‹ Histoire naturelle des annelés marins et d'eau douce (volume 2)Chapitre 123 sur 424 · Iphione frangée. I. fimbriata · texte numérisé non relu

Iphione frangée. I. fimbriata

Caput minimum, tectum. Àntennæ longæ, apicem versus inflatæ. Tentacula inféra, crassissima, longissima; supera longa, apicem versus tantum bifurcata. Corpus 28 annulis compositum. Elytra 26; prima parva, rotunda; caetera mediocria, in medio tergo vix decussata, haud reniformia, in toto margine exteriori fimbriata. Cirri superi longissimi. Pili spicati.

Hab. le détroit de Torrès. C. M.

Cette espèce, rapportée par MM. Hombron et Jacquinot, a près de 30 millimètres de long. La tète est très-petite, à peine cachée par les élytres. Les antennes, bien plus longues que dans les espèces précédentes, sont renflées un peu avant leur extrémité, qui est d’ailleurs très-pointue, et cette disposition se retrouve dans les autres appendices de même nature. Les cirrhes inférieurs sont très-gros et très-longs, les supérieurs ne sont bifurqués que vers le dernier quart environ de leur longueur.

(1) PL 6, fig. 22 et 23.

A. ERRANTES ABERRANTES

Je n’ai trouvé que 28 anneaux au corps, qui est pourtant, au moins, aussi allongé que dans les espèces précédentes.

Les élytres recouvrent tout le corps lui-même, mais laissent déborder les pieds en tous sens. Celles de la première paire sont presque rondes, petites et frangées en avant aussi bien que sur les côtés. Les autres sont très-irrégulièrement allongées, mais à bord toujours convexe en arrière et concave en avant. Leur surface est réticulée et assez fortement incrustée, mais je n’ai point vu d’épines. Le bord externe est fortement frangé. Ces élytres sont encore grandes, mais cependant, sur le milieu du dos, elles s’entrecroisent à peine.

Les pieds ressemblent à ceux des espèces précédentes. Ils sont allongés et robustes. Le cirrhe supérieur, très-long, les dépasse au moins d’une quantité égale à leur longueur. Le cirrhe inférieur est aussi plus fort que dans les espèces précédentes. Les soies et les poils ressemblent à ceux que j’ai décrits.

Page 1