Polynoé houppeuse. P. floccosa
Polynoe floccosa, Savigny, Syst. des Ann., p. 23.
Audouin et Edwards, Ann., p. 88 (d’après Savigny). Grube, Fam. der Ann., p. 37 et 120.
Caput parvum fere quadratum. Antenna media crassa,
APHR0D1T1ENS.
longa ; latérales minusculæ, graciles. Tentacula crassa, conica. Corpus 40-42 annulis compositum. Elytra magna, alte imbricata et decussata, rotundata, lævia, liaud fimbriata, caduca.
Hab. les côtes de l’Océan, Saint-Vaast. C. M.
J’ai retrouvé à St-Vaast, sur de vieilles huîtres, cette belle espèce, la plus grande de nos côtes, puisque l’individu que j’ai remis au Muséum, quoique contracté par la liqueur, mesure encore 42 millimètres de long.
Cette Polynoé a la tcte petite pour sa taille et de forme presque quadrangulaire. L’antenne médiane est forte, grosse et longue ; les latérales, au contraire, sont très-petites et grêles. Les tentacules sont coniques, plus épais, mais non plus longs que l’antenne médiane.
Le corps se compose de 40 segments. Il est entièrement recouvert par les élytres qui débordent au-delà des pieds. Ces élytres sont grandes, profondément imbriquées et entrecroisées. Leur ' surface est lisse et le bord ne porte aucune frange. Sur l’animal vivant, elles tiennent fortement au corps, mais l’alcool les rend très-caduques, car l’individu que j’ai rapporté en très-bon état d’ailleurs, a perdu toutes les siennes, comme il était arrivé à celui de Savigny.
Les pieds sont très-grands et ont une longueur à peu près égale à la longueur du corps. Les rames sont assez distinctes. Le mamelon sétigère de la supérieure porte un faisceau nombreux de soies longues, subulées, grêles, courbées, disposées en houppe, comme l’a fort bien vu Savigny. Celui de la rame inférieure porte un fort faisceau de soies longues, droites, légèrement coudées, élargies et dentées vers leur extrémité, dont la pointe se recourbe en crochet.
Les cirrhes supérieurs sont longs, dépassant de beaucoup les pieds et subulés ; les inférieurs, très-petits, occupent leur position ordinaire. .
Cette Polynoé vivante, est d’un blanc jaunâtre terreux, et cette circonstance peut à elle seule la distinguer de bien d’autres espèces.