Polynoé lisse. P. lœvis
Polynoé lœvis, Audouin et Edwards, Ann., p. 8b, pl. 2, fig. 1 1—19.
228 A. ERRANTES ABERRANTES
Polynoe lœvis, Cuvier, Règ. an., t. III, p. 107.
Grube, Fam. der Ann., p. 36.
Caput quadrilobum, oculum in quoque lobo gerens. Antenna media lateralibus multo, tentaculis paulo longior. Corpus 34annulis compositum. Elytra magna, lævia non fimbriata. Appendices caudales brèves.
Hab. les côtes de France. C. M.
Cette espèce découverte à Chausey, par MM. Audouin et Edwards, doit se trouver sur toutes nos côtes de France, car je l’ai rapportée de Boulogne, et crois me rappeler de l’avoir observée à Guettary. La tête est assez profondément découpée en quatre lobes dont chacun porte un œil assez gros et noir. Les deux lobes antérieurs se prolongent en pointe et portent les antennes externes qui sont fort petites. En dessous, et entre les deux lobes précédents, est placée la portion basilaire de l’antenne médiane, que MM. Audouin et Edwards ont prise pour l’antenne entière. Celle-ci est bien plus longue que les externes et que les tentacules eux-mêmes.
J’ai compté 34 à 35 anneaux au corps qui est entièrement recouvert par 14 paires d’élytres ovalaires, plus grandes et plus allongées en arrière que sur les anneaux antérieurs.
Les pieds sont assez manifestement biramés, ceux surtout qui ne portent pas d’élytres. Le cirrhe supérieur, contrairement à ce qui se voit d’ordinaire, est fort rapproché du mamelon sétigère. Le cirrhe inférieur est placé vers le milieu du pédicule commun aux deux rames. Tous deux sont simples, subulés, mais le premier est long et dépasse les deux faisceaux de soies, tandis que le second est fort petit et atteint à peine l’extrémité du mamelon sétifère inférieur.
Les soies supérieures sont courtes, grosses, finement dentelées en scie sur une étendue assez considérable ; les inférieures, plus longues, ont l’extrémité lancéolée, repliée longitudinalement, et plus largement dentée sur les bords.