieure de sa nageoire dorsale, représentent le bandeau auquel les anciens donnaient le nom de diadème ; et les rayons aiguillonnés qui s’élèvent dans cette même partie au-dessus de la membrane, rappellent les pointes dont ce bandeau était quelquefois orné ?,
Les dents du gymnose sont petites et aiguës; l'extrémité antérieure de la mâchoire d’en haut en présente de plus grandes que les autres.
L'HOLOCENTRE RABAJI ÿ,
Chrysophrys bifasciata, Cuv.; Chætodon bifasciatus, |
Forsk. ; Labrus Catenula, Sparus Mylio, et Holocentrus Rabaji, Lac. 4.
La couleur générale de cet holocenire est :
brillante et argentée. La dorsale et l’anaïe sont jaunes; les thoracines noires ; les pectorales jau-
nes sur une partie de leur surface, et blanches |
sur l’autre. On aperçoit des rugosités sur le
sommet de la tête. Chaque mâchoire est garnie |
4 La dénomination d'Acanthops désigne les aiguillons que l'on voit auprès des yeux de l'holocentre anquel elle ap-
œil.
2 5rayons à la membrane branchiale de l'holocentre diacan-
the,16 à chaque pectorale,6 à chaque thoracine, 16 à la nageoire |
de la queue. — 16 rayons à chaque pectorale de l'holocentre tripétale, 4 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine . 18 rayons à la caudale, — 12 rayons à chaque pectorale de l'holocentre tétracanthe, 47 à la nageoire de la queue. — 14 rayons à chaque pectorale de l'holocentre acanthops, { rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 19 rayons à la caudale. — 16 rayons à chaque pectorale de l'holucentre radjaban, 4 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 16 rayons à la nageoire de la queue. — 13 rayons à chaque pectorale de l'holocentre gymnose , 6 à chaque thoracine , 18 à la caudale.
5 Forskael, Faun. Arab., p. 64, n. 91. — Chélodon rabaji. Eonnaterre, pl. de l'Enc. méth.
* Du genre DAURADE, Chrysophrys, Cuv., dans la famille des Acanthoptérygiens sparoïdes. Il a été décrit trois fois par M. de Lacépède, sous les dénominations 1° de ZLabre chapelet, 2° de Spare mylio, et 5° d'Holocentre rabaji. D.
partient. Ax2y0x, en grec, signifie aiguillon ; et &4 signifie fois ce poisson sous les noms :
de dents molaires hémisphéniques, fortes et ser rées, et de cinq incisives dures et coniques *.
L'HOLOCENTRE MARIN ?,
Serranus Scriba, Cuv.; Perca Scriba, Linn.; Perca marina, Brunn.; Holocentrus marinus, Lac, nb n roche; Holocentrus Argus, Spin.; Holocentrus fasciatus, et Hol. maroccanus, BI. ; Lutjanus Scriptura, Lac. .
L'Holocentre Télard +, Perca Cottoides, Linn., Gmel.; Holocentrus Gyrinus, Lac. °.— Holocentre philadelphien 6, Perca philadelphica, Linn., Gmel.; Holocentrus philadelphicus, Lacep. 7. — Æolocentre Mérou $, Serranus Gigas, Cuv.; Perca Gigas, Brunn., Linn., Gmel.; Holocentrus Merou , Lac. °.— Holocentre Forskael 10, Serranus oceanicus, Cuv.; Perca fasciata, Forsk., Linn., Gmel.; Holocentrus oceanicus, et Holocentrus Forskael , Lac. 41, — Holocentre triwcanthe{?, Serranus hepatus, Cuv.; Labrus hepatus, Linn., Gmel., Lac.; Lutjanus adriaticus, et Holocentrus triancanthus, Lacep. #5. — Holocentre argenté11, Serranus argentinus, Cuv.; Holocentrus argentinus, BL, Lac. 45,
On pêche l’holocentre marin dans la Méditerranée , et peut-être dans la partie de l'Océan
‘5 rayons à la membrane branchiale de l'holocentre rabaji 16 à chaque pectorale, { rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 17 rayons à la nageoire de la queue.
