ET LE PIMÉLODE BARRÉ
Pimelodus fasciatus, Cuv.; Silurus fasciatus, Bl., Lac. *.
Les grandes rivières du Brésil et celles de 'Amérique septentrionale nourrissent le bagre, qui
4 Meerwels, par les Allemands. — Salhwater kalfish, par les Auglais de l'Amérique sept. — Coco, à Cayenne. — Guiraguacu. par les Brasiliens. — Silure bagre. Dauhenton et Haüy, Euc. méth. — /d. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth, — Bioch. pl. 363.-— Gronov. Zooph., 5X2.—Willushby, Tehth., tab H.7, fig. b. — Bagra lertia Raï, Pisc., pr. 82, n. 5. à
3 Le bugre forme, pour M. Cuvier, le {ype d'une petite subdivision des Pimélodes, qui entrent eux mêmes dans la
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parvient à une longueur considérable, mais dont la chair est ordinairement peu agréable au goût. On voit sur sa tête une cavité allongée ; chaque narine a deux orifices; la mâchoire inférieure dépasse celle d’en haut ; le devant du palais est rude, mais la langue est lisse. Les barbillons situés au coin de la bouche sont plats et trèslongs. La ligne latérale est droite ; une forte dentelure garnit le bord extérieur du premier rayon de la première nageoire du dos, etles deux côtés de chaque pectorale. La partie supérieure de l’animal est bleue ; l’inférieure argentée; et la base des nageoires, rougeâtre.
Les couleurs et la patrie du pimélode chat sont presque les mêmes que celles du bagre.
On pêche le scheilan dans les eaux douces du Brésil et dans celles de Surinam; mais on le trouve aussi dans le Nil. Il a la mâchoire supérieure plus avancée que celle d'en bas; ces deux mâchoires hérissées , ainsi que le palais, de dents petites et pointues ; les yeux grands et ovales; la prunelle allongée dans le sens vertical ; deux petits sillons entre les yeux; la nuque et le devant du dos, couverts de plaques très-dures et osseuses ; la ligne latérale courbée vers le bas ; l'os qui représente la clavicule, soutenu par une pièce osseuse et triangulaire; le premier rayon de chaque pectorale , de la première nageoire du dos, et quelquefois de chaque ventrale, osseux, très-fort, dentelé d’un ou de deux côtés , et propre à faire des blessures dangereuses à cause des déchirements qu’il peut produire dans les muscles et jusque dans le périoste ; l’anale et la nageoire adipeuse échan-
composition du sous-genre MACHOIRAN, de son grand genre SILURE. D.
5 Machoiran blanc, Passani, Petite gueule, à Cayenne. — Silure chat. Danbenton et Haüy, Enc. méth.— /d. Bonpaterre, pl. de l'Enc. méih.
4 Espèce non mentionnée par M, Cuvier, D,
5Langbard, en Allemagne. — Zœngstrimad taudjægy, en Suède. — Silure scheilan. Daubenton et Haüy, Enc. méth. — /d. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth. — Mus. Ad. Frid. 4. p. 75;et 2, p.98 *.— It. Scan. 82. — Gronov. Mus. 1, n. 85, p, 54; Zooph., n. 584, p.125, — Hasselquist, It, 569.— Barbarin. Bloch, pl. 55, fig. 1*.
# De la subdivision des Pimélodes appelés Schals (Synodontis, Cuv ) faisant partie du sous-genre MACHOIRAN, dans le grand genre SILURE. D.
T Silure barré. Davbenton et Haüy. Enc. méth.— /d. Bonnaterre , pl. de l'Enc. méth. — Bloch, pl. 366. — Séba, Mus.5, p. 84, tab. 19, fig. 6. — Gronov. Zooph. 586.
* Le Piméloue barré, Lac., est de la subdivis'on des Pimélodes nonmés Bagres par M. Gnvier. 11 appartient conséquemment au sous-senre MACHOIRAN , dans le grand genre SILURE. D.
* Cette figure est citée ici à tort ;elle se rapporte à un autre Pimé-
crées du côté de la caudale, dont la pointe supérieure est plus longue que l'inférieure; la couleur générale d’un gris noir ; le ventre d’un gris blanc ‘.
