LE CGREGONE WART- MANN
CHTHE.
CARACTÈRES
inférieure plus avancée que la supérieure ; l'une et l’antre dénuées de dents ; l'ouverture des br nchres trèegrande; la conleur généraie arg utée,
Quatorze rayous à la première dorsale: qu'ue à l'an le; douze à chaqne veut «le; la cou iale four chue; 4 mâ boire iuférieure plus av aucée que vel den haut; l'une et l'autre -ans dents: l'ofice des branches tres-graud; sept rayons à la mem ne bra chiale; chaque opercule © mposé de trois laves; la parte antérieure. du dos caréné: ; la ligne latérale fléchie en bas 4 près de la pectorale, et ensuile tres-d'oite; les écailles sins échanvrure et pointilées de noir,
Dix rayons à la première nageoire du dos; quatorze à la nageoire de l'auns; treize à chaque ventrale ; la mdchoire inferieure un pu pus avancée que la supé rieure , et deuuée de dents, ainsi que celle d'en haut: douze rayons à la mermrane des branclnesz la couleur géurrale blanche; le dos bieuätre ; la téle parsemée de points bruns.
Quatorze rayons à la première dorsale ; quinze à la nag: oire de l'anu- ; onze à chaque ventrale; la caudale furchue ; huit rayons à la membrane bran hiale; print de denis: une sorte de bourrelet sur le bont di museau; la mächoire inférieure ovale, plus étroite et plus courte que la su-
érienre ; point de taches, de andes ni de raies.
Dix rayons à la première nageoïre du «8; quitorz à l'anale ; onze à chaque venirale: la caudale fourchue; sept rayons à la meme braue des branches; point de dents ; la mâchoire inférieure recou bée, plus stroite et plus longue q e lasupérieure: la ligne latérale droit; la couleur générale arge..lée ; le dus bleuâtre.
Quinze rayons à la première dorsale : quiterze à l'aual. ; donze à chique veutral- ; la caudale en croissant; 1e nins“an on peu semblable à an cône tronqué ; pornt de dents: les eux mâchoires presque égalesent avancées; la ligur- liter le droite ; la coulenr générale bleue el sans tacles.
Quatorze rayons à la première nagene du dos; «ynslorze où quioze à celle de l'anus; douze à chaque ventrale ; neuf à la meme braue des branclnes; point de dent: ; le cräne transparent; la mächoire superirure plus avan céeque cell den bas. el en forme de cône; la ligne la érale courbe vers son origine ; les écailes assez g'andes; la couleur générale blauchâtre.
Quinze rayons à la première dorsale; quatorze à la nageoire de Lau +; onz- à “haque ventrale; la candale en croi -ant; la mâchoire sup:rieure trèslarge et prus courte que l'inferneure, qui est reconrbre et tub-r-uleuse à son -xtremite; la couieur générale argeutée avec des poiutw poirs.
DES POISSONS
CARACTÈRES
Quatorze rayons à la première ma- © geoire du dos; tr-1ze à | anale;
dix à chaque ventrale : la eaudale fourchue : la tête petite: la mächoire superieure un peu jilus
ESPÈCES
avaucée que l'inférieure, et herissé, atnsi que cette dernière, d'un tre-granu nombre d'aspériés : le corps et la queue tres aliongés et tres-compriues; la Couleur grnéraie doree; te dos d'un b eu rêlé de vert ; des raies longitudinales et d'une nuance vb cure de «haque côté du pois-on , ou des ta ches ebscures et carrée: sur le dus, ou des raies dorees entre les pectorales et les veutrales.
Ouize rayons à la première dorsale, qui est haute eQ un peu en forme de faux: ouzerayon- à la nageoire de l'anus ; la Caudiale fourchue ; le museau arrondi et aplati: la mächoice inférieure un peu plus avancée que la supérieure; lo percule arranui el com rosé de deux pièces; toute la su: fice un poisson, d'un rouge plus ou ous vif.
Douze rayons à la première dorsale: treize à l'auale; neufà cha que ventraie; six pieces à chique upercnle; deux orifices à chaque uarine ;1es deux tuachoires esd= lement avancées: point de deuts; la ligue latérale droite.
LE COREGONE OMBRE.
Le CORÉGONE ROUGE.
Le COREGONE CLU- PEOÏDE.
LE CORÉGONE LAVARET !.
Coregonus (salmo) oxyrinchus et Coregonus ( salmo) WVartmauni, (uv.; Salmo Lavaretus et S. oxyrinchus, Linn. ; Salmo Lavaretus, Lac. ?.
Les corégones , ainsi que les osmères et les characins, ont de très-grands rapports avec les
4 Féra, Ferrat, dans plus. lacs de la Suisse, ou voisins de œette contrée. — Schnepel, en Allemagne. — Sihka, Siey, Sia-kaile, en Hivonie. — Säck, Slor säck, en Suède et en Norvège. — Hell ,en Danemarck. — Gwiniard, eu Angieterre. — Farre, dans plus. auteurs. — Salmone lararet. Daubenton et Haüy. Euc. méth — /d. Bonnaterre , pl. de l'Enc. méth. — Bl ch, ÿl. 25. — Salmo L'varetus. Faun. Succ. 532. — /d. Act. Stockh. 1755, p. 195. — /d. Müller, Prodr. Zool. Danic., p. 48, n. 413. — /d Koelreuter. NGv, Comm. Petrop. 45, p. 504. — Id Pallas, It. 3, p. 705. — /d. S. G. Gmelin . Lt. 4, p. 60. — /d. Schrauck , Schr. der Berl. naturf. fr. 4.— « Coregonus maxillä superiore lougiore, piunà « dorsali , ossiculorum quatuordecim. » Artedi, geu. 10, spec. 37, syn. 19. — Waillushby, Ichth., tab. n.6, fig. 1. — Albula nobilis. Raï, Pisc., p. 60, n. 4. — Lavarel. Rondelet, part. 2, c. 15.
