‹ Histoire naturelle des annelés marins et d'eau douce (volume 2)Chapitre 338 sur 424 · Néréide pulsatoire. N. pulsatoria · texte numérisé non relu

Néréide pulsatoire. N. pulsatoria

Lycoris 'pulsatoria, Savigny, Syst. des Ann., p. 33.

Nereis pulsatoria, Blainville, art. Néréide.

Grube, Act. Ech. und Wurm., p. 73, et Fam. der Ann., p. 49 et 126.

(1) Pl. 7, fig. 8-10.

(2) Pl. 7, fig. 8-10,

A. ERRANTES PROPREMENT DITES

Caput rotundatum. Antennæ latérales magnæ, quasi inferæ ; mediæ elongatæ. Annulus buccalis longiusculus. Tentacula mediocria supero multo longiore. Maxillæ magnæ, curvatæ, 4 serratæ, apice libero producto. Denticula gregatim disposita. Corpus antice vix attenuatum, 80-90 annulis compositum. Pedes longiusculi, subproducti, lingulà superiore majori, mamillâ superiore vix conspicuâ. Cirrus superus longus, inferus longiusculus, remotus.

Hab. les côtes occidentales de France. C. M.

Dans cette espèce, la portion antérieure de la tête est arrondie; les antennes latérales, grosses, presque cylindriques, sont implantées presque en dessous. Les moyennes sont allongées.

L’anneau buccal est presque aussi long que les deux suivants. Les tentacules sont courts, inégaux, et le supérieur, de beaucoup le plus long, atteint le 5e anneau. Les mâchoires sont grandes, fortes, très-courbées, et portent 4 profondes crénelures. Les denticules forment, dans la région buccale, en dessus et sur les côtés, de chaque côté, une bande dont le bord interne est composé de plaques plus larges que les autres. En dessus et sur la ligne médiane, on trouve un petit groupe bien tranché. Dans la région maxillaire, on trouve 4 groupes de denticules fort petits, deux en dessus et autant en dessous.

Le corps, très-atténué en arrière, fort peu en avant, compte de 80-90 anneaux, pour une longueur de 10-11 centimètres. On ne peut guère tenir compte des couleurs indiquées par Savigny, d’après des individus conservés dans l’alcool.

Les pieds sont bien séparés, assez allongés. Les deux rames en sont très-rapprochées. La languette supérieure dépasse trèssensiblement les autres appendices. En arrière d’elle, on voit un lobe ou mamelon surnuméraire peu prononcé. Le cirrhe supérieur est à peu près exactement de la longueur de cette languette, vers la région moyenne du corps. Le cirrhe inférieur n’atteint que la moitié de la languette correspondante, parce qu’il est assez éloigné de la base de celle-ci. Les soies présentent la forme générale ordinaire; mais les grands appendices sont en partie entièrement lisses, en partie très-finement dentelés jusque vers le milieu de leur longueur, tandis que les petits présentent seulement 4-5 denticules proportionnellement assez gros.

NÉRÉIDIENS.

L’espèce que je viens de décrire est-elle bien réellement la N. pulsatoria de Savigny? Je n’oserais l’affirmer; mais elle me semble se rapprocher de celle qu’a décrite, sous ce nom, l’auteur du Système des Annélides, plus que d’aucune autre. Celle que MM. Audouin et Edwards ont décrite sous ce nom, en diffère par les mâchoires, qui sont représentées comme denticulées sur tout leur bord externe, et par les soies, qui présentent une disposition semblable dans toute l’étendue des grands appendices, tandis que les petits appendices sont figurés comme ayant leur bord entier.

J’ai rapporté cette espèce de Bréhat ou de St-Vaast.

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