DEUX CENT DIX-HUITIÈME GENRE, LES MORMYRES
Le museau allongé; l'ouverture de La bouche à l'extrémité
du museau; des dents aux mâchoires ; une seule nageoire dorsale.
ESPÈCES. CARACTÈRES
Soixante-trois rayons à la nageoire du dos ; dix-sept à celle de l'anus ; 4. : la caudale fourchue; le museau Le MORMYRE KANNU-| pointu et arqué ; la mâchoire in- ME. ferieure un peu plus avancée que celle d’en haut.
Le museau pointu et droit; la mâ- 2. choire inférieure un peu plus LE MonMyYRE oxY- avancée que celle d'en haut; la RHYNQUE. dorsale régnant sur toute la longueur du dos.
[ Ningt-six rayons à la nageoire du dos ; quarante-un à celle de l'a- 3 nus; la caudale mnrst ri mufe seau pointu; les deux mächoires Le MORMYRE DEN- lee avancées: la dorsale DERA. placée au-dessus de l’anale, eLun peu plus courle que celle nageoire.
Le museau obtus; la mâchoire 4 OR GR AL Dal » e que la supérieure ; la dorsale pla Le or SALA- cée au-dessus de l’anale, Lu
peu plus courle que celle nageoire.
1 On ne connaît pas encore de poissons qui appartiennent au vingt-sixième ni au vingt-seplième ordre,
2 M. Cuvier, en adoptant le genre Mormyre de Linnée, le place à la suite de la famille des Ésoces, dans l'ordre des Malacoptérygiens apdominaux D.
DES POISSONS
ESPÈCES. CARACTÈBES
Le museau obtus; les deux mâchoires également avancées ; la dorsale placée au-dessus de l'anale, el six fois plus courte que celle nageoire.
Le museau obtus ; la mâchoire supérieure un peu plus avancée que celle d’en bas; la dorsale étendue sur toute la longueur du dos,
| Vingt-sept rayons à la nageoire du
dos; trente-deux à celle de l'anus;
la caudale fourchue ; le museau obtus ; la mâchoire supérieure un peu plus avancée que celle d'en bas; la dorsale située au-dessus de lanale, el égale en longueur
à celle nageoire ; deux orifices à
chaque narine.
Le museau obtus; la mâchoire supérieure beaucoup plus avancée que l’inférieure; la dorsale égale en longueur à la nageoire de l’anus, un seul orifice à chaque narine,
9 { Vingt rayons à la nageoire du dos; Le Monmyre nasser-) dix-neuf à celle de l'anus ; la cau- QUIST. | dale fourchue.
Le PAS BÉBÉ. |
Le MORATRE HERSÉ.
Te Le MOoRMYRE CYPRI- NOÏDE.
mn
Le MORMYRE BANÉ.
LE MORMYRE KANNUMÉ!.
Mormyrus Cannume , Forsk., Cuv.; Mormyrus Kannume, Linn., Gmel., Lac. ?.
Le Mormyre Oxyrhynque 3, Mormyrus oxyrhynchus, Geoff., Cuv., Lacep.; Centriscus niloticus, Schn. f. — M. Dendera, Mormyrus Dendera, Geoff., Cuv, Lac; Mormyrus Herse, Sonnin., Geoff., Lacep.f. — M. Salahié?, Mormyrus labiatus, Geoff., Egypr., pl. vu, fig. 14 ; Mormyrus Salleyhe, Cuv.; Mormyrus Salahie, Lac.$.— M. Bébé, Mormyrus dorsalis, Geoif., EgypL., pl. vu, fig. Mormyrus Belbess, Cuv.; Mormyrus Bebe, Lacep.1°.—M. Hersé!1, Mormyrus Herse, Sonn., Geoff,, Lac; Mormyrus Dendera, Geoff., Lac., Cuv.!2. — M. Cyprinoïde 3, Mormyrus cyprinoides, Geofl , Cuv., Lacep.; Mormyrus Bane, Geoff., Lacep.!f, — M. Bané , Mormyrus Bane, Geoff, Lac.; Mormyrus cyprinoides, Geoff., Cuv., Lac. 16 — M. Hasselquist"7, Mormyrus Hasselquist, Lacep.; Mormyrus Caschive, Hasselq.'8,
Le Nil est la patrie des mormyres. C’est principalement d’après les notes manuscrites que
1 Kachoué ommou bouele, c'est-à-dire kachoué mère du baiser, en Arabie, suivant mon collègue Geoffroy. — Forskael, Faun. Arab., p. 75, n. 441. — Mormyre khannumé. Bonnaterre , pl. de l'Enc. méth. — Id. Geoffroy, notes déjà citées.
2 M. Cuvier admet le Kannumé de Forskael, comme formant une espèce dislincle dans le genre MormyRE. D.
3 Mormyre oxyrlumque. Geoffroy.
4 M Cuvier cite celle espèce de MORMYRE, qui a élé représentée par M Geoffroy, dans le grand ouvrage sur l'Ég gypte, pl. VI fig.1. D.
$ Mormyre dendera. Geoffroy. — Mormyre caschivé. Daubenion et Haüy, Enc méth. — 14, Bonnaterre , pl. de l'Enc. méth.— Mus. Ad. Frid. 440.
6 Le Mormyre de Dendera étant, selon M. Cuvier, le même poisson que le Hersé de Sonnini, Geoffroy et Lacépède , il s'ensuit que, dans cet article, l'espèce du Herse devient purement nominale. M. Cuvier fait aussi remarquer que c'est mal à propos qu'on a confondu le mormyre dendera avec le Caschive d'Hasselquist, qui en paraît différent par plusieurs traits essentiels, à en juger par sa description. D.
notre collègue M. Geoffroy a bien voulu, dans le temps, nous envoyer du Caire, que nous allons parler de ces poissons curieux, si mal conous encore, et dont les dénominations rappellent tant de prodiges, de monuments, de grands noms, de hauts faits, de siècles et de gloire.
