ET LE POGONATHE DORÉ
Umbrina....., Cuv.; Pogonatbus auratus, Lac. 6.
Ces deux poissons sont encore inconnus des | naturalistes. Nous en avons trouvéla description dans les manuscrits de notre Commerson.
Le pogonathe courbine présente ordinairement une longueur de deux pieds ou deux pieds trois pouces, sur une hauteur de quatre ou six pouces, Il pèse alors six livres ou environ. La couleur de
418 rayons à chaque pectora!e, 8 à chaque ventrale, 24 à la pageoire de la queue. — 5 rayons à la membrane branchiale du doras côte, 8 à chaque pectorale, 8 à chaque ventrale, 24 à la caudale,
2 M. Cuvier n'adopte pas ce genre. D.
5 Courbin. — Courbedos. -- « Pogonathus.. silurus cirris « menti vigioti quatuor, pinnis dorsi duabus radiatis. » Commerson, manuscrits déjà cités.
4 Ce poisson n'est que le Pogonias décrit p. 477 de ce vol., et par conséquent il appartient au sous-genre TAMBOUR, Pogonias, dans le genre SciÈNE de M. Cuvier, famille des Acanthoptérygiens sciénoïdes. D. | Se Pogonathus cirro menti unico brevi, porulis quatuor
« circumdato. » Commerson, manuscrits déja cités. | 6 Ce poisson est évidemment du sous-genre des OMBRINS8, | dans le genre Scièxe, famille des Acanthoptérygiens sci$- D.
1 noïdes, Cuv.
DES POISSONS
son dos et de ses côtés est d’un bleu mêlé de brun et relevé par des reflets dorés; l'éclat de l’argent brille sur sa partie inférieure. Les écailles dont il est revêtu sont assez grandes. La mâchoire supérieure, quel’animal peut avancer et retirer à volonté, est un peu plus longue que l’inférieure. L'une et l’autre sont garnies de dents petites, nombreuses et serrées comme celles d’une lime. La langue, le palais et les environs du gosier n'ont pas d’aspérités. Les vingt-quatre barbillons attachés à la mâchoire d’en bas sont blancs, courts, très-mous, et disposés sur trois rangs transversaux. Le dos forme une carène aiguë jusqu’à la première des deux nageoires qu'il soutient, se courbe ensuite vers le bas jusqu’à la seconde , et se relève au delà de cette seconde nageoire en se courbant de nouveau. Chaque rayon de la première dorsale est un aiguillon sans articulation, et part d’une sorte de tubercule placé sous la peau ; mais ni cette nageoire, niles pectorales, ne présentent de rayon dentelé. Les lames écailleuses dont on voit une rangée longitudinale de chaque côté du poisson, sont striées et argentées. Le canal intestinal est plusieurs fois replié; le foie petit et rouge; chaque ovaire long et jaune *.
Ce pogonathe est grand et beau; mais sa chair est mollasse, et son goût fade. Commerson l’a vu pêcher dans le fleuve de la Plata, au mois d'avril 1767.
Le doré ressemble beaucoup par ses couleurs àla courbine : mais ses écailles resplendissent davantage de l'éclat de l'or. Ses ventrales et son anale sont d’un jaune blanchâtre; ses autres nageoires offrent des nuances brunâtres. Il devient moins grand que la courbine. Quatre pores sont placés autour du seul barbillon que montrent les mâchoires de ce pogonathe.