‹ Histoire naturelle des annelés marins et d'eau douce (volume 2)Chapitre 134 sur 424 · Sigalion de Mathilde. S. Mathildœ · texte numérisé non relu

Sigalion de Mathilde. S. Mathildœ

Sigalion Mathildœ, Aubouin et Edwards, Ann., p. 105, pl. 2, fig. 1-10.

280 A. ERRANTES ARERRANTES.

Sigalion Mathildæ, Cuvier, Règn. Anim., p. 207.

Rathke, Faun. Norw., p. 151 .

Peters, Wiegm. Arch., t. XLI, p. 38.

Gervais, Dict. univ. d'Hist. nat., art. Sigalion.

Valenciennes, Coll, du Muséum.

Kinberg, Eug. Res., p. 29 (?).

Grube, Fam. der Ann., p. 38.

Caput dorsale, parvum, truncatum. Antennæ minimæ. Primi pedes cum capite coalescentes, cirris 3 instructi, quorum inferus maximus, superus longiusculus, intermedius brevis. Pedum sequentium cirrus crassus, elongatus in modum cirri tentacularis. Corpus attenuatum, 180 annnulis compositum. Pedes biremes setis et festucis instructi. Elytra imbricata et decussata, rotundata, oblonga, lævia, in margine externo fimbriis pinnatifidis instructa.

Hab. les îles Chausey. C. M.

Cette espèce, qui n’atteint guère que 1 0-12 centimètres en longueur, a la tête placée tout-à-fait sur le dos, petite et comme tronquée en avant. Aux angles de la troncature sont placées deux antennes extrêmement petites.

Les pieds de la première paire, placés au-dessous de la tête, font en partie corps avec elle et la dépassent très-sensiblement. Ils portent trois cirrhes, dont l’inférieur est très-grand. Le supérieur n’a guère que la moitié en longueur du précédent et le cirrhe intermédiaire, placé au côté externe du pied, est, à son tour, environ moitié plus petit que le cirrhe supérieur. A côté de celui-ci sort, d’un mamelon peu marqué, un faisceau de soies simples, dirigé tout-à-fait en avant.

Le corps, entièrement vermiforme, s’atténue progressivement à partir des premiers anneaux et est très-étroit et très-grêle en arrière. Il se termine par deux cirrhes assez longs.

Les pieds sont très-manifestement biramés. Cependant, comme chez presque tous les Aphroditiens, les mamelons sétigères sont réunis sur un pédoncule commun qui se détache nettement du corps ; mais ici ce pédoncule est presque bifurqué. Le mamelon supérieur porte deux faisceaux peu distincts de soies simples, raides, un peu courbées et dentelées du côté convexe, qui se dirigent obliquement en haut et en dehors. A la rame inférieure on distingue deux faisceaux de soies. Le supérieur est placé un

APHRODITIENS.

peu en arrière et semble sortir d’un petit mamelon accessoire. 11 est formé de soies simples, se terminant en fer de lance dentelé sur les bords et de soies composées, dont l’appendice allongé et peu courbe est très-peu dentelé au côté concave. Le second faisceau sort de l’extrémité du pédoncule commun et se compose uniquement de soies simples, grêles, longues et flexibles.

A tous les pieds le cirrhe supérieur est long, gros et presque cylindrique. Le cirrhe inférieur, beaucoup plus petit, subulé, s’insère vers la base du pédoncule et arrive tout près de son extrémité.

Les élytres sont grandes, imbriquées et croisées sur le dos, qu’elles recouvrent en entier. A leur bord externe, elles sont largement frangées par des espèces de crêtes triangulaires, à base assez large, et découpées sur les côtés en lanières disposées d’une façon symétrique. Tous ces détails ont été fort bien reproduits dans les planches de MM. Audouin et Edwards. On reconnaîtra, du reste, que cette description, faite d’après l’exemplaire type déposé dans les collections du Muséum, coïncide entièrement avec celle qu’ont donnée les naturalistes qui nous ont fait connaître les Aphroditiens pourvus de cirrhes supérieurs à tous les pieds. Il n’y a de différence que dans la détermination des appendices céphaliques et leur nomenclature.

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