trois rayons articulés à la na
L'ACANTHURE ZÈBRE. gevire du dos; trois rayons ai-
guillonnés et viugt rayons arli-
ESPÈCES
4 6 rayons à la membrane branchiale du glyphisodon moucharra, 18 à chaque pectorale, { rayon aïguillonné et 5 raÿo5s articulés à chaque thoracine , 19 à la nageoire de la queue. — 6 rayons à la membrane branchiale du glyphisodon kakaitsel . 46 à chaque pectorale, 4 rayon aiguillonné et 3 rayons articulés à chaque thoracine, 20 rayons à la caudale.
2 Glyphis, en grec, siguifie incision, dentelure ; crénedure.
5 Le genre AcanTauRe est adopté par M. Cuvier, et placé per lui dans la famille des Acanthoptérygiens theutyes. D.
ESFÈCRS. CARACTERES.
cuiés à celle de l'anus; trois rayons à La membrane branchiäle; la caudale en croissant; le sommet de chaque dent découpé; la coeur générale verdätre; cinq ou six bandes transversales, noirâtres.
Neuf rayons aiguillonnés et vingtsept rayons arlicués à la uorsale; trois rayons aiguillounés et viugt-quatre rayons articuiés à la nageoire de l'anus; quatre rayOus à la membrane branchiale ; la caudale en croissant ; le somimet de chaque deut, plus large que la base, et dentelé; la couleur généraie noirâtre; po nt de taches. de bandes, ni de rates.
Trois rayons aiguillounés et vingthuit rayons articules à la nugeoire du dos; deux rayons äi-
ACANTAURE ZÈBRE. |
L'ACANT BUKE NOIRAUD.
guillonnés et viugt rayous articulés à l'anale; la caudale en croissant; la dorsale et la nageoire de l'auus très-grandes et arrondies par derrière; la couleur générale d'un brun mêlé de rougeâtre; plusieu:s rangées longitudinales de points bleus sur l'anale et sur la nagroire du dos.
Quatre rayons aiguillonnés et trente rayons articulés à la dorsale ; trois rayons aiguillonnés et vingt-lrois rayons articulés à la nageoire de l'anus; cinq rayons à la membrane branchiale ; la caudale en croissant ; quatre ou ciuq découpures au sommet de chaque dent: la peau tuberculeuse et chagrinée; des bandes transversales , étroites et rapprochées.
Neuf rayons aiguillonnés et vingtsept rayons “articulés à la nageoire du dos ; trois rayons aiguillonnés et vingt-six rayons articulés à l'anale : les dents découpées à leur sommet , et placées sur un seul rang; plusieurs raies longitudinales, étroites et blanches , ‘de chaque côté de l'animal.
LOL lorere VOILIEe
L'Aurraue THEUTHIS.
5, L'ACANTEURE RAYE.
L'ACANTHURE CHIRURGIEN ,
Acanthurus Chirurgus, Lac., Guv.; Chætodon Chirurgus, BI., Linu., Gmel. 2.
L'Acanthure Zèbre, Acanthurus triostegus, Cuv.; Acanthurus Zebra, et Chætodon Zebra Lac.; Chætodon triostegus, Brouss., Linn., Gmel. 4. — Acanthure noiraud 5, Acanthurus nigricans, Lac.; Acanthurus glauco-pareius, Cuv.; Chætodon nigricans, Linn. 6.— 4canthure voilier 1, Acanthurus velifer, Lacep., Cuv., Bloch f.— {canthure Theuthis *, Acanthurus Theuthis, Lac., Cuv.; Theuthis hepatus, Linn., Gm.10, — Acanthure rayé. Acanthurus lineatus, Linu., Cuv.; Chætodon lineatus, Lirn., Gmel, #1,
Encore des poissons armés d’une manière remarquable! Il en est done de l’histoire natu-
? Chélodon chirurgien. Bloch, pl. 208. — Jd. Bonnaterre, pi. de l'Enc. méth.
3 Du geurg ACANTAURE , dans la famille des Acanthoptérygiens theutyes. D.
“Broussonuet, Ichth. dec. 1, n. 4, tab. 4. — Chélodon zébre. Daubenton et Haüy, Enc. méth. — /d. Bonnaterre, pl. de l'Énc. méth. — Mus. Ad. Frid. 2, p.70. — « Chætodon al-
relle comme de l’histoire civie : on ue peut la parcourir qu’en ayant sous les yeux la nature inventant sans cesse, comme l’art, des moyens de blesser et de détruire. La terre est jonchée d'instruments de mort créés par la nature, plus nombreux peut-être que les traits meurtriers forgés par l'homme. Mais, à la honte de l’espèce humaine, des passions furieuses et implacables ont, sans nécessité, armé pour l'attaque le bras de l’homme, qui n’aurait dû porter que des armes défensives, et que des graines substantielles et des fruitssavoureux auraient rendu plus sain, plus fort et plus heureux, tandis que, dans la nature, le fort n’est condamné à la guerre offensive que pour satisfaire des besoins impérieux imposés par son organisation, et le faible n’est jamais sans asile, sans ruse, ou
« bescens, lineis quinque, etc. » Séba, Mus. 5, p. 63, tab. 25, fig. 4.
