Néréide striée. N. striata
Mastigonereis striata, Schmarda, toc. cit., p. 112, pl. XXXI, fig. 248.
Corpus tlavo-bruneum, annulis 76. Linea transversa atro-violacea in omnibus segmentis. Tentacula (antennes) inleriora tenuissima, externa ovalia cono minimo. Brancbiæ versus finem vix increscentes. Pinnæ in segmentis posticis magis incisæ et foliosæ.
Hab. le Cap.
seconde tribu.
UÉTÉBONÉRÉIOIENS. JIE TER ONEREIDEA.
Corps partagé en deux régions très-distinctes.
Pieds se modifiant brusquement d’une région à l’autre.
Corpus in duobus regionibus distinctissimis partitum. Pedes subito discrepantes.
Genre NÉRÉILÈPE. NERE1LEPAS.
Nereis, Muller, Audouin, Edwards, Johnston, Grube. Nereilepas, Blainville, Œrsted, Grube, Schmarda.
NÉRÉIDIENS.
Heteronereis, Œrsted.
Nereis { Heteronereis ), Grube.
Tête, corps et pieds antérieurs des Néréides.
Pieds postérieurs plus ou moins différents des autres, portant des lobes foliacés surajoutés, mais rien que des soies de Néréides.
En résumé, deux régions du corps plus ou moins tranchées.
Caput , corpus pedesque anteriores Nereiclum .
Paies posteriores cæterisplus minusve dissimiles, lobis foliaceis adjunctis et festucis Nereidum tantum instructi.
Inde regiones duce plus minusve distinctes.
\ . Néréilèpe frangé. N. fimbriatus.
Die faserige Nereide, Muller, Von Vurm., p. l it, pl. VIII, cop. dans Encycl. méth., pi. 55, fig. 18-20.
Nereis fimbriafa, Gmélin, p. 3115.
Blainville, art. Néréide.
Heteronereis fucicola (?), Œrsted, Consp., p. 19.
Caput piriformelatiusculum. Antennæ latérales crassæinflatæ, articulo crassiusculo distincto ; latérales longiusculæ, conicæ. Annulus buccalis longus. Tentacula brévia. Maxillæ 4 denlatæ. Denticula gregatim disposita. Corpus 76 annulis compositum. Pedes antici appendicibus æqualibus, brevibus ; postici lobulis tribus complanatis, medio majori, instructi. Uterque cirrus longus, supero simplici, majori.
Hab. la Baltique, le Groenland. C. M.
La tête est piriforme, assez large à la base, arrondie en avant, et porte deux antennes médianes coniques, allongées, dont l’extrémité est presque de niveau avec celle des antennes externes. Celles-ci sont très-grosses, renflées dans le milieu, et adhèrent surtout à la portion basilaire de la tête. L’article terminal est assez gros et arrondi.
L’anneau buccal est à peu près aussi long que les deux suivants. Les tentacules sont courts, le plus long dépassant d’assez peu les antennes externes. Les mâchoires sont fortes, bien courbées, noires à leur extrémité qui est entière, et ne présentent
A. errantes proprement dites.
que quatre fortes dents. Les denticules, dans la région buccale et en dessous, sont disposés en un large anneau ; en dessus, ils forment deux petits groupes de 3-4 denticules assez gros. A la région buccale, on trouve en dessous un demi-anneau assez irrégulier ; sur les côtés, sous les mâchoires, deux petits groupes, et autant en dessus.
Le corps, très-peu atténué en avant, compte 76 anneaux dans un individu long de 8 centimètres et large de plus de 3 millimètres ; ils sont par conséquent courts et serrés.
Les pieds antérieurs présentent les parties caractéristiques des pieds de Néréides. Seulement le mamelon sétigère supérieur est à peu près complètement annihilé, et les soies sortent entre les deux languettes branchiales. Les autres appendices sont à peu près égaux, courts et mamelonnés. Les deux cirrhes sont longs ; tous deux dépassent leur languette, surtout le supérieur, qui est implanté à l’extrémité d’un léger renflement du bord supérieur du pied.
Vers le milieu du corps, les languettes s’allongent peu à peu, et en même temps s’élargissent et s’aplatissent un peu; le renflement supérieur du pied devient un petit lobe demi-circulaire, aplati ; un lobe tout semblable se développe en dessous du cirrhe inférieur. En outre, l’extrémité du mamelon sétigère inférieur s’allonge et s’élargit en arriéré des faisceaux de soies, et se transforme en un lobe assez large, presque circulaire.
Aux deux sortes de pieds, les soies rappellent entièrement le type de ces organes chez les Néréides proprement dites. Aux pieds postérieurs, le faisceau supérieur est entièrement composé de soies à appendices courts. Ceux-ci sont presque droits et à peine dentelés. Les appendices longs portent des dents d'une finesse extrême, jusque vers le tiers antérieur.
L’espèce que je viens de décrire est bien distincte de celle qcr’Œrsted lui rattache avec doute, et qui appartient à un autre genre. Elle me paraît être bien positivement l’espèce de Muller. L'individu qui a servi à celte description a été rapporté du Groenland par M. Gaimard.