? Percia, dans les environs de Rome. — Persèque perche de mer. Daubenton et Haüy, Enc. méth. — /d. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth. — « Perca lineis utrinqne septem trans- « versis nigris, ductibus miniactis cæruleisque in capite et « antica ventris. » Arledi, gen. 50, syn. 68. — Mus. Ad, Frid. 8, p. 85 *. — Faun. Suecic. 255. — Ilépxn. Arist., lib.2, c- 15,17; et 1. 8, c. 15. — Zd. Athen.. I. 7, fol. 159, 29 (ed, Valderi).— Zd. Oppian., 1. 1, p. 6.— Perca. Plin., 1, 9, c. 46 — Perca pelagia. Jov., ©. 24, p. 92. — Perche. Rondelet, part. 4, 1.6, c. 8. — Salvian., fol. 224, b. ad iconem.— Perca marina. Gesner, p. 696, 819 ; et (germ.) fol. 16. — Aldrov., 1.1, c. 9, p. 47, 48, 49 et 50. — Jonston, 1. 1, tit.2, c. 4, a.7. t.14, fig. 8. — Charleton, p. 154. — Willughby, p. 527. — Rai, p. 140.
5 Du genre MEROU, Serranus, Cuv., dans la famille des Acanthoptérygiens percoïdes. M. de 1.acépède a décrit trois 1° d'Aolocentre marin, 29 d'Holocentre à bandes, et 5° de Luljan écriture. D.
4 Mus. Ad. Frid.2, p.84. — Perséque télard. Daubenton et Haüy, Euc. méth.— /d. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth.
5 Non mentionné par M. Cuvier. D.
# Chub, daus quelques contrées de l'Amérique septentrionale. — Perséque meunier de mer. Daubenton et Haüy, Enc. méth. — /d. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth.
7 Nou mentionné par M.Cuvier. D.
8 Brünn., Pise, Massil, p.65, n. 81. — Persègue mérou. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth.
° Ge poisson est le M£rOU proprement dit, ou Gmanp SERRAN BRUN de M. Cuvier, dans la famille des Acanthoptérygiens percoïdes. D.
40 Forskael, Faun. Arab., p. 40, n. 59.—Perscquerubaw née. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth.
44 Du genre MEROU , Serranus , Cuv., dans la famille dee Acanthoptérygiens percoïdes. Ce poisson est décrit deux foi dans cet ouvrage, sous les noms: 10 d'Holocentre Forssaci et 20 d'Holocentre océanique. D.
43 Holocentre rayé. Bloch, pl. #5, 6. 2.
DES POISSONS
gui faigne la Norvège, ainsi que dans plusieurs autres portions de cet Océan Atlantique. Son museau est allongé et pointu ; sa dorsale, son anale et sa caudale sont souvent jaunes et mouchetées d’un jaune plus foncé; l’on voit quelquefois des raies rouges sur ses pectorales. Sa longueurordinaire estde trois ouquatredécimètres.
Le tétard habite dans l’Inde; sa tête, son corps et sa queue sont parsemés de taches brunes et presque rondes.
Le philadelphien vit dans l'Amérique septentrionale.
On a pêché le mérou dans la Méditerranée.
Cet holocentre est long d’un mètre : aussi lui a-t-on donné le nom de Géant. Le dessous de sa tête est rouge; l'ouverture de sa bouche, grande; sa langue lisse; son palais hérissé depetites dents, ainsi que son gosier; chacune deses mâchoires garnies de plusieurs rangées de dents aiguës ; le devant de sa mâchoire supérieure, armé de quatre dents coniques et plus longues que les autres; sa dorsale bordée de filaments.
Le forskael est encore plus grand que le mérou : sa longueur surpasse douze décimètres.
Les deux mâchoires sont également avancées, et présentent chacune deux dents coniques ; on voit de plus à la mâchoire supérieure plusieurs rangs de dents flexibles et très-fines; la mächoire d’en bas montre un rang de ces dents très-déliées. Ce poisson a été observé dans la mer d'Arabie.
Le triacanthe a la langue lisse ; le palais et les mâchoires hérissés de dents petites et communément très-serrées ; les thoracines d’une couleur foncée; les autres nageoires d’une nuance plus claire.
L'or et l'argent brillent sur les écailles de l’argenté ; d’ailleurs le dessus de la tête est violet; la dorsale, l’anale et la caudale sont d'un bleu clair ; les pectorales, ainsi que les thoracines, jaunes ! ; des dents petites et aiguës distribuées
15 Du genre MEROU, Serranus, Cuv., dans la famille des Acanthoptérygiens percoïdes. — Ce poisson est décrit deux fois par M. de Lacépède, sous les noms 1° de Zutjan adriatique, et 2° d'Holocentre triacanthe. D.