Et d’abord , voici les traits généraux qu'a dessinés le professeur Geoffroy.
Le museau allongé des mormyres a quelques rapports avec celui des quadrupèdes fourmiliers. On voit plus d’un rayon à la membrane branchiale ; et c’est à ces rayons que sont attachés les muscles destinés à mouvoir la mâchoire inférieure. Quatre branchies sont placées de chaque côté ; une masse de graisse est située au-devant de l'estomac, qu’un muscle épais peut contracter, et d’une partie du canal intestinal , qui, après avoir tourné autour de deux cœæcums égaux, courts et roulés sur eux-mêmes, se rend droit à l'anus, toujours garni de deux bandes graisseuses.
Il n’y a qu'un ovaire ou qu’une laite. La vessie natatoire est aussi longue que l'abdomen ; elle présente la forme d’un ellipsoïde très-aliongé.
Un vaisseau sanguin règne de chaque côté de la colonne vertébrale. Il est renfermé entre deux muscles rouges, dont la longueur égale celle dy corps, et dont les contractions, suivant M. Geof-
* Mormyre Salahié. Geoffroy.
8 M. Cuvier cile cette espèce du genre MORMYRE, en adoptant le nom que lui a donné M. Geoffroy. D.
9 Mormyre bébé. Geoffroy
10 Espèce distincte de Mormyre pour M. Cuvier, qui fait remarquer qu'elle se rapporte au Kaschoué de Sonnini. Voyage en Égypte, pl. XXI, fig. 3. D.
1 Mormyre hersé. Geoffroy.
12 Le Mormyre hersé, selon M. Cuvier, ne diffère pas spécifiquement du Mormyre de Dendera, décrit plus haut. D.
13 Mormyre cyprinoïde. Daubenton ct Haür, Enc. méth. — Id. Bonnaterre, pl. de l’Enc. méth. — Mus. Ad. Frid. 409. — Mormyre cyprinoïde. Geoffroy.
14 M. Cuvier réunit les deux espèces dislinguées par MM. Geoffroy et Lacépède , sous les noms de Mormyre cy= prinoïde et de Morimyre bané, comme n'en faisant qu'ure seule. D,
15 Mormyre bané. Geoffroy.
16 Cette espèce ne diffère pas de la précédente, selon M. Cuvier. Voyez la note 44. D.
17 Mormyrus caschive, Hasselquist, It. 398. — Mormyre hasselquist. Geoffroy.
18 M. Cuvier regarde comme appartenant à deux espèces distinctes:40 Le Mormyrecaschive, Hasselquist, decetarticlez et 20 le Mormyre hasselquist de Geoffroy, Egypte, pl. VE, fig. 2, que ce dernier naturaliste et M Lacépède considèrent comme n'en faisant qu'une seule. Il y a encore dans le Nil etle Sénégal, suivant M. Cuvier, plusieurs autres espèces de Mormyres non encore publiées. D,
froy, produisent des pulsations dans le vaisseau sanguin.
La queue est très-longue, et, au lieu d’être zomprimée comme le corps, elle est grosse, renflée, et presque cylindrique, parce qu’elle renferme des glandes, lesquelles filtrent la substance huileuse qui s'écoule le long de la ligne latérale.
Passons aux espèces. On n’en comptait que trois; nous en comptons neuf, d’après M. Geoffroy.
Le kannumé est blanchâtre. Il a la ligne latérale droite; sa dorsale est très-longue, mais très-basse.
Le mormyre oxyrhynque est, suivant M. Geoffroy, l’oxyrhynque (oæyrhynchus) des anciens auteurs.
Le dendera habite particulièrement dans la partie du Nil qui coule auprès du temple antique, admirable et fameux, dont il porte le nom.
C’est auprès de Salahié que M. Geoffroy a vu pour la première fois le mormyre auquel il donné le nom de la patrie de cet osseux. Ce naturaliste a trouvé dans le désert un grand nombre d'individus de cette espèce. Ces poissons y élaient à sec; ils v avaient été apportés par une inondation, etils y étaient restés dans un enfoncement dont l’eau s'était évaporée.
On peut voir un nombre très-considérable de Bébés dans le voisinage d’un lieu nommé Bébé par les habitants de l'Égypte, et où l’on admire encore les ruines imposantes d’un magnifique temple d'Isis.
Le mormyre Hersé a recu son nom spécifique des Arabes.
Le nom du Cyprinoïde indique les rapports de eonformation qui le lient avec les Cyprins.
Les Arabes ont donné le nom de Bané à notre huitième espèce de mormyre.
M. Geoffroy dit, dans ses notes, qu’il a tout lieu de croire que le mormyre observé par Hasselquist est différent des huit espèces que nous venons de rappeler. Nous sommes persuadés de celte diversité d'espèce.
Au reste, les Arabes désignent tous les mormyres par le nom générique de Kachoué",.
145 rayons à chaque peclorale du mormyre kannumé, 6 à chaque ventrale, 20 à la nageoire de la queue. — 10 rayons à chaque pectorale du mormyre dendera, 6 à chaque ventrale, 49 à la caudale. — 9 rayons à chaque pectorale du mormyre eyprinoïde, 6 à chaque ventrale,49 à la nageoire de la queue. —10 rayons à chaque pectorale du mormyre hasselquist, 6 à chaque ventrale, 24 à la caudale,
SECONDE SOUS-CLASSE
POISSONS OSSEUX
Les parties solides de l’intérieur du corps, osseuses.