Diopatre iiermite. D. eremita
Onuphis eremita, Audouin et Edwards, Ann. p. 132, pl. 3J, fig. 1-3.
Grube, Fam. der Ann., p. 44 et 124.
Valenciennes, Coll, du Mus.
Caput distinctum. Oculiminimi. Antennæ anticæ parvæ, læves, conicæ; mediæ médiocres, subannulatæ;posticæ longissimæ, impare longiore, in basi annulatà subannulatæ. Ànnulusbuccalisbrevis. Tentaculaparva, gracilia. Maxillæ superæ graciles ; inferæ rectæ, 8-10 denticulatæ dentibus æqualibus. Denticula denticulata. Labrum incisum margine angulato. Corpus teres plus 90 annulis compositum. Pedes cirro supero, crassiusculo, elongalo; infero antice minimo, deinde nullo. Branchiæ pectinalæ.
Hab. La Rochelle. C. M.
Cette Annélide, que MM. Audouin et Edwards ont prise pour type de leur genre Onuphis, est bien certainement une Diopatre. Ce qui a dû entraîner ces habiles naturalistes, c’cst, d’une part, le genre de vie, la forme plus allongée de l’extrémité supérieure et par suite le rapprochement extrême des antennes; d’autre part et surtout, la forme des branchies. Ils ne pouvaient, faute de terme de comparaison, admettre d’emblée des différences aussi grandes à cet égard entre leur D. amboinensis et l’espèce qu’ils
EUNIC1ENS.
avaient sous les yeux. A part cette méprise qui s’explique aisément, leur description est très-exacte, et je n’aurai qu’à la compléter sur bien peu de points, d’après mes propres recherches faites sur les mêmes individus envoyés de La Rochelle par M. D’Orbigny et étudiés par mes prédécesseurs.
La tête est fort petite, presque cordiforme, un peu allongée. Les antennes antérieures sont courtes, presque coniques, entièrement lisses; les médianes, bien plus longues, présentent une portion basilaire annelée d’un diamètre presque entièrement égal à celui de la portion terminale. La différence est un peu plus grande dans les trois antennes postérieures. Les yeux sont trèspetits.
L’anneau buccal est à peine un peu plus long que le suivant. Il porte deux petits tentacules grêles et subulés. Les mâchoires supérieures sont assez courtes et grêles; les inférieures ont le bord droit, finement denté de 8-10 dents égales. Les denticules sont aussi denticulés. Le labre est échancré et présente un angle assez fort de chaque côté de l’échancrure.
Le corps est arrondi. Sur un individu incomplet, long d’environ 35 millimètres et large de 2, j’ai compté environ 90 anneaux.
Les pieds ont été décrits avec grand soin par MM. Audouin et Edwards. Comme dans les autres espèces, ils se modifient graduellement, leurs parties sont plus développées aux pieds sans branchie. Le cirrhe supérieur est toujours assez gros et long. L’inférieur, toujours beaucoup plus petit, mais d’abord très-distinct, diminue rapidement sur les pieds à branchie et disparaît entièrement. Le mamelon sétigère, long et presque cylindrique en avant, se raccourcit et s’épate bientôt. Il porte des soies de 3 sortes, toutes très-courtes. Les plus longues rappellent les formes que nous avons décrites, mais l’extrémité aplatie et coudée est peu élargie. D’autres soies simples ordinaires rappellent les aciculcs par leurs proportions. Enfin, on y trouve encore 2 soies à crochet portant à leur extrémité 2 dents réunies par une lame mince.
Les branchies se montrent dès le 3e anneau. Elles sont d’abord simples; bientôt elles deviennent bifides; mais la forme pectinée ne s’accuse que vers le 25e anneau.
Cette espèce vit dans un tube soyeux, flexible, formé par le mucus qu’elle sécrète et incrusté de grains de sable.
A. ERRANTES PROPREMENT DITES