‹ Histoire naturelle de LacépèdeChapitre 416 sur 535 · ET LE DORAS COTE · texte numérisé non relu

ET LE DORAS COTE

Doras coslatus, Lac., Cuv. «

Les deux barbillons situés au coin de la bouche du caréné sont comme élargis par une

42 rayons à la membrane branchiale du pimélode casqué, 7 à chaque pectora'e, 6 à chaque veutrale, 21 à la nageoire de la queue. — 4 rayous à la membrane branchiale du pimélode chili, 8 à chaque pectorale, 8 à chaque ventrale, 15 à la caudale,

3 h. Cuvier adopte le genre Doras, mais le considère comme un simple sous-genre de Silures. D,

5 Silure caréneé. Daubenton et Haüy, Enc. méth, — /d. Bonnaterre, pl. de | Enc. méth.

4 Du sous-geure Douas, dans le grand genre SiLURE, selon M. Cuvier. Ce naturaliste remarque que le Doras carinalus de Lacepèile lui parait être le poisson décrit par Gronovius, 111, 4 et 5, et qui est cité dans la synonymie du Silurus ca= taphractus.Ce serait au<st le méme que le kil pbagre de Marcgrave, 174. L'espere du S'ilurus cataphractus se trouverail ainsi rédunte à rien. D.

5Urulu, au Brésil, — Geribde meirval, par les Hollandais de l'Amérique mérid. — Silure rôle. Daubenton et Haüy, Enc. méth, — /d. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth. — Cataphractus rostalus. Bloch, pl. 576. — Gronov. Mus. 2, n. 177, tab, 5, fig. 4 et 2.

$ Du sous-genre DORAS, daus le grand genre SILURE, selon M. Cuvier, qui remarque que le Silurus costatus, Bl.. 376, et Gronov. V.1 3, est aussileCataphractus americanus,

membrane dans leur côté inférieur , etles quatre

de la mâchoire d’en bas paraissent garnis de petites papilles. Le premier rayon de la première Gorsale est dentelé vers le haut; celui des pectorales l’est des deux côtés. Ce doras habite à Surinam. L'espèce suivante se trouve également dans l’Amérique méridionale; mais elle vitaussi dans les Indes orientales.

La tête de ce second doras est revêtue d'une enveloppe osseuse qui s'étend jusque vers le milieu de la première nageoire du dos, et sur laquelle on voit plusieurs petites éminences rondes et semblables à des perles. La mâchoire supérieure dépasse l’inférieure. Le palais est rude, et la langue lisse. Chaque narine n’a qu’un orifice. On voit au-dessus de chaque pectorale un os long, étroit, pointu et perlé, que l'on a comparé à une omoplate. Les plaques à crochet, qui hérissent les côtés du corps et de la queue, sont ordinairement au nombre de trentequatre. Le premier rayon de la première dorsale et celui des pectorales sont dentelés des deux côtés; mais dans la dorsale toutes les dentelures sont tournées vers la pointe du rayon, pendant que dans les pectorales celles d’un côté sont dirigées vers la pointe, et celles de l’autre vers la base du rayon auquel elles appartiennent. La partie supérieure de l'animal est d’un brun mêlé de violet.

Marcgrave dit que sa chair est de mauvais goût : aussi ce poisson est-il peu recherché. Le

doras côte a d’ailleurs des armes offensives et | défensives à opposer à ses ennemis : presque |

toutes les parties de son corps sont cachées sous un casque ou sous une forte cuirasse; un dard dentelé arme son dos et chacun de ses bras.

Pison rapporte même que les pêcheurs de l'Amérique méridionale le redoutaient d'autant plus, et cherchaient à en débarrasser leurs filets avec d'autant plus de soin, qu'ils étaient per-

suadés que les aiguillons dentelés de cet osseux !

renfermaient un venin qui donnait la mort au bout de vingt-quatre heures, et dont ils ne pouvaient arrêter les effets funestes qu’en versant sur la plaie une grande quantité de l'huile de son foie, dontils portaient toujours avec eux. Nous n'avons pas besoin de faire remarquer que cette erreur des pêcheurs brasiliens venait des blessures dangereuses que peuvent produire en effet les dards de ce doras, non pas par les

Catesby, suppl. IX, cilé d'ordinaire :omme Silurus cata- |

phracius. D,

suites d’un poison qu'ils ne distillent pas, mais | par celles des déchirures profondes que font | souventles dentelures de ces armes violemment agitées ?.

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