‹ Histoire naturelle des annelés marins et d'eau douce (volume 2)Chapitre 21 sur 424 · Aphrodite taupe. A. talpa · texte numérisé non relu

Aphrodite taupe. A. talpa

Caput antennâ média brevissima, lateralibusque longis præditum. Corpus 32 annulis compositum. Pedum uterque remus pilis implicatus. Elytra 30 rotundala, parva. Fornix pilosus corpus omne involvens, lutosus. Fimbriarum pili bruneis sarcomatibusmoniliformes.

Hab. la Nouvelle-Zélande. C. M.

Cette espèce est très-remarquable à cause du peu de longueur de ses poils, qui forment sur tout le corps un feutrage très-serré que la vase semble encore consolider. Il résulte de là que les pieds eux-mêmes semblent autant d’écailles, les rames étant soudées les unes aux autres par quelques poils feutrés et incrustés de vase.

La tête est bien distincte, quoique cachée sous l’espèce de carapace qui revêt l’animal. Les antennes sont placées à peu près sur la même ligne. La médiane est très-courte ; les latérales atteignent le 4e anneau et sont grosses et irisées. Les yeux sont très-petits.

On compte chez l’Aphrodite taupe 32 anneaux et 15 paires d’élytres, les 13 premières alternant de deux en deux anneaux, les autres de 3 en 3.

La rame inférieure des pieds est partout forte et porte trois faisceaux de soies robustes d’un brun noirâtre. Les élytres de la rame supérieure sont arrondies et se joignent à peine Sir la ligne médiane. Elles sont protégées par des soies qui sortent en apparence irrégulièrement et se portent dans diverses directions. Un faisceau de soies assez grêles, courbées, se porte en dedans au-dessus du feutrage.

La rame supérieure des pieds sans élytres (2) ressemble à celle des précédents, sauf qu'elle porte, au lieu d’élytres, un cirrhe long et grêle, placé entièrement en arrière et correspondant autant à la rame inférieure qu’à la supérieure (3).

Les poils flottants de cette espèce sont vraiment remarquables.

(1) PL 6, fig. 2.

(3) PL 6, fig. 3 c.

APHRODITIENS.

Ils sont courts et d’un brun foncé très-mat. Lorsqu’on les regarde à la loupe, ils paraissent comme articulés (1) ; mais à un grossissement plus considérable, on voit qu’ils sont formés d’un axe transparent autour duquel une matière brune s’est réunie en formant ainsi une sorte de chapelet (2). On trouve de ces poils à tous les pieds.

Cette curieuse espèce a été rapportée de la Nouvelle-Zélande par MM. Quoy et Gaimard.

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