Polynoé du Brésil. P. brasiliensis
Polynoé brasiliensis, Valenciennes, Coll, du Muséum.
Caput parvum, sub elytris obtectissimum, rotundatum. Antennæ médiocres fere æquales. Tentacula crassissima imprimis in parte basilari, antennis longiora. Corpus 26 annulis compositum, stylis posticis duobus subulatis instructum. Elytra rotunda, mediocria, rugosa, spinifera, maxime fimbriata, anteriora majora, alte imbricata et decussata; media minora, vix imbricata, non decussata; posteriora imbricata. Appendices omnes, exceptis cirris inferis, apicem versus acutum tumidi.
Hab. Bahia. C. M.
Cette Polynoé a le corps court, épais, robuste et long seulement de 20-22 millimètres. La tête, très-petite, est cachée sous une voûte formée par les trois premières paires d’élytres. Elle porte des antennes presque égales, assez grêles et peu allongées. Les tentacules inférieurs, en revanche, sont très-gros, suriout dans la partie basilaire, dont la longueur égale au moins celle du tentacule proprement dit.
Le corps ne compte que 26 anneaux, dont le dernier porte deux styles subulés assez longs. En avant il est parfaitement protégé par les élytres entrecroisées et imbriquées ; mais dès le cinquième anneau les élytres, brusquement réduites, laissent à découvert la ligne médiane. Vers le milieu du corps elles sont plus petites encore, et c’est à peine si celles d’un même côté peuvent se recouvrir. Enfin, en arrière, elles s’imbriquent de nouveau assez bien. Toutes ces élytres sont d’ailleurs épaisses, rugueuses et portent vers le tiers postérieur de petites épines noires peu nombreuses. Les franges sont longues et très-fournies.
Les pieds sont gros et courts; les deux rames en sont bien
APHKODITIENS.
distinctes. La supérieure a un mamelon sétigère assez fort, d’où sort un faisceau de soies de couleur claire, très-nombreuses, dirigées en tout sens, courtes, courbes, grêles et très-finement annelées. La rame inférieure est armée de deux faisceaux de soies semblables, presque noires, peu nombreuses, mais trèsgrosses, légèrement coudées et recourbées à leur extrémité, qui est en outre épaissie et porte au côté convexe un petit nombre de fortes épines.
Les cirrhes supérieurs dépassent, mais de peu, l’extrémité des pieds. Ainsi que tous les autres appendices de même nature, dont nous avons parlé, ils sont légèrement renflés et annelés de brun foncé un peu avant leur extrémité, qui se termine en pointe. Les cirrhes inférieurs fort petits, subulés, sont placés vers le milieu du pédoncule commun aux deux rames.