4 Du genre ACANTHURE, famille des Acanthoplérygiens theutyes, Cuv. D.
5 Cuantje of verkenskopf, Oester 6 eler, boanos klipvische, par les Hollandais. — Perser, par les Allemands. — Acarauun, au Brésil. — Zkan batloe boano, dans les Indes orientales. — Andre, Act. Anglic. 1784, 2, p.278, tab. 12. — « Cliætodon nigrescens , caudà albescente... utrinque acu « leatà. » Artedi, spec. 90. — Chétodon re ud. Daubenton et Haüy, Euc. méth. — /d. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth. — Chétodon persien. Chælodon nigricans. Bloch, pl. 205. — « Chætodon gahm, et chætodon ex atro fuscus, etc. » Forskael, Faun. Arab., p.64, n. 90. — « Chætodon aculeis in « utroque latere, ad caudam, duobus. » Hasselquist, It. 532. « Tetragonoptrus cinereus lævis , etc.» Klein, Miss. pisc. 4, p.58, 0. 4, tab. 41, fig. 4. — Séba, Mus.5, p. 64, n. 2; p. 65, n. 5; pl. 25, fig. 2 et 5. — Acarauna. Marcgr. Brasil, 144. — Willughby, Ichth., p. A, tab. O,1, fig. 5.— Rai, Pisc., p. 402, n. 8. — Jouston, PisC., p. 177, 178, t. 52. — Ruysch, Theatr. anim. 4, p. 125, t. 52.
$ M. Cuvier reconnaît trois espèces différentes dans j'histoire et dans la synonymie de l'ACANTBURE NOIRAUD de Lacépède; 1° l'Acanthure noiraud du Brésil, 4canthurus glauco - pareius , Cuv., Séba, III, xxv, 5; Chætodon nigricans , Linn.; 2° le Chætodon nigricans, BL. pl. 205. 5° le Chœtodon atro - fuscus, Forsk., Chœætodon nigrofuscus, Linn., Gmel. D.
7 Bloch, pl. 427
* Du genre ACANTAURE (famille des Acanthoptérygiens theutyes). D.
* Theuthis papou. Daubenton etHaüy, Enc. méth.— Ja. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth. — « Hepalus mucrone re- « flexo utrinque prope caudam. » Gronov. Zooph. 533. — « Theuthis fusca cæruleo nitens, etc. » Browne, Jamañc. 453. — « Chætodon cærulescens, dorso nigro, etc. » Séba, Mus.5, p.104, tab. 55, fig. 5. — « Turdus rhomhoïdes. » Cateshy, Carol. 2, p. 10, tab. 1, fig. 4. — Valent. Ind, 5, f. 77, 585, 404. — Chétodon rayé. Daubeuton et Haüy, Enc. méth, — 4. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth.— « Chætodon lineis longi- « tudinalibus varius, caudà bifurcà utrinque aculeata. » Actedi, spec. 89. — Séba, Mos. 2, tab. 25, fig. 1.
40 Du genre AGANTHURE, dans la famille des Acanthoptérygienstheutyes. D.
! Du genre ACANTAURE, dans la famille des Acanthoptéry giens theutyes. D.
DES POISSONS
gans défense. Les acanthures sont un exemple de ce secours compensateur donné à la faiblesse. Leur taille est petite; leurs muscles ne peuvent opposer que peu d’efforts ; ils succomberaient dans presque tous les combats qu’ils sont obligés de soutenir : mais plusieurs dards leur ont été donnés; ces aiguillons sont longs, gros et crochus ; ils sont placés sur le côté de la queue; et comme cette queue est très-mobile, ils ont, lorsqu'ils frappent, toute la force qu’une grande vitesse peut donner à une petite masse. Ils percent par leur pointe, ils coupent par leur tranchant, ils déchirent par leur crochet; et ce tranchant, ce crechet et cette pointe sont toujours d'autant plus aigus ou acérés, qu'aucun frottement inutile ne les use, qu’ils ne sont redressés que lorsqu'ils doivent protéger la vie du poisson , et que l’animal , qu'aucun danger n’effraie, les tient inclinés vers la tête, et couches dans une fossette longitudinale, de manière qu’ils n’en dépassent pas les bords.
Indépendamment de ces piquants redoutables pour leurs ennemis, presque tous les acanthures ont une ou plusieurs rangées de dents fortes, solides, élargies à leur sommet, et découpées dans leur partie supérieure, au point de limer les corps durs et de déchirer facilement les substances molles.
Leurs aiguillons pénètrent d’ailleurs trèsavant à cause de leur longueur ; ils parviennent jusqu'aux vaisseaux veineux et même quelquefois jusqu'aux artériels ; ils font couler lesangen abondance; et c’est ce qui a engagé à nommer le Chirurgien V'une de ces espèces le plus anciennement connues.