Le barré vit à Surinam, comme le scheilan.
Le haut dela tête sillonné; lamâchoire supérieure plus allongée que celle d'en bas; la langue lisse et courte; le palais rude; l’orifice unique de chaque narine; les bandes transversales grises, jaunes et brunes; la blancheur du ventre, le rougeâtre des pectorales, le bleuâtre et les taches brunes des autres nageoires; tels sont les traits du pimélode barré, qu'il ne faut pas négliger de connaître *.
LE PIMÉLODE ASCITES,
Siurus Ascila, Linn., Gmel; Pimelodus Ascita, Lac. t,
Le Pimélode argenté 5, Pimelodus argenteus , Lac.; Silurus Hertzhbergii, Bloch ; Pimelodus Hertzbergii ? Cuv. 4. — P. nœud 7, Pimelodus nodosus, Lac ; Silurus nodosus, BI.8, — P. quatre-laches*, Pimelodus quadrimaculatus , Lac., Cuv.; Silurus quadrimaculatus, B1. 40, — P, barbu #4, Pimelodus Barbus, Lac. 17, — P. tacheté 1%, Pimelodus maculatus, Lacep , Cuv. #4. — P. bleuälre, Pimelodus cærulescens. Lac. {5, — P. doist-de-nègre, Pimelodus nigrodigitatus, Lac., Cuv. {#, — P, Commersonnien , Pimelodus Commersounii, Lac. 7,
Nous avons déjà observé très-souvent que plusieurs poissons cartilagineux ou osseux, tels
4 6 rayons à la membrane des branchies du pimélode bagre, 12 à chaque pectorale, 8 à chaque ventrale, 18 à la nageoire de la queue.—5 rayons à la membrane des branchies du pimélode chat, 41 à chaque pectorale, 6 à chaqne veutrale, 31 à la caudale.
3 6 rayons à la membrane des branchies du pimélode scheilan, 7 à chaque pectorale, 7 à chaque ventrale, 18 à la nageoire de la queue. — 142 rayons à la membrane des branchies du pimélode barré, 12 à chaque pectorale, 6 à chaque ventrale, 14 à la caudale.
5 Mus. Adolph. Fr. 4 p.79. tab. 50, fig, 2. — Bloch, pl. 53, fig. 5,7. — Silure ascile. Daubenton et Haüy, Enc. méth. — Id. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth.
4 M Cuvier remarque que le Pimélode ascite n'est qu'un Pimélote ordinaire. sortant de l'œuf, et dont le jaune n'est pas encore tout à fait rentré dans l'abdomen. D.
5Silurus Hertsbergii. Bloch, pl. 567.
6Mentionné par M.Cuvier, comme appartenant au sousgenre PIMELODE, dans le grand genre SILURE, famille des Malacoptérygiens abdominaux siluroïles, D,
T Silurus nodosus. Bloch, pl. 568, fig. 4.
8 Nou mevtionné par M. Cuvier. D.
9 Silurus quadrimaculatus. Bloch, pl. 568, fig. 2.
40 Du sous-genre PIMELODE, dans le grand grnre SILURE, Cuv. D.
41 Barbue, par les matelots français, — « Silnrus:pinnâ « dorsi primä ossiculorum octo, civris labialibus sex, candæ « lobo superiori elongato, etc. » Commerson, manueerits déjà cités.
42 Non mentionné par M. Cuvier. D.
que les raies, les squales, les blennies, ete., étaient ovovivipares, c’est-à-dire, provenaient d’un œuf éclos dans le ventre de la mère. Nous avons remarqué aussi que les syngnathes se développaient d’une manière intermédiaire entre celle des ovovivipares et celle des ovipares. Leurs œufs, en effet, n’éclosent pas dans le ventre de la femelle; mais lorsque les petits syngnathes en sortent, ces œufs sontencore dansune sorte de rainure longitudinale qui se forme audessous de la queue de la mère, et où ils sont retenus par une membrane que les fœtus déchirent pour venir à la lumière. Une génération différente, à plusieurs égards, de celle des syngnathes, mais quis’en rapproche néanmoins, et qui tient également le milieu entre celle des ovovivipares et celle des ovipares, a été observée dans les ascites. Leurs œufs n'éclosent, pour ainsi dire, ni tout à fait dans le corps, ni tout à fait hors du corps de la femelle; et nous allons voir comment se passe ce phénomène remarquable qui confirme plusieurs des idées exposées dans nos différents Discours sur les poissons.