41 Holocentre argenté. Bloch, pl. 255, fig. 2.
45 Du genre MEROU, Serranus, Cuy. (famille des Acanthoptérygiens percoïdes). D.
47 rayons à la membrane branchiale de l'holocentre marin, 19 à chaque pectorale , 4 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, {4 rayons à la nageoire de la queue.
— 8 rayons à la membrane branchiale de l'holocentre tétard, 44 à chaque pectorale 1 rayon aiguillonné et 4 ou 5 ragons articulés à chaque thoracine, 12 rayons à la caudale. — 1 rayons à la membrane branchiale de l'holocenire phila-
le long de chaquemächoire; la langue est lisse, et le palais rude.
L'HOLOCENTRE TAU VIN #,
Serranus Merra, Cu. ; Epinephelus Merra, BI.; Perca Tauvina, Forsk., Holocentrus Merra, et Holocentrus Tauvious, Lacep. 2.
L'Holocentre Ongo”, Serranus dichropterus, Cuv.; Holocentrus Ongus, Lac. 4. — Holocentre doré 5, Serranus auratus, Cuv.; Holocentrus auratus, Bl., Lac. ©. — Holocentre quatre-raies *, Therapon quadrilineatus, Cuv.; Holocentrus quadrilineatus, Bloch , Lacep. #, — Holocentre à bandes ®, Serranus Scriba, Cuv.; Holocentrus marinus, Art., Lacep.; Holocentrus fasciatus, Bl., Lacep.; Lutjanus Scriptura, Lac. 4°. — Holocentre Pira-pixanga 1, Serranus Pixanga, Cuv.; Holocentrus punctatus, Bl.; Holocentrus Pira-pixanga, Lac. 12, — Holocentre lancéolé 45, Serranus lanceolatus, Cuv.; Holocentrus lanceolatus, Lac. 11,
Les rivages couverts de coraux et de madrépores , de la mer d'Arabie , nourrissent le
delphien , 46 à chaque pectorale , 4 rayon aïiguillonné et5 rayons articulés à chaque thoracine, 11 rayons à la nageoire de la queue. —7 rayons à la membrane branchiale de l'holocentre mérou, 16 à chaque pectorale, 1 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 15 rayons a la caudale. — 7 rayons à la membrane branchiale de l'holocentre forskael , 17 à chaque pectorale, 1 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 47 rayons à la nageoire de la queue, — 4 rayons à la membrane branchiale de l'holocentre triacanthe, 13 à chaque pectorale, { rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine , 15 rayons à la caudate. — 5 ragons à la membrane branohigle de l'holocentre argenté, 14 à chaque pectorale, 1 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine , 15 rayons à la nageoïire de la queue.
4 Perca tauvina. Linnée, éd. de Gmelin. — Forskael, Faun. Arab., p. 59, n.58, — Perségue tauvine. Bonnaterre, pl. del'Enc. méth.
3 Du genre MEROU, Serranus, Cuv., dans la famille des Acanthoptérygiens percoïdes. M. de Lacépède a décrit ce poisson sous deux noms différents : 1° d'Holocenire Tawvin, et 2° d'Holocentre Merra. D.
# Jkan ongo, au Japon. — Holocentre ongo. Bloch, pl. 254. :
4 Du genre MÉROU, Serranus, Guy. (famille des Acanthoptérygiens percoïdes). D.
5 Holocentre doré. Bloch, pl. 256.
“Du genre MÉROU, Cuv. (famille des Acanthoptérygiens percoïdes). M. Cuvier remarque les rapports qui existent entre la figure de ce poisson dans Bloch (pl. 256) et son Plectropome Léopard. D.
1 Holocentrus quadrilineatus. Bloch, pl. 258, fig. 2.
8 Du genre THERAPON, dans la famille des Acanthoptérygiens percoïdes de M. Cuvier. D. «
° Holocentrus fasciatus. Bloch, pl. 240.
10 Du genre MEROU, Serranus (famille des Acanthoptéry= giens percoïdes), Cuv. M. de Lacépède donne trois fois la description de ce poisson, sous les noms 4° d'Aolocentre marin, 2 d'Hotocentre à bandes, et 5° de Lutjan écritures D.
