Ctenodrilus monostylos
Ctenodrilus monostylos, Zeppelin, 1883, p. 616; pl. XXXVI et XXXVII. Monostylos tentaculifer , Vejdovsky, 1884, p. 164.
Ver allongé, mou, oblus aux deux extrémités, pourvu d’un prolongement tentaculaire dorsal un peu en arrière de l’extrémité antérieure.
Soies locomotrices formant quatre faisceaux sur chaque anneau, de deux formes, les unes subulées, allongées, les autres élargies à leur extrémité libre, toutes irrégulièrement contournées, sinueuses.
Ganglions céphaliques placés dans l’épaisseur de l'hypoderme.
Bouche infère, à une certaine distance de l’extrémité antérieure, avec une trompe protractile. Tube digestif très simple ; anus terminal.
Système des vaisseaux clos réduit au tronc dorsal et au tronc ventral, réunis par un anneau péri-œsophagien. Corpuscules du liquide cavitaire irrégulièrement arrondis, très distincts. Une seule paire d’organes segmentaires, à la région céphalique.
Reproduction par scissiparité seule connue.
Longueur 3mm à 4“m, largeur 0mm,2 ; 20 à 25 segments.
Hab. — Trouvé dans des aquariums à Fribourg en Brisgau.
que côté les soies sont de même sorte, etc. » bien que le sens donné en premier lieu soit évidemment plus conforme au texte. La figure ne lève pas absolument les doutes. Pour les deux premières paires de soies, l’artiste en a mis une en perspective derrière le tube digestif, l’autre étant en devant, il n’y aurait donc là que deux rangées, une à droite, l’autre à gauche, mais pour les faisceaux suivants les deux insertions sont d’un même côté du tube digestif et peuvent en laisser supposer deux autres du côté opposé. L’animal étant d’une grande transparence, il serait étonnant qu’on n’eût pas cependant, sur un point quelconque, figuré les quatre faisceaux, s’ils existaient réellement. En somme, il est fort difficile de savoir à quoi s’en tenir sur ce point en l’absence d’exemplaire type.
LOMBRICINIENS.
Ce ver a été étudié avec beaucoup de soins par M. Zeppelin, seul zoologiste qui l'ait rencontré jusqu'ici. Il a fait en particulier connaître très en détail le mode de reproduction qui, encore ici, doit plutôt être considéré comme scissipare que comme gemmipare. Tantôt l’individu se coupe à peu près par le milieu, formant ainsi deux fragments, qui se complètent plus tard. D'autres fois les anneaux de la partie moyenne s’isolent par des rétrécissements au niveau des espaces inter-annulaires d’où résulte un aspect moniliforme, et les différents grains finissent par se détacher. Ce processus n’est pas sans analogie avec certains phénomènes pathologiques, que présentent un grand nombre d’annelés du même groupe en captivité.
L’ensemble des caractères de ce ver le rapprochent plutôt des types dégradés des Annélides Polychætes, il est certain que la forme des soies, la présence d'un tentacule dorsal, lequel chez certains individus monstrueux est double, éloignent beaucoup cette espèce des véritables Lombriciniens. Ce serait auprès des Polygordius qu'il conviendrait de les ranger suivant M. Zeppelin.
Tant qu’on n'aura pas observé la forme sexuée, il est impossible de bien juger des véritables affinités de cet être. Il serait aussi désirable qu’on pût trouver l'animal à l’état de liberté.
VIe Fam. amedullàta.
Lombriciniens de petite taille, à annélations souvent indistinctes. Tète couverte de cils vibratiles. Soies normalement piliformes, par exception mélangées de soies fourchues. Système nerveux rudimentaire réduit à un ganglion cérébroïde placé dans l’épaisseur du tégument, sans chaîne nerveuse ventrale apparente. Reproduction sexuelle, mais plus ordinairement par bourgeons. Habitent les eaux douces ou saumâtres.
' Les animaux, qui composent ce groupe offrent une dégradation organique encore plus grande que les Enchytræidæ comme on le verra pour les Æolosoma, genre principal, le seul qu’on ait pu étudier d’une manière complète.
Ces êtres jusqu’à ces derniers temps avaient été confondus avec les Naïdiens, M. Vejdovsky, insistant sur l’imperfection de leur système nerveux a pensé qu'ils devraient être élevés au rang de famille spéciale et leur avait primitivement donné le nom d ’ Amed ullat a (1883), qu'il a changé dans son dernier travail de 1884 en celui d'ApHANOn’eura, modification dont l’utilité est contestable, une recherche trop grande dans l’appropriation des termes paraissant plus embarrassante