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LA PERSÈQUE PORTE- ÉPINE

LA PEKSÈQUE KOREOR. |

LA PERSÈQUE LOUBINE.

al |

+ier. et ce naturaliste en fait le type de sa famille des Acanthoptérygiens percoïdes. Les espèces que M. de Lacépède y comprenait appartiennent aux genres PEBSÈQUE, Bar, MYRI- PRISTIS, HOLOCENTRR CENTROPOME €lG

CARACTÈASS.

Dix rayons à la première dorsale ; treize à la seconde; trois rayons aiguillonnés et neuf rayons articulés à l'amale ; un rayon aiguillonné et sept rayons articulés à chaque thoracine ; deux aiguillons à la seconde pièce de chaque opereule ; quatorze raies longitudina-

| les, alternativement brunes et

ESPÈCES

LA PENSÈQUE PRASLIN.

blanchätres, de chaque côté de l'animal.

SECOND SOUS-GENRE

La nageoire de la queue rectiligne, ou arrondie, et non échancrée.

Six rayons à la première nageoire du dos; quatorze à la seconde, neuf rayons à la nageoire de l'anus; trois aiguillons à chaque pièce de chaque opercule; la mâ- Choire inférieure plus avancéeque la supérieure : les écailles-petites et relevées par une arête; la caudale arrondie; huit raieslongitudinales et blanches.

Cinq rayons à la première dorsale ; quatorze à la seconde ; dix rayons

( à l'anale; deux ou trois aiguil- \

LA PERSÈQUE ‘TRIAGAN- THE.

lons à la dernière: pièce de chaque opercule ; la mächoire intérieure beaucoup plus avancée que la supérieure ; les écailles trèspetites : la candale arrondie ; la ligne latérale courbée vers le bas, ensuite vers le haut, et de nouveau vers le bas ; quatre raies longitudinales et blanches de chaque côté de l'animal.

| Dix rayons à la première nageoire

LA PERSÊQUE PENTA- CANTHE.

du dos ; vingt huit à la seconde ; deux rayons aiguillonnés et six rayons articulés à la nageoire de l'anus ; un aiguillon à la seconde pièce de chaque opercule; les écailles arrondies et dentelées ; la caudale en forme de fer de lance; de prtites écailles sur la base de cette nageoire, ainsi que sur celle des pectorales, et de la nageoire du dos.

LA PERSÈQUE FOURCROI.

LA PERSÈQUE PERCHE !,

Perca fluviatilis, Linn., Gmel., Cuv., BI1., Lac. ?.

La Nature nous a environnés de merveilles.

Est-il autour de nous un de ses ouvrages dont

4 Persega, en Italie. — Pesceparsico, dans quelquesiles de la Méditerranée. — Herveling, à l'âge d'un an, Egle, ou eylen, à l'âge de deux ans, Stichling, à l'âge de trois ans, Keeling, ou bersich, à l'âge de quatre ans, en Suisse. — Ringel-persing, Bunt baarsck , en Allemagne. — Bürstel en Bavière.— Berstliny, Perschling, Warschieger, en Actriche. — #retensa, en Hongrie. — Zarïsch, Perscke, en Prusse, —Bars, Baarsch, Stockbaarsch, en Poméranie, — Assure, ou assaris, chez les Lettes. — 4hwen, en Estonie. — Ovium, en Pologne. — Okum, en Russie, — A/borre, en Suède, — Tryde, Skybbo, en Norvège. — Fersk - vands aborre, Aborn, en Danemarck.— Baars, en Holtande.— Perch, en Angleterre. — Persègue perehs. Daubenton et

2 Du genre PERCHE, Perca , type de la famille des Acan-

deM Guvier. D. | ihoptérygiens percoïdes, selon M. Cuvier. D.

l'observation attentive ne puisse nous dévoiler un phénomène curieux et nous donner un plaisir et bien vif et bien doux ? et cependant combien peu d'objets nous connaissons encore, parmi ces productions si intéressantes qui se présentent sans cesse à nos regards ! quel grand nombre de preuves ne pourrions-nous pas offrir de cette vérité, qui, n’accusant que notre indifférence , la changera par cela seul en zèle courageux, et nous promet pour l'avenir des jouissances si variées et des connaissances si utiles!

Contentons-nous de faire remarquer celle que nous fournit le sujet de cet article.

a perche habite parmi nous; elle peuple nos lacset nos rivières ;elleestservie sur toutes nos tables : qu’il est néanmoins bien peu d'hommes, même parmi les naturalistes instruits, qui en aient étudié l’intéressante histoire!

Tächons d’en présenter les faits les plus dignes de l'attention des physiciens ; mais jetons auparavant les yeux sur quelques-uns des organes principaux de cet animal remarquable.