3 Sous le nom ünique de Lawaret , il est question de denx poissons différents dans cet article, L'un est le À utting on Hautin des Belges: Sulmo oxyrhinchus, Lion , BL, pl. 25, (sous le faux nom de Lavarei):il habite dans La mer du Nord, la Baitique, le lac de Harlem, F'Escaut , etc. 1e second, auquel M. Cuvier assigne le nom de Lavaret , se trouve dans les lacs de la Suisse, le Rhin , etc. : Bloch l'a figuré, 1. 455, sous le nom de Salmo Wartmannii (V. ci après, p.507). Le Férat (Corrgonus Feru, Jurme), la Gra auche (Coregonus hyemalis, Jurine), et la Palée (Coregonux Pulæa, Cuv.), sont trois autres espéces aussi confudues avec les deux premières. Les unes et les autres sout placées. par M. Cuvier, dans le sous-geure LAVAKET, Coregonus, du grand geure SAUMON. D.
salmones, dans le genre desquels ils ont été compris par Linnée et par plusieurs autres auteurs. Les habitudes des corégones sont cependant moins semblables à celles des salmones, que la manière de vivre des osmères et des characins, parce que leur, mâchoires ne sont pas garnies , comme celles de ces derniers, des dents très-fortes qui hérissent les mâchoires des salmones, et que, moins bien armés pour attaquer ou pour se défendre, ils sont forcés le plus souvent d’avoir recours à la ruse, ou de fuir dans un asile.
Parmi ces corégones, une des espèces les plus remarquables est celle du lavaret.
Nous avons vu dans le tableau du genre des corégones, que Ja conformation de la tête du lavaret présente un trait particulier : la prolongation de la mâchoire supérieure, qui compose ce trait, est molle et charnue. D'ailleurs, la tête est petite, et demi-transparente jusqu'aux yeux. La mâchoire inférieure, plus courte que celle d'en haut, s’emboîte dans cette dernière , et se trouve couverte par une grosse lèvre lorsque la bouche est fermée. Ces deux mâchoires sont dénuées de dents. La langue est blanche, cartilagineuse, courte et un peu rude; la ligne latérale presque droite, et ornée de petits points d'une nuance brune; la couleur générale bleuâtre ; le dos d'un bleu mêlé de gris; l'opercule, ainsi que les joues, d’un jaune varié par des reflets bleus ; la partie inférieure du poisson argentine, avec des teintes jaunes; presque toutes les nageoires ont la membrane bleuâtre , et les rayons blanchâtres à leur origine.
Le lavaret a d’ailleurs la membrane de l’estomac forte; le pylore entouré d’appendices; le canal intestinal court; l'ovaire ou la laite double; cinquante -neuf vertèbres à l’épine du dos; et trente-huit côtes de chaque côté de cette colonne dorsale.
On le trouve dans l'Océan Atlantique septentrional, dans la Baltique, dans plusieurs lacs, et notamment dans celui de Genève. Il se tient souvent dans le fond de ces lacs et de ces mers : mais il quitte particulièrement sa retraite marine lorsque les harengs commencent à frayer; il les suit alors pour dévorer leurs œufs. H se nourrit aussi d'insectes. M. Odier, savant médecin de Genève, ayant disséqué un individu de cette espèce, que l’on nomme Ferrat sur
1 C'est le Coregonus Fera, Jurine. Espèce particulière. D
les bords du lac Léman, a trouvé dans son capal intestinal un grand nombre de larves de libellules ou demuiselles, mêlées avec une substance d’une couleur grise. Il crut même voir la vessie natatoire pleine de cette même substance vraisemblablement vaseuse, et de ces mêmes larves; ce qui aurait prouvé que, par un excès de voracité, l'individu qu'il examinait avait ayvalé une si grande quantité de larves et de matière grise, que de l'estomac elles étaient passées par le canal pneumatique jusque dans la vessie natatoire ".