Les œufs de l’ascite deviennent très-gros à proportion de la grandeur de l’animal adulte. A mesure qu'ils se développent, le ventre se gonfle; la peau qui recouvre cet organe s'étend, s’amincit, et enfin se déchire longitudinalement. Les œufs détachés de l'ovaire parviennent jusqu'à l'ouverture du ventre; le plus avancé de ces œufs se fend à l'endroit qui répond à la tête de l'embryon; la membrane qui en forme l’enveloppe se retire; et l’on aperçoit le jeune animal recourbé et attaché sur le jaune par une sorte de cordon ombilical, composé de plusieurs vaisseaux. Dans cette position, l'embryon peut mouvoir quelques-unes de ses parties : mais il ne peut se séparer du corps de la mère que lorsque le jaune, dont il tire sa nourriture, est assez diminué pour passer au travers de la déchirure longitudinale du ventre; le jeune poisson s'éloigne alors, entraînant avec lui ce qui reste de jaune, et s’en nourrissant encore pendant un temps plus ou moins long. Un nouvel
45 « Silurus corpore maculoso, cirris quatuor in mandibulà « inferiore : duobus in superiore , ultra pinnam dorsi secun- « dam productis, » Commerson, manuscrits déjà cités.
44 Du sous-genre PIMÉLODE, dans le grand genre SILURE, Cuy. D.
45 Non mentionné par M. Cuvier. D,
‘* Du sous-genre PIMÉLODE , dans le grand genre SILURE, Cuv. D.
47 Non cité par M. Cuvier. D.
œuf prend la place de celui qui vient de sortir ; et lorsque tous les œufs se sont ainsi succédé, et que tous les petits sont éclos, le ventre se referme, les deux côtés de la fente se réunissent, et cette sorte de blessure disparaît jusqu’à la ponte suivante.
Des six barbillons que présente l’ascite, deux sont placés à la mâchoire supérieure, et quatre à l'inférieure. Le premier rayon de la première nageoire du dos et celui de chaque pectorale sont durs et pointus.
Il paraït que l’ascite a été pêché dans les deux Indes.
A l'égard de l’Argenté, on l’a recu de Surinam. Ce pimélode a l'ouverture de la bouche petite, les mâchoires aussi longues l’une que l'autre, et hérissées de très-petites dents, comme le palais ; la langue lisse et courte; un seul orifice à chaque narine; quatre barbillons à l’extrémité de la mâchoire inférieure ; un barbillon à chaque coin de la gueule; la ligne latérale presque droite, et garnie, sur chacun de ses côtés, de plusieurs petites lignes tortueuses ; le premier rayon de la première dorsale dentelé à son bord extérieur ; le premier rayon de chaque pectorale dentelé sur ses deux bords; le dos brunâtre; et les nageoires variées de jaune.
Les eaux de Tranquebar nourrissent le pimélode Nœud. Nous devons indiquer les petits sillons qui divisent en lames I couverture osseuse de sa tête, le double orifice de chacune de ses narines, l’appendice triangulaire qui termine chaque clavicule, la dentelure que montre le bord intérieur du premier rayon de chaque pectorale et de la première nageoire du dos, la direction dela ligne latérale qui estondée, le bleu du dos et de la nageoire de l’anus, la couleur brune des autresnageoires, l’argenté des côtés et du ventre.
Que l’on remarque dans le pimélode Quatre- Taches, qui vit en Amérique, l’égal avancement des deux mâchoires; le nombre et la petitesse des dents qui les hérissent et qui garnissent le palais; la langue lisse; l’orifice unique de chaque narine; la longueur des barbillons placés au coin de la bouche; la dentelure du premier rayon de chaque pectorale; le brun nuancé de violet qui règne sur le dos; le gris du ventre; le jaunâtre des nageoires ; les taches de la première dorsale, dont la base est jaune, et l'extrémité bleuâtre.
