‹ Histoire naturelle de LacépèdeChapitre 487 sur 535 · SIEU · texte numérisé non relu

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petites; point de ligne latérale.

1 40 rayons à la membrane branchiale du myste clupéoïde, 47 à chaque pectorale, 43 à la nageoire de la queue. 2 M. Cuvier supprime le genre Clupanodon, et place les

espèces de poissons dont il se compose, partie dans le sous- | genre HARENG, partie dans le sous-genre CAILLEU-TASSART, |

dépendants du grand genre HARENG (Clupea), de la famille es Clupes, ordre des Malacoptérygiens abdominaux. D,

La fcarène du ventre dentelée ou très-|

Seize rayons à la dorsale; vingt à |

huit à chaque ventrale; huit à la |

très-longue et sans échancrure ; |

dale fourchue; les ventrales très- |

Chatoessüs Thrissa, Cuv.; Clupanodon Thrissa, Lacs Clupea Thrissa, Linn., Gmel. 2.

Le Clupanodon nasique*, Chatoessus Nasus, Cuv.; Clupei Nasus, Bl.; Clupea nasica, Lac.f. — C. Pilchard5. Clupeé Pilchardus Cuv., Bl., Linn., Gmel., Lac. 6. — C. chinois ?, Alosa chinensis. Cuv.; Clupea sinensis, Bl., Linn., Gmel., Lac.; Clupanodon sinensis Lac, 8. — C. africain 9, Alosa Africana, Cuv.; Clupanodon africanus, Lac.; Clupea africana, Bloch 10, — C. Jussieu 1, Clupea meladura, Guv.; Clupanodon Jussieu. Lac. #2,

| Les clupanodons ont leurs mâchoires dénuées de dents, ainsi que l'annonce leur nom générique. Il ne faut pas croire cependant que leurs habitudes soient très-différentes de celles des clupées. Presque (ous ces derniers poissons onf en effet des dents très-pelites. La conformation des clupanodons à d’ailleurs les plus grandes ressemblances avec celle des clupées. Ne négligeons pas néanmoins de dire :

1 Borstenflosser, par les Allemands. — Borstelfin, par les Hollandais. — Sprat, par les Anglais — Savalle, par les habitants des Antilles. — Clupe cailleu-Tassart. Bonna- | terre, pl. de l'Enc. métb.— Bloch, pl. 404. — Halex festucosus. Plumier, dessins el manuscrits déposés à la Biblioth 1. 1, Pisces ET AvEs.— « Clupea minor, radio ultimo pinnæ a dorsalis longissimo. » Browne , Jamaïc. 4434— « Clupea «corpore oyalo, » Amœænit. acad. 5, p. 201. — Clupea thrissa. Osb. IL 257. — Brouss. Ichth. fascic. 4, tab, 40,

2 Du sous-genre CarzLEu-TassanT, Chatoessus , Guv., dans le grand genre des HARENGs. D.

3 Polkuti, en langue malaise — Hareng à nez. Bloch, pl, 429.

4 Le Nasique est placé, par M. Cuvier, dans le sous-genre CarcLeu-TassanT, l’un de ceux qui subdivisent le grand genre HARENG, Clupea. D

5 Clupanodon Pilchardus. Bloch, pl 406

6 Du sous-genre des HarenGs proprement dits, dans le grand genre H4RENG, famille des Clupes. D.

| ? Polken, Mannalai, par les Malais. — Maerbleier, par | es Hollandais des Indes orientales. — Clupe-hareng de la | Chine. Daubenton et Haüy, Enc. méth.— Id. Bonnaterre, | pl de l'Enc. méth. — Bloch, pl. 405.

8 Dans la première édition du Règne animal, M Cuvier place ce poisson dans le sous-genre des ALOSES ; mais dans la seconde, il n’en fait mention que pour faire remarquer que la figure donnée par M. de Lacépède, sous le nom de Variété du Clupanodon chinois, se rapporte à la description du Clupanodon Jussieu, Lac., admis par lui dans le sousgenre des HARENGS proprement dits, avec la désignation de Clupea melanura. D

9 Sild, par les Danois de la côte d’Afrique. — Clupea afrt cana. Bloch, pl. 407.

10 M. Cuvier, dans sa première édition du Règne anima . cite ce poisson comme appartenant au sous-genre ALOSE. Dans la seconde, il n’en fait pas mention. D.

1 Grande sardine de l'Ile de France. —« Halex harengui «immaculatus maxillà inferiore longiore, pinnà dorsali, ra « diorum sexdecim.» Commerson, manuscrils déjà cités.