La perche attire les regards par:la nature et par la disposition de ses couleurs, surtout lorsqu'elle vit au milieu d’une onde pure. Elle brille d'une couleur d’or mêlée de jaune etde vert, que rendent plus agréable à voir, et le rouge répandu sur toutes les nageoires, excepté sur celle du dos, et des bandes transversales larges et noirâtres. Ces bandes sont inégales: en longueur, ordinairement au nombre de six; et ressemblant le plus souvent à des reflets qui ne paraissent que sous certains aspects, plutôt qu’à des couleurs fortement prononcées , elles

Haüy; Enc. méth. — /d. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth, — Faun. Suecic. 552. — Müll. Prodrom. Zoolog. Danic., p. 46, n. 588.— Perche de rivière. Valmont de Bomare, Dict. d'hist. nat. — Meiding, Icon. pise, Austr., t, 5.— « Perca:lineis sex « transversis nigris, pinnis ventralibus rubris. » Artedi, gen. 89, syn. 66, spec. 74. — À meoxn. Aristot., 1.6, c.14.—Plin., 1.9, c. 46; et 1.52, c. 9 et 10. — Perca. Auson. eleg. Mosell. v. 145.—Cub. 1. 5; c.66, (286, a.—Perche fluviatile. Rondelet, part. 2, c. 19.— Perca fluvialilis. Wotton, I. 8, f. 137. — Id. Salvian , f. 224, b. et 226. — /d. Gesner, p. 698, Icon. animal. p. 502; et(gerin.) Ê 168, b. — Zd: Wiughby, p: 291: — Rai, p.97. — Perca fluviatilis major. Aldrov., L 5, c. 55, p. 622. —Perca major, Schoney., p. 55.—1d. Jonston, 1. 5,t.5, c. 1, p. 146, tab. 28, fig. in infimaiparte, et tab: 29, fig. 8: — Charléton, p. 161:— Perca. Petri ArlediSynenymiapiseium, etc., auctore J. G, Schneider, p. 405. — « Perca dorso dipterygio, « lincis utrinque sex, etc.» Gronov. Mus. 4, p. 42. n. 96; Zooph., p. 91, n. 501. —Bloch, pl. 52.— « Perca pinnis dua- « bus;.etlc. » Klein, Miss. Pisc. 5, p. 36, n. 1, tab. 7, fig. 2. — Perca. Bélon, Aquat., p.295. — Perca fluviatilis. Wulff, Ichthyol: Boruss: , p.27; D. 55. — Brit. Zool. 3, p. 211, — Borstlingi et hev»chlina. Marsig. Danub,,4,,p. 65, lab. 28,

fig. 2.

se fondent d’une manière très-doucedansle vert doré du dos et des côtés de l'animal. Iiris est bleu à l'extérieur et jaune àl'intérieur. Les deux dorsales sont violettes; et la première de ces deux nageoires montre une tache noire à son extrémité postérieure.

Les dents qui garnissent les deux mâchoires sont petites, mais pointues; d’autres dents sont répandues sur lé palais et autour-du gosier ; la langue seule est lisse. On compte deux orifices à chaque narine; l'on voit, de chaque-côté, auprès de ces orifices, entre l’œil et le bout du museau, trois ou quatre pores assez grands, destinés à filtrerunehumeur visqueuse. La pre mière piece de chaque opercule est dentelée, et de plus garnie, versle bas, de six ou sept aiguillons; la seconde ou troisième pièce se termine en une sorte de pointe ou d’apophyse aiguës et tout l’opereule est couvert de petites écailles. La partie osseuse de chaque branchie présente, dans sa concavité, un double rang de tubercules presque égaux et semblables les uns aux autres, excepté ceux de la première, dont les extérieurs sont aigus et trois ou quatre fois plus longs que les autres. Des écailles dures, dentelées , et fortement attachées à la peau, recouvrentle corps et la:queue.

L'estomac est assez grand ; le canal intestinal qui le suit est deux fois recourbé; trois appendices ou cæœcums sont placés un peu au delà du pylore; la vessie est cylindrique et composée d'une membrane très-mince; le foie se partage en deux lobes, dont le gauche est le plus grand, et entre lesquels on distingue une vésieule du fiel, transparente et jaunâtre. La laite des mâles est double; mais l’ovaire des femelles n’est composé que d’un sac membraneux. L’épine dorsale comprend quarante ou quarante etune vertèbres, et soutient dix-neuf côtes de chaque côté.

La perche ne parvient guère dans les contrees tempérées, et particulièrement dans celles que nous habitons, qu'à la longueur de six ou sept décimètres , et elle pèse alors deux Kilogrammes, ou à peu près: mais, dans les pays plus rapprochés du nord, elle présente dés’ dimensions bien plus considérables. On ena pêché en Angleterre, dû poids de quatre ou cinq kilogrammes. On en trouve en Sibérie et dans la Laponie, d’une grandeur-telle, que: plusieurs écrivain ‘les ont nommées inonstrueuses. Suivant P och, on conserve. dans une église de

Lapünie, une tête de perche de plus de trois déci- | l’incommode , doit être rapportée. Elle se frotte

mètres de longueur ; et l’on peut d'autant plus, d'après ces faits, croire que les eaux des cliwas les plus froids sont celles qui, tout égal d’ailleurs, conviennent le mieux à l'espèce dont nous parlons, qu’on ne peut pas dire que la grandeur des perches du nord de l’Europe dépende des soins que les Lapons ou les habitants de la Sibérie se sont donnés pour améliorer les poissons de leur patrie.

Les perches se plaisent beaucoup dans les lacs. Elles les quittent néanmoins pour remonter dans les rivières et dans les ruisseaux, lorsqu’elles doivent frayer. On ne les voit guere que dans les eaux douces. Cependant nous lisons dans l'édition de Linnée donnée par le professeur Gmelin, qu’on les rencontre aussi dans la mer Caspienne. Peut-être les individus qu'on y a péchés n'étaient-ils que par accident dans cette mer, où ils avaient pu être entrainés, par exemple, lors de quelque grande inondation, par .e courant rapide des fleuves qui s’y jettent.