41 Gatt-visch, par les Hollandais. — Pesche gatto , par les Portugais. — Holocentre pointé. Bloch, pl. 211
tauvin , dont {a chair est peu agréable au goût, et dont toutes les écailles sont petites et dentelées. La base de la langue et le gosier sont garnis de dents menues et flexibles. La lèvre supérieure est extensible. On voit trois aiguillons sur la partie postérieure de chaque opercule. La couleur: brune de l'animal est relevée par des caches arrondies et noirâtres ; et ces taches sont bordées de blanc, dans une partie de leur circonférence, au-dessus de presque toutes les nageoires.
Les six autres espèces d’holocentres dont nous parlons dans cet article, ont été décrites pour la première fois par Bloch.
L’Ongo vit dansles-eaux du Japon. Chacune de ses mâchoires présente un rang de dents courtes et pointues; le palais est lisse; chaque narine a deux orifices ; l'iris, les pectorales et les thoracines brillent de la couleur del’or !.
Le doré des Indes orientales a les: écailles très-petites, mais plus éclatantes encore que les thoracines et les pectorales de l’ongo. Les dents des deux mâchoires sont petites, pointues et presque toutes d'une longueur égale; le palais est garni de dents, comme les mâchoires ; une belle couleur d’écarlate bordeles nageoires du dos, de l’anus et de la queue; les pectorales sont d’un violet pâle, et les thoracines d’un rouge foncé.
Le quatre-raies habite dans les Indes orientales, comme le doré ; mais sa parure n’estipas aussi magnifique. Sa dorsale peut être couchée
“1 Du genre MÉROU, Serranus, Cuv., dans la famille des Acanthoptérygiens percoïdes. D.
45 Holocentre lancette. Bloch, pl. 242, fig. 1.
441 Du genre MEROU, Serranus, Cuy., dans la famille des Acanthoptérygiens percoïdes. D.
47 rayous à la membrane branchiale de l'holocentre tauvin , 148 à chaque pectorale, { rayon aiguillonné et 5 rayons articulés a chaque: thoraeine , 17 rayons à la nageoire de la queue. — 5 rayons à la membrane branchiale de l'holocentre ong0, 12 à chaque pectorale, 4 rayonaiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 18 rayons à la caudale. — 6 rayons à la membrane branchiale de l'holoceutre doré, 16 à chaque pectorale, 1 rayon aiguillonnéet 5 rayons articulés à chaque thoraciue, 20 rayons à la nageoire de la queue. — $ rayons à la.membrane branchiale: de l'holocentre quatre raies, 15 à chaque pectorale, 1 rayonaiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoraciue, 46 rayons à la caudale. — 6 rayous à la membrane branchiale de l'holocentre à bandes, 15 à chaque-pectorale, { rayon aignillonné.et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 16 rayons à la nageoire de la queue; — 12 rayons à chaque pectorale de l'holocentre pirapixanga; { rayon aiguillonné-et à rayons articulés à chaque thoracine, 47 rayons à la caudale. — 6 rayons à la membrane branchiale de l'holocentrelancéolé, 16 à chaque pectorale, { rayon aiguillonnéet 5 rayonsarticulés à chaque thoracine, 45 rayons à la nageoïire de la queue.
HISTOIRE NATURELLi
dans une sorte de sillon longitudinel; et sa li. gne latérale est tortueuse.
L’holocentre à bandes ale museau avancé, le palais garni de petites dents, et la langue lisse,
Le pira-pixanga est un poisson du Brésil : il vit dans la mer et au milieu des écueils ; et voilà pourquoi les Hollandais et les Portugais l'ont nommé Poisson de roche. I ne parvient pas à de très-grandes dimensions; maïs sa chair est blanche, ferme, de bon goût, et très-saine : aussi le pêche-t-on dans toutes les saisons; on le prend avec des filets. Pison dit que cet animal perd difficilement la vie; qu'il a trouvé un pira-pixanga qui n'avait pas cessé de vivre trois heures après avoir été tiré de l’eau; qu’ill’a ouvert au bout de deux heures, et que le cœur de ce poisson palpitait encore. Marcgrave en a donné une figure qui a été copiée par Pison, Willughby, Jonston et Ruyseh. Klein et Gronou en ont parlé ; et le prince Maurice de Nassau en a laissé, dans ses manuscrits, un dessin qui a été publié par Bloch. Ses écailles sont dures et dentelées; son dos est élevé et arrondi; la tête, le corps et la queue sont allongés.