Le lavaret multiplie peu , parce que beaucoup de poissons se rourrissent de ses œufs, parce q:'il les dévore lui-même, et qu'entouré d’ennemis , il est surtout recherché par les squales. On croirait néanmoins qu'il prend, pour la sûreté de sa ponte, autant de soin que la plupart des autres poissons. Il se rapproche des rivages lorsqu'il doit frayer ; ce qui arrive ordinairement vers la fin de l'été ou au commencement de l’automne. Il fréquente alors les anses, les havres et les embouchures des fleuves dont les eaux coulent avecle plus de rapidité. La femelle , suivie du mâle, frotte son ventre contre les pierres ou les cailloux , pour se débarrasser plus facilement de ses œufs. Plusieurs lavarets remontent cependant dans les rivières : ils s’avancent en troupes; ils présentent deux rangées réunies de manière à former un angle, et que précède un individu plus fort ou plus hardi, conducteur de sescompagnons dociles. On a cru remarquer que pius la vitesse de ces rivières est grande, plus ils la surmontent avec facilité, et font de chemin en remontant; ce qui confirmerait les idées que nous avons présentées sur la natation des poissons, dans notre Discours sur leur nature; et ce qui prouverait particulièrement ce principe important, que les forces animales s’accroissent avec l'obstacle, et se multiplient par les efforts nécessaires pour le vaincre dans une proportion bien plus forte que les résistances, jusqu’au moment où ces mêmes résistances deviennent insurmontables. Lorsque les eaux du fleuve sont bouleversées par la tempête, les lavarets lutteraient contre les vagues avec trop de fatigue; ils se tiennent dans le
{Lettre écrite, en 1797 ou 1798, par M. Odier à son fils, jeune homme d'une grande espérance, qui suivait alors més cours avec b-aucoup de zèle, et que la mort a enlevé àses anus + t à sa lainille, au momeut où, à l'exemple de sou respectable père; il allait parcourir avec houneur la carriere des sciences.
fond du fleuve. L’orage est-il dissipé, ils se remet tent dans leur premier ordre, et reprennent leur route. On prétend même qu'ils pressentent la tempête longtemps avant qu'elle n'éclate, et qu'ils n'attendent pas qu'elle ait agité les eaux pour se retirer dans un asile. Ils s'arrêtent cependant vers les chutes d'eau et les embouchures des ruisseaux ou des petites rivières, dans les endroits où ils trouvent des cailloux ou d'autres objets propres à faciliter leur frai.
Après la ponte et la fécondation des œufs, ils retournent dans la mer; les jeunes individus de leur espèce, qui ont atteint une longueur de quatre pouces, les accompagnent. Ils vont alors sans ordre, parce qu'ils ne sont point poussés, comme lors de leur arrivée, par une cause des plus actives, qui agisse en même temps, ainsi qu'avec une force presque égale, sur tous les individus, et de plus, parce qu'ils n'ont pas à surmonter des obstacles contre lesquels ils aient besoin de réunir leurs efforts. On assure qu'ils pressent leur retour lorsque les grands froids doivent arriver de bonne heure, et qu'ils le différent au contraire lorsque l'hiver doit être retardé. Ce pressentiment seraitune confirmation de celui qu’on leur a supposé relativement aux tempètes ; et peut-être, en effet, les petites variations qui précèdent nécessairement les grands changements de l'atmosphère, produisent-elles, au milieu des eaux, des développements de gaz, des altérations de substances, ou d'autres accidents auxquels les poissons peuvent être aussi sensibles que les oiseaux le sont aux plus légères modifications de l’air.
On pêche les lavarets avec de grands filets ; on les prend avec le tramail et la louve ‘; on les harponne avec un trident.
La chair des lavarets est blanche, tendre, et agréable au goût. Dans les endroits ou la pêche de ces animaux est abondante, on les fume ou on les sale. Pour cette dernière opération , on les vide; on les lave en dedans et en dehors; on les met sur le ventre, de manière que l'eau dont ils sont imbibés puisse s'égoutter ; on les enduit de sel; on les laisse deux ou trois jours rangés par couches; on les lave de nouveau, et on les sale une seconde fois, en les plaçant entre des couches de sel, et en les pressant dans des tonnes, que l'on bouche ensuite avec soin.
4 On trouvera la dsscription du b'amait ou tremnil, dans l'article du Gade colin; et celie de La louve, uaus l'article Gu Pétromyzon lamproie.
DES POISSONS
Si on les prend pendant les grandes chaleurs, on est obligé, avant de les saler, de les fendre, et de leur ôter la tête et l'épine dorsale, qui se gâteraient aisément, et donneraient un mauvais goût au poisson.
Ils meurent bientôt après être sortis de l’eau. On peut cependant, avec des précautions, les transporter dans des étangs, où ils prospèrent et croissent lorsque ces pièces d'eau sont grandes, profondes, et ont un fond de sable.
Au reste, ils varient un peu et dans leurs formes et dans leurs habitudes, suivant la nature de leur séjour. Voilà pourquoi les Ferrals du lac Léman ne ressemblent pas tout à fait aux autres lavarets. Voilà pourquoi aussi on doit peut-être regarder comme de simples variétés de l'espèce que nous décrivons, les Gravanches, les Pulées et les Bondelles, dont M. Decandolle a fait mention daus les notes manuscrites que ce naturaliste si digne d’estime a bien voulu nous adresser.
Les Gravanches! ont le museau plus pointu, le goût moins délicat, et ordinairement les dimensiens plus petites que les tavarets proprement dits. Elles habitent dans le lac de Genève, entre Rolle et Morges. Elles s’y tiennent trop constamment dans les fonds, pendant onze mois de l’année, pour qu'alors on puisseles prendre : ce n’est que vers la fin de l’automne qu’elles paraissent. On les pêche à cette époque avec un filet, la nuit comme le jour, et on a essayé avec succès de les prendre à la lanterne.
Les Palées? vivent dans le lac de Neufch4tel. Ayant à peu près les mêmes habitudes queles gravanches , elles ne paraissent que pendant un mois ou environ, vers le milieu ou la fin de l’automne. On en prend alors une grande quantité avec des filets perpendiculaires, soutenus par des liéges, et maintenus par des plombs et des pierres arrondies, qui roulent ou glissent facilement sur les fonds de cailloux, préférés par les palees. On sale beaucoup de ces corégones, qu'on envoie au loin dans de petites barriques.