12 M. Cuvier rapporte cette espèce au sous-genre des HA RENGS proprement dits, sous le nom de Clupea melanura. L remarque néanmoins que sa descriplion correspond 8 k

figure que M. de Lacépède a donnée, sous la dénominatiom de Variélé du Clupanodon chinois. D. -

DES POISSONS

Que le cailleu-tassart a la tête petite et sans écailles proprement dites; la mâchoire inférieure courbée vers le haut, et terminée par une pointe qui remplit une échanerure de la mâchoire su— périeure ; le palais garni d’une membrane ridée et sans dents; la langue lisse, courte et cartilagineuse ; deux orifices à chaque narine; le dessous du ventre couvert d’une trentaine de lames transversales, l'anus beaucoup plus éloigné de la gorge que de la caudale; la ligne latérale droite ; les écailles grandes, minces et fortement attachées ; les flancs argentins ; le dos et les nageoires bleuâtres :

Qu'il vit dans les eaux de la Chine, des Antilles, de la Jamaïque, de la Caroline ; qu’il fraic dans les fleuves; qu’il parvient à la longueur de douze ou quinze pouces ; que sa chair est grasse et agréable au goût; mais que, dans certains parages, la nature de ses aliments peut lui donner des qualités funestes :

Que le nasique a les deux mâchoires également avancées ; un seul orifice à chaque narine; la tête couverte de grandes lames; les écailles épaisses ; la ligne latérale droite et descendante; le dos bleu; la couleur générale argentée; une longueur de huit à douze pouces; une chair remplie de petites arêtes et quelquefois malsaine ; la côte de Malabar pour patrie, et l'ha— bitude de se tenir auprès des embouchures des rivières :

Que le pilchard, pris mal à propos pour une variété du hareng, montre une tête sans petites écailles ; une fossette allongée sur le sommet de cette partie; un palais lisse; une langue large, mince et unie; un seul orifice à chaque narine; des opercules rayonnés; une ligne latérale droite; un appendice étroit et pointu auprès de chaque ventrale; des écailles larges; un péritoine enduit d’une viscosité noirâtre; un canal intestinal sans sinuosilés ; un estomac composé d’une membrane épaisse ; plusieurs cæcums auprès du pylore; une vessie natatoire longue et sans division ; des reflets argentins sur presque toute sa surface; des teintes bleues sur le dos ainsi que sur plusieurs nageoires ; une longueur de douze ou quinze pouces :

Que les clupanodons pilchards arrivent en grandes troupes près des côtes de Cornwallis au commencement de juillet, disparaissent en automne, et se remontrent vers la fin de décembre; que les très-grands froids retardent quelquefois leur retour ; que les orages les détournent de

leur route ; que des pêcheurs nommés Æuers sa placent sur les rochers des rivages anglais pour découvrir l’arrivée de ces clupanodons ; que l'approche de ces animaux est annoncée par le concours des oiseaux d’eau, par la lueur phosphorique que ces poissons répandent, par odeur qui s’exhale de leur laite; que la pêche de ces pilchards est d'autant plus importante pour l’Angleterre, qu’on peut en prendre plus de cent mille d’un seul coup, et que dans une seule année on s’est emparé de plus d’un milliard de ces osseux; que leur chair est grasse et très-agréable ; qu’on les mange frais ou salés; et qu’on en retire une grande quantité d'huile :

Que le chinois a le dernier rayon de la membrane branchiale comme tronqué; de grandes James sur la tête ; toutes les nagcoires petites et jaunâtres; celles du dos et de la queue bordées de brun ou de foncé; la couleur générale argentée; une longueur de huit à douze pouces :

Qu'il fréquente les rivages de l'Asie et ceux de Amérique ; vit dans la mer et dans les rivivres; fraie vers le printemps ; a meilleur goût après le frai; va par troupes; est mangé frais et salé; mais est souvent employé à engraisser les champs de riz:

Que l’africain a été vu près des côtes de Guinée; s’avance par troupes nombreuses; présente de grandes lames sur la tête, un seul orifice à chaque narine, une langue et un palais unis, un dos couleur d’acier ; des nageoires grises, des côtés argentins :

Que le clupanodon dédié à notre célèbre collègue de Jussieu, membre de l’Institut, professeur au Muséum d'histoire naturelle, digne neveu et successeur du fameux Bernard de Jussieu, comme un témoignage de notre reconnaissance pour la complaisance avec laquelle il nous a remis dans le temps plusieurs mapuscrits de Com merson relatifs à l’ichthyologie, a été observé par ce dernier naturaliste près des côtes de l'Ile de France, en janvier 1770 :

Que cet osseux, dont le nom attestera notre haute estime pour notre collègue, tient le milieu, pour la grandeur, entre le hareng et la sardine, qu'il a le dos bleuâtre, les côtes et le ventre ar gentés; les pecturales couleur de chair; de écailles brillantes, minces et flexibles , placée en recouvrement sur loute sa surface, except. sur la tête et sur les opercules; ces même opercules très-resplendissants, striés, et composés de trois pièces ; le dessus de la Lt

gisale :

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