Les Indes orientales sont’ la patrie du lancéolé. Plusieurs rangées de dents petites: et pointues garnissent les mâchoires; le palais'est rude; la langue est lisse et un peu libre dans ses mouvements,
L’HOLOCENTRE POINTS-BLEUS !,
Serranus cæruleo-punctatus, Cuv.; Holocentrus cæruleo-punctatus, BIl., Lac. ?,
L'Holocentre blanc et brun, Holocentrus also-fuscus, Lace. *. — Holocentre Surinam 5, Lobotes surinamensis, Cuv.; Holocentrus surinamensis, Bl.; Holocentrus Surinam, Lacep.®: — Holocentre éperonT, Lates caloarifer, Cuv.; Holocentrus calcarifer, BL, Lacep, . — Holocentre africain *, Serranus alexandrinus, Cuv.? Epinephelus Afer, Bi.; Holocentrus Afer, Lacep. «0. — Holocentre-bordét, Serranus- marginalis, Cuv:; Holocentrus- marginatus, et Holocentrus Posmarus, Lacep. ‘?. — Holocentre brun, Epinephelus fuscus, Bl.; Holocentrus fuseus, Lacep. {4 — Holocentre Merra*, Serranus Merra, Cuv.; Epinephelus Meérra, Bl.; Perca Tauvina. Forskael; Holocentrus Tauvious, et Holocentrus: Merra, Lacep. 48. — Holocentr rouge 47, Serranus....…, Cuv.; Epinephelus ruber, Bloch Holocentrus ruber, Lac. {5.
Bloch a fait connaitre les neuf holocentres dont cet article renferme la notice. Celui &e.ces
4 Bloch, pl. 242, fig. 2. .
3 Du genre MEROU, Sérranus, Cuv:; dansila famille de Acanthoptérygiens percoïdes. D.
# Holocentre tacheté. Bloch, pl. 242, fig. 5.
DES POISSONS
poissons auquel il a donné le nom de Pointsbleus, a des dents très-fines aux mâchoires, la langue lisse, le palais rude, les écailles ex- -trêmæment petites, et lesnageoires très-brunes.
Le blanc et brun se trouve dans les Indes orientales. Les dents qui garnissent les mächoïres sont égales et pointues ; la langue est lisse ; le palais paraît rude au toucher; les couleurs sont remarquables par leur distribution, et par les contrastes que forment leurs nuances.
Le surinam parvient à la grandeur de la perche d'Europe; sa chair est grasse et très-agréable au goût: son nom annonce le pays qu’il habite. Les deux mâchoires sont garnies de dents courtes , grosses et recourbées ; ei de plus la mâchoire supérieure est hérissée de dents trèsfines , placées derrière les premières; le palais et la langue sont lisses. On voit de petites écailles sur la base des nageoires du dos, de l’anus et de la queue ; ces nagcoires sont, ainsi que les autres, variées de jaune, de brun et de violet; une bande brune transversale et figurée en portion de cercle, est placée sur la caudale.
Le Japon est la patrie de l’éperon. Indépendamment des aiguillons dont la position et la forme lui ont fait donner le nom qu'il porte, et sont exposées dans le tableau générique, il présente une tête un peu aplatie et comprimée; des dents très-fines , même à-peine visibles, et
4 Non mentionné par M. Cuvier, D,
5 Bloch, pl. 245.
# Du genre LOBOTES, dans la famille des Acanthoptérygiens sciénoïdes. D.
1 Bloch, pl. 244.
# Du genre VARIOLE, Lates, dans la famille ües Acanthoptérygiens percoïdes. D.
* Épinéphèle africain. Bloch, pl. 527.
40 M. Cuvier croit pouvoir, sans trop de doute, rapporter l'Holocentre africain, Lacep., à l'esrèce de poisson qu'il nomme MÉROU D'ALEXANDRIE, Serranus alexandrinus (dans la famille des Acanthoptérygiens percoïdes). D.
4 Épinéphèle borde. Bloch, pl. 328, fig. 1.
42 Du genre MEROU, Serranus, Cuv., dans la famille des Acanthoptérygiens percoïdes. M. de Lacépède a décrit deux fois ce poisson, sous les noms 1° d'Aolocentre bordé , et 2 d'Holocentre Rosmare. D.
45 Épinéphéle brun. Bloch, pl. 528, fig. 2.
1 Épinéphéle merra. Bloch, pl. 529.
16 Du genre MÉROU, Serranus, Cuv., famille des Acanthoptérygiens percoïdes. M. de Lacépède a fait un double emploi en décrivant deux fois ce poisson sous les noms 1° d'Æolocentre Tauvin, et 2 d'Holocentre Merra. D.
