‹ Histoire naturelle des annelés marins et d'eau douce (volume 2)Chapitre 302 sur 424 · Audouinie de Lamarck. A. Lamarckii · texte numérisé non relu

Audouinie de Lamarck. A. Lamarckii

Cirrhatule de Lamarck, Audouin et Edwards, Ann., p. 271, pl. YII, fig. 1-4, et Règn. an. ill., pl. 17, fig. 3.

Cuvier, Règn. anim., t. III, p. 203.

Grube, Fa.m. der Ann., p. 67 et 134.

Hab. les côtes de France. C. M.

Caput cæcum. Branchiæ dorsales 10-12 in 8° annulo ad latera branchiato seriatim afiictæ. Priores branchiæ latérales breviores. Remus superus setis capillaribus, inferus aciculis subcontortis unice instructus.

Hab. les côtes de Bretagne.

Cette espèce est longue de 8-11 centimètres, et composée de 200-230 anneaux très-serrés, courts, bien marqués.

La tète est bien distincte, ainsi que l’anneau buccal qui est lui-même comme bilobê.

Le premier anneau du corps est aussi long que l’anneau buccal et ne porte aucun appendice. Les six anneaux suivants portent une paire de branchies latérales médiocrement allongées. Au bord antérieur du 8e anneau sont implantées les branchies dorsales, de grandeur inégale, et formant un rang entier, sans intervalle libre, sur la ligne médiane. Au-delà, les branchies latérales s’allongent considérablement, et on en trouve jusque vers les tout derniers anneaux.

Les soies de la rame supérieure sont toutes capillaires, fines et longues. Celles de la rame inférieure, au nombre de 4-3 seulement, sont courtes, grosses, un peu tordues et de couleur jaune.

Cette espèce est d’une couleur qui varie du rouge sombre au vert cuivré. Elle a été découverte sur les côtes de France par MM. Audouin et Milne Edwards. Je l’ai rencontrée aussi plus souvent que toutes les autres Annélides de la même famille, à Chausey, à St-Malo, etc. Ses mœurs sont celles que j’ai rapportées tout-à-l’heure.

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