Ce chirurgien, que les naturalistes ont inscrit jusqu'a présent parmi les chétodons, avec presque tous les autres acanthures, mais qui diffère beaucoup, ainsi que ces derniers animaux, des véritables chétodons, vit dans la mer des Antilles, où sa chair est recherchée à cause de son bon goût. Sa mâchoire supérieure est un peu plus avancée que l’inférieure. Chaque nanne n'a qu’un orifice. La tête est variée de violet et de noir; le ventre bleuâtre; l’anale violette comme les pectorales et les thoracines, et de plus rayée de jaune; l'extrémité de la caudale violette ; et la dorsale marbrée de jaune et de violet.
Le zèbre, qu’il ne faut pas confondre avec un €cnetodon du même nom, vit dans le grand Océan équinoxial, ainsi que dans l'archipel des
Grandes Indes; il a les écailles petites, la lan gue et le palais lisses, le gosier entouré de trois osselets hérissés de petits dents, l’opereule composé de deux pièces, et les thoracines blanchâtres.
On trouve le noiraud au Brésil, dans la me d'Arabie, et dans les Indes orientales: il y croit jusqu’à la longueur de six ou sept décimètres ; on le pêche au filet et à l’hamecon: il se nourrit de petits crabes, ainsi que d'animaux à coquille; et sa chair est ferme et agréable au gout.
Son foie est jaune, long et gros: l'estomac très-allongé; le canal intestinal large, très-recourbé, et composé d’une membrane épaisse; la cavité de l'abdomen assez grande pour parvenir jusque vers le milieu de la nageoire de l'anus; l'ovaire formé par une sorte de sac unique et courbé; et la vessie natatoire attachée au dos.
Plusieurs individus de cette espèce n’ont montré qu’un piquant de chaque côté de la queue; mais Hasselquist et quelques autres observateurs en ont compté deux sur chaque face latérale de la queue d’autres individus. Ce second piquant est peut-être une marque du sexe, ou un attribut de l’âge; ou peut-être faut-il dire que l’aiguillon de chaque côté de la queue tombe à certaines époques, et ne se détache quelquefois de la peau de l’animal, que lorsque le dard qui doit le remplacer est presque entièrement développé.
Chaque narine n’a qu’un orifice; les écailles sont petites; on aperçoit des nuances blanches ou grises sur plusieurs nageoires !.
On doit remarquer sur l’acanthure voilier , les petites taches irrégulières et roussâtres du museau et des environs de la base des pectorales; les deux bandes tranversales foncées, les deux bandes plus étroites et jaunes, et les
1 46 rayons à chaque pectorale de l'acanthure chirurgien, 16 rayons à la uageoire de la queue. — 16 rayons à chaque pectorale de l'acanthure zebre, { rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 22 rayous à la caudale. 18 rayons à chaque pectorale de l'acanthure noiraud, 1 rayon aiguillonnéet 5rayonsarticulés à chaque thoracine, 21 rayons à la nageoire de la queue. — 16 rayons à chaque pectorate de l'acauthure voilier, 4 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine , 19 rayons à la caudale, — 16 rayons à chaque pectorale de l'acanthure theuthis, 1 rayon aiguillonné etä rayons articulés à chaque thoracine,24 rayons à la nageoire de la queue. — 4 rayons à la membrane brauchiale de l'acanthure rayé, 16 à chaque pectorale, 4 rayon aiguillonné et d rayons articulés à chaque lhoracine, 16 rayons à la cavdale
AS dix ou onze bandes violettes qui s'étendent sur chaque côté de l’auimal; les taches noires qui forment trois ares sur la caudale; la bordure
blanche de cette nageoire; et la couleur jaune des thoracines et des pectorales,
Nous avons déja dit' que nous ne pouvions | | des débris de corps organisés qu’il trouve dans
pas admettre le genre Thewthis, quoique établi par Linnée. Des deux espèces que l’on avait inscrites dans ce genre, la seconde est notre chétodon tacheté; la première est un veritable
acanthure, auquel nous donnons le nom spéci- |
fique de Theuthis, pour changer le moins possible sa dénomination. Lorsque nous avons eu le plaisir de voir à Paris feu le célèbre pro-
fesseur Bloch de Berlin, et qu’en lui montrant |
la riche collection de poissons du Muséum national, nous lui avons fait part de quelquesunes de nos idées sur l'ichthvologie, il a été entierement de notre avis relativement à la suppression de ce genre Theuthis, qu'il n'avait, me dit-il, jamais voulu comprendre dans sa classification.
L’acanthure qui portera le nom que l’on avait donné à ce genre. est pêché dans les eaux d’Amboine , ainsi qu'a la Caroline. Son museau est avancé; ses dents sont fortes, et placées sur un seul rang; la hauteur de la dorsale égale la longueur du front.
Les écailles du rayé sont raboteuses: il habite dans les Indes orientales et dans l'Amérique méridionale.