Les cinq pimélodes dont nous allons parler i dans cet article, n’ont encore été décrits dans
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aucun ouvrage d'histoire naturelle. Nous avons trouvé dans les manuscrits de Commerson une notice très-étendue sur les deux premiers de ces quatre poissons, et un dessin du cinquième.
La couleur générale du Barbu est d’un bleu plus ou moins foncé ou plus ou moins semblable à la couleur du plomb; la partie inférieure de l’animal est d’un blanc argenté; les côtés réfléchissent quelquefois l'éclat de l'or, quelques nageoires présentent des teintes d’incarnat. La couverture osseuse de la tête est comme ciselée, et relevée par des raies distribuées en rayons; la mâchoire supérieure dépasse et embrasse l’inférieure; de petites dents hérissent l’une et l’autre, ainsi que deux croissants osseux situés dans la partie antérieure du palais, et deux tubercules placés auprès du gosier; la langue est très-large, unie, cartilagineuse, dure, et attachée dans tout son contour ; chaque narine a deux orifices, et l’orifice postérieur, qui est le plus grand, est fermé par une petite valvule que le barbu peut relever à volonté; une carène osseuse et aiguë s’étend depuis l’occiput jusqu’à la première dorsale ; la ligne latérale est à peine visible ; le ventre est gros , et devient très-gonflé et comme pendant, lorsque l’animal a pris une quantité de nourriture un peu considérable. Le premier rayon de chaque pectorale et de la première nageoire du dos estdentelé de deux côtés, très-fort, et assez piquant pour faire des blessures très-douloureuses, graves et si profondes, qu’elles présentent des phénomènes semblables à ceux des plaies empoisonnées. La nageoire adipeuse est plus ferme que son nom ne l'indique, et sa nature est à demi cartilagineuse. On aperçoit au delà de l'ouverture de l'anus un secondorifice destiné vraisemblablement à la sortie de la laite ou des œufs. Le foie est rougeâtre; très-grand, et divisé en plusieurs lobes ; l’estomac dénué de cæcums ou d’appendices ; le canal intestinal replié plusieurs fois ; la vessie natatoire attachée au-dessous du dos, entourée de graisse, et séparée en quatre loges.
Le goût de la chair du barbu est exquis ; on le prend à la ligne ainsi qu’au filet. Lorsqu'on le tourmente ou l’effraie, il fait entendre une sorte de murmure, ou plutôt de bruissement.
Ïl habite dans les eaux de l'Amérique méridionale.
Le pimélode tacheté a été vu dans les mêmes contrées. Il vit particulièrement dans le grand
fleuve de la Plata, et il a été observé à Buénos- Ayres, ainsi qu’à la Encénada. Le tégument osseux de sa tête est relevé par des points et des ciselures, il montre un petit sillon entre les yeux, ets’étend par un appendice jusqu’à la première nageoire du dos. La mâchoire supérieure est plus longue que celle de dessous. Les deux barbillons attachés à cette même mâchoire d’en haut sont beaucoup plus longs que les autres. Derrière chacun des opercules, qui sont rayonnés, deux prolongations osseuses s'étendent vers la queue. Le premier rayon de chaque pectorale de la première nageoire du dos, et la nageoire adipeuse, ressemblent beaucoup à ceux du barbu. La ligne latérale suit la courbure du dos.
Le bleuâtre, dont M. Leblond nous a envoyé un individu de Cayenne, a beaucoup de rapports avec le pimélode chat. De ses six barbillons, deux appartiennent à la mâchoire d’en haut, et deux à celle d'en bas. Le premier rayon de la première dorsale et celui de chacune des pectorales sont dentelés.