Au reste, la perche habite dans presque toute l'Europe ; et si elle est assez rare vers l’embouchure des rivières, et notamment vers celle de la Seine !, ou d’autres fleuves de France, elle est commune auprès de leurs sources, dans les lacs dont elles tirent leur origine, particulièrement dans celui de Zurich ?.

Il n'est donc pas surprenant qu’elle ait été bien connue des anciens Grecs et des anciens Romains.

Elle nage avec beaucoup de rapidité, et se tient habituellement assez près de la surface. La vessie natatoire qui l’aide dans ses mouvements et dans sa suspension au milieu des eaux, est grande, mais conformée d’une manière particulière; elle est composée d’une membrane qui, dans toute la longueur de l'abdomen , est placée contre le dos, et attachée par ses deux bords.

La perche ne fraie qu’à l’âge de trois ans.

C’est au printemps qu'elle cherche à déposer ou à féconder ses œufs; mais ce temps est toujours retardé lorsqu'elle vit dans des eaux profondes qui nereçoivent que lentement l'influence de la chaleur de l’atmosphère. La maniere dont le femelle se débarrasse des œufs dont le poids

1 Note communiquée par M. Noël.

* Topographie de la Suisse, par Herliberger.

contre des roseaux, ou d’autres Corps aigus ; &r dit même qu’elle fait pénétrer la pointe de ee, corps jusqu’au sac qui forme son ovaire, € que c’est en accrochant à cette pointe cette en.

‘veloppe membraneuse, en s’écartant un peu

ensuite, et en se contournant en différents sens, que, dans plusieurs circonstances, elle se délivre de son faix. Mais quoi qu'il en soit à ce égard, cette peau très-souple qui renferme les œufs a quelquefois une longueur de deux ou trois mètres ; et dès le temps d’Aristote, on savait que les œufs de la perche, retenus les uns contre les autres , soit par une membrane commune, soit par une grande viscosité, formaient dans l’eau une sorte de chaîne semblable à celle des œufs des grenouilles, et pouvaient être facilement rapprochés, réunis, et retirés de l’eau par le moyen d’un bâton, ou d’une branche d'arbre.

Ces œufs sont souvent de la grosseur des graines de pavot; mais lorsqu'ils sont encore renfermés dans le corps de la femelle, ils n’ont que le très-petit volume de la poudre fine à tirer. Le nombre de ces œufs varie suivant les individus, et même selon quelques circonstances particulières et passagères. Harmer, Bloch et Gmelin ont écrit que l’on devait à peine supposer trois cent mille œufs dans une perche de vingt-cinq décagrammes (ou une demilivre) de poids. Mais voici une observation d’après laquelle nous devons croire qu’en général les perches femelles pondent un plus grand nombre d'œufs qu’on ne l’a pensé. Monsieur Picot de Genève, le digne ami de feu l’illustre Saussure, m'écrivait en floréal de l’an 6, qu'il venait d'ouvrir une perche du lac sur les bords duquel il habite ; que ce poisson pesait six cent cinquante grammes ou environ; qu'il avait trouvé dans l'intérieur de cette persèque une bourse qui contenait tous les œufs; que ces œufs pesaient le quart du poids total de Panimal, et que leur nombre était de neuf cent quatre-vingt douze mille.

Communément les œufs de perche éclosent quoique la chaleur du printemps soit encore très-faible ; et n’est-ce pas une nouvelle preuve de la convenance de l’espèce avec les climats très-froids?

Le poisson que nous décrivons vit de proie.

Il ne peut attaquer avec avantage que de petits animaux; mais il se jette avec avidité non-

DES POISSONS

seulement sur des poissons très-jeunes ou trèsfaibles, mais encore sur des campagnols aquatiques, des salamandres, des grenouilles, des couleuvres encore peu développées. Il se nourrit aussi quelquefois d’insectes ; et lorsqu'il fait très-chaud, on le voit s'élever à la surface des lacs ou des rivières, et s’élancer avec agilité pour saisir les cousins qui se pressent par milliers au-dessus de ces rivières ou de ces lacs.

La perche est même si vorace, qu’elle se précipite fréquemment et sans précaution sur des ennemis dangereux pour elle par leurs armes, s'ils ne le sont pas par leur force. Elle veut souvent dévorer des épinoches; mais ces derniers poissons s’agitant avec vitesse, font pénétrer leurs piquants dans le palais de la perche, qui dès lors ne pouvant ni les avaler, ni les rejeter, ni fermer sa bouche, est contrainte de mourir de faim.

Lorsqu'elle peut se procurer facilement la nourriture qui lui est nécessaire, et qu’elle vit dans les eaux qui lui sont le plus favorables, elle est d’un goût exquis. Sa chair est d’ailleurs blanche, ferme, et très-salubre. Les Romains la recherchaient dans le temps où le luxe de leur table était porté au plus haut degré; et le consul Ausone, dans son poëme sur la Moselle, Ja compare au mulle rouget, et la nomme Dekices des festins.

Les perches du Rhin sont particulièrement très-estimées !. Un ancien proverbe très-répandu en Suisse prouve la bonne idée qu’on a toujours eue de leurs qualités agréables et salutaires, et on a fait pendant longtemps à Genève un mets très-délicat de très-petites perches du lae Léman, que l’on appelait Mille-canton lorsqu'on les avait ainsi préparées.

