‹ Histoire naturelle des annelés marins et d'eau douceChapitre 136 sur 290 · V. F. CHÆTOGASTRIDÆ. II. G. CIIÆTOGASTER · texte numérisé non relu

V. F. CHÆTOGASTRIDÆ. II. G. CIIÆTOGASTER

le premier, a défini scientifiquement un de ces vers dans son genre Nais, où plusieurs auteurs les ont maintenus assez longtemps. En 1827, Baër avait toutefois très justement fait ressortir les caractères particuliers de ces animaux auxquels il imposait le nom de Chætogaster, en décrivant le 2 Chætogaster Limnææ', cependant Gruithuisen, une année plus tard, faisant connaître deux espèces, très soigneusement décrites et figurées, les place encore dans le genre Nais, sous les noms de Nais diaphana et N. diastropha, ce dernier identique sans doute à l’espèce de Millier.

Ehrenberg, vers la même époque (1831), indiqua deux espèces : Chætogaster furcatus et C. niveus, mais d’une manière si succincte qu’il est assez difficile de les déterminer avec précision, la première est sans doute synonyme du 2 Chætogaster Limnææ , Baër, la seconde du 3 C. diaphanus, Gruith.

Il est vraisemblable, d’après certains détails de la description, que le Nais laticeps de Dugès appartient à ce genre, quoiqu’on ne puisse rien affirmer à cet égard. L’assimilation spécifique est, on le comprend, encore plus vague et cette espèce mérite à peine d’être signalée aux incertæ sedis.

Avec M. Vogt (1841) commence l’étude anatomique de ces animaux, il est fâcheux que cet éminent zoologiste ait créé un nouveau nom générique pour son espèce, Mutzia heterodactyla , qui d'ailleurs est très certainement identique au 2 Chætogaster Limnææ , Baër.

Toutefois c’est à une époque encore plus récente qu’on a réellement étudié avec tout le soin désirable l’organisation de ces êtres, il faut citer surtout Udekem, M. Ray Lankester et, dans ces derniers temps, M. Vejdovsky. Le premier de ces auteurs a de plus donné de ces animaux une division systématique évidemment beaucoup plus parfaite que ce qui avait été fait avant lui, il cite trois espèces, contrairement à l’opinion de Grube, reprise plus tard par Johnston, lesquels n’en admettaient qu’une. De ces espèces une serait nouvelle, Chætogaster Mulleri, les deux autres sont les C. vermicularis, Müll. et C. diaphanus, Gruith., mais il ne me paraît pas absolument sûr que la première ne soit pas identique à celle-ci.

Enfin M. Vejdovsky a présenté récemment une révision complète du genre et aux trois espèces anciennes d’O. F. Muller, Baër et Gruithuisen, en ajoute une nouvelle : le i Chætogaster eristallinus. On peut d’après cet auteur distinguer ces animaux par quelques caractères, résumés dans le tableau suivant :

L0MBRIC1ÎSIENS.

Tableau synoptique des espèces européennes du genre Chætogaster.

I (allongé. . . 1. Ch. vermicularis , Muller.

presqu’aussi long que le 1 pharynx. Lobe céphalique]

(obtus. ... 4. » cristallinus, Vejd.

/sensiblement

beaucoup plus court que lel égales. . . 2. » Limnææ, Baër. pharynx. Soies avec les <

deux branches de la fourche/ , , , ... „

vtres inégalés. 3. » diaphanus, Gruith.

Ces Chætogaster sont les seuls bien connus, toutefois ces animaux ont une aire d’extension plus étendue. Il est certain que l’espèce décrite par Leidy, de l’Amérique du Nord, le 5 Chætogaster gulosus, appartient bien à ce genre, il serait toutefois nécessaire de l’étudier à nouveau pour pouvoir apprécier convenablement ses caractères.

Quant au 6 Chætogaster filiformis que M. Schmarda a fait connaître de l’Amérique du Sud, il est fort douteux qu’il appartienne réellement à ce groupe.

On peut encore citer comme espèce incertaine le 7 Chætogaster laticeps, Dug., dont il a été question plus haut.

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