III. F. GL0SS1PH0NIDÆ. G. III
térieure cotvloïde, distincte, ventrale, peu développée comparativement à la largeur du corps.
Bouche nettement excentrique, rapprochée du bord supérieur de la ventouse orale.
Yeux distincts.
Un orifice sexuel vers le 28e anneau. Testicules formés chacun d’un tube allongé, contourné.
Ce genre a d'abord été étudié sur de gros individus provenant de l’Amazone, depuis on l’a retrouvé dans l’Amérique centrale, d’où j’en ai reçu un certain nombre d’exemplaires, appartenant, autant qu’on peut en juger, à deux espèces différentes, dont une, par sa taille et son aspect extérieur, pourrait bien être identique à l’une de celles énumérées par M. Filippi.
D’après l’étude que j’ai pu en faire, l’orifice buccal n’est pas réellement distinct de la ventouse orale et placé en dehors d’elle, comme on apu le croire, celle-ci seulement est partagée en deuxversants,l’un supérieur, l’autre inférieur par un sillon médian transversal, suivant lequel elle se plie, au moins sur les individus contractés par l’action de l’alcool. Sur le versant ou plan supérieur, est la bouche, rapprochée du bord de la ventouse.
M. Filippi décrit l’orifice sexuel comme unique et formé de deux tubes invaginés. Je ne saurais partager cette opinion, c’est l’orifice mille qu’il a observé avec la verge à demi sortie, mais l’adhérence que j'ai constatée entre les organes femelles et le tégument plus en arrière, l’absence de connexion démontrée entre ceux-ci et l’organe mâle, ne peuvent guère laisser de doute que la disposition ne soit ici encore très voisine de celle que l’on connaît chez les autres Hirudiniens,bien que je n’aie pu découvrir l’orifice. Ce genre paraît en somme assez voisin des Glossiphonia.
L’espèce typique //. Ghilianii, Fil., trouvée dans l’Amazone mesure près de 140mm de long sur S0mm de large à l’état de contraction dans l’alcool ; deux autres espèces H. mexica?ia, Fil., H. officinalis , Fil., proviennent du Mexique, elles ne me sont connues que par la citation qu’en fait Moquin-Tandon (1860, p. 122). C’est à l’une d’elles probablement, que doit être rapportée l’Hirudinée que j’ai fait connaître (1867, p. 90) sous le nom de Glossiphonia mexicana.
Ces deux dernières au moins, servent aux usages thérapeutiques comme notre Sangsue médicinale et présentent l’avantage, il en a été question plus haut (1), de ne pas laisser de cicatrice après leur emploi.
(1) Voir page 483.
HIRUDINIENS.