Les Lapons, dont le pays nourrit un trèsgrand nombre de grandes perches, ainsi que nous venons de le dire, se servent de la peau de ces animaux pour faire une colle qui leur est très-utile. Ils commencent par faire sécher cette peau; ilslaramollissentensuitedansde l’eau froide, jusqu'au point nécessaire pour en détacher les écailles ; ils la renferment dans une vessie de renne, ou l’enveloppent dans un morceau d’écorce de bouleau; ils la placent dans un vase rempli d’eau bouillante, au fond de laquelle ils la maintiennent par le moyen d'une pierre ou

1 Cysat, description de la Suisse.

d’un autre corps pesant; et lorsqu'une ébullition d’une heure l’a pénétrée et ramollie de nouveau, elle est devenue assez visqueuse pour être employée à la place de la colle ordinaire d’acipensère huso. C'est par le moyen de cette substance que les Lapons donnent particulièrement beaucoup de durée à leurs arcs, qu'ils font de bouleau ou d’épine. Bloch, qui rapporte les manipulations dont nous venons de parler, ajoute, avec raison, qu'on devrait, à l’imitation des habitants de la Laponie, faire une colle utile de la peau des perches, dans toutes les circonstances où, à cause de la chaleur, d'autres accidents de l’atmosphère, ou de la distance du lieu de la pêche à des endroits peuplés, on ne peut pas vendre d'une manière avantageuse ceux de ces animaux que l’on a pris. Il croit aussi, avec toute raison, qu’en variant les procédés, on ferait avec cette peau une colle aussi bonne que celle que donne la vessie natatoire des acipenseres; et voilà une nouvelle preuve de ce que nous avons dit au commencement de cet ouvrage ‘, sur la facilité avec laquelle on peut convertir en excellente colle non-seulement la vessie natatoire mais toutes les membranes de tous les poissons tant de mer que d’eau douce.

On prend les perches de plusieurs manières.

On les pêche pendant l'hiver, au colerel?; et pendant l'été, avec un autre filet qui ressemble beaucoup au {ramail®, et que l’on nomme Filet à perches. Ona remarqué dans beaucoup de pays que, lorsque ces poissons entrent dans le filet, ils nagent quelquefois si rapidement, qu’ils se donnent des coups violents contre les maiiles, s’étourdissent, se renversent sur le dos , et flettent comme morts. Mais l’hamecon est l'intrument le plus favorable à la pêche de ces animaux : on le garnit ordinairement d’un très-petit poisson, ou d’un lombrie, ou d’une patte d’écrevisse.

Les pêcheurs cependant ne sont pas les seuls ennemis que la perche doive redouter ; elle est la proie, non-seulement des grands poissons , et

1 Article de l'Acipensére huso. D après l'indication qu'il avail bien voulu me demander, mon confrère M. Rochon, de l'Institut, a employé avec succès la colle faite avec des membranes de plusieurs espèces de poissons, pour garnir les toiles de cuivre qu'il a substituées au verre dans les fanaur des vaisseaux.

3 Voyez la description du Coleret, p. 542.

s Ou trouvera une description du Tramail ou Trémail, dans l'article d» £ade colin. ‘

particulièrement des grosses anguilles, mais en-. core des canards, et d'autres oiseaux d’eau. De petits animaux, et notamment des cloportes, g’attachent quelquefois à ses branchies, et, déchirant, malgré tous ses efforts, son organe respiratoire, lui donnent bientôt la mort.

Parmi les différentes maladies auxquelles elle est aussi exposée, de même que presque toutes les autres espèces de poissons, il en est une qui produit un effet singulier. Elle gagne cette maladie lorsqu'elle séjourne pendant long-temps dans une eau dont la surface estigelée, et dont, par conséquent, les miasmes retenus par la glace ne peuvent pas se dissiper dans latmosphère ‘. Elle devient alors enflée à un tel degré, que la peau de l’intérieur de sa bouche se gonfle, et sort en forme de sac. Un gonflement semblable a aussi lieu quelquefois à l'extrémité de son rectum ; et c’est l’espèce de poche que produit à l'extérieur la tension et la sortie de la membrane intestinale qui à été prise par des pêcheurs pour la vessie natatoire de l'animal, que la maladie aurait détachée et poussée en dehors.

De plus, quelques accidents particuliers peuvent agir sur les parties osseuses, ou plutôt sur les muscles de la perche, de maniere à fléchir et courber son épine du dos. Elle est alors non pas bossue, ainsi qu'on l’a écrit, mais contrefaile.

Elle peut néanmoins résister avec plus de facilité que plusieurs autres poissons, à beaucoup de maladies et d'ennemis. Elle a la vie dure; et lorsque, dans un temps frais, on l’a mise dans de l’herbe, on peut la transporter vivante à plusieurs: kilomètres.

On a eu tort de regarder comme différentes les unes desautres, les perches des lacs et celles des rivières, puisque les mêmes individus habitent, suivant les.saisons , dans les rivières et dans les lacs ; mais on peut distinguer plusieurs variétés de perches.plus ou moins passagères, d’après la couleur, le nombre ou l'absence des bandes transversales. On a vu ces bandes, au lieu de montrer la couleur noirâtre qu’elles présentent le plus souvent, offrir une nuance blanche, ou d'un vert foncé, ou d'un bleu mêlé de noir. De plus, Blasius et Jonston ont trouvé des perches avec douze bandes transversales;

‘Voyez ce que nous avons écrit sur lesmaladies des poissons, dans le Discours intitulé: Des effets de l’art de l’homme sur la nature des poissons

Aldrovande, Willughby, Klem et! Gronou, avec neuf; Schæffer', avec huit; j'en ai compté sept sur un individu de l'espèce que nous-décrivons; Pennant à vu des perches qui n’en avaient que quatre; et Richter, Marsigli et Bloch en ont observé qui n’offraient aucune!

bande !.

