Ce geure formé par M. Geotfroy a été adopté par M.Cu
vier, qui le place dans la famille des CLUPES, ordre des Maia- Lomtérygiens abdominaux.
Il a publié la description et la figure de cet abdominal ! ; et voici ce qu'il nous a appris de sa conformation.
Le bichir a beaucoup de rapports, par ses téguments, par la grandeur de ses écailles, par la solidité de ses lames, avec le lépisostée gavial. Mais combien de traits l'en distinguent !
Chaque nageoire pectorale est attachée à une sorte d'appendice ou de bras qui renferme des osselets comprimés , réunis dans les individus adultes, et ncanmoins analogues à ceux des extrémités antérieures des mammiferes. Chaque ventrale tient aussi à un appendice ; mais cette prolongation est beaucoup plus courte que celle qui soutient les pectorales.
Chacune des seize, dix-sept ou dix-huit mageoires dorsales présente un rayon solide, comprimé de devant en arrière, terminé par deux pointes, et vers l'extrémité supérieure duquel quatre ou cinq petits rayons, tournés obliquement vers la caudale, maintiennent le haut d’une membrane étroite, élevée, élargie par le bas, arrondie dans sen bout supérieur.
Ce rayon solide s’artieule sur une tête de l’apophyse épineuse de la vertebre qui lui correspond. Son apophyse particulière est d’ailleurs très-petite , et engagée dans le tissu cellulaire.
Une longue plaque osseuse remplaçant les rayons ordinaires de la membrane des branchies, la membrane branchiale du bichir ne peut ni se plisser ni s'étendre à la volonté de l'animal.
Le dessus de latêteestrecouvert d’une grande plaque, composée de six pièces articulées les unes avec les autres. Entre cette plaque et l’opercule , on voit une série de petites pièces carrées, dont la plus allongée, libre dans un de ses bords, peut être soulevée comme une valvule, montrer un véritable évent et laisser échapper l’eau de l'intérieur de la bouche,
Deux petits barbillons garnissent la lèvre inférieure ; deux rangees de dents fines, égales et rapprochées, hérissent les deux mächoires ; la langue est mobile, charnue et lisse.
La couleur générale est d'un vert de mer, relevé par quelques taches noires , irrégulières, plus nombreuses vers la caudale que vers la tête.
La longueur ordinaire du poissun n'excède pas vingt pouces : celle de saqueue n'étant égale qu'au sixième ou environ de cette longueur totale, l'abdomen est très-étendu.
‘ Rülletin des sciences par la société philomatique, n°64.
DES POISSONS
L'œsophage est grand; l'estomac rétréci, allonge et conique.
Le canal intestinal proprement dit, a beaucoup de ressemblance avee celui des squales et des raies : sortant de la partie supérieure de l'estomae, et un peu arqué vers son origine, il se
rend ensuite directement à l'anus; mais une |
large duplicature de la membrane interne forme une spirale, dont les replis prolongent le séjour des aliments dans ce canal.
On apercoit un cœcum très-court. La vessie natatoire est tres-longue, composée de deux portions inévales. flottantes, presque cylindriques, et communique avec l'œsophage par une large ouverture qu'un sphincter peut fermer ‘.