Le Doigl-de-nègre tire son nom de la couleur des rayons de ses pectorales et de ses ventrales, rayons que l'on a pu comparer à des doigts. Le premier rayon de chaque pectorale a ses deux dentelures dirigées en sens contraire l’une de l’autre. Plusieurs plaques osseuses garantissent le dessus de la tête. Celle qui couvre l’occiput est carénée, pointue par derrière, et se réunit avec la pointe d’une autre plaque triangulaire, composée de plusieurs pièces, et dont la base embrasse l’aiguillon dentelé du dos. Il paraît quele Doigt-de-nègre parvient à une grandeur considérable. La collection du Muséum d'histoire naturelle en renferme un individu !.
Le commersonnien a deux orifices à chaque narine, et les deux dorsales triangulaires. Le dessus de sa tête est dénué de grandes plaques
115 rayons à chaque pectorale du pimélode ascite, 6 à chaque venträale, 18 à la nageoire de la queüe. — 6 à la meimbrane branchiale du pimélode argenté, 10 à chaque pectorale, 8 àchaque ventrale, 16 àla caudale.—5 rayons à la membraue des branchies du pimélode nœud, 7 à chaque pectorale, 8 à chaque ventrale, 20 à la nageoire de la queue. — 5 rayons à la membrane des branchies du pimélode quatre-taches, 7 à chaque pectorale, 8 à chaque ventrale, 19 à la caudale. — 5 rayons à :a membrane branchiale du pimélode barbu, 123 chaque pectorale, 6 à chaque ventrale, 45 à la nageoire de la queue. — 6 rayons à la membrane branchiale du pimélode tacheté, 9 à chaque pectorale, 6 à chaque ventrale , 46 à la caudale. — 7 rayons à chaque pectorale du pimélode bleudtre, 17 à la nageoire de la queue. — 10 rayons à chaque pectorale du pimélode doigt-de-nègre , 6 à chaque ventrale, 29 à la caudale.
osseuses. Ïl ne montre ni taches, ni bandes, ni raies.
LE PIMÉLODE THUNBERG !.
Pimelodus Thunberg, Lacep. :.
La mâchoire supérieure de ce pimélode est plus avancée que l’inférieure ; elle montre deux barbillons, et l’inférieurequatre : l’une et l’autre sont garnies de dents nombreuses, mais plus petites que celles qui hérissent le palais. Chaque opercule présente un aiguillon. Le premier rayon de la première dorsale, et celui de chaque pectorale, sont forts et dentelés.
Thunberg a vu ce pimélode dans les mers des Indes orientales 5.
LE PIMÉLODE MATOU , Pimelodus Catus, Lac., Cuv.; Silurus Catus, Linn.®.
Le Pimelode Cous 5, Pimelodus Cons, Lacep.; Silurus Cous, Linn.7.— P, Docmac *, Pimelodus Doemac , Lac., Cuv.; Silurus Doemac , Lion, *. — P. Bajad {°, Pimelodus Bajad., Lac., Cuv ; Silurus Bajad, Lino , Gmel. #4. —P. Érythroptére{?, Pimelodu: erythropterus, Lac., Cuv.; Silurns ervthropterus, B'och 45, — P, raie d'argent 1, Pimelodus atherinoïdes, Lac.; Siturus atherinoides, BL. 5.—P, rayés, Pim-lodus vittatus, Lac.; Silurus vittatus, Bloch 47, — P, moucheté, Pimtlodus guttatus, Lac. {#.
L'Amérique et l’Asie nourrissent le matou,
{ Silurus maculatus. Thunberg.
3 M. Cuvier ne cite pas cette espèce. D.
5 { rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque pectorale du pimélode thunberg, 6 rayons à chaque ventrale, 24 à la nageoïire de la queue.
4 Siure malou. Daubenton et Haüy, Enc. méth. — Jd. Bonnaterre , pl. de l'Enc. méth. — « Bagre spec. sec, » Marcg. Brasil, p.173. — Cate-by, Carol. 2, p. 25, tab. 25.
5 Du sous-cenre PIMÉLODE, dans le grand genre SILURE, Cuv. D.
5 Silure cous. Daubenton et Haüy, Enc. méth. — /d. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méh — Gronov. Zoouh., p. 587, tab. 8, fig. 7. — Mystus. Russel; Alep 76, tab. 15, fig. 2.