Il paraît que les Hordrlles ne sont que de jeunes palées. On les pêche pendant toute l’année sur tous les bords du lac de Neufchâtel. On en mange beaucoup de fraiches en Suisse, et on sale les autres comme les sardines , auxquelles
4 La Gravanche est une espèce distincte, décrite par M. de Jærine (Coreyonus hyemalis), et adopiée par M. Cuvier., D,
2M. Cuvier sépare, curume espêce distincte, la Palce noire (Coregonus Palæwa.) D.
on dit qu’elles ne sont pas inférieures par leur goût .
LE CORÉGONE PIDSCHIAN ?,
Coregonus Pidschian, Lacep.; Salmo Pidschian, Linn., Gmel. 5.
Le Corégone Schokur 4, Coregonus Schokur, Lacep.; Salmo Schokur, Linn., Gm. 5, — C. nez, Coregonus nasus, Lac.; Salmo nasus, Liun., Gmel. 7. — C. large %, Curegonus lalus, Lacep.; Salimo lavareius, var. B,. Liun., Ginel. *, — C. Thynalle ®,Thymallus salmo) corumun s, Cuv.; Coregouus Thymallus. Lacep.; Salmo Thymallus. Liun.. Gnel., Bloch 11, — C. Fimbe !?, Coregonus Vimba, Lacep.; Saimo Vimba, Linu., Gmel. 4%, — C. voyageur ‘4, Coregonus migraturius, Lac.; Salmo m gratorius, Linn., Gm. ‘#. — C. Muller ‘#, Coregonus Mulleri, Lac.; Salino Mulleri et Salmo Stroemi, Linn., Gmel. 47, — C. autumnal tt, Coregonus autumnalis, Lacep.; Salmo autumaalis, Lian., Gmel, !,
Une variété du premier de ces corégones , à laquelie on a donné le nom de #uchsan, et
18 rayons à la membrane branchiale du corégone lavaret, 15 à chaque pectorale, 20 à la nageoire de la queue.
% Pallas, It. 5, p. 705, n. 5.
5.8.1. M, Civie* ne cite aucun des poissons auxquels se rapporteut ces notes. D.
4 Salmone sch kur. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth.
8 Salmone chucalle. Bonuaterre, pl. de l'Enc. méth. — Pallas, It. 3, p.705, n. 44. — Tschar. Lepéchin, It. 5, p. 227, tab. 45.
877 eisfisch, à Dantzig. — Breile aesche, en Poméranie. — Schnepel, à Hambourg. — S&ch,en Dauemarck. — Lappsüäcn, en Suède. — Lavaret large, et thymatle Large. Block, pl. 26. — S'almone large. Ronn:terre, pl. d2 l'Enc. méth.
40 Ombre d’Auvergne.— Temelo, eu Italie. — Kressling, avant l'âge d'uu an, /ser, après l'âge d'uu an, et avant l'âge de deux aus, Æsrherling, après l'âg- de deux ans, eu Suisse, — A:ch, Æscta, Excher, en Allemagne. — Sprensling, Mauling, en Autriche. — Charius. en Russie. — Harr, en Suède. — /d. en Norvege. — Zjotzhja, en Laponie. — Spelt, Stalling,en Danemarck.—Grayling, Smrllinglike, Thyme, en Angleterre. — Salmone, ombre de riviére. Daubenton et Haüy, Enc. méth. — /d. Boouaterre, pl. de l'Enc. meih, — Bloch, pl. 24. — Müller, Prodr. Zool. Dan., p. 49, n. 416. — « Coregonns maxillà superiore long ore, pinnä dorsi ossicu- « lorum viginti trinm. » Artedi, gen. 10, syn. 20, pc. 41. — Oupakics. Ælian., lib. 14, c. 22, p. 851. — Thymulus. seu thymus. Gesner, p.978, 979 et HA7I. — Ascher, id. Thierb., p 774. — Thymallus. Atübros. Hexam., 1.5, c. 25. S. H. — Thymallus. Salvian., fol. 81, a. — Thymus, 14. fol. 80, b, ad icouem. — Z'hymalus. Wotton, 1. 8. c. 190, fol 170. — Thymalus. Aldrov ,L 5. ©. 14.p 59%.—Jonston, 1.3,1.41.C.5, tab, 2, fig 5.4.5, ettab 51, fig 6. Thumallns. Charleton, p. 135.— /d. Willug! by, p. 187. — Id Rai, p. 62. — Tunallus. Albert. Auim., 124, — Thymo. Koudelet vart.2 c.10, — Faun.Suecic., 554. — Kram. El., p 590, n. 2. — Gronov, Mus. 2. n 162.— Kleiu, Miss. prsc. 5 p. 21, n. 15, tab. 4, fig.5. — Thymallus. Mars. Dauub. 4, p.75, Lab. 25. li3. 2. — Brit. Zouol. 5. p.262 n 7.
4 bu sons geure OnBae, Thymallus, dans le grand genre SAUMON. Cuv. D. F
43 Sal me vimbe. Daubenton et Haûy, Enc. méth. — /d. Bouuaterré. pl. de l'Euc. méth.—Faun. Suec. 351.—-Wimba
lt. Wgoth., p. 251. SE
pere uv
dont on doit la connaissance, ainsi que celle du vidschian, à l'illustre Pallas, a le dos plus élevé que ce dernier. On trouve l’un et l'autre en Sibérie, de même que le schokur, dont la tête est petite, moins comprimée et plus arrondie par-devant que celle du lavaret.
