‹ Histoire naturelle des annelés marins et d'eau douceChapitre 10 sur 290 · IV. F. NAIDIDÆ. I. G. OPHIDONAIS · texte numérisé non relu

IV. F. NAIDIDÆ. I. G. OPHIDONAIS

Le peu de transparence de ce Ver à l’état adulte, les lignes transversales, pigmentaires sombres de la partie antérieure, ne permettent de le confondre avec aucune autre espèce ; les anciennes figures de Rôsel, celles d’O. F. Müller, reproduites par Bruguière dans l’Encyclopédie, indiquent déjà clairement ce caractère.

Dans son tableau synoptique, Grube attribue à tort au Nais serpentina Miill., des soies piliformes aux faisceaux supérieurs, la bifurcation peu visible des soies dorsales lui aura échappé, dans ce cas toutefois on pourrait les regarder comme subulées mais non comme piliformes.

La reproduction par bourgeonnement s’observe souvent sur cette espèce et la présence des yeux indique la tète des nouveaux individus, on peut les trouver au nombre de trois ou quatre, la longueur totale de la colonie étant alors presque double de celle de l’individu adulte isolé.

M. Lankester a publié d’intéressantes observations sur les changements que subit l’animal pour atteindre ce qu’il regarde comme étant l’état parfait. Suivant cet éminent observateur, la reproduction gemmipare caractérise l’état larvaire. A un certain moment, ce mode de propagation cesse, un anneau supplémentaire se développe entre les 4e et 5e segments, c’est là qu’aboutissent les organes générateurs; sur cet anneau se voient des soies ventrales (soies génitales) au nombre de trois par faisceau, plus rapprochées de la ligne médiane que les faisceaux normaux et se distinguant en outre par leur longueur moindre et une pointe simple, en même temps dans les autres faisceaux, qui n'étaient composés que de deux soies en action, en apparaît une troisième. Ce fait, rapproché de ce qu’il a observé sur le Chætogaster, porte ce savant à penser qu’il s'agit là d'une véritable métamorphose.

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