Néréide variée. N. diversicolor
Nereis diversicolor, Muller, Wurm., p. 104, pl. 6 ; copiée dans VEncycl. méth., pl. 43, fig. 1-6.
Blainville, art. Néréide et Vers.
Audouin et Edwards, Ann., p. 199.
Œrsted, Consp. p. 23, pl. 4, fig. 66, 68, 73.
Grube, Fam. der Ann., p. 49 et 126.
Lycoris versicolor, Savigny, Syst. des Ann., p. 43.
Nereis brevimana, Grube, loc. cii. p. 49.
Caput ovoideum, elongatum. Antennæ latérales crassiusculæ, elongalæ, articulo minimo ; inter médias parvulas plicatula cutanea. Annulus buccalis longiusculus. Tentacula mediocria. Maxillæ 6-7 dentatæ apice integro.
MÉRlilDlEINS.
Denticula gregatim disposita, minima. Corpus atlenuatum, 70 annulis composilum. Pedes lingulis conicis. acurainatis. Uterque cirrus minimus, infero magis ac magis postice remoto.
Hab. la Baltique. C. M.
On sait que Muller a décrit, sous le nom de N. diversicolor, une espèce qui aurait présenté le caractère entièrement exceptionnel de posséder une antenne médiane impaire. MM. Audouin et Edwards, d’après Savigny, en avaient formé une division à part dans leur genre Néréide. QErstcd a donné une description dans laquelle il retranche le caractère dont il s’agit, et motive ainsi le retranchement du groupe admis par Savigny et ses successeurs. On aurait pu croire qu’il s’agissait d’espèces différentes, car indépendamment du nombre des antennes médianes, les figures d’QErsted diffèrent de celles de Muller sous quelques autres rapports. Mais les habitudes sociales si remarquables que Muller avait signalées dans sa Néréide et que OErsted a constatées également chez la sienne, ne me semblent laisser aucun doute sur la justesse du rapprochement proposé par ce dernier naturaliste. Cette Annélidc, en effet, est peut-être la seule qui se creuse des galeries en commun et forme, principalement sous les pierres, des masses enchevêtrées, que Muller compare à des pelotons de la pâte de ménage, qu’on désigne en Allemagne par le nom d cnudel. M. Steenstrup ayant bien voulu m’envoyer trois exemplaires de cette espèce curieuse, je puis d’ailleurs en donner une description détaillée.
La tête, assez peu élargie et nullement échancrée à la base, est presque ovoïde et un peu allongée. A son extrémité, entre les antennes moyennes qui sont fort petites, j’ai trouvé sur deux exemplaires un petit repli cutané qu’OErsted a figuré et qui a probablement induit Muller en erreur. Les antennes latérales sont assez épaisses, allongées et terminées par un article trèspetit.
L’anneau buccal n’est pas tout-à-fait aussi long que les deux suivants. Les tentacules n’atteignent guère que le 5e anneau. Les mAchoires médiocrement courbes, portent 5-6 dents et ont la pointe prolongée. Les denticulcs sont généralement très-petits. A la région buccale, en dessous, ils forment un demi-anneau assez large; en dessus, deux fort petits groupes. A la région maxillaire, il existe 3 groupes en dessous et autant en dessus.
A. ERRANTES PROPREMENT DITES
Le corps, presque régulièrement atténué d’avant en arrière, compte de 70-75 anneaux profondément séparés.
Les pieds, médiocrement développés, ont des languettes branchiales à peu près égales, coniques, acuminées. Les cirrhes sont extrêmement petits, l’inférieur surtout, qui s’écarte de plus en plus de sa languette à mesure qu’on l’examine plus en arrière. Je n’ai pu voir de dentelures aux longs appendices des soies qui sont très-effilés. Quant aux appendices courts, la plupart ont leur partie terminale plus allongée que dans la figure (1), presque droite et courbée seulement à l’extrémité en un très-petit crochet. Sur quelques-uns seulement j’ai cru voir des franges très-fines et * très-courtes.