LA PERSÈQUE AMÉRICAINE ?,

Labrax ... . ., Cuv.;Perca americana, Schæpf, Linn., Gmel., Lac.5.

xr DA PERSÈQUE BRUNNICH"#,

Capros Aper, Linn., Lac.; Perca Brunnich, Lac. #.

Le nom de l’américaine indique sa patrie Elle vit dans les eaux à demi salées du nouveau continent, c’est-à-dire dans la partie des fleuves la plus voisine de leur embouchure et où parviennent les hautes marées, ou dans les lacs qui reçoivent des rivières, et qui cependant communiquent avec la mer. Elle a beaucoup de rapports avec la perche : mais indépendamment de plusieurs de ses proportions qui sont différentes, et particulièrement du peu d’élévation de son dos, indépendamment encore de l'absence de toute bande transversale, elle ne montre aucune tache à l’extrémité de là première nageoire du dos, et elle a la lèvre inférieure, le dessous de la gorge, la membrane branchiale et l’opercule, d’une belle couleur rouge. On ne compte qu’un rayon aiguillonné à la seconde dorsale ©.

‘7 rayons à lamembranebranchialede la persèque perche, 44 à chaque pectorale, 5 ou 6 à chaque thoracine, 25 à la nageoire de la queue.

2 « Perca rubra, pinnarum dorsalium secundà, radüs45: » Schæpf. Naturf. XX, p. 17.

5 M. Cuvier, après avoir décrit le petit BAR d'AMÉRIQUE. Labrax mucronata (famille des Acanthoptérygiens percoïdes), ajoute que ce poisson ressemhlerait assez à daidéseription que Schæpf donne de son Perce americana, si ce n'est que, dans ce dernier, les écailles sont représentées comme cihées, tandis que, dans le petit Bar d'Amérique; il y a préci= sément moins d'apparence de dentelures, que dans les autres espèces du même genre. D.

4 Mart. Brunnich. Ichth. Massil., p. 62, n. 79: — Pelite persèque.Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth.

5 La Persèque Brunmnich, selon M. Cuvier, ne diffère pas da Capros sanglier de M. de Lacépède. Ainsi son espèce été décrite deux fois par ce naturaliste, sous deux noms différents. D.

615 rayons à chaque pectorale de la persèque américaine, 1 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracitié, 18 rayons à la caudale. —6 rayons à la membrane brauchiale de la persèque brunnich, 14 à chaque pectorale, { rayon aiguillonné et 3 rayons articulés à chaque thoracine, i4rayons à la nageoire de la queue. — Mota. Tous les rayons de la pre-

DES POISSONS

La persèque brunnich, qui a été décrite pour la première fois par le naturaliste dont jelui ai donné le nom, habite dans la Méditerranée.

Elle brille de l'éclat de l'argent.et de celui du rubis, toute sa surface réfléchissant diverses nuances variées de rouge et de blane argentin. Son corps et sa queue sont très-comprimés; le dos est élevé; les écailles sont très-petites, mais très-pointues, et par conséquent très-rudes au toucher; le museau est pointu; l'iris blanc; et la longueur totale de l'animal n’exeède pas communément einq centimètres.

LA PERSÈQUE UMBRE!,

Umbrina vulgaris, Cuv.; Sciæna cirrhosa, Linn.; Gmel.; Johoius cirrhosus, Bl., Schn.; Perca umbra, Lac. 2.

Nous avons déjà dit, à l’article de la Sciène umbre, combien cette sciène et la persèque dont nous allons parler, ont été fréquemment confondues, et quel soin nous avons cru devoir nous donner, non-seulement pour reconnaitre et indiquer leurs véritables caractères distinetifs, mais encore pour rapporter à chacune de ces deux espèces les passages dans lesquels les naturalistes tant anciens que modernes les ont

mière dorsale sont aiguillonnés et tous ceuxide la seconde articulés.

4 Ombre, dans plus. contrées de France. — Daine, dans plus. départ. mérid. — Umbrino, sur plus. côtes septent. de la Méditerranée. — Corvo, Corvetto, à Rome.— Nota. Ces noms de Corvo'et de Corvello ont été aussi donnés à notre sciene umbre). — Millocono, en Grèce. — Schifsch par les Arabes. — Bartumber, Meerasche, en :Memagne. — Bearded umber, Crow fish, en Angleterre, — « Sciæna maxillà « superiore longiore, cirrosa in inferiore. » Artedi, gen. 58, syn. 63. — À oxiauve. Arist., L 8, ©. 19. — Sxiatye. Alhen., 17, p. 522. — Chromis, Umbra marina, Glaucus , Bélon. — Sciæna et umbra auctorum. — Umbra. Varron.— /d. Columell. — /d. Ennius poeta, — Id. Wotton, 1.8, c. 175, f.156.— Unibre Rondelet, part. 4, 1.3, c. 9. — Umbra. Gesner, (germ.) «1. 28, a , 29 a. — 1029 et 1050. {2e édit. de Francfort, 1604). — Zd. Willughby, p. 299 et 500. — /d. Rai, p.95 et 96. — Unbra, vel umbra marina, vel coracinus Salviani, vel glaucus Belonii. Aldrov. (Bolon. 1658), L. 1, c. 15, p. 72; et c. 18,p. 84. — Umbr'a, vel coracinus, vel coracinus niger. Salvlan., fol. 115 a, 116 0,117 a,417b,118a, et 118 b, — Umbra, seu sciæna, seu glaucus.Jonston, 1. 4, tit. 2, Cap. 1, @. 15, tab. 15,88. 10. (Amsterd. 1657). —Sciæna. Plin., 1.9, c. 46. — Umbra. Pelri Artedi Synon. pisc.,etc., auctore J. G. Schneider, p. 101. — Sciène barbue. Bloch, pl. 500.— Sciéne corp. Daubenton et Haüy, Enc. méth. — Id. Bonnaterre , pl. de l'Enc. méth. — (Nota. Nous ayons déjà vu que ce nom de Corpayait été donné dans plus. départ. méridiouaux, et appliqué par Rondelet à notre sciene umbre). — £ciæna umbra. Hasselquist., It. 552, n. 80.