47 Épinéphèle rouge. Bloch, pl. 551.
48 Du genre MEROU, Serranus, dans la famille des Acanthoptérygiens percoïdes. M. Cuvier dit qu'il ne diffère de
on Serranus aurantius que parce que Bloch lui compte deux rayons épineux de plus à la dorsale, et un rayon mou emoins, D.
très-nombreuses , distribuées sur le palaiset, le long des deux mâchoires ; une strie longitudinale sur chaqueécaille ; un mélange de violet et de jaune sur les nageoires ; deux raies feel tudinales ou deux bandes transversales brune sur ces mêmes nageoires, excepté la caudale, sur laquelle règnent trois de ces bandes transversales.
L’holocentre africain parvient à une grandeur considérable. Bloch l'a compris avec le bordé, le brun, le merra et le rouge, dans le genre particulier qu'il a proposé de nommer Epinéphèle, ou Taie, mais que nous n’avons pas cru devoir adopter. L’africain vit près des rivages occidentaux d’Afrique voisins de la zone torride ; il se plaît dans les bas-fonds ; on l’a pêché particulièrement à Acara, sur la côte de Guinée. Il senourrit de mollusques et d’écrevisses; et sa chair est blanche, délicate et saine. On doit observer, indépendamment des traits indiqués dans le tableau générique, les dents de chaque mâchoire, qui sont très-petites ; celles qui forment un arc sur le palais; la langue,
| qui est lisse ; la partie antérieure de la queue, j qui est très-haute; les petites écailles placées sur les nageoires du dos, de la poitrine, de l’auus et de la queue; la couleur des thoracines, qui est orangée ; et celle des pectorales, qui est d’un jaune de soufre.
Le bordé a quatre grandes dents à la partie antérieure de chaque mâchoire.
Les eaux de la Norvèce nourrissent le brun.
Cet holocentre montre des dents petites et égales, et cinq ou six raies bleues disposées sur chaque opercule, de manière à tendre vers l’œil, comme vers un centre ‘.
412 rayons à chaque pectorale de l'holocentre pointsbleus, 1 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine , 15 rayons à la caudale. — 6 rayons à la membrane branchiale de l'holocentre blanc et brun, 15 à chaque pectorale , { rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à Chaque thoracine, 45 rayons à la nageoire de la queue. — 6 rayons à la membrane branchiale de l'holocentre surinam , 14 à chaque pectorale, 1 rayon aiguillonné et 6 rayons articulés à chaque thoracine, 17 rayons à la caudale. — 6 rayons à la membrane branchiale de l'holocentre éperon, 45 à chaque pectorale { rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 17 rayons à la nageoire de la queue. — 5 rayons à la membrane branchiale de l'holocentre africain , 49 à chaque pectorale, 4 rayon aiguillonné et 3 rayons articulés à chaque thoracine, 29 rayons à la caudale.— 5 rayons à la membrane branchiele de l'holocentre bordé, 17 à chaque pectorale, { rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 18 rayons à la nageoire de la queue. — 5 rayous à la membrane branchiale de l'holocentre brun , 14 à chaque peuterale, 4 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chague t50-
La langue du merra est lisse; son palais uérissé de petites dents; et chacune de ses mâchoires garnie de dents courtes et pointues.
Séba et Klein ont donné chacun une figure de cet holocentre, que l’on a vu dans les eaux du Japon.
C’est dans ces mêmes eaux que se trouve le rouge, Ce poisson n’a que de petites dents à chaque. mâchoire ; la base de sa dorsale, de sa caudale, et de sa nageoire de l’anus, est couverte de petites écailles ; et l'iris est jaune du côté de la prunelle, et bleu dans sa circonférence.
L'HOLOCENTRE ROUGE-BRUN !,
Holocentrus rubro-fuscus, Lac ?.
