‹ Histoire naturelle des annelés marins et d'eau douce (volume 2)Chapitre 82 sur 424 · Polynoé modeste. P. modesta · texte numérisé non relu

Polynoé modeste. P. modesta

Caput minimum subovatum, anterius prolongatum. Antenna media supera, lateralibus multo longior, tentacula fere æquans. Corpus annulis 25 compositum latiusoulis. Elytra anteriora imbricata et decussata, media vix imbricata , posteriora imbricata leviterque decussata, granulosa tuberculis parvis, bruneis. Remi distincti. Styli posteri 4. Appendices omnes apicem versus acutum, prolongatum, tumidi nigroque annulati.

Hab. les côtes occidentales de la France. C. M.

J’ai rapporté cette espèce de La Rochelle ou de St-Vaast, mais

A. ERRANTES ABERRANTES

le tube qui la contenait ne porte aucune indication. Sa taille est d’environ 30 millimètres.

La tête est très-petite, presque ovale et allongée en avant. L’antenne médiane est grande, grêle, renflée et annelée de noir, comme tous les autres appendices, un peu avant son extrémité. Les latérales sont d’un tiers plus courtes. Les tentacules inférieurs, un peu plus gros que l’antenne médiane, ne sont guère plus longs.

Le corps se compose de 25 anneaux assez larges et épais. Le dernier, tout à fait rudimentaire, ne porte que deux styles allongés semblables aux antennes. Les deux autres styles postérieurs sont fournis par l’avant-dernier anneau, dont les cirrhes sont prolongés.

Les élytres, à l’exception de la première paire, dont la forme est presque circulaire, sont presque régulièrement ovoïdes, et leur grand axe se dirige en arrière et en dehors. La surface en est parsemée de petits tubercules bruns qui tranchent sur le fond d’un blanc jaunâtre sale. Les premières paires sont légèrement entrecroisées; sur le milieu du dos elles ne se touchent plus, mais ne sont pourtant pas aussi éloignées que dans la plupart des espèces suivantes. Les paires postérieures s’entrecroisent légèrement, celles de la dernière paire sont plus allongées que les précédentes et dépassent l’extrémité du corps.

Les pieds sont médiocrement allongés. Les deux rames, portées comme d’ordinaire, sur un gros pédicule commun, ont leurs mamelons séligères bien distincts. Celui de la rame supérieure est placé en haut et en avant sur le pédicule. Il porte des soies de deux sortes, les unes très-courtes,, épaisses et courbées, fortement dentées sur leur convexité ; les autres plus longues, plus fines, également courbes et hérissées de petits denticules allongés qui retiennent les petits corps étrangers ( soies plumeuses de Kinberg?). Les soies de la rame inférieure forment un gros faisceau placé à l’extrémité du pédoncule commun. Elles sont longues, fortes, droites, coudées en baïonnette, épaissies à leur extrémité, et la partie convexe du coude porte de fortes pointes en assez petit nombre.

Les cirrhes supérieurs sont assez longs pour atteindre l’extrémité des pieds, mais non des soies. Ils ressemblent, d’ailleurs, aux antennes. Les cirrhes inférieurs très-petits, coniques et non renflés vers leur extrémité, sont placés vers le milieu de la rame inférieure.

APHRODITIENS.

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