3 Du genre OMBRINE, wmbrina, dans la famille des Acanthoptérygiens sciénoïdes, Cuv. C'est l'Ombrine commune de ce naturaliste, D.

eues en vue. La ressemblance des noms donnés à cette persèque et à cette sciène a introduit la confusion que nous avons voulu dissiper. Il résulte de nos recherches, ainsi qu’on a déjà pu le voir, que notre sciène umbre estle Corbeau marin, où le Poisson corbeau de la plupart des auteurs, et que la persèque décrite dans cet article est la véritable Umbre de ces mêmes auteurs, et même leur vraie Sciène, au moins si on ne prend ce dernier mot que pour une dénomination spécifique. Mais cette Sciène ou Unbre des auteurs ne peut pas être inscrite dans un genre différent de celui des vraies Persèques, auxquelles elle ressemble par tous les traits génériques que tout bon méthodiste admettrait comme tels. Nous n’avons done pas pu la comprendre dans le groupe de thoracins auquel nous avons réservé le nom générique de Sciène ; et c'est à la suite de la perche, de la persèque américaine, et de la persèque brunnich, que nous avons dû placer sa notice.

Notre persèque umbre, l’umbre des auteurs, vit dans la Méditerranée, où elle a été observée dès le temps d’Aristote : mais on la trouve aussi dans la mer des Antilles, où Plumier en a fait un dessin que Bloch a copié. Elle parvient quelquefois, suivant Hasselquist, qui l’a vue en Égypte, jusqu’à la longueur de six ou sept décimètres.

Sa tête est comprimée et toute couverte de petites écailles. Les deux mâchoires, dont l’inférieure est la plus courte, sont garnies de dents très-petites et semblablesà celles d’une lime. Chaque narine a deux orifices. Le barbillon qui pend au-dessous du museau est gros, mais très-court. Un aiguillon arme la derniere pièce de chaque opercule. Le dos et le ventre sont arrondis. La hauteur de l’animal est assez grande. Le corps et la queue sont comprimés; les écailles larges, rhomboïdales et un peu dentelées ; les rayons de la première nageoire du dos aiguillonnés ; ceux de la seconde articulés, excepté le premier. La couleur générale de l'animal est jaune. Des raies bleues vers le haut, et argentées vers le bas, s'étendent obliquement sur chaque côté du poisson. Une tache noire parait à l'extrémité de chaque opercule. Les pectorales, les thoracines et la caudale sont noirâtres; l’anale est rougeâtre; les dorsales sont brunes; et deux raies longitudinales ei blanches règnent sur la secondenageoire du dos.

L’umbre a d’ailleurs le péritoine fort et ar-

genté ; l'estomac allongé ; six appendices auprès du pylore; le canal intestinal proprement dit recourbé trois fois ; le foie divisé en deux lobes, au plus long desquels la vésicule du fiel est attachée ; l'ovaire ou la laite double; et la vessie natatoire large, simple, et formée par une membrane épaisse.

Cette persèque se plaît dansles endroits pierreux, et se retire pendant l'hiver dans les profondeurs voisines des rivages. Il arrive souvent qu’elle ne fraie qu’en automne. Elle aime à déposer ses œufs sur les éponges qui croissent près des côtes. Elle se nourrit d'algues et de vers. Vraisemblablement elle mange aussi de petits poissons. Sa chair est ferme, mais facile à digérer ; et il paraît que sa tête était très-recherchée par les anciens Romains ‘.

LA PERSÈQUE DIACANTHE ?,

Labrax Lupus, Cuv.; Sciæna diacantha, BI., Lac. ; Centropoma Lupus, Lacep. ‘.

La Persèque pointillée #, Labrax Lupus, Cuv.; Sciæna punctulata, et Sciæna diacantha, Bloch, Lac.; Centropoma Lupus, Lacep. ?. — Perséque Murdjan 5, Myripristis.…., Cuy.; Sciæna Murdjan, Forsk., Linn., Gm.; Perca Murdjan, Lac.*.— Persèque porte-épine ®, Holocentrum spiniferum, Cuv.; Sciæna spinifera, Forsk., Linn., Gmel.; Perca spiuifera, Lacep. °.— Persèque Korkor {°, Sciæna Korkor, Forsk.; Perca Korkor, Lac. 11, — Persèque Loubine, Centropomus undecimalis, Cuv., Lacep.; Sciæna undecimalis Bloch ; Sphyrena auroviridis, et Perca Lowbina, Lac. (1, — Persèque Praslin ®, Holocentrum orientale, Cuv.; Perca Praslin, Holocentrus albo-ruber, Lac. 44,

La diacanthe a les deux mâchoires aussi avangées l’une que l’autre ; les dents qui les garnissent sont petites; les écailles dures, dentelées,

4 3 rayons à la membrane branchiale de la persèque umbre, 47 à chague pectorale, { rayon aiguillonné et 5 rayons artigrlés à chaque thoracine, 19 rayons à la caudale.

