Nématonéréide porte-peigne. N . pectinifera
Lumbrineris pçctinifera, Quatrefages, Mag. deZool., 1843, p. 6, pl. 2,
Caput minimum, unilobum, rotundatum. Antenna minima. Annulus buccalis brevis. Corpus teres. Pedes ad extremilatem dilatati. Cirrus in corpore alïlxus. Setauna extremitate pectiniformi.
Hab. Chausey.
La tête fort petite, unilobée, arrondie en avant, porte en arrière une antenne courte, grêle, sortant d’une base plus grosse. Les yeux sont au nombre de 2 et bruns, avec une tache plus foncée au centre. Je n’ai pas recueilli de détails sur l’armature de la trompe. .
Le corps est long, grêle et composé d’un très-grand nombre d’anneaux. Sur un individu de 21 centimètres de long sur 1 1/2 millimètre de large environ, j’ai compté plus de 300 anneaux.
Les pieds sont bien détachés, mais fort petits. Ils sont plus
(1) Pl. 11, fig. 31.
LOMBRINÈRIENS.
grêles à leur base qu’à l’extrémité, d’où les soies sortent en formant un seul faisceau. Les soies simples et les soies composées sont entremêlées. Le cirrhe, plus long que le pied, se détache du corps lui-même. En dessous, à la base du pied, on trouve un petit mamelon à peine marqué qui pourrait être considéré comme un cirrhe ventral rudimentaire.
Les soies simples sont coudées en baïonnette, aplaties et étroites. Les soies composées ont la tête renflée, coudée, tronquée obliquement et portent un appendice en forme de hachoir à manche très-grêle.
Indépendamment de ces soies, l’espèce dont nous parlons présente à chaque pied un acicule proprement dit, et de plus une soie plus longue, plus forte que les autres, dont l’extrémité s’ouvre en éventail et est terminée par des dents en peigne. Elle ressemble assez à celle que j’ai figurée (1), mais elle est plus large et sans prolongement latéral.
En décrivant pour la première fois cette Annélidc, je faisais remarquer qu’elle ne rentrait, à proprement parler, dans aucun des genres alors admis. Toutefois, le faciès général me la fit laisser provisoirement dans le genre Lombrinêre.