7 Non mentionné par M.Cuvier, D.
Forskarl, Faun Arab., p. 65, n. 94, — Silure Gogmak. Bonnaterre, pl, de l'Enc. meth.
* Du sous-genre PIMELODE, dans le grand geure SILURE, selon M. Cuvier. D,
10 Bayaite, en Égypte, suivant M. Cloquet.—Silure bajad, Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth. — Forskæel, Faun. Arab., p. 66, n. 95.
4 Du sous-genre PIMÉLODE, dans le grand genre SILURE, Cr. 1D°
1 Bloch, pl. 569, tig. 2.
3 Du sous-genre PIMELODE, dans le genre SILURE, Cuv. D.
#4 Bloch, pl. 574. fig. 1.
4 Nou mentionué par M. Cuvier. D.
4# Bloch, pl. 371, fig. 2.
4T Non cité par M. Cuvier. D.
*8 Non mentionné par M.Cuvier. D.
dont le dos est d’une couleur obscure et noirâtre, et qui parvient souvent à la longueur de trois pieds ou trois pieds et demi. La Syrie est la patrie du cous, qui y vit dans l’eau douce, qui a la mâchoire inférieure plus courte que celle d’en haut, des &ents très-petites, un orifice double à chaque narine, et dont le dos est d’un blanc argentin marbré de taches cendrées.
On trouve dans le Nil, et particulièrement auprès du Delta, le doemac et le bajad. Le premier est grisâtre par-dessus, blanchâtre par-dessous, et quelquefois long de plusde quatre pieds. Ses barbillons sont inégaux et très-allongés ; sa ligne latérale est droite; le premier rayon de chaque pectorale et de la première nageoire du dos, est osseux et dentelé par derrière.
Le bajad est bleuâtre ou d’un vert de mer. Il a une fossette au-devant de chaque œil; la mâchoire supérieure plus longue que l’inférieure, et armée d’un arc ‘ouble de dents très-serrées ; les barbilions extérieurs de la lèvre d’en haut très-allongés; la ligne latérale courbée vers le bas, auprès de son origine, et ensuite trèsdroite ; un aiguillon très-fort caché sous la peau, et placé auprès de chaque pectorale, qui présente une nuance rousse, ainsi que toutes les autres nageoires, excepté l’adipeuse.
Observez dans l’érythroptère d'Amérique légale prolongation des deux mâchoires; la grande longueur des barbillons des coins de la bouche ; la rudesse du palais; la brièveté de la langue, qui est cartilagineuse et lisse; la direction de la ligne latérale, qui est ordinairement droite ; la dentelure du bord intérieur du premier rayon de chaque pectorale et de la premièra dorsale; le brunâtre du dos ainsi que des côtés, et la couleur grise du ventre;
Dans le pimélode raie d'argent, que l’on a découvert dans les eaux douces de Malabar, légale longueur des deux mâchoires; la petitesse de leurs dents; les dimensions de celles du palais; le double orifice de chaque narine; la position de l'anus plus rapproché de la tête que de la caudale; lerayon dentelé dans son côté intérieur, que l’on voit à la première dorsale et à chaque pectorale; la couleur générale qui est d’un brun clair; l'éclat argentin du dessous du corps de l'animal ;
Dans le rayé de Tranquebar, le châtain de sa couleur générale, le cendré du ventre, les six pointes qui terminent la couverture osseuse de la tête, la longueur égale des deux mâchoires,
DES POISSONS
les dents arquées du palais, la surface unie de la langue, les deux orifices de chaque narine, la dentelure intérieure du premier rayon de chaque pectorale et de la première nageoire du dos, la direction très-droite de la ligne latérale ‘.
A l’écard du moucheté, dont on peut voir une figure très-exacte dans la collection de peintures chinoises dont nous avons parlé très-souvent, ajoutons à ce qu'indique de ce pimélode le tableau générique, que sa mâchoire d'en haut est plus avancée que celle d’en bas, et que chaque pectorale a son premier rayon dentelé du côté intérieur.
LE PIMÉLODE CASQUÉ ?,
Pimelodus galeatus, Lac. ; Silurus galeatus, Linn. 5.