2 Sciène diacanthe. Bloch, pl. 502.

8 F Ces deux poissons, désignés comme des espèces différentes desciènes par Bloch et Lacépède, doivent être réunis et tous deux considérés comme se rapportaut au BAR COMMUN D'Eurors, Labrax lupus de M. Cuvier (famille des Acanthoptérygiens percoïles). Conséquemment l'histoire de cette espècese trouve traitée trois fois dans l'ouvrage de M. de Lacépède, aux articles 1° du Certropome loup, 2 de la Perséque diacanthe; et 5° de la Persèque pointillée. D.

4 Sciène pointée. Bloch, pl. 505. f

« Forskael, Faun. Arab., p. 48, n. 52.— Sciène murdjan.

7 Ce poisson est pour M. Cuvier une espèce indéterminée de son genre MykIPRiSTIs, dans la famille des Acanthoptérygiens percoides. D.

* Forskael, Faun. Arab. p. 49, n.84.—Sciène porte-épine. Bonuaterre, pl. de l'Enc. méth.

$ Du genre HOLOCENTRE, Holocentrum de M. Cuvier, dans M famille des Acanthoptérygiens percoides. D.

et étendues jusque sur la base de la caudaie, et sur celle dela seconde nageoire du dos; le corpset la queue comprimés et allongés. On ne voit que des rayons aiguillonnés à la première dorsale ; on n’en compte qu’un à la seconde. Ces nageoires sont bleuâtres ; les pectorales , les thoracines, l’anale et la caudale offrent la même teinte ; mais leur base est rougeâtre. La couleur générale de l’animal est d’un argentin plus ou moins mêlé de bleu.

La diacanthe habite la Méditerranée, comme la pointillée. Cette dernière montre du bleuâtre sur le dos, de l’argenté sur les côtés, du rougeâtre sur les pectorales et sur les thoracines, ainsi que sur l’anale et la caudale, dont l’ex trémité est bleuâtre, et un mélange de jaune et de bleu sur les deux dorsales. Tous les rayons de la première de ces deux nageoires du dos, et le premier de la seconde, sont aiguillonnés; les dents petites et nombreuses; et les deux mâchoires égales en longueur. ;

Les trois persèques suivantes ont été observées par Forskael dans la mer d'Arabie, dont elles fréquentent les rivages, au moins pendant une grande partie de l’année.

La murdjan est revêtue d’écailles larges, brillantes et dentelées ; ses thoracines sont bordées de blanc; les raies saillantes et longitudinales du sommet de sa tête se ramifient par der. rière; on voit autour de chaque œil une sorte d’anneau osseux, festonné et même dentelé par le bas ; les dents sent petites, nombreuses et serrées ; la langue est rouge et très-rude; le corps est élevé et comprimé ; il n’y a que des rayons aiguillonnés à la première dorsale , et la seconde n’en renferme qu’un.

On peut remarquer la même nature de rayons dans les dorsales de la persèque porte-épine. Ce thoracin présente une couleur générale d'un

40 Sciæna stridens. — Forskael, Faun. Arab., p. 50, — Sciène horkor.Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth.

41 Non mentionné par M. Cuvier. D.

12 Du genre CENTROPOME, Lac., Cuv., dangs la famille des Acanthoptérygiens percoïdes. Ce poisson a été décrit trois fois par M.de Lacépède, sous les noms 4° de Centroporne undécimal, 2 de Persèque loubine, et 5° de Sphyreze orvert. D.

45 Perche d'Utopie et de la Nouvelle-Bretagne. — « Aspre « rubens, lineis septem fuscis, totidemque subalbidis, alter- « naulibus, longitudinaliter per latus utrumque ductis. Commerson, manuscrits déjà cités.

44 Du genre HOLOGENTRE, Aolocentrum, Cuv., dans la famille des Acanthoptérygiens percoïdes, Cuv. M.de Lacépède parait avoir décrit une secoude fois sa Persèque praslin,

* sanslenom d'Holocentretéuacanthe. D.

DES POISSONS

rouge plus ou mous vif; des écailles grandes et dentelées ; un cercle osseux et garni de petits piquants autour de chaque œil ; une queue trèsallonuée.

La korkor a beaucoup de rapports avec la persèque porte-épine, ainsi qu'avec la murdjan; de méme que ces deux poissons, elle ne montre que des rayons aiguillonnés dans sa première dorsale , et n’en a qu'un dans la seconde. Elle se nourrit de plantes marines; et lorsqu'on la tire de l’eau, elle fait entendre un petit bruissement semblable à celui dont nous avons déjà parlé plusieurs fois, en traitant, par exemple, des balistes, des trigles, et d’autres poissons osseux ou cartilagineux. Nous n'avons pas vu d individu de l’espèce de la korkor ; et nous n'avons pas besoin de dire que si, contre notre opinion , cette persèque n’avait pas la caudale échancrée, il faudrait la placer dans le second sous-genre, tout comme il faudrait la retrancher du genre des persèques , et la transporter dans celui des cheilodiptères, ou des centropomes, ou des sciènes, si ses opercules ne présentaient pas la dentelure et les aiguillons que nous avons dû supposer dans les lames qui jes composent !.