C’est également dans la Sibérie qu’habite le corégone nez, dont la lon sueur est ordinairement de dix-huit pouces.
Le corégone large a pour patrie une grande partie des contrées dans lesquelles on pêche le lavaret , avec lequel il a beaucoup de rapports. Son poids est de quatre ou six livres.
On voit une rangée de petites dents sur les deux mâchoires du thymalle. On trouve aussi quelques dents tres-petites sur le devant du palais, et prus de l'œsophage. La langue est unie; le corps allongé , ainsi que la queue ; le dos arrondi ; le ventre gros ; les écailles sont dures et épaisses. La couleur générale est d'un gris plus ou moins mêlé de blanc; les raies longitudinales jont bleuâtres ; une série de points noirs règne le long de la ligne latérale ; la partie supérieure du poisson présente un vert noirâtre; les pectorales sont blanches ; une nuance rougeätre distingue les nageoires du ventre, de l'anus et de la queue. La première dorsale s'élève comme une petite voile au-dessus du corégone; elle est peinte d'un beau violet, avec la base et les rayons verdâtres, et des raies ainsi que des taches brunes.
La membrane de l'estomac du thymalle est presque aussi dure qu'un cartilage : le foie jaune et transparent ; l'épine dorsale composée de cinquante-neuf vertebres, et fortifiée de chaque côté par trente-quatre côtes.
Les anciens ont connu le thymalle. Élien et l'évèque de Milan, saint Ambroise, en ont parlé. Ce poisson aime l'eau froide et pure, qui coule avec rapidité sur un fond de cailloux ou de sable. Il n’est done pas surprenant qu'on le trouve particulierement dans les ruisseaux ombragés des gorues des montagnes. Le nom d'Ormnbre d'Auvergne , qui lui a été donné, indique qu'il
43.484749 M, Cuvier ne cite aucun des quatre poissons auxquels se rapportent ces notes. D.
44 Georg. I 1, p. 182,
46 Sabno Stremii. Linnée, — Strom, Sondmor. 1, p. 292. — Müller, Prodr, Zool. Dan., p. 49, D. 415. — Salmone strom. Bouuaterre, pl. de | Euc.'meth.
4 Nalmonr sangrhalle. Bounaterre, pl. de l'Enc. méth. — Pallas, 11.3, p. 703, n. 45. — Omul. Lepéchin, It. 5, p. 228, tab. 14, fig. 4.
| vit en France : il a été d’ailleurs observé dant presque toutes les contrées montueuses , tempé rées ou froides de l'Europe et de la Sibérie; il est même si commun en Laponie, que les habitants de ce pays se servent de ses intestins pour
| faire plus facilement du fromage avec le lait des rennes. Îl se nourrit d'insectes, de petits animaux
| à coquille, de jeunes poissons, d’œufs de sau-
| mon et de truite. Il croît fort vite, parvient à la
| longueur de dix-huit pouces, et pèse quelquefois plus de quatre livres.
En automne, il descend ordinairement dans les grands fleuves, et de là dans la mer, d’où il remonte, vers le milieu du printemps, dans les fleuves, les rivières et les ruisseaux qui lui conviennent. On le prend surtout lors de ses passages, et notamment quand il remonte pour aller frayer. On le pèche avec le colleret, la louve, la nasse, et à la ligne. Sa chair est blanche, ferme, douce , très-bonne au goût, principalement dans les temps froids, tres-grasse en au- | tomne, très-facile à digérer dans toutes les saisons ; et ilest d'autant plus recherché, qu'on a attribué à son huile ou à sa graisse la propriété d'effacer les taches de la peau, et mème les marques de la petite vérole.
Il ne multiplie pas beaucoup, parce qu'ilest très-délicat, et l'une des proies les plus agréables aux oiseaux d'eau. Il meurt bientôt, non-seulement quand il est hors de l'eau, mais encore lersqu'il est dans une eau tranquille; «et si lon veut le conserver dans des huches , il faut qu'elles soient placées dans un courant,
Il répand, dans plusieurs circonstances, une odeur agréable, qu'Elien a comparée à celle du thym, et saint Ambroise à celle du miel, et qui parait provenir de certains insectes dont il se nourrit, et qui, tels que le {ourniquet (gyrènus nulator ), sont plus ou moins odorants.
Le corégone vimbe habite en Suede.
Le voyageur se trouve en Sibérie, dans le lac Baïkal, d'où il remonte, pour la ponte ou la fécondation des œufs, dans les rivières qui s'y jettent. Il a un pied et demi de longueur, la partie supérieure grise, la chair blanche, les œufs jaunes et tres-bons à manger ?.
4 Voyez la description du colleret dans l'article dn Centro: pome sanddt ; et celle de la louve, dans l'article du Pétromyzon lamyrote.
310 rayous à la membrane des branchies du corégone pidschian, 14 à chaque pectorale. — 9 rayons à la rmembrand brauchiale du curégone schokur, 17 à chaque pectorale, —
DES POISSONS
Le müller a été pêché dans les eaux du Danemarck.