£'Holocentre Soldado 5, Corvina Miles, Cuv.; Holocentrus Soldado, Lac. 4. — Holorentre bossu, Pristipoma surinäamense, Cuv.; Lutjanus surinamensis, Bl.: Holocentrus gibbosus, Lac. 5. — Holocentre Sonnerat 5, Premnas trifasciatus, Cuv.; Lutjanus trifasciatus , BL., Schn.; Chætodon biaculeatus , Bl.; Holacanthus biaculeatus, et Holocentrus Sonnerat, Lac.7.— Holocentre hepladactyle, Lates nobilis, Cuv.; Perca maxima, Sonu.; Holocentrus heptadactylus, Lac. *. — Holocentre pantherin, Serranus pantherious, Cuv.; Holocentrus pantherinus, Lac.°.— Holocentre Rosmare, Serranus marginalis, Cuv.; Holocentrus marginatus, et Holocentrus Rosmarus , Lac. 40, — Jolocentre océanique, Serranus oceanicus , Cuv.; Perca fasciata, Forsk.; Holocentrus Forskael, et Holocentrus oceanicus, Lac. 41.— Holocentre Salmoide, Serranus salmoides, Cuv.; Holocentrus salmoides, Lac, 4?, — JJolocentre norvégien 15, Sebastes norvegicus, Cuv.; Perca marina, Linn.; Perca norvegica, Mull.; Holocentrus sanguineus, Faber; Holocentrus norvegicus, Lac. 14,
La description des neuf premiers holocentres
racine, 48 rayons à la caudale. — 5 rayons à la membrane branchiale de l'holocentre merra, 45 à chaque pectorale, 16 rayons à la nageoire de la queue. — 5 rayons à la membrane branchiale de l'holocentre rouge, 42 à chaque pectorale, 4 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque (horacine, 20 rayons à la caudale.
4 « Aspro subrubens, maculà ponè pinnam dorsalem nig:â, « tæniis duabus in cauda, marginalibus, atro-rubentibus. » Commerson, manuscrits déja cités.
2 Non mentionné par M. Cuvier. D.
5 Soldadoe.
4 Du geure Cons, Corvina, Cuv., dans la famille des Acanthoptérygiens sciénoïdes. D.
5 Du genre PKISTIPOME, Pristipoma, dans la famille des Acanthoptérygiens sciénoïdes. D.
$ T'anda-tanda.— Kakatoea ilam.
1 Du genre PREMNADE, Premnas, dans la famille des Acanhoptérygiens sciénoïdes. M. de Lacépède a décrit deux fois ce poisson, sous les noms 1° d'Æolocentre Sonnerat, et 3 d'Holacanthe deux-piquants. D.
* Du genre VARIOLE, Lates, Cuv., dans la famille des Acanthoptérygiens percoïdes. D.
* Du genre MérOù, Serranus, Cuv., dans la famille des
canthoptérygiens percuides. D.
dont nous allons parler , n’a encore été publié par aucun auteur. J'ai décrit le roue-brun d’après les manuscrits du célèbre Commerson, qui l’a observé, en octobre 1769, dans les mers voisines de l'Ile-de-France. Ce poisson y est quelquefois assez rare. Sa chair est de bon goût et facile à digérer. Sa plus grande longueur n'excède guère deux décimètres. On voit, auprès de chaque œil de cet animal, une tache noirâtre et un peu vague. Sa dorsale et son anale sont rayées, tachées et bordées de rouge ; ses thoracines présentent une couleur de minium ; et ses pectorales sont jaunâtres, avec de petites taches rouges à leur base. Des dents déliées , recourbées et très-serrées, garnissent ses mâchoires. D'autres dents plus petites hérissent une sorte de tubérosité placée au milieu du palais, et les environs du gosier. La langue est blanchâtre et lisse, ou à peu près. La ligne latérale paraît composée de petites lignes qui ne se touchent pas; et les écailles sont petites et rudes.
Des deux soldados que nous avons examinés, un avait fait partie des poissons secs de la collection donnée par la Hollande à la France, et l’autre nous avait été envoyé de Cayenne par M. Leblond. La mâchoire inférieure de ces holocentres était plus avancée que la supérieure ; on comptait sur ces mâchoires un grand nombre de dents inégales , fortes , pointues , assez grandes surtout vers le bout du museau, et distribuées en plusieurs rangs à la mâchoire d’en haut, où les intérieures étaient très-pressées ; des écailles très-argentées rendaient très-brillants les opercules, la mâchoire d’en bas, la ligne latérale, et la partie de la membrane branchiale que l’opercule ne recouvrait pas
Le bossu a les dents petites, serrées et éga les. Nous avons vu des individus de cette espèce et des deux suivantes , parmi les poissons de la belle collection hollandaise.
40 Du genre MÉBOU, Serranus, Cuv. (famille des Acantho ptérygiens percoïdes). M. de Lacépède a décrit deux fois ce poisson, sous les noms 1° d'Æolocentre borde , et 2° d'Holocentre Rosmare. D.