M. Leblond nous a envoyé de Cayenne des individus mâles de l’espèce que l’on y nomme Loubine , et dont la description n’a encore été publiée par aucun naturaliste. La premiere dorsale ne comprend que des rayons aiguillonnés ; laseconde n’en contientqu'un. La troisième pièce de chaque opercule est terminée par un appendice membraneux et allongé. Les mâchoires ne sont point armées de dents, dans l'endroit où elles sont échancrées ; mais sur leurs autres

4 3rayons à la membrane branchiale de la persèque diacanthe, 46 à chaque pectorale, 1 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 20 rayons à la nageorre de la queue. — 5 rayons à la membrane branchiale de la persèque pointillée, 12 rayons à chaque pectorale, { rayon aiguillonné et 5 rayous articulés à chaque thoracine, 18 rayons à la caudale. — 7 rayous à la membrane branchiale de la persèque murdjan , 45 à chaque pectorale, 4 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 19 rayons à la nagevire «le la queue. — 8 rayons à la membrane branchiale de la perseque porte-épine, 14 à chaque pectorale, { rayon aiguillonoé et7 rayons articulés à chaque thoracine, 20 rayons

la caudale. — 6 rayons à la membrane branchiale de la persèque korkor, 16 à chaque pectorale, { rayon aiguillonné et 5 rayons arliCules à chaqne thoracine, 16 rayons à la nageoire de la queue. — 6 rayons à la membrane brauchiale de la perseque loubine, 46 à chaque pectorale, { rayon aiguiltenné et 5 rayons articulés à chaque thoracine , 24 rayons à la caudale. —7 rayons à la membrane branchiale de la persèque praslin , 14 à chaque pectorale, 20 à la nageoire de la queuc. |

parties elles sont hérissées de dents égales, trespetites, très-nombreuses, etsemblables à d’autres dents qui garnissent une éminence de la partie antérieure du palais. La tête, le corps et la queue sont allongés et comprimés.

La persèque que nous nommons Prasliæ a été observée pour la première fois, et dans le port de ce nom, par Commerson, en juillet4768, lors de la célèbre expédition de notre Bougainville. Nous en avons trouvé la description dans les manuscrits du voyageur naturaliste qui accompagnait notre collègue.

Ce thoracin parvient à la longueur de trois décimètres; il se plait au milieu des coraux et des madrépores qui bordent les rivages de la Nouvelle-Bretagne. Le goût de sa chair est trèsagréable. Toutes ses nageoires sont d’un jaune mêlé de rouge. Des sillons et des stries relevées font paraître sa tête comme ciselée. La levre supérieure est extensible. Des dents petites, serrées et semblables à celles d’une lime , garnissent les deux mâchoires. Une lame osseuse, dentelée et demi-circulaire, est placée au-dessous de chaque œil. Tous les rayons de la premiere dorsale, et le premier de la seconde, sont aiguillonnés. La première de ces deux nageoires du dos est bordée vers le haut de pourpre, et vers le bas, de rouge. La couleur générale de l’animal est rougeâtre; une tache pourpre distingue la nageoire de l'anus.

LA PERSÉQUE TRIACANTHE,

Grammistes orienfalis, Cuv.; Sciæua vittata, Centropomus sex-lineatus, Bodianus sex-lineatus, Perca iriacantha, et Perca pentacantha, Lac. *.

La Persèque pentacanthe, Grammistes orientalis, Cuv; Perca triacautha, Perca pentacantha, etc., Lacep. ?, — Persèque Fourcroy, Corvina Fourcroy, Cuv.; Perca Furcræa, Lac. 5.

Aucune de ces trois persèques n’est encore connue des naturalistes : nous en avons trouvé des individus très-bien conservés dans la collection cédée à la France par la Hollande; et

4.2 Ces deux poissons appartiennent à une même espèce, | Grammiste oriental de M. Cuvier, dans la famille des Acanthoptérygiens percoïdes. On trouve cette espèce décrite ciuy fois par M. de Lacépède, sous les noms 4° de Scène rayée, 2 de Centropome six-raies, 5° de Bodian sixraies, 4° de Perséque Wiacantne, et 5° de Persèque pentasanthe. D.

5 Du genre COBB, Corvina, Cuy., dans la famille des Acanthoptérygiens sciénoïdes. D.

nous avons dédié la plus belle de ces trois espèces à notre célèbre confrère Foureroi, qui ne s’est pas contenté de faire faire de très-grands progrès à la chimie, et d’eélever un beau monument en l'honneur de cette science, mais qui a rendu de nombreux services à l’histoire naturelle, et auquel nous sommes bien aises de donner un témoignage public de notre haute estime et de notre ancienne amitié.

La persèque triacanthe a la lévre supérieure double; les dents petites, aiguës, et distribuées en plusieurs rangs , le long des mâchoires, sur la langue, au palais, auprès du gosier; et la couleur générale plus ou moins foncée.

La pentacanthe présente une lèvre supérieure extensible, des dents très-petites, et une raie longitudinale et blanche sur le dos.

La persèque fourcroi a le museau avancé; la lèvre supérieure double et extensible ; un sillon longitudinal sur la tête; les yeux gros; les dents très-menues ; les écailles dentelées !.

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