Le coregone autumnal passe l'hiver dans l'Océan glacial arctique. Les. individus de cette espèce en partent, après la fonte des glaces, pour remonter dans les fleuves, Ils vont jusqu'au lac Baïkal, et dans d'autres lacs tres-éloignés de la mer; et lursque l'automne arrive, ils se réunissent en grandes troupes, et redescendent jusque dans l'Océan. ls perdent très-promptement la vie lorsqu'ils sont hors de l’eau. Ils sont gras, et ont dix huit pouces de longueur.
LE CORÉGONE ABLE !, Coregonus Albula, Lac ; Salino Albula, Linn., Gmel. ?.
Le Corégone Prled, Corezonus Peled, Lacep., Cuv.;Salmo Peled, Pallas, Linn , Gmel. 4, — C. Waréme, Corezonus Maræna, Las, Cuv.; Sahino Maræuula, Blo-h, Linn., Gm.#. —C.marénuleT, Corr-gonus Marænula, Cuv., Lic.; Salmo Marænula. Bi., Lion,, Ginel. #.— C. H'aritmann*, Coregonus Warimannii Cuv , Lac.; Silmo Wartmanni. Bloch, Linn., Gin. ‘0.— C. oxyrhinque ‘1, Coregonusoxyrirchus, Cuy., Lacep.; Salmo oxyrinchns, Linn.; Sihino Lavarelus, Bl., pl. 25 41, — C. Leucichthe ‘5, Goregonus lencichthys, Lacep. ##. — C. omhre ‘5, Coregonus Umbra, Lac.; Salmo Thymus, Bonnaterre #*, — C. rouge ‘1, Coregouus ruber, Lac. tt.
L’able, dont l’Europe est la patrie, a huit pouces, ou à peu pres de longueur, le dos d'un vert
8 rayons à la membrane des branchies du corégonre nez , 18 à chaque pectorale. — 8 rayons à la m-mbrane brauchiale du corégone la ge, 13 à chaque pecturale, 20 à la nagroire de la queue, — 10 rayons à la membrane «les branchies du corégone thymalle, 16 à chaque pectorale. 48 à ia caudale, — 16 rayons à chaque prctorale du corégone vimbe. — 9 rayons à la membrane branchiale du corégune voyageur, 47 à chaque pectorale, 20 à la nagevire de la queue. —9 rayons à la imembrane des branchies du corégone autumnal, 16 à chaque pectorale.
4 Sik-loja, Stint. en Suède.— Moïka, Rapis, en Finlande. Elicta, daus plus. contrées du nord de l'Europe. — Faun. Suec. 333. — Sa/mone able, Daubr-uton et H üy Enc. méth. — Id. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth. — Kuwlrenter, Nos. Comm. Petropol. 18, p. 505. — « Coregouus edentulus, « maxillà inferiore lonsiore. Artedi, gen. 9, spte 40. syn. 18
? M. Cuvier ne dit rien de ce poisson qui. »aus d'ute. a été confondu avec ‘l'autre espèces. Toutefois il appartient au sousgenre LAVARET, Coregrnus, du graud g-nre SaUMON. D.
5 Lepé hin, IL. s, p. 226, tab. 12.
+ Du sons-genre LAVARET (Curegonus), Cuv., dans le grand genre SAUMOw, D, :
5 Grande maréne. Bloch. pl. 27. — Salmone marêne. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth.
* Du sous genre LAVARET (Coregonus), du genre SAUMON, selon M. Cu-ier. D.
T Muræne, en Prusse. — Moréne, en Sibérie et dans le Mecklembourg. — Sthnt, en Danemarck. — Fikloja, en Suède. — Smanfisk, Blege, Lak.-siltd. Vemme, en Norvêge. — Pelile marène. Bloch, pl. 28. fig. 5. — Cyprinus marænula. Wulff, Ichih. Boruss., p. 48, 1.65. — Murena.
brunâtre , les côtés argentins, et des points noirâtres sur les nageoires.
Le peled vit dans la Russie septentrionale. Sa chair est grasse, et sa longueur ordinaire de dixhuit pouces.
La marène a la ligne latérale un peu courbée, les yeux gros, et les écailles grandes, minces & brillantes. Le nez, le front et le dos, sont noirs ou bleuâtres ; le menton et le ventre blancs; les côtés argentins; les joues jaunes; les opercules bleuâtres et bordés de blanc; les nageoires, excepté l'adipeuse qui est noirâtre, bleues, bordées de noir , et violettes à la base ; les nuances de la ligne latérale relevées par une série de plus de quarante points blanchâtres.
On trouve ce corégone dans le lac Maduit, et dans quelques autres grands lacs de la Poméranie ou de la nouvelle Marche de Brandebourg. Il est quelquefois long de plus de trois pieds. Sa chair grasse, blanche et tendre, a un trèsbon goût. Son canal intestinal est très-court ; mais on compte près de cent cinquante appendices aupres du pylore.
Les marènes se plaisent dans les eaux profondes, dont le fond est de sable ou de glaise. Elles
Willughby, Ichth:, p: 229. — Rüui, Pisc., p. 107, n. 12. — Kiein, Miss, pise. 3, p. 21. 16, tah. 6, fig. 2.
* Du sousgenre LavABET, dans le grand genre SAUMON, Cuv. D.
