Néréide robuste. N. robusta
Caput latum, elongatum, sulco anteriori quasi bipar-
NÉnÉIDlEiSS.
litum. Antennæ latérales crassissimæ, lalissimæ, capite breviores ; mediæ minimæ, conicæ. Annulus buccalis breviusculus. Tentacula capite breviora. Maxillæ latæ, margine interno recto, 5-6 dentato. Denticulanumerosa, majora, glomeratim disposita. Corpus latum, 107 annulis compositum. Pedes brevissimi, appendicibus rotundatis, utroque cirro breve.
Hab. la Nouvelle-Zélande. C. M.
Cette espèce remarquable a été rapportée par MM. (Juoy et Gaimard. Elle a la tête large à la base, allongée, et comme partagée en deux lobes par un sillon dans sa portion antérieure. Les antennes moyennes sont proportionnellement très-petites; les latérales, au contraire, sont remarquablement larges et épaisses, placées presque en dessous de la tête, qu’elles ne dépassent pas.
L’anneau buccal est un peu plus long que le suivant. Il porte des tentacules remarquables par leur brièveté, et portés sur ifne base presque aussi longue qu’eux-mêmes. Les mâchoires sont épaisses, larges, médiocrement courbées sur leur bord externe, presque droites sur leur bord interne, qui porte 5-6 grosses dents. Les denticules, à la région buccale, forment en dessous une bande assez large, prolongée sur les côtés; en dessus, deux groupes latéraux. En outre, on voit sur les limites de la même région, deux denticules isolés, triangulaires, à pointe saillante, bien plus forts que tous les autres. A la région maxillaire, on trouve en dessous un anneau, et trois groupes en dessus. Les denticules de cette région sont très-sensiblement plus petits.
Le corps, long de 14 centimètres dans l’individu incomplet que j’ai eu sous les yeux, était large de 7 millimètres et comptait 107 anneaux.
Les pieds sont très-courts, quoique bien distincts du corps. Le bord supérieur, dès les anneaux médians, se relève en lobe peu prononcé, épais, et c’est de l'extrémité de ce lobe que sort un cirrhe court, mais dépassant sa languette. Celle-ci est, comme les autres appendices, courte, grosse et arrondie. Le mamelon sétigère supérieur manque complètement. Les soies sont les unes très-fines, les autres très-grosses. Les premières composent exclusivement le faisceau supérieur. Leur appendice est long. Je n’ai pu voir l’appendice des grosses soies, car il manquait dans tous les pieds que j’ai examinés.
Anne-lés. Tome I.
A. ERRANTES PROPREMENT DITES