41 Du genre MÉROU, Serranus, dans la famille des Acanthoptérygiens percoïdes, selon M. Cuvier. M. de Lacépède fait un double emploi de cette espèce, sous les noms 4° d'Aolocentre Forskael, et 2 d'Holocentre océanique. D.
42 Du genre MEROU, Serranus, Cuv. (famille des Acanthoptérygiens percoïdes). D.
43 Perséque norvégienne. Bonnaterre, pl. de l'Enc. réth. — Otho Fabrice. Faun. Groenland., p. 467.— Ascan., tab. #3.
4 Du genre SEBASTE, Sebastes , Cuv., dans la famiiie 499 âcanthoptérygiens joues-cuirassées. D,
DES POISSONS
Le sonnerat, auquel nous avons donné le nom d'un voyageur dont les observations, les ouvrages et les envois ont enrichi la science et le Muséum d'histoire naturelle, a le corps long et comprimé, la couleur générale jaunâtre, et ses bandes transversales d’un blanc ou d’un argenté très-éclatant. Il nous a été envoyé de l'Ile-de-France.
L'heptadactyle !, dont le nom indique que les rayons de ses thoracines, ces rayons analogues aux doigts des pieds, sont au nombre de sept, a au palais, ainsi qu'aux deux mächoires, plusieurs rangs de dents petites et égales. Sa dorsale est divisée en deux parties presque assez distinctes pour représenter deux nageoires contigués. Et comme nous avons été à même d'examiner plusieurs de ces heptadactyles, nous avons pu nous assurer d'un fait curieux , et qui pourrait être de quelque utilité pour l’auteur d’une méthode ichthyologique : c’est que dans les deux lames dentelées que l’on voit auprès de chaque opercule, le nombre des dents ou pointes augmente avec l’âge. Nous n’en avons, par exemple, compté que six dans la lame la plus voisine de la pectorale; sur un jeune heptadactyle dont la longueur n’égalait pas encore deux décimètres, et nous n’en avons trouvé que trois dans la seconde lame, pendant que sur un individu plus âgé et long de plus de quatre décimètres , la lame située auprès de la pectorale nous en a présenté dix, et l’autre lame nous en a offert cinq.
Commerson nous a laissé une figure du panthérin, d'après laquelle on doit croire que les écailles de ce poisson sont très-difficiles à voir. La disposition des taches de cet osseux nous a suggéré le nom que nous lui avons donné, de même que nous avons cru devoir employer celui de Rosmare pour l’espèce suivante, afin d'indiquer le rapport que donnent à ce dernier holocentre la figure et la disposition de ses deux dents supérieures , avec le Morse rosmarus ou Vache marine, dont les laniaires supérieures sont longues, tournées vers le bas, et au nombre de deux ?.
* Hepta signifie sept , et dactylos signifie doigt.
© 7 rayons à la membrane branchiale de l'holocentre rougebrun , 16 à chaque nageoire pectorale, 18 à la caudale, — 3 rayons à la membrane branchiale de l'holocentre soldado, 46 à caaque pectorale, 1 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés & chaque thoracine, 17 rayons à [a nageoire de la queue, — 46 rayons à chaque pectorale de l'holocentre bossu, 4 rayon aiguillonné et3 rayons articulés à chaque thoracine, {7 rayons
La première partie de la dorsale de cet holo= centre rosmare est plus basse que la seconde, et vraisemblablement bordée de brun ou de noir.
C'est encore Commerson qui nous a transmis un dessin de ce rosmare , de l’océanique , et du salmoïde.
L’océanique a, comme le rosmare, la première partie de la nageoire du dos moins haute que la seconde, et bordée d’une couleur foncée. IL vit dans le grand Océan, aupres de Ja ligne ou des tropiques ; et c’est aussi dans ce grand Océan , que l'on a rencontré le salmoïde, dont nous avons tiré le nom spécifique de la ressemblance de sa tête avec celle du saumon.
Une mer bien plus rapprochée du pôle est la patrie du norvégien : il habite dans celle qui sépare le Groenland de la Norvège. Son opercule se termine par une longue épine. Les ouvertures de ses narines sont doubles ; et on a même écrit qu’elles étaient triples, ce qui nous paraîtrait extraordinaire. L'erreur de ceux qui auront cru Voir trois orifices pour chaque narine, sera venue de l’altération de l'individu qu'ils auront examiné. Les écailles sont arrondies, grandes, et fortement attachées ; les pectorales allongées ; et la dorsale s’étend depuis le sommet de la tête jusqu'à la queue.