* Bésola, dans plus. contrées de l'Europe. — Heverling, Maydel: pendant sa première année. S'ubel et stenher, pendant sa seconde année Gangfisch, pend nt sa treisi ma année, Rhenken, pendant sa quitrièine année, Halbfelch, pendant sa cinquièwe année. Dreyrr. pendant sa sixième année, Blaufelchen, pendant sa s-ptieme année et l:s années suivantes, en Allemazine.— Omhre-bleu. Bloch, pl 105. — Salmone ombre bleu. Bounaterre. pL de l'Eue, meth, — Albula parva. Gesnrr. Aquat , p.34. Icon. anim., p. 540. Thierb., p. t88, b. — Alhula cærulea. \d. Thierb. p. 187, & — Albula parva. Aldrov. Pise., p,659.— /d, Jonston, Pise... p; 173.— Id. Willnghby. Ichth:, p 3x4 — /1d, Raï, Pisc., p- 61. m 4. — Blafelchen. Wartmann, Besch Berl, naturf. fr. 5, p. 184. — Bezole. Rondelet, part. 2, c. 16.
‘® Du sons-genre LAvaReT, daus le genre SaUMON, selon M.Cuvier. D,
4 Salmone oxyrhinque. Danbenton et Haüy. Enc. méth, —1d. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth.— € Coregonus maxillà æsuperiore: longiure Conicà. » Artedi, gen 10, syn. A.— Gronov, Mus. 1,p 48.
43 Du sous genre LAVABET, dans le genre SAUMON, Cur. D.
4 Salmone leuci-hthe. Bonnaterre , pl. de l'Euc. méih. — Güldenst. Nov. Comm. P-tropol. 16, p.351.
44 Ce poisson n'est pas cité par M. Cuvier. D.
45 Saimne ombre (salmo ‘hymus. Bonnaterre, pl. d£ l'Euc. méth.—Ombre de rivière. Roudelrt, part. 2, poissons de riviere, €. 5. — « Coregonus maxillà superiore lou- « giore, elc..» Var, B. Artedi, syn., p. 21.
14 Non mentiwncé par M. Cuvier, D.
47 e Trutts miariua, riclu acuto, » Plumier, peinture? sut vélin déja citées.
4 Non cité par M. Cuvier. D,
y vivent en troupes nombreuses; elles ne quittent leur retraite que vers la fin de l'automne, pour frayer sur les endroits remplis de mousse ou d’autres herbes, et dans le printemps, pour chercher de petits animaux à coquille, dont elles aiment beaucoup à se nourrir ; et s’il survient une tempête, elles disparaissent subitement. Elles ne commencent à se reproduire qu’à l’âge de cinq ou six ans, et lorsqu'elles ont déjà un pied ou plus de longueur. Pendant l'hiver, on les pêche sous la glace avec de grands filets dont les mailles sontassez larges pour laisser échapper les individus trop petits. Elles meurent dès qu’elles sortent de l'eau. Cependant Bloch nous apprend que M. de Marwitz de Zernickow est parvenu, en employant des vaisseaux larges, profonds , dont le fond était garni de glaise ou de sable, et dans l'intérieur desquels la chaleur ne pouvait pas pénétrer, à transporter un très-grand nombre de ces corégones dans ses terres éloignées de huit lieues du lac Maduit, et à les acclimater dans ses étangs.
Bloch a le premier décrit la grande marène.
La marénule, ou petite marène, est connue depuis longtemps. Schwenckfeld et Schoneveld en ont parlé dès le commencement du dix-septième siècle. Sa tête est demi-transparente; sa langue cartilagineuse et courte; sa longueur de huit à douze pouces; sa surface revêtue d'écailles minces, brillantes et faiblement attachées ; son épine dorsale composée de cinquante-huit vertèbres ; le nombre total de ses côtes, de trente-deux ; sa ligne latérale ornée de plus de cinquante points noirs; la couleur de ses nageoires , d’un gris blanc; sa caudale bordée de bleu; sa chair blanche, tendre, et de très-bon goût.
Ses habitudes ressemblent beaucoup à celles de la marène. On la pêche dans les lacs à fond de sable ou de glaise, du Danemarck, de la Suède et de l'Allemagne septentrionale. Il est des endroits où on la fume apres l'avoir arrosée de bière. Ses œufs sont plus petits que ceux de presque tous les autres corégones.
Le wartmann a les écailles grandes; un appendice assez long auprès de chaque ventrale ;
‘estomac dur et étroit; plusieurs cœcums; le foie gros; le fiel vert ; la vessie natatoire simple et située le long du dos; la tête petite et argentine comme le ventre; les nageoires jaunâtres ou blanchâtres, et bordées de bleu ; une série de po‘ats noirs le long de la ligne latérale.
1j norte Je nom d'un savant médecin de Saint-
Gall, qui l’a décrit avec beaucoup d’exactitude. Il se trouve dans plusieurs lacs de la Suisse, et surtout dans celui de Constance, où , depuis le printemps jusqu’en automne, on prend plusieurs millions d'individus de cette espèce.
Onle marine; on l’envoieau loin; et lorsqu'il est frais, il est regardé comme le meilleur poisson du lac. Il n’est donc pas surprenant qu’il ait été observé avec beaucoup de soin, et qu’on sache que c’est vers sa septième année qu'il a près de deux pieds de longueur.
