‹ Histoire naturelle des annelés marins et d'eau douce (volume 2)Chapitre 155 sur 424 · Eunice abranche. E. ebranchiata · texte numérisé non relu

Eunice abranche. E. ebranchiata

Caputlongiusculum,alte incisum. Antennæ brèves, subæquales. Annulus buccalis longissimus, arliculo postico longiusculo. Tentacula brévia, conica. Maxillæ superæ brèves, robustæ; inferæ 8-10 denticulatæ. Denticula utrinque 2 proxima, parva, denticulata. Corpus plus quam 130 annulis compositum. Pedes cirro supero breve, infero breviore in basi infra productâ affixo. Branchiæ posticæ.

Hab. Palermc. C. M.

(1) PI. 10, fig. G.

EUNICIENS. • 317

La tête est un peu allongée, profondément échancréc en arrière. Les antennes sont courtes, subulées, et presque égales.

L’anneau buccal égale en longueur les cinq suivants , et sa partie postérieure est plus large que le premier anneau du corps. Les tentacules sont courts et coniques. Les mâchoires supérieures sont assez courtes et robustes; les inférieures portent 8-10 denticules. Les mâchoires sont presque entièrement cachées par deux denticules placés l’un près de l’autre de chaque côté et très-finement denliculés.

L’individu que j’ai examiné était très-incomplet. Toutefois, sur une longueur de plus de 3 centimètres, j’ai compté plus de 430 anneaux très-étroits par conséquent. Aucun d’eux ne présentait la moindre trace de branchies.

Les pieds sont très-rapprochés, mais bien distincts. Le cirrhe supérieur en est court, mais moins que le cirrbe inférieur, lequel repose sur une base un peu comprimée, qui se prolonge sous le ventre. Le mamelon sétigère semble n’avoir qu’un seul faisceau de soies; ou, pour parler plus exactement, les deux faisceaux, reconnaissables à la nature des soies qui les composent, sortent à côté l’un de l’autre. Les appendices des soies composées sont étroits, un peu allongés et dcnticulés sur un des bords du cuilleron.

Je viens de dire que je n'avais pu trouver trace de branchies sur le fragment que j’ai examiné. J’ai pourtant employé nonseulement la loupe, mais encore le microscope, sous lequel j’ai porté 8-10 pieds détachés en entier. Existerait-il donc une Eunice réellement abranche ? Des observations faites sur des individus entiers répondront seules à cette question d’une manière décisive. Toutefois, il me paraît plus probable que cette espèce porte sesbranchies accumulées vers la partie postérieure du corps, à peu près de la même manière que la Marphyse de Bell ( Eunice Dellii, Aud. et Edw.) porte les siennes accumulées dans la partie antérieure, ainsi que nous le verrons plus loin.

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