‹ Histoire naturelle des annelés marins et d'eau douceChapitre 134 sur 290 · I. Genre AMPHICHÆTA · texte numérisé non relu

I. Genre AMPHICHÆTA

(’Ap-cpi, des deux côtés; x°“TYi> chevelure).

Amphichæta, Tauber, Vejdovsky.

« Prostome dilaté. Bouche infère.

Des faisceaux de soie aussi bien dorsaux que ventraux. »

Comme le fait voir cette brève diagnose, empruntée à M. Tauber, toute la différence entre ces animaux et les Chætogaster consiste dans la présence de faisceaux de soies dorsaux accompagnant les faisceaux ventraux, aussi Tunique espèce du genre, Y Amphichæta Leydigi, Taub., a-t-elle pendant longtemps été confondue avec ceux-ci.

Amphichæta Leydigi.

Chætogaster sp., Leydig, 1857, p. 344; (ig. 184. (Trad. franç. 186G, p. 300; fig. 186).

Jd. Leydig, 1865, p. 252, note 2.

Amphichæta Leydigi, Tauber, 1879, p. 76.

Id. id. Vejdovsky, 1884, p. 34.

Corps bourgeonnant, petit et diaphane. Premier faisceau constitué par une soie unique, les suivants en ayant de 2 à 4.

Hab. — Danemarck, Allemagne.

En l’absence de figures et de description plus complètes, il est difficile de se faire une idée exacte de cet animal, toutefois la disposition des soies le caractérise suffisamment. Il serait remarquable de voir la première paire des appendices locomoteurs ainsi réduite, tandis que1 chez les Chætogaster , en général, elle est la plus fournie.

LOMBRICIMENS.

C’est sans doute cette espèce que M. Leydig avait sous les yeux lorsque cet éminent histologiste affirmait, dans son histoire du Phreoryctes Menkeanus (1865), que l’on trouvait quatre rangées de soies par anneau chez les Chætogaster. Le mode d’observation habituel sous une glace couvrante aurait, suivant lui, causé l’erreur en rapprochant les faisceaux sur l’animal comprimé. Ainsi que je l’ai dit vers cette époque, le fait, quoique corroboré par M. Lankester et d'autres observateurs, paraissait, d'après l’examen des espèces de Chætogaster le plus habituellement sous nos yeux, inexact. La découverte du type décrit par M. Tauber montre que cette différence d’appréciation provient de ce qu’on n’observait probablement pas les mêmes espèces.

Ce dernier auteur regarde comme devant être également rapporté à Y Amphichæla, l’espèce figurée dans le Traité d’histologie (1857) de M. Leydig, et c’est sur son autorité que la citation synonymique est faite, je ne vois ni dans le texte, ni dans la figure anatomique, rien qui justifie cette manière de voir.

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