Il fraie vers le commencement de l'hiver. On le recherche à cette époque, mais alors sa chair est moins tendre que pendant l’éte. Voilà pourquoi c’est particulièrement dans cette dernière saison qu’un grand nombre de bateaux partent chaque soir pour aller le pêcher. Les filets ont soixante ou soixante-dix brasses de hauteur, parce que le corégone wartmann se tient souvent à une profondeur de cinquante brasses. Il s’approche cependant à vingt, et même à dix brasses de la surface de l’eau , lorsqu'il tombe une grosse pluie, ou qu’un orage règne dans l'atmosphère : aussi la pêche de ce poisson estelle beaucoup plus abondante dans ces moments d’agitation. Mais lorsque le froid commence à régner, le wartmann se retire à une si grande distance de la surface du lac, que les filets ne peuvent pas y atteindre. Ce corégone se nourrit d'insectes, de vers, de plantes aquatiques. Vers l’âge de trois ans, il a quelquefois une maladie qui lui donne une couleur rougeâtre, et qui empêche qu'on ne veuille en manger.
L'oxyrhinque est un des habitants de l'Océan Atlantique septentrional.
Le leucichthe a été vu dans la mer Caspienne. Sa longueur est de plus de trois pieds. Ses écailles sont unies et presque arrondies ; le sommet de la tête est convexe, lisse, dénué de petites écailles; les yeux sont gros, et peu rapprochés l’un de l’autre; la langue est triangulaire et un peu rude; des dents, que l’on distingue au tact plutôt qu'à l'œil, hérissent le devant du palais ; chaque opercule est composé de quatre lames. Les pectorales sont blanches; la nageoire adipeus est transparente et pointillée de noir ; les ventrales sont blanches , avec des points brunâtres et des appendices triangulaires ; l’anale est rougeâtre et tachée de brun; le dos présente des nuances blanchâtres mêlées de noir.
C'est dans plusieurs rivières d'Allemagne et d'Angleterre, ainsi que d'autres contrées euro.
DES POISSONS
péennes, que se plaît le corégone ombre. Il a la langue lisse ; deux tubercules garnis de petites dents, et placés auprès du gosier ; les nageoires tachetées de noir, et peintes d’un rouge noirâtre ‘.
Le corégone rouge est très-allongé. Ses ventrales sont presque aussi grandes que la première dorsale, ou que celle de l’anus ; elles sont aussi plus près de la tête que cette première nageoire du dos, et moins éloignées du bout du museau que de l’anale. La nageoire adipeuse est recourbée et en forme de massue ; les pectorales ont un peu la figure d’une faux. Ce corégone appartient à la mer qui baigne les rivages américains et voisins des tropiques. Si, contre mon attente, on ne trouvait pas plus de quatre rayons à la membrane branchiale de cet osseux, il faudrait l’inserire parmi les characins.
LE CORÉGONE CLUPÉOIDE ?.
Coregonus clupeoides, Lac. °.
Les naturalistes ignorent encore l’existence de ce corégone , au sujet duquel M. Noël vient de m'adresser une note manuscrite très-détaillée.
Ce savant m'apprend que l’on désigne, en Écosse , par la dénomination de Hareng d’eau douce, un poisson du Lochlomond, le plus beau lac des montagnes de l'Ecosse occidentale. On avait écrit à M. Noël que ce même poisson était un hareng de mer , acclimaté dans l’eau douce, et que cet osseux avait pu remonter dans le Lochlomond par la Clyde et la petite rivière de Leven. M. Noël, empressé de vérifier ce fait, alla visiter le Lochlomond en août 1802, se procura plusieurs clupéoides à Inchtonachon, une des îles de ce lac, les examina avec beaucoup de
416 rayons à chaque pectorale du corégone able , 55 à la nageoire de la queue. — 16 rayons à chaque pectorale du corégone pelr d , 22 à la caudale. — 14 rayons à chaque pectorale du corégone ruarène, 20 à la nageoire dé la queue, — 45 rayous à chaque pectorale du corégone maré, ule, 20 à la caudale. — 9 rayons à la membrane brauchiale du corégoue wartmann, 47 à chaque pectorale, 23 à la nageoire de la queue. —17 rayons à chaque pectorale du corégone oxyrhinque. — 10 à la membrane branchiale du corégone leucichthe, 44 à chaque pectorale, 27 à la caudale. — 16 rayons à chaque pectorale du coregone ombre, 149 à la nageoire de la queue.— 10 ou {1 rayous à chaque pectorale du corégone rouge, 8 à chaque ventrale.
2 Fresh water herring, Span, Pollock, en Écosse.
3 M, Cuvier ne fait pas mention dé ce poisson, mais il cite, vomme apparter:ant au sous-genre LAYARET (Coregomus), le Salmo clupevides de Pallas, qui doit être une espèce différente de ceile qui fait Le sujet do cer article. D
soin, et a eu la bonté de me faire parvenir le résultat de son observation.
J'ai dû placer, parmi les corégones, ce clupéoïde , qui a beaucoup de rapports, en effet, avec les Clupées, et particulièrement avec le bareng, mais qui, d’après M. Noël, n’a pas les caractères des clupées , et présente la nageoire adipeuse des salmones , des osmères, des corégones , etc. !.
Ce clupéoïde a la tête petite, un peu convexe par-dessus , et dénuée de petites écailles; trois petites pièces autour de l'œil, qui est grand et vif. Ses œufs sont d’un rouge orangé, sa chair est blanche, feuilletée , et très-délicate. Il fraie au commencement de l'hiver. On le cherche, pendant l'été et pendant l'automne , dans les endroits du lac où il y a le moins d’eau. On le prend avec un filet. Il vit en troupes ; et sa longueur est quelquefois de plus de quinze pouces.